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20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 17:19

Annoncer puis renoncer, Macron fait comme les autres

 

En pleine campagne, Emmanuel Macron avait martelé "L'aéroport de Notre Dame des Landes se fera". Il s'appuyait notamment sur le référendum local qui avait donné la victoire au "oui". Apparemment, une partie de la population voulait cet aéroport. 

 

Mais, comme toujours, annoncer n'est pas faire. Macron et Philippe ont donc reculé devant quelques centaines de zadistes (mot désignant des gens pour qui le respect de la loi n'est qu'une figure de style) qui squattaient, en toute illégalité, les terrains du dit aéroport. Entre la volonté d'une région et une poignée de gauchistes, l'exécutif a choisi. 

 

Ne connaissant pas très bien le dossier (en clair, faut-il un nouvel aéroport ou bien étendre celui déjà existant), je ne juge pas le bien ou le mal de ND des Landes. Par contre, je me gausse en voyant cet énième renoncement qui montre que, même élu, un président préfère laisser gouverner la rue, sauf si, bien entendu, la loi est politiquement correct et dans "l'air du temps". Les opposants au Mariage pour tous, qui ouvrait de funestes boites de Pandore (GPA, adoption par couples homos..), qui ont défilé pacifiquement et légalement en savent quelque chose.

 

Macron fait donc comme les autres : il montre les dents, éructe à la tribune puis laisse tomber l'affaire. C'est pitoyable, mais c'est hélas une habitude bien française. En 95, le "droit dans ses bottes" Juppé avait capitulé en rase campagne devant les fascistes de la SNCF, sur ordre de Chirac, autre président pas vraiment courageux. Cela ne l'empêcha pas de se faire battre deux ans plus tard aux législatives. 

 

Reste à évacuer les zadistes. Mais ces derniers ont d'ores et déjà dit qu'ils voulaient qu'on leur laisse le temps. Les propriétaires des terrains apprécieront. Et au passage, une partie des contrats de construction de l'aéroport ayant déjà été passés, nul doute que les compagnies ne vont pas s'asseoir dessus. Et devinez qui va payer pour les frais engagés ?

 

Trump et l'économie américaine

 

Quand la presse s'ennuie , elle ressort une bonne vieille polémique. Ainsi, ce salaud de Trump aurait osé qualifié Haïti et certains pays d'Afrique de shithole, expression que des gus ayant 3 moins d'anglais niveau 6e ont traduit par "trou de merde", alors que le sens ait plutôt "endroit peu reluisant". En fait, un shithole, c'est un endroit où vous n'avez pas trop envie d'aller. Vous connaissez beaucoup de gens qui rêvent d'aller se faire bronzer  à Haïti ou dans une dictature africaine ?  Trump ne s'adressait pas aux populations mais bel et bien aux dirigeants de ces pays. Quand vous détournez une bonne partie du budget de votre état et que vous laissez votre population dans la fange, êtes vous un bon dirigeant ?

 

Les mots sont certes maladroits, mais, une fois de plus, Trump ne fait que dire ce que beaucoup de gens pensent car le reste de sa phrase était qu'il préférait recevoir des "migrants" venant de pays démocratiques et en bonne santé plutôt que des myriades de pauvres gens sans aucune qualification. Là aussi, même le plus hypocrite des dirigeants avouera préférer "importer" des bac + 7 que de pauvres hères ne sachant pas vraiment pourquoi ils sont là.

 

Dans le même temps, pour les un an de présidence Trump, on a appris que l'économie américaine avait sacrément repris du poil de la bête, avec un taux de chômage le puis bas depuis le début une dizaine d'année, une confiance du feu de Dieu, des baisses d'impôts qui ont permis de relancer l'économie dans pas mal de secteurs, des entreprises qui ramènent la production sur le sol US. Mais bon, soyons honnête, cela est bien moins glamour qu'un Trump éructant des propos raciste sur des paradis comme Haïti

 

La dictature du politiquement correct au cinéma

 

Il ne se passe pas une semaine sans qu'un acteur ou une actrice regrette d'avoir joué dans tel ou tel film, film dont il/elle disait le plus grand bien à sa sortie. Le dernier en date, Christian Bale crache publiquement sur Terminator 4, pourtant un épisode excellent se déroulant dans le futur après le jugement dernier, quand John Connors n'était pas encore le leader de l'humanité agonisante. Quelques temps plus tôt, nous avions eu Natalie Portman qui balançait que Star Wars avait failli ruiné sa carrière. Shia Lebeouf est un spécialiste aussi : pour lui, Indy 4 et les 3 premiers Transformers sont des merdes sans nom. Il a pourtant accepté le cachet grandissant qui allait avec chaque nouvel épisode de la saga de Michael Bay.

 

Soyons clair : les acteurs disent ce que la presse veut entendre. Pour une immense majorité de la critique cinéma, tout ce qui vient après T2 ne vaut rien, Indiana Jones 4 est raté, la prélogie est une hérésie et Transformers n'est qu'un spectacle beauf pour crétins aimant les explosions.

 

Pourtant , T4 est une superbe tentative pour prolonger le mythe (alors que T3 ne faisait que reprendre la trame du 2 qui elle même remakait le 1). Pourtant la prélogie, qui a lancé la carrière de Portman (A l'époque, Léon avait été quasi invisible aux USA et ce ne sont pas ses petits rôles dans Heat et Mars Attacks qui en avait fait une star). Quand à Indy 4, qui peut dire que, malgré ses défauts, c'est un navet.

 

Ras le bol de ces acteurs qui crachent dans la soupe, qui n'assument rien, qui disent ce que la presse veut entendre. Et tout le cinéma est ainsi ! Le réalisateur de Les panneaux de la vengeance traite John Wayne de gros con raciste , alors qu'il n'a même pas 3% de la carrière du cow boy de La prisonnière du désert. 

 

Bref, en politique, en art, en cinéma, le politiquement correct, c'est la gangrène !!

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