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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 07:46
Malgré sa victoire, Tzipi Livni demeure moins bien placée que Benyamin Netanyahu pour former une coation gouvernementale.
Malgré sa victoire, Tzipi Livni demeure moins bien placée que Benyamin Netanyahu pour former une coation gouvernementale.

Selon les résultats finaux, le parti de la ministre des affaires étrangères Tzipi Livni obtient un petit siège d'avance sur le Likoud. Mais Netanyahu, mieux placé pour former une coalition gouvernementale, crie également victoire.

La percée de la droite israélienne a finalement été moins forte que prévue aux législatives. Selon les résultats finaux, le Kadima (centre-droit) a obtenu 28 sièges (contre 29 dans le parlement sortant), le Likoud (droite) 27 (contre 12), la formation d'extrême-droite Israël Beiteinou 15 (11), le parti travailliste (gauche) 13 (19), le parti ultra-orthodoxe Shass 11 (12). Mais en dépit de sa deuxième place, le Likoud reste néammoins favori pour former une coalition gouvernementale.

Trente-trois listes étaient en course pour obtenir un siège parmi les 120 de la Knesset, le parlement israélien. Il faut obtenir au minimum 2% pour être représenté. Mais tout se jouait entre les deux grands partis, celui de centre-droit, Kadima, et celui de droite, le Likoud de Benyamin Netanyahou. Donné favori au début de la campagne ce dernier a vu les intentions de vote en sa faveur s'effriter au fil des semaines pour finalement passer derrière le parti Kadima de Tzipi Livni.

En position d'arbitre, le parti d'extrême-droite Israel Beitenou, dirigé par l'ultranationaliste Avigdor Lieberman, a réussi son pari. Toujours selon les premières estimations, il devance, avec 15 sièges, le parti travailliste, qui obtiendrait le score le plus bas de son histoire. «Nous avons toujours voulu un gouvernement national, un gouvernement de droite et j'espère que nous y parviendrons», s'est félicité Lieberman. Et le leader ultra-nationnaliste d'exiger du futur gouvernement qu'il «mette à bas le Hamas», qui contrôle la bande de Gaza, et qu'il rejette toute négociation et toute trêve avec ce mouvement islamiste palestinien.

Devenu la troisième force politique du pays, Israel Beitenou devrait pouvoir offrir au Likoud la direction du gouvernement, bien que Avigdor Lieberman ait déclaré qu'il «ne prendrait aucune décision» à ce stade. Le Likoud devrait par ailleurs bénéficier du soutien de plusieurs partis religieux. Parmi eux, le parti orthodoxe sépharade Shass, obtient 11 sièges. Avec ces différents soutiens, Netanyahu apparaît dès lors en meilleure position pour former une coalition gouvernementale, sur la base d'une majorité de 65 députés sur 120. Tzipi Livni ne dispose que du soutien théorique de 55 députés.

 

Livni et Netanyahu crient victoire

 

Benyamin Netanyahu s'est d'ores et déjà dit «convaincu d'être le prochain premier ministre». «Le peuple s'est exprimé clairement, le camp national, dirigé par le Likoud, enregistre une nette avance», a-t-il déclaré devant ses partisans enthousiastes.

«Le peuple a choisi Kadima», a pour sa part proclamé Tzipi Livni. «Il faut désormais respecter le choix des électeurs, respecter la décision des urnes, et rejoindre un gouvernement d'union nationale sous notre direction», a-t-elle ajouté, à l'adresse notamment du Likoud de Netanyahu.

 

L'heure des tractations

 

Les résultats laissent placent aux tractations. Le président Shimon Peres doit commencer la semaine prochaine ses consultations avec tous les partis représentés au parlement. Il doit ensuite désigner le député, qui a le plus de chance de constituer une majorité. Ce parlementaire dispose ensuite d'une période de 28 jours, qui peut être prolongée de 14 jours supplémentaires pour mener à bien cette mission.

Le prochain gouvernement devra faire face à d'importants défis : risque d'une nouvelle confrontation avec le Hamas, relance des pourparlers de paix avec l'Autorité palestinienne, dossiers syrien et libanais, menace d'un Iran nucléaire.

Ces législatives, marquées par le contexte de l'après-offensive à Gaza , ont également connu une hausse de la participation. Celle-ci était de 59,7% à 20 heures locales, deux heures avant la fermeture des bureaux de vote. C'est 2,5 points de plus que lors des dernières législatives, en 2006. Shimon Peres, le président israélien, avait appelé ses concitoyens à se déplacer aux urnes malgré une campagne terne.

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Page orginale : Le Figaro

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Published by Dave - dans Israël
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