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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 13:47
Il y a des articles qui vous mettent la haine . En voici un !!

Tiré du Figaro, les guignols munichards dont on parle estiment que l'action engagée depuis2001 ne sert  à rien !! C'est le retour aux temps de Clinton avec au bout du tunnel le 11 septembre.

Gageons que la Rand Corporation sera la nouvelle idole des idiots européens et qu'ils rangeront son image à côté de celle de St Obama !!

Un groupe de réflexion a mis en évidence que la solution militaire est inefficace contre la plupart des groupes terroristes. Pour battre al-Qaida, il préconise une nouvelle stratégie basée sur le renseignement et la police, et de changer de vocabulaire.


Une autopsie du terrorisme pour trouver la stratégie susceptible de vaincre al-Qaida. C'est à cet exercice statistique que s'est livré la RAND Corporation, un groupe de réflexion américain qui travaille régulièrement pour le Pentagone. Pour tenter de comprendre le destin des groupes terroristes, les chercheurs ont compilé des données sur 648 groupes recensés à travers le monde entre 1968 et 2006.

Ils ont distingué chaque groupe en fonction de ses effectifs, ses buts, ses revenus financiers, du régime politique de son territoire d'implantation, de son orientation (religieux ou politique) et de ses buts. Ils ont ensuite passé au crible leurs destins. Sur les 648 groupes étudiés, 244 sont toujours actifs, et 136 se sont fragmentés ou ont fusionné avec d'autres groupes.

 

Les groupes religieux plus tenaces

 

Et parmi ceux qui ont effectivement cessé d'utiliser le terrorisme, les statistiques parlent d'elles-mêmes. La « bonne nouvelle » est que seuls 27 groupes (10%) ont cessé leurs activités après avoir rempli leurs objectifs, par exemple le FLN algérien. 114 (43%) ont déposé les armes suite à un accord politique avec l'Etat. Quant à ceux qui ont été réellement vaincu, 107 (40%) l'ont été par des moyens policiers et juridiques, les principaux étant le renseignement humain, l'infiltration des cellules, l'arrestation des leaders et le développement de la législation antiterroriste. Et 20 groupes seulement ont été écrasés sur le champ de bataille, par des moyens militaires, soit un pourcentage de 7%.

L'objectif du rapport étant d'évaluer les bonnes pratiques pour défaire al-Qaida, les historiques des mouvements similaires ont été spécialement étudiés. Mauvaise nouvelle : les groupes d'inspiration religieuse sont bien plus résistants que ceux qui ont une vocation politique. Depuis 1968, 62% des groupes terroristes ont cessé de nuire. Sur la même période, ce pourcentage tombe à 32% si l'on ne compte que les groupes religieux.

L'étude exclut d'office la solution politique pour al-Qaida, dont le but avoué est de renverser les gouvernements du Maghreb, du Proche et du Moyen Orient, pour unir le monde musulman sous une même bannière. La RAND Corporation estime que la probabilité d'un succès d'al-Qaida est proche de zéro, mais les statistiques montrent que les chances de parvenir à un accord politique sont d'autant plus faibles que les objectifs d'un groupe sont larges et ambitieux.

Quant à la solution militaire, à l'œuvre actuellement, l'étude conclut qu' « il n'y a aucun solution au terrorisme sur le champ de bataille ». Et d'ajouter que la force brute a souvent « l'effet inverse » en attisant l'hostilité des populations, fournissant ainsi un réservoir de recrue aux terroristes. Le groupe note une augmentation des actions d'al-Qaida dans un rayon plus large, et juge que la stratégie américaine de « guerre contre le terrorisme » n'a pas réussi à affaiblir la nébuleuse terroriste.

 

Une armée présente mais discrète

 

Quelle stratégie adopter alors ? L'étude préconise un combat sur deux fronts. D'abord, mettre l'accent sur la solution policière contre al-Qaida dans le monde, en augmentant les budgets de la CIA et du FBI. Objectif : cibler les principaux « nœuds » du réseau al-Qaida, qu'il s'agisse de points de décision, de communication ou de financement. Cela implique également de mettre hors d'état de nuire les chefs des réseaux, avec les règles qui s'imposent dans un état de droit. Le rapport cite notamment un membre de l'Unité de Coordination de la Lutte Antiterroriste française, qui fait part d'une tactique citée en exemple : concentrer les efforts de polices sur des délits annexes tels que le trafic de drogue, plus facile à prouver devant un tribunal, pour mettre les suspects « à l'ombre » sans attendre qu'ils aient commis un attentat.

Ensuite, l'étude ne plaide pas pour un désengagement militaire total, en particulier pour la situation particulière de l'Irak, où al-Qaida participe à une insurrection armée globale. L'histoire montre que la solution militaire est plus efficace contre les larges groupes de terroristes insurgés (19%) que contre les groupes terroristes en général (7%). Dans ces zones, la présence militaire est « nécessaire », mais le rapport souligne qu'il ne doit pas nécessairement s'agit d'une présence américaine. Les forces locales y auraient une plus grande légitimité, et une meilleure compréhension. Il faudrait donc, selon cette étude, que les Etats-Unis cantonnent leur rôle militaire en Irak à de la formation ou de l'armement.

La RAND Corporation suggère quelques pistes idéologiques. Par exemple, le groupe estime que les fatwas émises par le Conseil des Oulemas en Afghanistan clamant que les kamikazes n'auraient ni vierges, ni vie éternelle, ont été bien plus efficaces que les tonnes de tracts de propagande largués par l'aviation américaine.

