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28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 08:06
 
17 ans en arrière. Nous sommes revenus 17 ans en arrière.

Avec le coup de force de Moscou reconnaissant les Républiques de la Géorgie, le spectre de la guerre froide ne fait pas que ressurgir, c’est tout un équilibre précaire qui menace de se rompre, et ce, dans un des pires moments de notre histoire.


Petit rappel : la pugnacité de Reagan associé à la force morale de Jean Paul II ont amené l’Union Soviétique à renoncer à ses rêves de domination. Très clairement, la course aux armements lancée par le président américain a ruiné l’URSS dont l’économie n’était que de façade. D’un autre côté, le discours du pape polonais, aidé en cela par des hommes d’exception comme Lech Walesa ont semé les graines de la liberté dans le bloc de l’est. La suite, on l’a connaît : le mur de Berlin s’est écroulé, le rideau de fer s’est désagrégé et l’URSS a implosé, rendant sa liberté à des dizaines de peuples et de pays. Baltes, Ukrainiens, Géorgiens, Roumains et Cie ont repris leur destin en marche.

En 1991, Georges Bush père a pu alors parler d’un nouvel ordre mondial. Mais il n’a pas été au bout du rêve : il n’a pas renversé Saddam et son administration a soutenu les mauvaises personnes en Russie. L’ère Clinton, avec sa politique brouillonne a fait le reste. Eltsine a placé son homme lige, Poutine et Poutine vient de se nommer Premier ministre afin de continue son idée de toujours : restaurer la grandeur de l’URSS.

« La Russie n’a pas peur d’une nouvelle guerre froide » martèle-t-on à Moscou.

Le pire, c’est qu’elle en a les moyens. En s’alliant à l’Iran, au Vénézuéla, en voulant renouer avec Cuba et en accentuant son emprise sur ses ex-Républiques, Moscou a clairement défini quel était son choix !!


Après le 11 septembre, on pouvait croire à un bloc occidental enfin réunifié contre la menace islamiste. La répression en Tchétchénie fut même justifiée à posteriori par le 11 septembre de la part de Poutine.

Hélas, il est clair que nous avons été floués. Floués par une Europe qui a refusé de voir le danger, totalement impuissante devant la guerre en Yougoslavie, floués par des « pacifistes » qui, au nom d’un antiaméricanisme commode, ont signé un chèque en blanc à Poutine.

A-t-on vu des manifestations « anti-guerre » pour la Géorgie ?

A-t-on vu des panneaux Poutine=Hitler ?

A-t-on vu des députés et des peoples demander le jugement de l’autocrate russe pour crimes contre l’humanité ?


L’affaire géorgienne est plus qu’inquiétante. Elle montre comment le pouvoir russe entend exploiter la fenêtre de tir du changement d’administration américaine. En attaquant durant les JO, Moscou a fait preuve d’une grande connaissance médiatique. Pour les peuples occidentaux, rien ne devait troubler les jeux, pas même une guerre à nos frontières.

Il est clair que le travail de Reagan est en train d’être jeté à terre. L’Europe est impuissante, les USA hésitent entre continuer le boulot et élire un Carter bis, l’islamisme s’allie au nationalisme russe.

Oui, nous pouvons avoir peur !! Car après la Géorgie, à qui le tour ?

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commentaires

david martin 18/09/2008 22:25

Il est clair que l'Europe et les USA (remember le fou rire de Clinton et Eltsine) ont commis une erreur en choisissant de s'appuyer sur des survivants du KGB ou du Comité central.Mais qui était l'autre choix à l'époque ? 

tanned_squirrel 18/09/2008 21:51

Peut-etre  serait-il bon de se demander pourquoi Poutine est arrivé au pouvoir?Friedman et ses "Chicago Boys" (dont Jeffrey Sachs, conseeiller de Eltsine, à l'époquue) n'y seraient-ils pour rien?

