Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 17:31
 

J’ai déjà parlé de l’aversion des syndicats envers les nouveaux programmes. Soyez tranquilles, parents, les enseignants de Primaire qui feront travailler vos enfants ne sont pas encore dans les écoles. Ou si peu. Car à part quelques zozos en mon genre qui ne sont ni encartés ni manipulés par tels ou tels syndicats, on ne peut pas vraiment dire que la profession aille dans le bon sens !!

L’autre axe du projet Darcos, ce sont les stages de rattrapage. Kezaco ? Un enseignant prend, durant les vacances, un groupe de quelques enfants (6 ou 7 maximum) de CM1 ou de CM2 en difficulté. Il les fait travailler durant 5 jours, 3 heures par jour, le matin.

L’avantage ? En petit groupe, on est bien plus disponible pour revoir des notions mal comprises. L’enfant en difficulté a moins le sentiment de se sentir inférieur aux « bons élèves » et participe nettement plus. Enfin, l’enseignant peut approfondir tel ou tel élément sans craindre de ralentir son groupe classe.

Ces 15 heures sont comptées en heures supplémentaires.

Tout cela respire le bon sens.

Mais bien évidemment, les syndicats, les fédérations de parents d’élèves (de gauche), les pseudos pédagogues (de gauche) sont contre !!

Pourquoi ?

Ces pauvres enfants en difficulté, on leur enlève 15h de vacances !! Il vaut mieux effectivement qu’ils passent ces 15h devant leur télé ou à trainailler dans la rue (je généralise exprès, histoire d’utiliser les mêmes méthodes syndicales) plutôt que d’essayer de revoir ce qu’ils ne maîtrisent pas.

15 heures, ce n’est pas assez pour bosser sérieusement. Outre que cet argument est en contradiction avec le point du dessus, là aussi, on peut se dire qu’il vaut mieux un gros rien du tout que 15 heures. Bien sûr qu’en 15 heures, on ne va pas rattraper un énorme échec. Mais si on peut le diminuer un peu et redonner quelques bases, on a déjà avancé ! Il y a un proverbe qui dit "Qui ne tente rien n'a rien" !! Mais c'est sans doute trop dur à comprendre pour un instit syndiqué !!

Qui va prendre la responsabilité des enfants ? Le maire, le directeur… Qui va payer les photocopies nécessaires ? L’école, l’enseignant, les parents, l’état, le pape ?

Bref, la mauvaise foi règne pour surtout, surtout ne pas faire bouger les choses. Que les gamins en difficulté le restent, après tout, ils n’avaient qu’à naître ailleurs. Qu’on donne de l’argent aux enseignants mais sans leur demander de travail (les salariés du privé apprécieront !!)…

Un enseignant est au service de ses élèves. Son but est de les emmener dans la classe supérieure en leur donnant TOUT ce qui est possible pour les faire avancer.

Malheureusement, les enseignants de 2008 sont déjà au service de leurs vacances, de leur porte-monnaie, de leurs intérêts mais pas à ceux des enfants.

Alors, si les enseignants de vos enfants organisent des stages de rattrapage durant ces vacances, dites-vous que vous avez affaire à des gens motivés. Car, et j’aurai dû le préciser, ces stages sont faits sur la base du volontariat.
Partager cet article
Repost0

commentaires

D
L'exemple de Toulouse montre les nuisances de la cohabitation territoriale quand elle est menée par des imbéciles idéologues !!Le maire peut refuser l'accès des bâtiments municipaux (dont font partie les écoles) en dehors des horaires prévus à cet effet. Les vacances n'étant pas des horaires d'école, il peut donc le faire.Ce faisant, il montre son mépris des enfants en difficulté, son dédain pour les instits qui veulent les aider (tout en gagnant un supplément de salaire).Cela inaugure mal les 4 ans qui viennent : chaque initiative gouvernementale pourra être torpillée par les pouvoirs locaux.En exagérant, cela rappelle la situation féodale de 987 !! 
Répondre
M
La nouvelle municipalité de Toulouse a bien évidemment refusé ces stages !A Roanne, dans la loire, un instit motivé s'est vu refuser par la nouvelle municipalité le droit d'organiser ce stage (prétexte : c'est un enseignant du privé (sous contrat) Cette affaire est remontée jusqu'au ministre !La gauche est d'une bêtise et d'un sectarisme hors du commun et ses contradictions flagrantes !Par idéologie, elle refuse que des fonctionnaires gagnent plus (donc, pour elle, ils sont suffisamment payés), ensuite elle préfère que les enfants aillent en cours de rattrapage payants, et en cas de grève puisque ces municipalités de gauche refusent le service minimum, elle préfère que les parents paient la nourrice. Et, en plus, elle se veut être la défenderesse du pouvoir d'achat ! cherchez l'erreur ! 
Répondre
D
Il y en aura un autre la première semaine de juillet et un troisième la dernière semaine avant la rentrée.Les médias en parlent peu mais il y a pas mal d'instits (dans mon coin en tout cas) qui les font. Comme quoi, tout n'est pas perdu 
Répondre
R
Je te confirme que, dans mon coin, personne n'a entendu parler de ces fameux stages de rattrapage ... heureusement qu'il y a encore quelques (trop peux !) instits, comme toi, qui pensent à autre chose qu'à leurs vacances.
Répondre