Autre changement symbolique mais crucial : troquer la « War on Terror » (guerre contre le terrorisme), qui laisse croire à une solution purement militaire, contre le plus classique « counterterrorism » (antiterrorisme). De même, il s'agit de ne plus faire passer Ben Laden et consorts pour des guerriers engagés dans une guerre sainte mais pour de simples criminels. 
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S
http://docs.google.com/Doc?id=dc2m8p62_266dktndkc6
http://pasta.cantbedone.org/pages/MnlP_F.htm
http://www.insolent.fr/2008/08/080814.html
La leçon des brutalités commises par les troupes
de Moscou contre la Géorgie chrétienne
Jean-Gilles
Malliarakis,  14
août 2008
 
Vous
pouvez écouter l'enregistrement de cette chronique sur son lien
permanent sur le site de Lumière101.com
 
 
 
On
doit hélas se rendre à l'évidence. La Russie de Vladimir Vladimirovitch Poutine
et de Dmitri Medvedev constitue, à nouveau, un danger pour l'Europe.
Faisons un parallèle historique
avec les débuts la guerre froide. Nous ne pouvons plus nous contenter des
illusions de Yalta (1945) ; nous attendons encore la doctrine Truman (1947)
mais nous nous situons déjà entre le long télégramme de Kennan et les deux
discours de Churchill à Fulton et Zurich (1946). Nous pouvons même anticiper
l'éventuel prochain coup de Prague (1948) : il se prépare contre l'Ukraine. La
fermeté et la solidarité occidentales peuvent enrayer cette pente, les
concessions ne l'empêcheront pas mais au contraire l'accéléreraient.
Comme au bon vieux temps du
soviétisme, où Brejnev frappa la Tchécoslovaquie en 1968 pour intimider la
Roumanie, ce qui a été entrepris contre la "révolution des roses"
accomplie à Tbilissi de décembre 2003 vise très précisément la "révolution
orange" de l'année suivante à Kiev.
L'accord de cessez-le-feu négocié,
ou plutôt avalisé à Moscou le 12 août par la présidence de l'Union européenne,
équivaut à une capitulation pour la partie géorgienne. On nie sa souveraineté
sur un territoire auquel la faillite de l'Union soviétique avait rendu son
indépendance comme à l'ensemble des républiques de l'Empire.
De plus je constate que le ministre
russe des Affaires étrangères ose revendiquer que ses dirigeants passent en
jugement. Je cite l'agence Novosti du 12 août à 15 h 56 :  Le ministre
russe des Affaires étrangères
 
"Sergueï
Lavrov a appelant le 12 août à la création d'un tribunal international chargé
d'enquêter sur les crimes" commis par les autorités géorgiennes en Ossétie
du Sud. Les crimes commis par le régime géorgien en Ossétie du Sud méritent
d'être examinés par un tribunal international",
 
a-t-il [osé] affirmer lors d'une
conférence de presse à Moscou.
 
"Nous
avons la Cour internationale de justice et la Cour européenne des droits de
l'homme. D'après les informations dont je dispose, des ressortissants russes
victimes de l'agression géorgienne envisagent de saisir l'une de ces
instances", a-t-il déclaré [sans la moindre trace d'humour].
 
Autrement dit les démarches se
voulant apaisantes de l'Europe constituent autant d'encouragement pour l'Ours.
Loin d'écarter le danger elles
renforcent la tentation de multiplier les initiatives brutales de gens à peine
sortis de la voyoucratie soviétique, et d'un État mal libéré des mafias.
 
On peut se demander pourquoi les
dirigeants russes s'engouffrent de la sorte dans cette voie, aussi dangereuse
pour eux et pour leur pays.
Après une longue relecture du
dossier et des différents points de vue, et malgré toute la sympathie
qu'inspire légitimement un jeune président comme Saakachvili et un petit pays
comme la Géorgie, confronté à un gros empire, il ne s'agit pas ici de prendre
position entre deux nations, deux littératures, deux musiques, deux cultures.
Il s'agit de choisir entre la
liberté des peuples et une oppression impérialiste.
 
Celle-ci défigure toute
l'admiration que mérite, pour une part, l'Histoire de la Russie. Elle restitue
l'horreur qu'au contraire inspire cette autre tradition annoncée par les opritchniki d'Ivan le Terrible au XVIe
siècle et l'assassinat du métropolite saint Philippe de Moscou (1569),
monstrueusement continuée par les crimes du bolchevisme contre l'âme russe
au XXe siècle.
 
Quand on aime vraiment la France,
on exècre la Saint-Barthélemy, la révocation de l'État de Nantes, la Terreur et
l'héritage jacobins.
 
Certes, aussi, certains types
d'arguments peuvent toujours se renvoyer comme des balles de ping-pong.
Dans cette affaire, de bons esprits
faux affectent de chercher à savoir jusqu'où le gouvernement de Tbilissi a
été ou non manipulé pour recouvrer le 8 août sa souveraineté sur un
territoire séparatiste de 4 000 km2 et 70 000 habitants, tout cela
dégageant de fortes odeurs de pétrole, à en croire la presse.
 
On se demandera en revanche jusqu'à
quel point la Russie et son Premier ministre ont pris conscience de la
contradiction entre leur attitude dans cette affaire et tout ce qu'ils ont
développé autour de celle du Kosovo : comment prétendre s'opposer à toute
révision de frontières dans les Balkans et la pratiquer ouvertement dans le
Caucase.
Rappelons à ce sujet que le
démembrement de la Yougoslavie, — dont j'ai toujours pour ma part dénoncé les
dangers, les mensonges et [tous] les crimes – ne peut pas se comparer avec
l'éclatement de l'Union soviétique.
Certes Tito a laissé, à son
échelle, un héritage aussi purulent que celui de Staline et Khrouchtchev. Mais
le système artificiel produit des traités de Versailles, Saint-Germain en Laye
et Trianon instituant le royaume des Serbes, Slovènes et Croates, mis à la
sauce communiste, a sombré par les révoltes de ses périphéries. Jusqu'au
dernier souffle Belgrade a cherché à le maintenir et il a fallu les
bombardements de 1999, demandés à Clinton de son propre aveu par Chirac, pour
faire céder la malheureuse vieille capitale gouvernée par un autiste.
 
Au contraire, l'URSS est morte à
Moscou, tout à fait pacifiquement, sans intervention extérieure. La
Fédération de Russie elle-même en dressa le constat. En 1991 la métropole
a reconnu sa propre incapacité à diriger un ensemble aussi étendu et
plurinational. Elle hérite tout de même le territoire le plus vaste
du monde, 17 millions de km2 de l'enclave de Königsberg
("Kaliningrad") à Vladivostok, englobant 88 républiques, aussi
légitimement séparatistes en puissance que l'Ossétie.
 