Sebaneau 01/09/2008 08:08

docs.google.com/Doc?id=dc2m8p62_310c3h6bzdvwww.jamestown.org/edm/article.php?article_id=2373334Ce que l'Union Européenne peut faire pour la Géorgie après l'invasion russePar Vladimir Socor,  Eurasia Daily Monitor, 30 août 2008Le sommet de l'Union Européenne réuni  en urgence le 1° septembre doit contempler les décombres de ses politiques  dans son voisinage oriental  et vis-à-vis de la Russie.  A la suite de l'invasion de la Géorgie par la Russie  et du changement de ses frontières par la force, l'Union Européenne peut s'attendre  à des pressions accrues de la Russie (après un délai de convenance)  sur l'Ukraine,  la Moldavie,  les états Baltes  et l'Azerbaïdjan. Tandis que la forme  et l'éventail des pressions  --économiques, politiques,  militaires—variera  d'un pays  à l'autre,  la Russie  a mis en branle  un processus général de subversion de l'ordre international  postérieur à 1991. La Géorgie  a été sa première cible. Quoique  provoqué  par l'agression contre la Géorgie,  le sommet de l'Union Européenne  manquerait à son devoir  s'il n'offrait pas  des assurances de soutien politique  et de perspectives d'intégration à l'Ukraine et à la Moldavie,  de même qu'une forte affirmation de l'intérêt de l'Europe pour le couloir de transit énergétique  par l'Azerbaïdjan et la Géorgie.  Étant donné que la Russie  avait commencé  par distribuer  en masse des passeports russes  en Abkhazie puis en Ossétie du sud,  puis  était intervenue pour "protéger les citoyens de la Russie",  l'Union Européenne doit certainement délégitimer cette espèce de "passportizatsia"  L'Union Européenne avait vu ce qui se passait en Géorgie mais n'avait rien dit.  Si elle ne le délégitimise pas,  cela pourrait encore lui revenir en pleine figure  en Ukraine,  en Moldavie,  ou dans les États baltes.  Le sommet de Bruxelles est confronté  à un ordre du jour  qui est double : Tout d'abord,  sauver l'État de Géorgie du dépeçage  territorial, de la destruction économique et de l'occupation militaire  de la Russie ;  et,  deuxièmement,  fixer un coût prohibitif à l'emploi de la force par Moscou dans l'est de l'Europe,  où la réimposition de la domination russe accroîtrait le pouvoir de la Russie  par rapport à celui de l'Union Européenne et de l'OTAN. L'Union Européenne semble en gros disposée à accorder un soutien politique et économique à la Géorgie, mais elle semble divisée  sur la nécessité  de reconnaître  le  défi révisionniste  que lui lance  la puissance russe,  plus encore  sur la manière de traiter cette provocation. A son sommet de Bruxelles,  l'Union Européenne peut offrir  à la Géorgie  les formes de soutien suivantes : -- Placer au sommet de l'ordre du jour politique  la question de la suppression des zones militaires tampon de la Russie ("zones de sécurité")  à l'intérieur de la Géorgie.  Découpées unilatéralement par la Russie,  ces zones occupées  n'ont aucun rapport avec l'"armistice"  conclu avec la médiation de la France ;  bien au contraire,  elles le détruisent.  Ces zones s'étendent bien au-delà des territoires  d'Abkhazie et d'Ossétie du sud,  compromettent les artères de transport vitales de la Géorgie,  menacent la viabilité  du corridor  de transit pour le pétrole et le gaz,  et réduisent la Géorgie  à un état-croupion problématique  et précaire. -- Revenir à un soutien diplomatique  total de l'intégrité territoriale de la Géorgie dans ses frontières internationalement reconnues.  Le Ministre allemand des affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier et le Président français Nicolas Sarkozy avaient trop visiblement laissé tomber  ce principe  dans le plan de résolution du conflit en juin et le pseudo-"armistice" d'août.  Cette reculade  – par des tierces parties,  au détriment de la Géorgie --  a indiscutablement encouragé la Russie  à "reconnaître" l'Abkhazie et l'Ossétie du sud,  et à s'emparer de morceaux supplémentaires du territoire géorgien  avec les prétendues "zones-tampon".  Pour délégitimer les "reconnaissances"  par la Russie,  l'Union Européenne est bien placée pour annoncer  qu'elle refusera toute aide  aux pays qui reconnaîtraient l'Abkhazie et l'Ossétie du sud.  -- Reconnaître officiellement le nettoyage ethnique massif  commis  en Abkhazie  dans les années 1990  et en Ossétie du sud (plus la "zone tampon")  en août 2008,  disqualifiant la prétention de l'agresseur à mettre en oeuvre une prétendue  "autodétermination". Certains dirigeants de l'Union Européenne,  y compris  la chancelière allemande Angela Merkel  et le Ministre des affaires étrangères français Bernard Kouchner,  en ont dûment pris note  à la veille du sommet (Deutsche Welle, Agence France Presse,  26-28 août).  En revanche  l'Union Européenne en tant que telle doit aussi enregistrer ces deux cas de nettoyage ethnique,  les condamner,  et en tirer les conséquences  politiques appropriées.  -- Appeler à une enquête internationale impartiale  par une commission indépendante  sur les événements qui ont mené  à la guerre entre la Russie et la Géorgie,   et sur ses conséquences sur le terrain.  Le ministère géorgien des Affaires étrangères  a déjà appelé  à une telle enquête,  offrant un accès total  aux preuves  et aux  enquêteurs sur le terrain (communiqué de presse,  29 août).-- Constituer  en envoyer en Géorgie  un contingent de soldats  de l'Union Européenne pour maintenir la paix. Un tel contingent pourrait être fait d'unités multinationales  de type  gendarmes  ou policiers civils,  de même que d'observateurs  militaires non armés,  recrutés  parmi les pays membres de l'Union Européenne.  Celui-ci  doit être désigné  pour remplacer les troupes  russes stationnées dans les prétendues  zones tampon,  comme la Chancelière Merkel,  avec d'autres,  l'a proposé (Deutsche Welle, 26 août).  L'Union Européenne pourrait conférer un mandat propre  à un tel contingent dans le cadre de sa Politique de sécurité et de défense (PESD). A défaut,  une coalition de volontaires au sein des pays de l'Union Européenne  pourrait contribuer en personnel.  Dans un cas comme dans l'autre,  la Géorgie peut exercer son Droit souverain  d'inviter un tel contingent sur son territoire. Demander un mandat à l'ONU ou à l'OSCE,  comme le suggère la France (AFP,  26 août),  serait la mauvaise manière de procéder pour l'Union Européenne. Dans ce cas-là,  la Russie utiliserait son pouvoir de veto dans l'une ou l'autre de ces organisations  pour retarder indéfiniment l'arrivée de ce contingent  ou pour réduire  sa taille et sa mission à un rôle  sans conséquence -- comme c'est déjà le cas des missions de l'ONU et de l'OSCE en Abkhazie  et en Ossétie du sud,  à cause de ce pouvoir de veto de la Russie.-- Autoriser le financement par l'Union Européenne d'un paquet d'assistance et de reconstruction,  à mettre au point par le gouvernement géorgien  en consultation avec la Banque mondiale  et d'autres  éventuelles institutions. La valeur de ce paquet doit être proportionnée  au dommage  infligé  à l'infrastructure géorgienne par l'armée russe au cours de son invasion et de son "armistice". Une aide  qui ne serait pas  à la hauteur  signalerait  --certes,  pas pour la première fois— que l'Union Européenne n'est pas sérieuse  dans son intention d'utiliser  dans l'intérêt de l'Europe le potentiel de transit unique de la Géorgie.  L'Union Européenne  pourrait nommer  un Représentant spécial pour la reconstruction en Géorgie.  La République tchèque  a offert d'héberger  une conférence des contributeurs  pour la Géorgie.  L'assistance de l'Union Européenne pour la reconstruction,  cependant,  n'est pas un substitut  à  une stratégie politique  pour l'Union Européenne  politique qui fait défaut  en Géorgie  et plus généralement dans le sud du Caucase.  -- Élaborer d'urgence  un accord de facilitation pour les visas  et  un accord de libre échange entre  l'Union Européenne et la Géorgie.  L'un et l'autre  étaient en préparation bien avant l'invasion russe et  n'en sont devenus que plus urgents aujourd'hui.  Au-delà de leur valeur intrinsèque pour la Géorgie et pour ses citoyens,  la conclusion rapide de tels accords  démontrerait au moins une dose d'engagement à log terme  de l'Union Européenne vis-à-vis de la Géorgie.  Face  à une Russie hostile,  la politique extérieure  commune de l'Union Européenne,  sa politique de sécurité,  sa politique de l'énergie,  et sa politique vis-à-vis de ses voisins  sont en train de perdre leur crédibilité  aux yeux des pays pro-occidentaux  à l'est de l'Europe,  voire  aux  yeux de ses membres eux-mêmes.  C'est aujourd'hui que l'Union Européenne  a une occasion sans précédent  d'acquérir de la crédibilité  vis-à-vis de tous  par une politique active  dans la Géorgie envahie par les Russes.

