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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 17:14

Une fois de plus, Ivan Rioufol ose dire la vérité : oui la Russie est toujours ausis dangereuse et oui seul McCain a osé lui balancer "Nous sommes tous géorgiens" !!

L’Occident ouvrirait-il les yeux? Il semble s’inquiéter, enfin, de la volonté de reconquête de la Russie sur ses territoires perdus, à commencer par la Géorgie. C’est du moins ce qui ressort de la tribune de Nicolas Sarkozy, parue ce lundi dansLe Figaro. "Nous devrons (…) déterminer si l’intervention de la Russie contre son voisin géorgien aura été une réponse brutale- et excessive-, dans ce cas singulier, ou si elle inaugure un nouveau durcissement de Moscou vis-à-vis de ses voisins et de la communauté internationale toute entière (…)", écrit notamment le chef de l’Etat. Dimanche, la chancelière allemande, Angela Merkel, a promis d’accélérer l’entrée de la Géorgie dans l’Otan, après s’y être opposée, avec la France, en avril, afin de ne pas fâcher Vladimir Poutine: une politique de l’apaisement – qui fut celle de Chamberlain en 1938 – interprétée comme une faiblesse par l’ex-URSS.

Cependant, ces derniers jours ont montré la troublante fascination d’une partie de l’opinion et des médias pour l’autocratie russe, présentée comme l’agressée alors que son armée se préparait à l’invasion de la Géorgie depuis avril. L’immuable antiaméricanisme – dissimulé sous la critique des néoconservateurs - aura été prétexte à justifier les arguments d’un régime se présentant comme humilié et en état de légitime défense face à ses anciens alliés ayant choisi d’adhérer au monde libre. Dans cette guerre contre les démocraties de l’Est, déclenchée par une Russie se comportant comme un état-voyou, il s’est trouvé de nombreux commentateurs (y compris sur ce blog) pour donner raison à la loi du plus brutal et à sa désinformation. Ce n’est pas la plus réjouissante des constatations.

C’est ce manque de vigilance que semble vouloir corriger désormais les européens, en haussant le ton. La participation de la Russie au G8, à l’OCDE ou à l’OMC  pourrait notamment être remise en question. Mais cette grave crise a déjà révélé le manque de convictions de nos démocraties dépressives et pusillanimes, fascinées pour partie par les puissances impériales chinoise et russe. Même les Etats-Unisn’ont pas été à la hauteur de la provocation qui leur a été adressée avec l’invasion de la Géorgie, pays qui a donné à l’une des artères de Tbilissi le nom de George W. Bush. "Nous sommes tous Géorgiens", a déclaré John McCain, le candidat républicain. Pour le moment, il reste seul à le dire.

(Page originale : le blof d'I.Rioufol)
 

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commentaires

UN chouka 20/08/2008 21:22

En effet, ça tourne autour de la confiscation de l'énèrgie Russe,pour ainsi suprimer la concurance ?Mine de rien , les infrastructures des USA,ne sont elles pas vétustes elles aussi?Le savoir et la connaisance dans l'Europe et les USA,ne sont'ils pas eux aussi en baisse ?Mais pour qui roulent les marchands d'énèrgie ?

david martin 20/08/2008 08:47

Merci pour cette analyse.

Sebaneau 20/08/2008 02:53

http://docs.google.com/Doc?id=dc2m8p62_277hk89gmd2http://pasta.cantbedone.org/pages/pW0EIf.htmhttp://www.weeklystandard.com/Content/Public/Articles/000/000/015/439vfaoo.aspLa Russie : un
tigre de papier
Par Stuart Koehl, Weekly
Standard, 19 août 2008

Un bon coup, et
paf !



Ma petite évaluation des
options ouvertes à l'Occident dans le conflit géorgien actuel -- "The Pain Game: A Military response to Russia's aggression?"
a provoqué de nombreux commentaires, à la fois favorables et défavorables. La critique la plus raisonnée m'a accusé de faire passer la tactique avant la stratégie, c'est-à-dire de ne pas regarder voir les choses "en grand".
A cela je réponds par un "mea
culpa" qualifié. Le texte était conçu comme une réplique concentrée à de nombreux commentateurs, décideurs, et analystes qui prétendaient qu'
l'Occident n'avait "aucune option militaire" en Géorgie, quand en fait, des options militaires, il y en a.