Si l'on considère que l'action
souveraine de la Géorgie du 8 août mérite sanction, de la part de l'ancien
grand frère, que penser de ce que Moscou accomplit depuis les années 1990, sans
réussite tellement convaincante, en Tchétchénie ? Vladimir Vladimirovitch
désigne le président américain, sous l'aimable sobriquet de "camarade
Loup". Et, depuis 2003 il critique toutes ses initiatives en Mésopotamie.
Tout son argumentaire s'effondre comme un château de cartes, etc. etc.
 
Indécrottable nationaliste
partisan, dans l'absolu, d'une Europe confédérale et indépendante, qui puisse
même un jour servir de trait d'union entre l'Amérique et la Russie, on doit
avoir le courage de prendre aujourd'hui la mesure de la situation exacte de
l'heure.
Puisque nous devons à nouveau en
Europe occidentale considérer la puissance militaire et l'arsenal russes comme
des dangers dirigés éventuellement contre nous, et tant qu'une véritable
Communauté européenne de défense n'aura pas été instituée, l'OTAN demeure le
seul cadre sérieux de notre sécurité stratégique. Car depuis 1966, et le
retrait de l'organisation militaire intégrée, jamais les gaullistes n'ont su
construire d'alternative crédible à cette défense atlantique, ayant eux-mêmes
saboté le projet de défense européenne dès 1954.
On doit donc balayer toutes les
arguties et toutes les menteries des neutralistes à sens unique.
Quelle aubaine, dira-t-on, pour la
diplomatie américaine.
 
Je voudrais m'en assurer : je pense
au contraire que nos alliés américains désirent plus encore que nous se voir
allégés du fardeau de la défense de l'Europe qu'ils assument, à leurs frais,
ceux du contribuable des Etats-Unis, du fait de notre carence et de nos
divisions.
Oh je reconnais ma capacité
d'erreur. Je la considère même comme certaine puisque les médias nous mentent.
Mais il se trouve que nous recevons
l'image d'un pays immense, regonflé financièrement par le cours du pétrole et
des matières premières, capable d'aligner des centaines de blindés, ayant
entrepris brutalement de modifier, à son profit, les frontières juridiques d'un
État souverain sensiblement plus petit.
Si cette représentation ne se
trouve pas rapidement corrigée par des actes généreux, par exemple en
fusionnant en un seul État neutralisé et indépendant les deux
"Osséties", celle du nord n'ayant pas plus de raisons de demeurer
"russe" que celle du sud de redevenir géorgienne, nous serons amenés
à ne plus prendre au sérieux aucune des protestations de pacifisme du
gouvernement du grand frère.
 
Nous devons même et surtout
regretter les lâchetés et les reculades de l'Europe.
Le 4 avril à Bucarest, sous la
pression de la diplomatie allemande, et avec l'assentiment des représentants
français, on a différé l'admission dans l'OTAN de l'Ukraine et de la Géorgie
pour ne pas déplaire à Moscou.
Plus grave encore le 13 août à
Bruxelles on a encore assisté à un début de découplage diplomatique. Dès
le 13 juillet dans la Stampa le très influent ministre italien Frattini
incitait l'Europe à ne pas froisser, "humilier" la partie russe. Le
11 août il réitérait en demandant que la Russie ne se trouve pas
"isolée". De tels sophismes s'opposent aux appels à la fermeté des
représentants de la Suède, de la Pologne et des Pays Baltes.
Oui nous savons qu'il existe un
débat. Divers courants s'opposent au sein de l'Union européenne. Cela s'appelle
la démocratie. Le ministre allemand social-démocrate Frank-Walter Steinmeier
apparaît même en désaccord avec la chancelière Angela Merkel. On ne peut pas, à
cet égard, sous-estimer les liens d'affaires de l'ancien chancelier Schröder
avec Gazprom.
Au contraire le 12 août, le
secrétaire général de l'OTAN, le Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer a su
condamner à "l'usage excessif et disproportionné de la force par la
Russie".
Or je lis sur le site de l'Express (13 juillet) au sujet de cette intervention extrêmement claire la phrase
suivante :
 
"Tout au long de son intervention, le secrétaire
général de l'Otan a condamné à plusieurs reprises "l'usage excessif et
disproportionné de la force par la Russie", MAIS il s'est refusé à
critiquer l'intervention militaire menée par la Géorgie en Ossétie du sud, une
région séparatiste pro-russe, considérée comme le détonateur de la crise avec Moscou."
 
Pourquoi ce "mais" ?
Pourquoi cette fin de phrase ?
"Considérée" ? Par qui ?
L'Express est notoirement
écrit et réécrit par des gens qui savent ce qu'ils impriment : ceci veut
dire qu'au sein de la rédaction de ce journal la désinformation fonctionne.
 
Que penser aussi de l'article
éditorial d'Yves Thréard daté du 13 août publié dans le Figaro sous le
titre "Incontournable Russie". Tout d'abord une demi-vérité :
 
"Les remontrances de l'ancien ennemi américain ne
trompent personne. Elles sont formelles. Washington, qui a beaucoup d'autres
dossiers internationaux sur le feu, ne va pas ouvrir un autre front contre
Moscou."
 
Certes une réaction militaire ne
paraît pas à l'ordre du jour. Mais il existe des degrés, un demi-siècle de
guerre froide l'a prouvé, et d'autres types de confrontation, de
résistances, de contre-feux, que l'expédition coloniale, seul type d'opérations
que semblent connaître les fils des cuisiniers de Staline, sans d'ailleurs
toujours y exceller.
 
Voila donc comment on intoxique la
France : tout le reste de cet éditorial du Figaro développe tous les
arguments coutumiers au parti de la capitulation devant l'Empire et ses
maîtres.
Or il existe plusieurs différences
notables entre l'ancienne puissance soviétique et celui des maîtres actuels du
Kremlin.
 