david martin 28/08/2008 14:00

Exact : Gorbatchev, désigné en 1985 pour succéder à quelques vieillards style Andropov , a tenté de limiter les dégats, même si, reconnaissons le, il fut dès 81 l'un des premiers à proposer une option zéro pour les armes nucléaires.mais pourquoi cette "option zéro" (qui n'était d'ailleurs partagé que par lui au sein du Politburo) ? Parce Gorby a eu conscience , bien avant les autres, que la Russie ne survivrait pas à une nouvelle course aux armements.A partir de 85, il a donc pu travailler avec Reagan, très brillamment réélu l'année d'avant (je crois qu'il avait remporté la quasi totalité des Etats) mais dans l'optique de sauver ce qu'il peut l'être.La suite on la connaît, malgré l'évacuation de l'Afghanistan (en 89) , il sera incapable de s'opposer à la désintégration de l'URSS.Rappelons aussi que c'est Reagan qui lui demanda dans un discours célèbre "d'abattre le mur" (de Berlin), bien avant que Gorby l'envisage lors d'une visite en Chine .Et puisqu'il faut rendre à césar ce qui appartient à César, sachez que le principal inspirateur de Gorby fut l'ambassadeur russe au Canada Alexandr Lakovlev. Ce dernier a pu voir de ses yeux la réussite du continent nord américain et la comparer avec la faillite annoncée de l'URSS.Gorby a reçu le prix Nobel en 90 pour avoir contribué à la fin de la guerre froide. M'est avis qu'il aurait dû le partager avec Ronnie, même si la contribution de l'ancien secrétaire tient plus d'un opportunisme politique brillant que d'une réelle stratégie.Voilà qui répare mon oubli. 

Claude 28/08/2008 12:07

Gorbatchev n'a pas eu le choix. Certes, il a promu la pérestroïka mais ne voulait surtout pas de l'éclatement de l'URSS ni réunification allemande et encore moins la fin du Pacte de Varsovie.

Gorbatchev a du subir la politique de Reagan qui, fin stratège, l'a ammené bien plus loin que ce qu'il voulait avec la fin de l'URSS en 91.

Demandez vous pourquoi Gorbatchev a approuvé la future partition de la Géorgie et soutient à fond le gouvernement Poutine.

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