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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 15:38

Depuis quelques semaines, on nous fait croire que Nuit Debout est un mouvement sympathique, joyeusement anar et festif. Une partie des médias en rajoute une couche, même si quelques journaux font part de l'exaspération des riverains de la place de la République devant les dégradations, l'abus d'alcool, les agressions...

 

En creusant un peu (ce qui n'est pas bien compliqué, mais sans doute trop pour les journalistes professionnels), on peut facilement voir que le mouvement est "légèrement" plus complexe que cela et qu'il ne véhicule pas forcément les idées démocratiques censées être mises en avant.

 

J'ai ainsi découvert qu'un certain Frédéric Lordon, économiste de son état, intervenait lors de ces "Nuit debout". Déjà qu'un économiste intervienne dans un mouvement anti-capitaliste est assez ironique, mais pourquoi pas. De plus, alors que, si l'on en croit les géniteurs du mouvement, à Nuit debout, on parle...debout, Lordon lui est assis. D'un coup, je me vois relisant La ferme des animaux avec les porcs plus égaux que les autres animaux.

 

Mais ce ne sont que détails. L'important est dans les phrases prononcées par Lordon. En voici quelques unes. 

 

Je suis le représentant du courant l’université assise.

 

Nous voilà sommés d’être inclusifs, violence du capital et violence identitaire raciste, violence dont Finkielkraut est peut-être le propagateur le plus notoire.

 

Ces médias nous demandent d’accueillir Finkielkraut et bien non ! Pas d’animation citoyenne all inclusive comme le voudraient Laurent Joffrin et Najat Vallaud Belkacem !

 

Nous ne sommes pas ici pour être amis avec tout le monde, et nous n’apportons pas la paix, nous n’avons aucun projet d’unanimité démocratique.

 

Revendiquer est une nécessité, parfois même vitale.

 

Ceci n’aura pas de sens tant que nous ne mettrons pas en question les structures du néolibéralisme.

 

S’il n’y a plus d’alternative dans le cadre, il y a toujours possibilité de refaire le cadre. C’est de la politique, pas du revendicatif. On chasse les gardiens du cadre.

 

Il faut mettre des grains de sable partout.

 

C’est débouler dans une réunion d’Anne Hidalgo, c’est débouler dans la conférence d’une association d’étudiants à l’ESCP qui invite Florian Philippot.

 

C’est faire dérailler le cours normal des choses, les harceler, leur ôter toute tranquillité !

 

Je vous laisse juge de ces phrases. Pour moi, j'y vois la rengaine habituelle de l'extrême gauche fasciste : brutale, intolérante, manipulatrice.

 

(L'article complet qui m'a permis de trouver ces phrases http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france)

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commentaires

graindepoussiere 29/04/2016 01:32

comment peut on évoluer positivement sans instaurer le dialogue et pouvoir échanger son point de vue avec des gens qui ne sont pas d'accord avec les mêmes idées que vous
refaire un monde sans argent et sans règles.....tout casser pour montrer que l'on est contre tout, si je ne suis pas d'accord avec quelqu'un est ce que je vais aller lui casser sa demeure ? cela semble une nettre regression dans tous les sens du terme : sociale, démocratique, culturelle, éducative, civique,

Il est facile pour un groupement de commettre des actes répréhensibles, il faudrait penser à agir positivement, et ne pas favoriser le defoulement de quelques individus, je vous invite à ouvrir le dialogue avec les personnes qui pensent différemment, les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes et ne débouchent sur rien

dialoguez avec les ainés, les jeunes, les moins jeunes, quand on oublie l'histoire, elle se répète, depuis 1789 il y a eu une evolution indéniable, pourquoi vouloir revenir sur des modes de vie ancestraux, il faut au contraire savoir s'adapter, tout change très vite, ne pas oublier l'histoire qui a façonné le présent

je vous souhaite une saison sereine, que chacun puisse discerner sans influence son jugement

fraternellement
heureusement, la plupart des gens ont conscience des choses