Nous ne nous trouvons plus en
présence d'un pouvoir communiste. Il ne dispose ni de l'appareil international
de son prédécesseur, ni des moyens intérieurs permettant de mettre un budget
colossal au service de sa puissance militaire.
Sa population a presque été divisée
par deux : 142 millions d'habitants en 2007, deux fois moins que les
États-Unis, moins que le couple franco-allemand à lui seul, trois fois moins
que l'Union européenne.
Les soviétologues d'hier
dénonçaient la russification apparente des républiques d'Asie centrale.
Aujourd'hui un journal aussi favorable au gouvernement de Moscou que le Giornale de Milan (30 juillet) pouvait lancer un "cri d'alarme" contre
l'islamisation de la Russie qui compte déjà 20 millions de musulmans et que les
"spécialistes" prévoient, nous annonce-t-on, majoritairement
mahométane en 2050. Sans croire nécessairement en de tels scénarios on ne peut
qu'enregistrer les statistiques inquiétantes de la démographie russe, à côté
desquelles l'Europe occidentale semble en pleine vigueur nataliste.
Le pétrole, le gaz naturel, l'or et
les matières premières constituaient déjà la véritable force de l'économie
soviétique. Mais celle-ci donna longtemps l'illusion de l'électrification, de
l'industrialisation, des performances de la recherche scientifique. Aujourd'hui
: retour sur terre, la Fédération fonctionne comme une immense république
bananière. Elle se sent dopée par des cours très élevés que probablement elle a
contribué à manipuler, depuis plusieurs années, avec l'appui de ses amis
vénézuéliens et iraniens. Mais, outre que les niveaux de prix ne peuvent monter
jusqu'au ciel, ils supposent des acheteurs qui se trouvent précisément les pays
auxquels elle tend à se confronter.
 
Son trouble et dangereux
partenariat avec la Chine se joue désormais dans un rapport renversé.
Les dirigeants de Pékin n'éprouvent plus aucune admiration pour la patrie de
Lénine, ils ressentent à son égard plus qu'une pointe de mépris et ils
connaissent parfaitement le rapport des forces notamment démographiques en
Extrême-Orient. Les limites de l'idéologie eurasiatique se mesurent très
vite : vue de l'empire du Milieu, un Russe fait simplement figure de Diable
blanc au long nez un peu plus pauvre que les autres, éventuellement plus
méchant.
 
Tout cela doit nous inciter à
défendre une attitude plus ferme et aussi plus solidaire des pays européens.
L'éparpillement de nos nations
constitue un terrible point faible. Le partenaire moscovite développe une
tactique de relations systématiquement bilatérales notamment dans le domaine
énergétique où il croit pouvoir exercer une forme de chantage naïf à
l'approvisionnement. Il détient certes 27 % des ressources mondiales de gaz
naturel, mais 73 % se trouvent ailleurs.
 
Dans un tel contexte, outre les inconditionnels
de l'OTAN, d'autres pourront dire merci aux brutalités de nos excellents amis
russes : elles nous auront démontré la nécessité d'adopter le plus
rapidement possible un certain nombre d'accords au sein de l'union européenne
et notamment ce Haut-Commissariat à la politique étrangère, disposition
certainement irritante pour le Quai d'Orsay et le Foreign office mais
que personne ne critiquait ni dans le projet de constitution capoté en 2005 ni
dans le traité de Lisbonne.
Dans l'épreuve on découvre et on
apprécie toujours ses amis.
 
 
 
 
On se
demandera en revanche jusqu'à quel point la Russie et son Premier ministre ont
pris conscience de la contradiction entre leur attitude dans cette affaire et
tout ce qu'ils ont développé autour de celle du Kosovo : comment prétendre
s'opposer à toute révision de frontières dans les Balkans et la pratiquer
ouvertement dans le Caucase.[1]
Rappelons
à ce sujet que le démembrement de la Yougoslavie, — dont j'ai toujours pour ma
part dénoncé les dangers, les mensonges [2] et [tous] les crimes – ne peut
pas se comparer avec l'éclatement de l'Union soviétique.
Certes Tito a laissé, à son échelle, un
héritage aussi purulent que celui de Staline et Khrouchtchev. Mais le système artificiel produit des traités de Versailles, Saint-Germain en
Laye et Trianon instituant le royaume des Serbes, Slovènes et Croates, mis à la
sauce communiste, a sombré par les révoltes de ses périphéries [3]. Jusqu'au
dernier souffle Belgrade a cherché à le maintenir [4] et il a fallu les bombardements de 1999,
demandés à Clinton de son propre aveu par Chirac, pour faire céder la
malheureuse vieille capitale gouvernée par un autiste[5].
 
