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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 09:06
Il y a 50 ans, le 25 mars 1957 ,  6 états européens signaient le traité de Rome et s'engageaient sur la voie de la construction européenne.

Le 25 mars 2007, l'Europe des 27 fête cette anniversaire en Allemagne mais au final, on peut se poser la question : pour quoi faire.

L'Europe divisée est né du partage de Verdun en 843. Après avoir été romaine puis franque puis carolingienne, l'Europe a commencé à se constituer en états rivaux à la mort de  Louis le Pieux en 840. Quand ses 3 fils, au bout de 3 années de guerre civile, ont divisé l'Empire en trois zones, la zone européenne a début une histoire chaotique et sanglante. Les tentatives pour la réunifier ont été éphémères , menées par la guerre , la conquête. Parfois de manières spirituelles comme le pape Innocent III qui voulut établir la primauté du Vatican sur l'Europe, parfois de manière politiques et guerrière comme l'action de Napoléon qui, pour garder l'héritage de la Révolution, se lança dans une aventure guerrière , le plus souvent poussée par un réflexe défensif. Le pire fut bien entendu atteint par Hitler qui voulu établir une Europe de la haine et de la barbarie.

La construction européenne est la première qui s'est engagée de manière pacifique et qui s'est fait sur des critètes économiques. Il n'était plus question de conquêtes, de sang, d'aventures mais de partenariat , de liens commerciaux, d'échanges...

Mais au final, quel résultat ? L'Europe des 27 ne fait plus rêver. Le "non" à la consitution l'a emporté grâce à la démagogie de certains et à la peur d'autres. Elle est devenue une sorte de monstre bureaucratique fort éloigné du dessin des pères fondateurs. Certains Etats , comme la France, aspire à le diriger alors qu'ils sont sur la pente du déclin. Pire encore, depuis des années, l'Europe se construit en opposition avec le reste du bloc démocratique, à savoir le bloc anglo-saxon. L'Erurope est devenue la meilleure amie des dictatures arabes, africaines et communistes. Elle a été incapable d'empêcher le torrent de haine qui a déchiré la Yougoslavie . Elle n'a pas levé le petit doigt pour empécher le génocide rwandais. Désormais, si l'on met de côté les ex-pays de l'est, elle refuse de s'engager vraiment dans la sauvegarde de sa civilisation, défile contre la libération de l'Irak, soutient le Hamas et le Hezbollah, laisse l'antisémitisme renaître sur son sol...

Pauvre Europe, devenue un thème de campagne sous-exploité !! Pauvre Europe , manipulée par un gouvernement théocratique non élu et qui entend imposer ses règles sans se soucier de la vie de chacun.

L'Europe qui aurait pu redevenir un pôle de liberté n'a dû sa survie qu'à l'aide américaine, au Plan Marshall . Elle est désormais exclue des grandes décisions planétaires, de la croissance . Elle s'accroche à de nouvelles "aventures" comme la "lutte contre le capitalisme,  le réchauffement climatique, la soumission à tout ce qui n'est pas occidental" mais sans vraiment se donner la peine d'y réfléchir.

Peut mieux faire, donc !! L'Europe que l'on promettait enfant, celle de la prospérité, de la paix n'existe pas. Elle est devenu un truc incontrolable, ballotés au gré des modes , distancés par les USA, la Chine, l'Inde et demain peut être la Russie voir le monde arabe si celui ci sort de la gangrène de l'islamisme.

Je ne souhaite pas une Europe hautaine, toute puissante, je n'entends pas revenir à la situation de 1914 quand elle dominait le monde par le commerce et par la guerre mais tout simplement une Europe égale aux autres blocs, un partenaire honnête et efficace...

Bref, je souhaite que l'Europe de Charlemagne, qui traitait en partenaire avec Byzance et le Califat de Bagdad renaisse sur les cendres de ce monstre bureaucratique.
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commentaires

D
Une Europe Atlantiste ?

Un vieux rêve, hélas mon ami !!

Il est clair que la campagne qui s'annonce ne permettra pas à une Europe (qui renie ses valeurs chrétiennes et son histoire) de se tourner vers les pôles de la liberté : les USA et le monde anglo-saxon
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P
Tout à fait d'accord, et c'est un européen convaincu qui parle.
L'Europe des origines était une extraordinaire expérience de paix et de liberté; on aurait enfin pu mettre en place une politique commune sur des points particuliers et pragmatiques, et cela en dépassant l'Etat : abolition des frontières, libre-échange, etc.
Problème : cet idéal si noble a été progressivement dévoyé par les ambitions nationales (ainsi, de Gaulle qui refuse les Anglais), le délire bureaucratique et le dévelopement du Welfare en ont fait toute autre chose ; l'ambition européenne aujourd'hui, c'est de créer de toutes pièces un pays qui n'existe pas (et ce par le biais d'une réglementation stupide, à base d'harmonisations impossibles) pour "lutter à armes égales" contre les USA.
Rien que ca !
Et je ne parle pas de la gauche, qui ne désire qu'une chose : plus de social, c'est-à-dire : une Europe "sociale" constituée quasi uniquement de fonctionnaires, d'agriculteurs subventionnés et d'assistés.
Alors quand on entend dire que l'UE est "néolibérale", ou "aux bottes des USA"... Nous n'avons jamais accepté l'OTAN, et la France a un rôle dans le déclin d'une institution aussi utile et plus que jamais, nécessaire ; nous disons porter les droits de l'homme mais nous refusons toute garantie des droits fondamentaux chez nous (regardez le nombre de condamnations de notre pays à la Cour européenne de droits de l'homme qui, elle, est une organisation magnifique)...
L'Europe, oui ; mais une Europe atlantiste.
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C
Je me permets de mettre en ligne les propos (justes) du Pape Benoit XVI lus sur le Figaro.

