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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 19:13

La crise entraîne des phénomènes regrettables, mais hélas très très classiques. Ainsi, les séquestrations de patrons (que les syndicats appellent retenues volontaires) prouvent que le dialogue social se résume en fait à un rapport de force entre des personnes jusqu’au boutiste d’un côté et une direction qui ne contrôle souvent pas grand-chose, n’étant que les représentations d’une entité étrangère. La mansuétude dont ces atteintes à la liberté font l’objet dans les médias montre que notre pays est désormais prêt pour une dictature. Au nom du désarroi de celui qui a perdu son emploi, on excuse désormais tout, tout comme la racaille de banlieue est excusée pour son comportement sauvage et imbécile sous le fallacieux prétexte de l’environnement peu propice à l’épanouissement de sa personnalité.

 

La société française se range rarement du côté des victimes et quand elle le fait, c’est toujours avec une rare indignité. Si le drame du chômage est évidemment un élément que l’on ne doit pas occulter, autoriser toutes les dérives brutales est une absurdité. Les bonnes âmes de la gauche nous rappellent à tout bout de champ qu’on ne règlera pas, par exemple, les problèmes du terrorisme islamiste par la guerre, estimant que c’est juste souffler sur des braises, mais elles poussent des victimes de la crise à laisser éclater leur colère, y compris sur les biens de la collectivité. A-t-on entendu des protestations du PS quand des salariés ont dévasté une sous-préfecture ?

 

Il n’y a d’ailleurs pas que la gauche qui espère une flambée de violence dans le pays. Des irresponsables comme De Villepin, dont on a peine à croire qu’il fut un jour Premier Ministre tant sa stupidité est évidente rêvent d’un grand soir qui emporterait le président actuel. Ces vautours oublient juste que, comme une guerre, on sait quand commence une Révolution, mais rarement quand elle s’arrête !! Les victimes du communisme auront compris ce que je veux dire. J’en profite pour souligner l’excellent dossier de Sciences et Vie Junior qui consacre plusieurs pages aux crimes de Hitler, mais aussi à ceux de Mao et Staline. À l’heure où une majorité de jeunes se dit séduite par les idéaux communistes, manipulés par les idéologues de l’Education Nationale confondant neutralité et tribune politique et par des médias dont le gauchisme n’est plus à démontrer, n’en déplaise à Mme Chabot qui niait encore les faits jeudi dernier, il est sain de constater que toute la presse n’a pas abdiqué devant le diktat rouge !!

 

On peut aussi se poser la question de certaines situations : si Continental ferme des usines, est-ce vraiment à cause de la rapacité des actionnaires ou notre volonté d’acheter les pneus le moins cher possible, le plus souvent à des sociétés chinoises ou indonésiennes n’est-il pas aussi en cause. Sans vouloir faire du protectionnisme, il est toujours choquant de voir que les victimes de la crise ont souvent creusé leur propre tombe en cherchant toujours le prix le plus bas, aidées en cela par la majorité des Français qui cherchent toujours le prix le plus bas, sans jamais regarder la provenance.

 

Outre des crispations identitaires voire nationalistes, la crise financière a eu différents impacts sur l’écologie. Le fumeux Global Warming se voit relégué au second plan, ce qui permet d’ailleurs à certains scientifiques de le contester sans craindre un déferlement de critiques, le sujet n’étant plus médiatique. Il est clair aussi que pour les gouvernements, la sauvegarde immédiate de la cohésion de la société l’emporte sur d’hypothétiques changements climatiques. Les tenants de la théorie du Global Warming y verront sans doute une faute, j’y vois pour ma part un espoir que ce débat redevienne plus serein et surtout, surtout, que les arguments de tous soient examinés et non pas que l’on assiste à un point de vue unique, digne des démocraties dites populaires. Mais ce changement ne plaît pas à tous : ainsi, Zapattero, le Premier Ministre espagnol a décidé d’une politique de très grands travaux. Pas écologiques ont alors dit les Verts et une partie des médias. Il est vrai que les autoroutes ou les extensions d’aéroports, ce n’est pas très écologiquement correct. Mais que faut-il faire : laisser ce pays s’enfoncer dans le marasme (le taux de chômage y est remonté au  niveau des années 80, près de 20%) ou bien tenter d’en sortir. Car les emplois écologiques dont on nous a vanté les mérites durant des années ne fonctionnent pas en période de crise : les gens parent au besoin les plus pressés. On peut le regretter mais c’est un fait

 

 

Terminons ces quelques lignes pour noter que le juge Burgaud a écopé de la sanction la plus minime qui soit dans sa gestion désastreuse de l’affaire d’Outreau. Bel exemple d’une justice à deux vitesses prompte à envoyer des innocents en prison, mais bien lente quand il s’agit de se remettre en question. Burgaud le petit n’a même pas eu un mot d’excuse pour ses victimes, pire il se fait passer pour une victime. Méprisable !!

 

Quant à Royal, un site a été créé pour qu’elle puisse s’excuser à votre place :  sacréesego.com . L’humour au secours d’une abrutie de la politique, c’est toujours cela de gagné.

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commentaires

D
La lutte contre le chômage passe l'attrait du pays pour les investisseurs et à l'envie pour certain jeunes de devenir patrons.Ces sequestrations de dirigeants d'entreprises sont de loin la meilleure des publicités pour attirer de futur entrepreneurs.On appelle celà,l'art de se tirer une balle dans le pied.D.J
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D
La lutte contre le chômage passe l'attrait du pays pour les investisseurs et à l'envie pour certain jeunes de devenir patrons.Ces sequestrations de dirigeants d'entreprises sont de loin la meilleure des publicités pour attirer de futur entrepreneurs.On appelle celà,l'art de se tirer une balle dans le pied.D.J
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