[1] "Aux termes  de la Constitution  de
1974  (article 2),  la République Socialiste Fédérative  de
Yougoslavie était formée  de six républiques,  dont la Serbie, 
et de deux provinces  autonomes  le Kosovo  et la
Voïvodine.  Elle avait donc  huit composantes.  Quatre  d'entre elles :  Slovénie, 
Croatie,  Bosnie et Macédoine,  ont au cours  des années
1991-1993,  proclamé  leur indépendance,  approuvée  par un
référendum populaire,  puis sollicité  leur reconnaissance 
internationale.  Après examen  de leur candidature  par la
commission Badinter,  elles ont obtenu  leur reconnaissance  et
un siège  à l'ONU. Sur le territoire  des quatre autres : 
 les républiques  de Serbie  et du Monténégro,  les
provinces  de Voïvodine et du Kosovo,  aucun  processus  de
ce genre  n'a été mené  à son terme.  Dès 1989-1990,  la
Serbie  a usurpé illégalement  les pouvoirs constitutionnels 
jusque-là exercés  par la Voïvodine  et le Kosovo [dispositions
constitutionnelles  auxquelles ses propres Droits sur ces territoires
étaient eux-mêmes subordonnés : de sorte que cette annexion forcée,  étant
illégale,  lui a sans doute  assuré  un contrôle de facto 
mais  a en même temps annulé  ses Droits  sur les territoires en
question].  Puis,  en 1992, elle s'est unie  au Monténégro  dans une
fédération  appelée "RFY",  approuvée  par des votes
largement favorables en Serbie,  au Monténégro  et en
Voïvodine,  mais  presque  totalement boycottée  au
Kosovo.  N'étant pas reconnue comme continuatrice  de
l'ancienne  RFSY,  mais  ne demandant pas non plus  sa
reconnaissance  comme état nouveau, la RFY  [n'a obtenu qu'en 2001 un]
siège  à l'ONU,  et [à l'issue  des "accords de Belgrade
de mars 2002,  elle a été remplacée par une "Union de la Serbie et
du Monténégro"  dont la "charte constitutionnelle"
affirme dans son préambule que le Kosovo fait partie de la Serbie. Cet
attelage  a cependant disparu en juin 2006,  avec l'indépendance du
Monténégro].
"Au
Kosovo,  cependant,  l'indépendance  d'une
"république  du Kosovo"  a été  proclamée 
et largement approuvée par référendum  dès 1991 et, 
depuis,  les institutions  de cette république  ont
fonctionné  régulièrement, quoique  clandestinement.
"Sur
quoi,  donc,  [se sont appuyées] les grandes puissances  pour
refuser  au Kosovo  la reconnaissance,  alors  que les
procédures  préliminaires :   vote parlementaire, 
référendum,  ont été  les mêmes  pour les quatre républiques
?  On ne peut se référer,  semble-t-il,  qu'à un seul 
et unique  passage  de la Constitution  de 1974  déjà citée
(article 2),  parlant  des provinces  de Kosovo  et de
Voïvodine  "qui font partie  de la République  de
Serbie". Cette mention isolée,  jetée  au détour 
d'une proposition relative,  sans qu'aucune conséquence  en soit
tirée, est en contradiction flagrante  avec le reste du texte, 
qui à d'innombrables  reprises  mentionne 
conjointement "républiques et provinces"  comme des entités
distinctes  pourvues  de compétences  égales.
"Il en
résultait  que la Serbie  n'avait aucun pouvoir  sur les deux
provinces,  comme le notait  très justement  (pour le
déplorer)  le juriste serbe  Kosta Čavoški : 
'les
provinces  autonomes,  chacune prise séparément,  et la
Serbie,  réduite  à une superficie restreinte,  sont égales
entre elles  et pratiquement indépendantes  les unes des
autres,  de la même façon  que  la Macédoine  est indépendante 
du Monténégro  et vice-versa.'
"Il n'y a donc 
sur ce point  aucune différence   entre les quatre
républiques  dont l'indépendance  a été  reconnue et le
Kosovo,  à qui [on l'a alors] refusée.
"La même
Constitution,  dès les tout premiers mots  de son préambule, 
affirme le 'droit de sécession'  des 'peuples de Yougoslavie'. 
Certes,  dans le jargon titiste,  le terme  de 'peuple' 
désigne  les six ethnies  sud-slaves  'constitutives' de la
Yougoslavie  et celui  de 'nationalité'  toutes les
autres,  non sud-slaves,  dont les Albanais.  Mais  l'article
245  du même texte  indique  que 'les peuples  et les
nationalités  sont égaux  en droits'.  Donc, si les
peuples  ont le droit  de sécession,  les nationalités  le
possèdent  également.
"Le
préambule  dit aussi : 
'Les
peuples  et les nationalités  exercent leurs droits 
souverains  dans les républiques socialistes  et dans les
provinces  autonomes  socialistes'.
"On en
conclura  que les peuples  et les nationalités  ne peuvent
exercer leur droit de sécession  que dans le cadre d'une république 
ou d'une province.  Ce fut le cas pour quatre des 'peuples' dans les
quatre  républiques  aujourd'hui reconnues.  C'est aussi 
celui d'une des "nationalités" :   les Albanais 
au Kosovo.
"En
revanche,  une ethnie  minoritaire  dans sa république 
ou sa province  ne peut faire valoir  ce droit,  qu'il
s'agisse d'un "peuple"  comme  les Croates de Bosnie 
ou les Serbes  de Bosnie  et de Croatie,  ou d'une
"nationalité"  comme les Albanais  de Macédoine  ou
les Hongrois  de Voïvodine.
"C'est
donc  à juste titre  que la communauté internationale  n'a
jamais accepté  de reconnaître comme états  ni la
"Krajina",  ni la "Herceg-Bosna",  ni la
"Republika Srpska",  simple entité  au sein  de la
Bosnie.  C'est  à juste titre  aussi  qu'elle refuse 
les tendances  à la sécession  qui peuvent  se manifester 
chez les Albanais  de Macédoine. Contre  toutes ces
prétentions,  le principe  du maintien  des
frontières  existantes  joue à plein.  Le cas  du
Kosovo  est différent :   il est identique  à celui
 des quatre républiques  précédemment reconnues.
"Il n'est
donc  pas vrai  que l'indépendance  du Kosovo 
créerait  un précédent dangereux  pour les régions  situées
plus au sud,  notamment pour la Macédoine,  et compromettrait 
l'équilibre des Balkans. L'intégrité  de la Macédoine devrait
continuer  à être activement défendue  contre les prétentions 
de tous  ses voisins,  et ce au nom des mêmes principes. Paul Garde,   A quel titre le Kosovo appartenait-il
à la Yougoslavie ?,  http://docs.google.com/Doc?id=dc2m8p62_258gfsbt9ch

