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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 07:07
cecilia.jpgLa gauche n’a décidément honte de rien. On se rappelle qu’une partie de ses dirigeants avait refusé le score du 6 mai 2007, appelant à manifester contre la décision souveraine du peuple de France et l’élection de Nicolas Sarkozy.

On n’oubliera pas de sitôt l’attitude insultante envers ceux qui ont accepté l’ouverture , les « traîtres », ceux qui osent pactiser avec l’ennemi. L’intolérance du PS envers Kouchner, Bockel et cie a bel et bien montré de quel côté se trouvait le conservatisme pur et dur.

Ces deux dernières semaines ont donc été marquées par deux nouveaux exemples de la façon dont une partie de la gauche voit les choses.

La première est l’affaire du « détail ». Pour avoir osé employé le mot détail (à propos de la loi sur l’immigration et de l’ADN), François Fillon se voit désormais assimilé à un sous fifre du Front National. S’il est vrai que Le Pen a utilisé ce mot en son temps, on cherchera vaguement l’équivalent dans le discours de Fillon. Le Pen voulait choquer, Fillon ne faisait que remettre les choses en perspective. Mais pour la gauche, qui veut désormais s’ériger en police de la pensée et mettre certains mots à l’index , reprenant en cela une longue tradition totalitaire, il faut frapper fort !! Le mot détail doit donc être banni des mémoires, on ne peut plus l’utiliser. Toute tentative pour le mettre en bouche ne peut faire de vous qu’un facho de première ! Ridicule mais bon ça marche, vu que la presse de gauche s’en fait un large écho.

La deuxième est la création d’une commission d’enquête sur la Libye. Si le principe peut, à la limite se comprendre, le fait de vouloir absolument faire témoigner Mme Sarkozy montre là aussi une volonté forte de nuire et en aucune manière un désir de transparence. La gauche oublie qu’elle n’a strictement rien fait pour libérer les infirmières bulgares. Il lui est donc plus facile de réclamer des explications à la première dame de France que de se bouger le cul pour être en accord avec ses idées (l’humanisme, la tolérance, la liberté…) A moins bien sûr que ces fameuses valeurs de gauche ne soient à géométrie variable. Elles sont dignes quand elle émane du PS, elles sont suspectes quand elles viennent du camp adverse !!

Les donneurs de leçons , décidément, nous gonfle !!
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commentaires

F
En ta faveur??? Tu as quand même des expressions étranges sur un tel sujet...Et pourquoi comparer dans ce cas? La dictature est-elle une compétition?
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D
Je ne minimise rien, je compare. Et à 3 000 contre 17000 à 34 000, l'arithmétique est en ma faveur.

Quand aux discours , paroles d'Allende et politique intérieure chilienne, on ne peut les nier , y compris la résolution d'août 73.

Maintenant, cela ne veut en aucune façon dire que je cautionne le coup d'état du 11 septembre 73 ni la dictature qui a suivie.
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F
Pour le message de ton ami outrancier, les sources ne sont pas fiables. On est plus dans la propagande que dans l'observation objective des faits. Je n'y accorde donc aucune importance.Allende n'a jamais tué personne. Et Pinochet qui en a tué beaucoup a été porté au pouvoir par les américains. Ton message est tout simplement une tentative de minimiser la dictature de Pinochet et ça, c'est très grave.
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D
Le révisioniste répond à Frop. Depuis 1959, il est établi, par des sources proches des opposants cubain en exil que le chiffre bas des fusillés est de 17 000. Le chiffre haut est d'environ 34 000. Pourquoi une telle fourchette ?

Parce qu'avec un nombre important de disparus et de gens emprisonnés (au moins 100 000), il est extrêmement difficile de chiffre précisément.

Pinochet est accusé de 3 000 assassinats politique. C'était donc un salopard. Mais un rigolo à côté de Castro. Et un amateur à côté d'un Staline, d'un Mao, d'un Pol Pot ou d'un Hitler.

D'autres parts, le Chili n'a jamais compté 2 millions de chiliens en exil. Cuba si !!

Et je ne parlerais pas de la répression des gays à Cuba , de la prostitution d'états (devinez pourquoi pas mal de gros pervers vont passer leurs vacances à bas. Y a bon chair fraîche)...

Pour Allende, Jean a répondu à ma place.
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J
Bonjour David !Ah quel bonheur de vagabonder durant les vacances et de tuer le temps à papoter avec votre nouveau " mur de Berlin" !Pour information quelques nouvelles du beau modèle Allende et de l'état d'esprit des siens socialistes; déclarations:- "La violence révolutionnaire est inévitable et légitime. Elle est le résultat nécessaire du caractère violent et répressif de l'État-classe. Elle constitue l'unique chemin qui mène à la prise du pouvoir politique et économique et à sa défense". Ou encore : - "L'état bourgeois au Chili ne peut servir de base au socialisme, il est nécessaire de le détruire. Pour construire le socialisme, les travailleurs chiliens doivent dominer la classe moyenne pour s'emparer du pouvoir total et exproprier graduellement tout le capital privé. C'est ce qui s'appelle la dictature du prolétariat"........La fin ne ressemble pas vraiment aux allégations de votre malhonnête interlocuteur:" Le parlement, c'est à dire l'assemblée du peuple, majoritairement hostile au gouvernement Allende dès 1972, ne pouvait démettre le président, qui la bafouait chaque fois qu'un de ses ministres était renversé par une motion de censure, en le gardant dans son gouvernement, mais avec un autre portefeuille. Le 26 mai 1973, la Cour Suprême adressa une énième protestation contre les violations sans cesse répétées par l'exécutif des décisions de justice des tribunaux. Allende y répondit en déclarant qu'en période de révolution, c'était au pouvoir politique de décider de l'opportunité de l'application des décisions judiciaires. Le 23 août 1973, dans une résolution approuvée par 81 voix contre 47, qui rappelait d'abord les innombrables violations de la constitution et des lois opérées par le gouvernement Allende, le parlement a demandé aux autorités et aux forces armées de mettre fin immédiatement à ces situations de fait. C'est ainsi que le 11 septembre 1973, l'armée chilienne, sous le commandement du général Pinochet, assiégea le Palais de la Moneda où s'était réfugié Allende, qui plutôt que de se rendre et partir en exil, préféra se suicider. La plupart des Chiliens n'ont pas versé de larmes. "Source: http://www.liberte-cherie.com/a819-Allende_etait-il_le_petit_saint_que_les_communistes_en_ont_fait_.html
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