Cependant, j'ai réfléchi assez longuement à une approche
stratégique complète des rapports des États-unis avec la Russie. On peut trouver ces idées, résumées dans le
chapitre 9 de Ideas for America's Future (http://www.brookings.edu/press/Books/2008/ideasforamericasfuture.aspx ) que j'ai écrit en collaboration avec Jeffrey P. Bialos du Johns Hopkins University Center for
Transatlantic Relations ( http://transatlantic.sais-jhu.edu/ ). La stratégie décrite se fondait sur les prémisses
suivantes :

1. La Russie est
un pays qui se trouve probablement au milieu d'un déclin irréversible. Elle souffre d'une crise démographique
sérieuse –un taux de fertilité total d'environ 1,4 % et une espérance de
vie pour les hommes de seulement 59 ans, et va voir sa population décliner jusqu'à 125 millions voire
moins dans les dix prochaines années. Son gouvernement est de plus en plus
autocratique, réprimant la liberté
d'expression, chassant l'investissement
étranger direct et les transferts de technologie nécessaires pour entretenir le développement
économique.
L'économie russe est elle-même de plus en plus dépendante de transferts militaires à haute technologie d'un côté, et de l'extraction des
matières premières --principalement le
pétrole et le gaz naturel—de l'autre.
Quant à l'armée russe, elle tire la langue faute de ressources (y compris du personnel de qualité), c'est un équipement de plus en plus vétuste qu'elle utilise, et ses plans de modernisation et de
reconversion se heurtent à des problèmes
sévères.

2. La Russie connaît une période transitoire de prospérité à cause de l'inflation du prix du
pétrole et du gaz naturel. Cependant, la production russe de pétrole et de gaz décline depuis plusieurs années. La Russie a d'énormes réserves non
exploitées mais nécessite une infusion de technologie occidentale pour les tirer du sol.
Or, cet
investissement technologique ne viendra pas, du fait de la "réappropriation" par Putin du "secteur
d'extraction" et de l'expropriation
des investissement occidentaux [bien
fait pour ces c...] dans diverses
entreprises conjointes avec les sociétés
pétrolières de Russie.
La base industrielle de la pétrochimie russe est une
antiquité, et de plus en plus difficile
à faire tourner. Il s'ensuit que les exportations russes de pétrole et de
gaz commenceront à baisser fortement
dans un avenir proche.

3. Putin a utilisé la bulle sur le marché du pétrole et du gaz pour entretenir le développement économique et donner de la prospérité aux citoyens de
Russie, même si la distribution des
richesses est fortement inégale.
En Russie, la plus grande partie de la nouvelle richesse
est concentrée à Moscou et Saint
Pétersbourg, et quelques centres pétroliers en Sibérie, mais les villes de province, de même que la campagne, sont pour la plupart toujours embourbées dans la pauvreté. Néanmoins, Putin a réussi à passer un marché avec le peuple
russe : en échange de la prospérité et de la stabilité, le peuple lassera faire une plus forte concentration de pouvoir à Moscou.

4. L'autre aspect du Putainisme est l'emploi du pétrole et du gaz naturel
comme des armes contre les ennemis supposés dans l'"étranger proche" et en Europe occidentale. Parce
que les oléoducs existants depuis l'Asie
centrale et la Sibérie passent tous par le territoire de la
Russie, le gouvernement russe, par son contrôle des compagnies pétrolières
et gazières d'État, peut interrompre
la livraison, et réduire ou accroître le prix du pétrole et du gaz naturel en Europe centrale et
orientale, menaçant ainsi
la stabilité économique de ces pays, ce dont on peut se servir pour soutirer des concessions
diplomatiques et économiques d'un côté, et punir les comportements contraires aux projets de Moscou de l'autre.
C'est ainsi que la Russie, en dépit de son économie anémique et de son armée inepte, s'est débrouillée pour jouer un rôle dans la
grande politique européenne.

5. Pourtant, le
bon temps n'aura qu'un temps, et à
long terme, toutes les tendances s'opposent à la réémergence de la Russie comme grande puissance.
Cela pose un danger potentiel pour les États-unis et leurs alliés, parce que les empires sur le déclin créent l'instabilité sur leurs régions frontière jusqu'à ce qu'ils s'effondrent
totalement ou qu'une nouvelle structure de pouvoir.

Étant donné ces points de
départ, les États-unis devraient avoir
pour objectif de négocier un "atterrissage en douceur" pour la Russie, à mesure que celle-ci régresse vers son statut amoindri de puissance
moyenne parmi d'autres sur le continent eurasiatique. La différence avec la Russie, bien sûr, est son stock résiduel d'armes nucléaires stratégiques, à peu près le seul atout qu'elle détienne encore.