[2] "En 1986, circule dans les milieux politiques
serbes un Mémorandum rédigé par 16 membres de l'Académie des Sciences de
Serbie, tous Serbes, et, en théorie, parmi les esprits les plus brillants de
leur pays. Ce Mémorandum condamne l[a définition] des républiques et
provinces autonomes réalisé par Tito [en 1945 à la suite des travaux de la
Commission Đilas], dénonce la persécution dont seraient victimes les
Serbes du Kosovo [] et ajoute que
"sauf à
l'époque de l'État indépendant de Croatie [c'est-à-dire l'État oustachi mis en
place en Croatie et en Bosnie-Herzégovine par les nazis entre 1941 et 1945]
jamais les Serbes de Croatie n'ont été aussi menacés qu'aujourd'hui" [Paul Garde,  Vie et mort de la Yougoslavie,  p. 284.].
"A partir de
198[7], M. Slobodan Milošević, [chef] de la ligue communiste de Serbie, va
orchestrer cette propagande. Il accuse Tito et ses fidèles d'avoir agencé [un] démantèlement
de la Serbie et se proclame chef des patriotes serbes. Les slogans racistes
des Tchetniks sont repris [Hérodote, n°67, pp. 31-32.]. En [septembre ]
1987, Slobodan Milošević devient le nouveau président de la ligue communiste de
la république de Serbie. C'est la "révolution culturelle serbe" [Vie
et mort de la Yougoslavie, pp. 251 à 296.]. M. Milošević organise de grands rassemblements qui sont l'occasion de
manifestations albanophobes et celle de réaffirmer que toutes les minorités
serbes des républiques de la fédération yougoslave [seraient] menacées [dans Vie
et mort de la Yougoslavie, p. 234,  Paul Garde affirme qu'en 8 ans il
y a eu 4 assassinats commis par des Albanais contre des Serbes.].
[C'est] entre
octobre 1988 et [mars] 1989  [que les dirigeants politiques de la Serbie
détruisent juridiquement la Yougoslavie]  : sous la pression de manifestations de masse, les dirigeants des ligues
communistes [de la Voïvodine et du Monténégro]  sont destitués et
remplacés par des équipes fidèles à M. Milošević. [En mars 1989,  ce sont
l'armée et la police  qui destituent la direction politique du
Kosovo  et qui font modifier de force la constitution du Kosovo. Le 27
mars 1989, la constitution de la Serbie est à son tour altérée : ces coups de
force successifs privent  de facto  la Voïvodine et du Kosovo de leur
statut constitutionnel de quasi-républiques et de ce fait détruisent la
Constitution fédérale yougoslave  de 1974 c'est-à-dire la Yougoslavie puisque celle-ci,  en tant qu'Etat fédéral, n'existait juridiquement que
par cette Constitution.  Milošević  n'en conserve pas moins pour
son propre compte leur représentation,  égale et directe, 
à la Présidence collective de la Yougoslavie. Du fait de ces coups d'Etat et
coups de force  anti-constitutionnels], au sein du présidium collectif de
la Yougoslavie, s'opposent [désormais un] camp nationaliste serbe (Serbie,
Voïvodine, Kosovo et Monténégro) et [un camp] non-nationaliste serbe (Slovénie,
Croatie, Bosnie-Herzégovine et Macédoine). "... En janvier 1990, lors du dernier congrès de la ligue communiste
yougoslave, M. Milošević  [doit constater l'échec de sa tentative de
prendre le pouvoir  dans l'ensemble de la Yougoslavie par le biais de ses
instances centrales ;  il décide immédiatement de détruire  la
Yougoslavie pour la remplacer  par une Grande Serbie imposée par la force
des armes,  qu'il appellera  faussement "Yougoslavie" 
pour rejeter sur les autres nations sa propre responsabilité  d'avoir
détruit la Fédération].
"A partir de
19[89], la télévision et la presse serbes assimilent continuellement les
Croates aux Oustachis, traitant de fasciste[s les caciques
titistes  à la tête de la république de Croatie,  puis] M. Franjo
Tuđman, [son nouveau] président [à partir de mai 1990]. Elles l'accusent de
vouloir préparer un nouveau génocide. [Or, ] M. Tuđman est [au contraire] un
ancien résistant. Il a combattu, entre 1941 et 1945, avec son frère et son
père, dans le rang des partisans contre les Allemands et les Oustachis [Vie
et mort de la Yougoslavie,  p. 67.]. Le 15 mai 1991 a lieu la rotation
annuelle de la présidence tournante de la fédération. Le camp nationaliste
serbe (Serbie, Monténégro, "Kosovo", Voïvodine) bloque l'élection
normalement prévue à l'ordre du jour du Croate et bras droit de M. Tuđman, M.
Stipe Mesić [Vie et mort de la Yougoslavie,  p. 307.]. La
fédération n'a plus de président.
"Dans
le même temps, accompagnant le mouvement historique général des années
quatre-vingts (perestroïka soviétique à partir de 1985, démocratisation et
chute des régimes communistes du bloc soviétique à partir de 1989, les autres
républiques d'ex-Yougoslavie réagissent au nationalisme grand-serbe. Elles
abolissent le rôle dirigeant du parti communiste, légalisent le pluralisme,
organisent des élections libres et desserrent les liens de la fédération. En
décembre 1990 et mai 1991, la Slovénie et la Croatie organisent un référendum
sur la souveraineté, comme l[a constitution [fédérale] yougoslave], le leur
permet [depuis 1946 : cf. Annie Le Brun, Les Assassins et leurs miroirs, 
Jean-Jacques Pauvert au Terrain Vague, 1993, p. 11.]. Au vu de l'approbation
massive des électeurs [Histoire de la Yougoslavie, de 1945 à nos jours, 
p. 201.] et de l'impossibilité de négocier avec la république serbe, ces deux
républiques proclament leur indépendance le 25 juin 1991. Bertrand Liaudet : L'État français et la purification ethnique : entre
capitulation et collaboration. Observatoire des crises et conflits, 
2° édition, mars 1995, pp. 5-6.
[3]  "C'est Milošević qui a détruit la
Yougoslavie,  et c'est la Serbie  qui a été la première 
république  à faire sécession de la Yougoslavie fédérale,  entendant réformer l'ancienne RSFY  avec l'aide
de la JNA,  pour créer  une  "Yougoslavie" plus
petite,  qui serait dominée par la Serbie de Milošević.
 
"Avec sa
Constitution de 1990,  adoptée un an avant la proclamation de leur
indépendance par la Croatie et la Slovénie,  la Serbie s'est autoproclamée
un état indépendant et souverain  qui n'était plus obligé de respecter
la Constitution ni la législation fédérales,  et qui s'arrogeait toutes
les compétences clé  de l'ancien état fédéral :  la défense, 
les relations internationales,  la banque centrale. 
"Le printemps 
qui a suivi,  c'est-à-dire toujours  avant la proclamation de leurs
indépendances par la Croatie et la Slovénie, la Serbie  a adopté 
tout un ensemble de lois supplantant la législation fédérale. 
"La Serbie  s'est donc,  par sa Constitution du 28 septembre
1990,  déclarée  un état indépendant  un an avant que la
Slovénie et la Croatie ne proclament leur propre indépendance le 8 octobre
1991. "La propagande de Milošević a occulté  ce fait,  prétendant à la
place  que la cause de la guerre aurait été  une 'lutte contre le
sécessionnisme'.  Elle l'a fait par peur d'une intervention extérieure
:  Milošević voulait passer pour cherchant soi-disant à 'préserver
l'intégrité territoriale de la RSFY'  et non pour mener une guerre
d'agression contre  les autres Etats. 
 
