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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 07:02
Que l'on apprécie ou pas l'homme d'affaire italien, on ne peut pas nier que le bestiaux a de la ressource. Battu il y a deux ans par 24 000 voix par la coalition de Romano Prodi, Berlusconi a su profiter des erreurs de ce dernier pour précipiter sa chute et gagner les élections législatives après une campagne agressive.

Pour la 3e fois, il cavaliere va donc s'asseoir dans le fauteuil de président du conseil. De quoi faire s'étouffer de rage tous ceux qui en France le considère comme un dangereux ennemi de la démocratie . Pourtant , les italiens lui font confiance par les urnes et , chose amusante mais impossible à envisager en France, l'opposition accepte sa défaite.

Avec 45,7% des voix, sa coalition Le peuple de la liberté (là aussi, un truc impossible à faire chez nous, à savoir appeler un chat un chat !!) est largement devant la coalition de centre gauche de Walter Petroni (40,16%).

Berlusconi reprend donc les rênes d'un pays en crise (baisse de la croissance, affaire Airitalia...) dans une Europe qui ne l'est pas moins. Mais si on excepte l'Espagne, les grands pays de la zone euro sont désormais dirigés par la droite. De quoi faire réfléchir certains. 

Le nouveau patron italien est un atlantiste, pas vraiment adepte de certaines théories écologiques. Il a promis des heures sombres aux italiens et s'est fait élire ainsi. Comme quoi..

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commentaires

Neocon 15/04/2008 11:56

Le Hamas appelle à la conquête de Rome :
http://inside-america.blogspot.com/2008/04/le-hamas-appelle-la-conqute-de-rome.html

Johan 15/04/2008 10:34

Toutefois, sans vouloir faure de mauvais esprit, rappelons que le mandat du Président du Conseil Berlusconi s'était traduit par une récession et des indicateurs économiques au rouge.Mais c'est vrai, l'homme a de la ressource, même si ce monsieur légalise ses magouilles en permanence quand il est à la tête du gouvernement italien...Chirac et Tapie sont des apprentis à côté de lui!

Amaury 15/04/2008 10:04

Entre un candidat de droite, plutôt libéral, conservateur et proaméricain, et un ancien communiste reconverti en socialiste arriéré: il n'y avait pas photo !!

Ceux qui ésperaient une révolution libérale en Italie vont être déçus : car celui qui est donné favori pour devenir ministre de l'économie et des finances du futur gouvernement Berlusconi est Giulio Tremonti (photo) qui fut ministre des finances de son premier gouvernement en 1994, et de son second gouvernement de 2001 à 2004.

Et c'est dire si cet universitaire a créé la surprise, ces derniers jours, en publiant un essai qui prend le contre-pied des thèses libérales défendues jusque-là par le magnat italien des médias.

Dans La Paura e la Speranza (La Peur et l'Espoir, éditions Mondadori, 112 pages, 16 euros), Giulio Tremonti démonte les mécanismes de la crise économique et financière née, selon lui, des excès de la mondialisation. Sur le ton vif du pamphlet, il s'étonne d'un "monde à l'envers où le superflu coûte moins que le nécessaire", expliquant que "20 euros suffisent pour aller de Rome à Londres alors qu'il en faut 40 pour faire ses courses au supermarché".

La faute à "la dictature du tout-marché", qui est "la version dégénérée du libéralisme".

L'économiste italien fait une analyse en forme de mea culpa :

"Le marché, l'idéologie totalitaire inventée pour gouverner le XXIe siècle, a diabolisé l'Etat et presque tout ce qui était public ou communautaire, en mettant le marché souverain en position de dominer tout le reste, écrit-il. Maintenant, on ne peut plus dire que c'était la ligne juste, la seule ligne."

Dans son scénario catastrophe, la crise financière venue des Etats-Unis, comparée par son ampleur à celle de 1929, frappera durement l'Europe si celle-ci ne se protège pas.
Giulio Tremonti se défend de tout protectionnisme, mais, dit-il,

"l'Europe que nous voulons est certes une Europe avec des portes, à condition qu'elles ne soient pas toujours ouvertes, et de surcroît seulement vers l'intérieur".

De même, il se défend d'écrire un livre antilibéral tout en affirmant que "la bataille contre la suprématie des marchés doit commencer".

Dans un entretien récent au quotidien La Repubblica, Giulio Tremonti a précisé sa pensée :

"Cette crise est globale, structurelle, elle ne se limite pas à la finance mais s'étend à l'économie mondiale. La crise de liquidité est en train de devenir une crise de solvabilité. Les instruments techniques utilisés jusque-là ont à l'évidence une utilité limitée.

De toute façon, ils marquent le retour de l'intervention publique, le contraire des canons du marché. La solution de la crise n'est donc pas technique, mais politique.

Il faut une rupture à la fois concrète et symbolique : un nouveau Bretton Woods. En 1944, on a fondé un nouvel ordre économique mondial, le temps est venu de substituer au désordre global un nouvel ordre global."

Ces propos sont très inquiétants, ça pue le socialisme !!

Et pourtant Berlusconi dispose d'une majorité forte au parlement et d'une connaissance parfaite du monde de l'entreprise et des grands principes économiques.

Aujourd'hui, Berlusconi dispose d'une opportunité formidable pour réformer l'Italie, attention de ne pas passer à côté !!

Déborah 15/04/2008 08:57

Aha! Mon pays a choisi!! W Silvio!!Veltroni s'est pris une énorme claque!! Je suis contenteeeee!

Calude 15/04/2008 08:27

Sacré Silvio

Increvable !!

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