LE 25 MARS 1957, sur ordre de Pie XII, les cloches de Rome saluaient la naissance de l'Europe moderne. Cinquante ans plus tard, son successeur, Benoît XVI, aurait pu faire sonner le glas. Le Pape a prononcé, samedi, un discours intransigeant contre l'Union européenne. Il ne s'est pas arrêté, comme le faisait Jean-Paul II, à l'oubli des « racines chrétiennes » de l'Europe. Il est allé plus loin en dressant un catalogue de critiques contre une Europe coupable « d'une singulière forme d'apostasie ». Un terme très fort dans la bouche d'un pape. En reniant la religion chrétienne, l'Europe commettrait un péché mortel.

« On ne peut pas penser construire une vraie maison commune en négligeant l'identité propre des peuples de notre continent (...), une identité historique, culturelle et morale (...) constituée d'un ensemble de valeurs que le christianisme a aidé à forger », a dit Benoît XVI devant les délégués des épiscopats européens, réunis à Rome pour ce cinquantenaire. Ces valeurs « constituent l'âme du continent » et doivent rester un « ferment de civilisation ».

Même s'il a reconnu à l'Europe des succès économiques et la fin du rideau de fer, Benoît XVI a estimé qu'aujourd'hui « elle perd confiance dans son propre avenir ». L'Europe avance « péniblement ». Sa dénatalité pourrait la mettre « en congé de l'histoire ». Surtout, « le processus d'unification européenne n'est pas partagé par tous, à cause de l'impression diffuse que différents chapitres du projet sont écrits sans tenir compte des attentes des citoyens ».

Le Pape a mis en garde l'Europe « contre cette attitude pragmatique (...) qui justifie systématiquement le compromis sur les valeurs humaines essentielles ». Les « courants laïcistes et relativistes » ont fini par « dénier aux chrétiens le droit d'intervenir dans le débat public ». Les catholiques sont invités à s'engager politiquement et à recourir à « l'objection de conscience » contre les législations sur l'avortement, l'euthanasie et en matière de bioéthique. Ils sont invités à construire « une nouvelle Europe, réaliste, mais non cynique ». Un message relayé par son ministre des Affaires étrangères, Mgr Dominique Mamberti, qui a accusé le Parlement européen « d'attaques contre l'Église ».

Benoît XVI a ainsi constaté l'échec d'une Europe pourtant née de la démocratie chrétienne, que le Saint-Siège avait appelée de ses voeux comme la résurrection de la chrétienté médiévale. Au Vatican, on rappelle que le drapeau européen est celui de la Vierge et que Jean Monnet et Alcide De Gasperi, fondateurs de l'Europe, pourraient devenir saints. Romano Prodi, chef du gouvernement italien et ancien président de la Commission, a indirectement répondu au Pape. Il avait oeuvré, a-t-il dit, à inscrire l'héritage chrétien dans le projet de Constitution de l'Union européenne, mais il a estimé que ce combat perdu faisait « désormais partie de l'héritage du passé ».
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D
Ce n'est pas l'Europe qui a ammené la paix mais la démilitarisation de l'Allemagne et la ruine consécutive à la 2eme guerre mondiale qui ont ammené cet état de fait.

C'est parce que l'Europe n'avait plus les moyens de faire la guerre qu'elle a pu se construire.

Mais quand je vois le peu d'enthousiasme en France autour de cet anniversaire, je me rends compte que l'esprit de Rome a été bien dévoyé.
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A
peut mieux faire certes mais tout de même.......50 ans de paix après des siècles de guerre, ce n'est pas rien....
Quant aux espagnols, grecs, irlandais, portugais, etc...ils peuvent dire merci à l'europe.....pour ma part, je suis ravie que la mise en commun de nos ressources et forces aient pu faire passer ces pays du quasi "1/3 monde" au developpement, au dynamisme, etc..
l'europe forte, unie, qui pèse face aux autres blocs ne sera pas possible tant que l'on "pensera" national...tant que les intérêts de chacun seront la priorité et non l'intérêt commun...
les USA, la chine, la russie, etc...c'est une seule nation, une culture.....l'Europe est différente.....alors soit on accepte de pousser vers le fédéralisme politique et économique, soit on arrête tout.....car l'europe des nations à la de villiers, ca ne sert à rien.
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