"En effet,
d'après  l'article 72 de la Constitution de 1990 de la République de
Serbie :
 
'La
République de Serbie  détermine et assure : la souveraineté  l'indépendance et l'intégrité  territoriale de la République de Serbie,  sa position internationale et ses relations avec d'autres Etats et organisations
internationales', («Republika Srbije uređuje i obezbeđuje:
suverenost, nezavisnost i teritorijalnu celokupnost Republike Srbije
i njen međunarodni položaj i odnose s drugim državama i međunarodnim
organizacijama »,)
 
    "'de
même que la défense de la sécurité de la République de Serbie' 
    (kao i « odbranu bezbednosti
Republike Srbije»)
 
(l'Article 83 décrivant
les 'forces armées que commande  le Président de la République de
Serbie  dans la paix comme dans la guerre').
(« oružanim
snagama kojima u miru i ratu rukovodi Predsednik Republike Srbije »,
član 83 Ustava)
 
"Conformément à cela
la Serbie,  au moyen de l'Article 135 paragraphe 2 de la
Constitution,  se plaçait elle-même en-dehors  du système juridique
de la fédération yougoslave,  dont les lois,  à partir de ce
moment-là,  ne lui étaient plus applicables. 
Cette disposition
énonçait le Droit de la Serbie  de 'respecter'  de sa propre volonté
les lois fédérales,  uniquement lorsque 'c'est dans son
intérêt'.  
Cette clause-là est
connue à juste titre  comme  si volam (si je veux),  et
son effet est de nier toute  obligation encourue dans de telles
conditions.  Si j'ai le droit de me conduire  comme je le veux, 
alors  je n'en ai aucune,  d'obligation.  
 
"Peu de temps
après,  fidèle  à ses propres indépendance et souveraineté, 
la Serbie  a adopté  une suite de lois  dans le domaine de
compétences de feue  la Fédération,  par lesquelles elle
disposait de sa propre politique  monétaire et de crédit,  et sa
propre réglementation des prix ; imposait des taxes sur les produits
importés  de l'étranger (c'est-à-dire  y compris  les
républiques de l'ancienne RSFY); et suspendait l'application d'un
certain nombre de lois dont le but était de mettre en oeuvre  l'ancienne législation fédérale.
"D'après le
droit de la République Socialiste Fédérative de Yougoslavie (que
Milošević,  soi-disant,  prétendait défendre), la Constitution
de Serbie  et sa législation constituaient l'une et l'autre des actes
criminels  gravissimes.  En adoptant cette constitution,
cependant,  la Serbie  était devenue souveraine et
indépendante,  et par conséquent se trouvait en-dehors de la juridiction
de l'ancienne RSFY,  de sorte que personne n'aurait pu entreprendre 
aucune procédure juridique contre de tels actes.  Srđa Popović, "Odbrana Karadžića",  Peščanik.net (Belgrade),  8 août 2008, http://pescanik.net/content/view/1802/89/ .
Mais bien
évidemment,  puisque la Serbie ne faisait plus partie de l'ancienne fédération
yougoslave qu'elle avait juridiquement détruite,  elle n'avait absolument plus
aucun titre à siéger  à l'une quelconque de ses instances fédérales 
ni a fortiori à les diriger.
 
[4] Trois mois,  pas question!
Enregistrées par 
les services de renseignements,  quelque 250 conversations téléphoniques
de Milošević avec ses collaborateurs  (Jovica Stanišić chef du
service secret, Mihalj Kertes directeur des douanes, les chefs  des
différentes formations paramilitaires tels que Željko Ražnatović Arkan et
Milorad Luković Legija, ou les dirigeants politiques des insurgés serbes en
Croatie et en Bosnie-Herzégovine), ont été  admises au titre de preuves
matérielles par le Tribunal [de la Haye ...]
Ces conversations
téléphoniques confirment que Milošević connaissait ppparfaitement tous les
détails  et qu'il était directement impliqué  dans tous les
événements,  grands et petits. [...]
Au début de
l'été  de 1991 Milošević  se plaignait ouvertement de la suspension
pour trois mois  des proclamations d'indépendance croate et solvène
imposée par la  Communauté Européenne.  Cette attente  était
beaucoup trop longue,  il n'en était pas question ;  il
fallait  immédiatement entreprendre un changement radical :
 
'... la seule question
qui demeure est d'assurer l'abolition [de l'état fédéral] conformément à
notre conception'.
 
( To je suviše dug rok,
ne dolazi u obzir; odmah mora biti pokrenut radikalan zaokret: -
"sada ostaje jedino pitanje da dobijemo ukidanje (savezne države) u
skladu s našim predstavama..."
Dunja Melčić,  Bosnia
Report, April -
July 2006, New Series No: 51-52,  "Optužbe
su dovoljno dokazane", Helsinška povelja (Belgrade), mart-april
2006

 
[5]
"Ratomir Tanić:   L'accord Milošević- Holbrooke du 13 octobre 1998  comprenait  la plus
grande partie des résultats des négociations que nous avions menées de la fin
1994 au milieu de 1997 avec les représentants des Albanais du Kosovo ;
 j'entends la partie politique de l'accord, non celle qui traite des
vérificateurs.  Dans cette partie politique-là, Milošević prenait l'engagement
de trouver une solution provisoire pour le Kosovo avant le 2 novembre 1998.
 Cet engagement, cependant, il ne l'a jamais respecté, et il n'avait
aucune intention de le respecter, puisqu'il avait déjà détruit le résultat de
deux années de négociations. C'était seulement une manoeuvre tactique de sa
part pour gagner du temps.
 