La stratégie des États-unis vis-à-vis de la Russie doit posséder des éléments économiques,
diplomatiques et militaires dans des
proportions presque égales.
Pour prévenir d'autres aventures irrédentistes dirigées par Moscou contre les anciennes
républiques de l'Union soviétique, nous
devons bâtir un cordon d'états forts, indépendants et démocratiques le long de la frontière russe. Cela implique de fournir à ces états –l'Ukraine,
la Pologne, la Géorgie, la Bulgarie et
les pays baltes, toute l'aide économique et militaire nécessaire pour assurer la stabilité politique et la sécurité militaire.
On pourra renforcer encore cette
sécurité en accélérant l'entrée dans
l'OTAN pour les États qui la souhaitent et qui n'ont toujours
pas été admis. La Russie se plaindra
certainement qu'elle est encerclée par des puissances hostiles, mais c'est uniquement dans ses
illusions les plus paranoïaques que celle-ci
peut s'imaginer que l'OTAN représenterait une menace d'agression. En tous cas la Russie l'aura voulu, avec son comportement
irresponsable.

La Russie peut toujours
exercer une influence économique sur l'Europe de l'Est par son contrôle
sur les oléoducs et les
gazoducs, ce qui rend de ce fait impératif de compléter les circuits
de distribution parallèles qui
contournent le territoire de la Russie, et qui ne peuvent pas être entravés par des actions militaires des Russes
(ou de leurs marionnettes).

Étant donné que la prospérité de la
Russie (et de ce fait sa capacité à entretenir des opérations militaires
au-delà de ses frontière) est tellement
dépendante des rentes de son secteur
d'extraction, les États-unis et leurs
alliés doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faire descendre le prix du pétrole
et du gaz naturel.
Déjà, avec un prix du pétrole de 20 % plus bas que ses sommets du début de l'été, la Russie doit forcément ressentir une gêne dans sa trésorerie. Si l'on peut réduire le prix du pétrole
au-dessous de 100 dollars le baril, la
Russie aura quelques décisions sérieuses à prendre à la fois pour ses politiques
économique et étrangère : continuera-t-elle à s'en remettre à la gestion étatique dans le premier
cas et à l'intransigeance dans le
second, ou tentera-t-elle de devenir un
membre plus responsable de la communauté internationale ?
C'est pourquoi l'exploration de
nouvelles sources de pétrole et de
gaz, une production accrue des sources existantes, et
les investissements dans la conservation et les techniques énergétiques de
remplacement doivent être poussées non pour d'amorphes raisons écologiques mais pour des raisons stratégiques bien
pragmatiques : le pétrole est une
arme, et nous devons empêcher au maximum nos adversaires de s'en
servir.

Enfin, une pierre d'angle de la stratégie des États-unis doit être une politique du "rien n'est gratuit"
–-on ne doit laisser les Russes commettre aucun acte d'agression sans qu'il ait pour elles des conséquences
réelles et graves.
Les résolutions et les sanctions
édentées ne pourront plus suffire. Partout où la Russie attaque l'Occident, mené par les États-unis, doit riposter. C'est seulement comme cela qu'on empêchera de nouvelles agressions.
C'est pourquoi j'ai proposé que l'on fournisse aux Géorgiens les moyens de mener une guerre populaire
contre les Russes jusqu'à ce qu'ils abandonnent le territoire souverain de la
République de Géorgie --y compris l'Abkhazie et l'Ossétie.
De nombreux critiques de cette proposition semblent penser que nous risquerions une riposte terrible
de la part des Russes, la brinquebalante armée russe leur fait peur.
En réalité, ladite armée russe craquera à la première occasion, et ses menaces militaires sont fondamentalement vaines si ce n'est contre les plus faibles de ses
adversaires.
Nous ne devons pas nous laisser intimider par les rodomontades
de la Russie.
La position russe sous le Putainisme est un énorme bluff, une martingale désespérée de la part d'un gouvernement qui se
sent glisser vers l'insignifiance
internationale pour s'accrocher aussi
longtemps que possible à une place sur
la scène mondiale.
Il est temps pour nous d'exposer ce
bluff, et d'arrêter ce jeu-là une bonne
fois pour toutes.


Stuart Koehl est un
collaborateur fréquent du WEEKLY STANDARD Online.

Albert le bâtard 19/08/2008 22:28

RUSSIA GO HOME !!

UN chouka 19/08/2008 10:07

@ David Martin, confond surement peuple Américain et Oligarchie financière intèrnationale ?

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