RADIO EUROPE LIBRE
- Vous dites qu'il a réduit à néant les résultats de ces négociations secrètes
ou, comme vous le dites, discrètes. Était-il informé de ces négociations, et le
consultait-on à chaque occasion ?
Ratomir Tanić - Absolument. Sans
discussion aucune.
RADIO EUROPE LIBRE
- Alors pourquoi a-t-il sabordé  le résultat de ces négociations ?
Ratomir Tanić - Milošević
n'a cessé d'employer la technique de la création des conflits.  Il
commence par organiser de toutes pièces un conflit ethnique,  puis il
proclame des objectifs pseudo-patriotiques  qui lui servent pour
s'accrocher au pouvoir.
Vous savez
qu'après la signature des Accords de Dayton,  il y a eu un an,  un an
et demi de situation paisible.  Milošević avait joué le rôle du facteur de
paix et la Serbie s'était retrouvée dans une période de paix relative.
 Or, c'est à ce moment-là que s'est posée la question de la légitimité de
son pouvoir  et de la raison d'être même de ce pouvoir-là :  il a
suffi de la paix pour qu'on voie que le pouvoir de Milošević était
historiquement à bout de course.  Lors des manifestations de décembre 1996
[qui ont fait suite à la victoire de l'opposition aux élections municipales de
novembre, parce qu'il refusait de la reconnaître] Milošević tenté de provoquer
des conflits civils à Belgrade.  Mais il a échoué, parce que le général
Perišić et l'armée, [le Maire] Nebojša Ćović et la police de Belgrade l'en ont
empêché.  Quand il a vu qu'il n'y parviendrait pas,  alors il s'est
souvenu de la question du Kosovo,  comme nouveau prétexte à conflit.
 
Il a balayé le
résultat des négociations  parce qu'il lui fallait une nouvelle guerre,
pour y dicter de nouveau des objectifs pseudo-patriotiques, pour recommencer à
jouer le rôle du sauveur de la Serbie.  
RADIO EUROPE LIBRE
- Pourquoi Milošević n'a-t-il pas signé l'accord de Rambouillet ? Quel était
son motif ?  Officiellement, on a déclaré qu'il ne l'a pas fait parce
qu'il ne voulait pas que des troupes étrangères entrent au Kosovo.
Ratomir Tanić - Si
Milošević n'a pas signé cet accord  c'est parce qu'il avait besoin de la
guerre avec l'OTAN.  C'est la logique que je viens de décrire - vous
inventez un conflit et puis grâce à des mots d'ordres pseudo-patriotiques
 vous restez au pouvoir. Et plus le conflit est grave, plus le faux
patriotisme ressemble à du vrai. Cela, pour lui, c'était la situation idéale,
il souhaitait le bombardement comme "preuve" de ses thèses inventées.
C'est comme si vous mettiez le feu à la maison pour ensuite pouvoir jouer les
pompiers. Ce que [le Président de la Serbie Milan] Milutinović raconté par
la suite à l'Assemblée [Nationale] de Serbie est totalement inexact. Lui et
Milošević ont tout simplement trompé l'opinion  en lui faisant croire
 que le problème principal était que des troupes étrangères  allaient
entrer au Kosovo sous la bannière de l'OTAN et non sous celle des Nations
Unies.  Cela, c'est complètement faux. La possibilité demeurait d'un
mandat des Nations Unies.  Avant que le bombardement ait commencé,
 on discutait même de la possibilité  que la totalité du Corps
d'armée de Prishtina demeure au Kosovo  et coopère avec les troupes des
Nations Unies  pour y maintenir la paix.
  RADIO EUROPE LIBRE - Vous considérez qu'on aurait pu signer tranquillement
l'accord de Rambouillet, sans dommage pour les intérêts nationaux de la
Serbie. 
Ratomir Tanić - Je
considère, avant tout, que personne n'avait nul besoin d'aller à aucune
conférence de Rambouillet.  Si nous avions déjà eu des négociations entre
les Serbes et les Albanais,  auxquelles avait participé y compris la
communauté internationale et où on s'était mis d'accord en principe sur une
solution politique,  si cette solution politique avait été versée à l'accord
Milošević-Holbrooke, alors à quoi nous servait une conférence à Rambouillet ?
 
Cette
conférence-là était une tentative désespérée de la diplomatie européenne pour
sauver ce qu'on pouvait sauver. Cependant, une fois arrivés à cette conférence,
 je pense que l'accord auquel on était parvenu  pouvait parfaitement
être signé,  il fallait seulement insister sur un mandat des Nations Unies
et au maintien au Kosovo du corps d'armée de Prishtina,  ce que la
communauté internationale était à l'époque prête à accepter. Cependant, étant
donné que Milošević souhaitait la guerre, il n'était évidemment prêt à signer
aucun accord quel qu'il fût. C'est d'ailleurs ce que Milutinović lui-même a
reconnu à la session de l'Assemblée [Nationale] de Serbie lorsqu'il a dit que
le problème ne tenait pas à l'accord politique mais au mandat des forces.
 Or, ce mandat-là n'a jamais été le problème.  La communauté
internationale était d'accord à ce moment-là  pour que les forces de
maintien de la paix se trouvent sous le mandat des Nations Unies  et que,
je le souligne, le corps d'armée de Prishtina demeure au Kosovo. 
Mais Milošević,
il lui fallait une guerre. Ratomir
Tanić: "Oui, il existait un plan de nettoyage ethnique du Kosovo", 
Entretien avec Omer Karabeg, Radio Europe Libre, 7 mars 2001, http://docs.google.com/Doc?id=dc2m8p62_68d5wv5pn2
 
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D
Tout à fait. Autant écouter ce qui sont en première ligne.
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A
Hello David Martin;  Afin de savoir quelle methode empreinter contre le terrorisme, il faut faire comme la CIA et se renseigner aupres des Israeliens.  C'est eux apres tout qui giodemt leur compagnie d'aviation la plus safe du monde, et c'est eux encore qui furent consultes par l'Amerique apres le 11 septembre.  Leur expertise est legendaire - normal - il ont pres de 60 ans d'experience.
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