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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 01:59
























« Nous n’entrerons pas dans la nuit sans nous battre, nous allons vivre, nous allons survivre, aujourd’hui, nous fêtons le jour de notre indépendance. »

C’est par cette phrase que Bill Pullman galvanise ses troupes avant l’assaut final contre les créatures extraterrestres venues exterminer les hommes. Voilà ce que j’écrivais en 97 dans le fanzine Salla Obscursium Invocat :

Fort de ce succès incontestable, le duo va ensuite se lancer dans une aventure fantastique, la re-création à l'écran de La guerre des Mondes. Ré actualisant le thème en écrivant eux-mêmes le scénario, le duo se lance ensuite à la chasse au budget en proposant leur traitement à tous les grands studios. C'est la Fox qui réagira le plus vite mais en leur demandant de prouver qu'ils peuvent bien mettre à l'image les scènes délirantes qu'ils envisagent. Un plan test est réalisé , celui où le mur de la destruction ravage Manhattan, lequel plan s'avère si convaincant qu'il finira dans le film et sera mis en vedette dans la bande-annonce. La Fox donne alors le feu vert et alloue 70 millions de dollars de budget. Quand on sait qu'il en a fallu 180 pour Waterworld, 85 pour Terminator 2 ou 120 pour True Lies, des films qui mettaient scène des projets extrêmement ambitieux, on se demande : mais comment font-ils ?
 
Simple . Emmerich déteste le gaspillage et sait se servir d'un petit budget. Il se passe de star, crée ses effets visuels en interne (Centropolis) et n'hésite pas à utiliser des vieux trucs bidons mais diablement crédibles à l'écran. Comment faire voler l'avion présidentiel devant un soleil levant ? Facile : accrocher une maquette commerciale devant une peinture de ciel, allumer une lampe au bon moment et hop ! le plan est dans la boîte pour trois fois rien. ID4 est tout à l'image de cette anecdote : un croisement entre la haute technologie et le système D. Aucun avion n'a volé dans le film et la production a même loué son unique F-16 à celle de Rock. Emmerich se sert également de la production frontale (imitant en cela James Cameron) jugée moins coûteuse qu'un écran bleu.

Mais avant tout ID4 est une histoire. Une histoire mixant SF et humanisme. Bien loin des accusations ridicules de la presse, Emmerich met tout simplement en scène la 2e guerre mondiale et milite pour une union mondiale utopique. Se focalisant sur plusieurs personnages (reprenant en cela la recette des films catastrophes) ,  ID4 prend son temps pour nous faire connaître les destinées de chacun. Bien sûr, le film n'oublie pas d'être spectaculaire et les scènes de destructions des grandes villes sont d'anthologies. La deuxième partie du film bascule dans une éloge à l'Amérique triomphante, mais qu'importe : ID4, contrairement à Mars Attacks !! ne se prend pas au sérieux et ne fait qu'inviter le spectateur à apprécier un film. Techniquement parfait, long, ambitieux mais pas pédant, doté d'un scénario riche et passionnant, ID4 est tout simplement l'un des meilleurs films de SF de tous les temps, un chef d'oeuvre absolu. Que la majorité des journalistes l'ait descendu n'a absolument aucune importance. Emmerich a tout simplement montré une armée arrogante, cachée derrière sa technologie et qu'une poignée d'hommes et de femmes réussira à détruire par la seule force de son astuce. Cette armée c'est au choix, l'armée nazie, l'armée rouge, l'armée de n'importe quelle dictature où l'individu ne prime pas , n'existe pas.

Alors que personne en France ne s'y attendait, ID4 explose le box-office US, laissant loin derrière Mission Impossible que tout le monde voyait déjà comme le grand vainqueur de 96. En Europe, malgré un lynchage médiatique hors du commun, le film se taille la part du lion et des foules massives envahissent le cinéma. L'expérience d'une salle applaudissant à tout rompre ce fabuleux spectacle reste inoubliable pour moi, le sentiment d'avoir partagé avec plusieurs centaines de personnes, la vision d'un génie. Merci Roland


Et voici ce que rajoute en 2007 , après l’avoir revu pour la xeme fois sur TF1.

ID4 raconte l’histoire d’une résistance. Une vraie. Pas celle d’une employée de l’EN qui se fait passer pour Lucie Aubrac en empêchant la police d’embarquer un sans papier. Pas celle qui tire à la roquette sur des pèlerins à Nadjaf. Non : une vraie résistance qui refuse d’entrer dans la nuit et qui veut se battre.

Les monstres d’ID4, ceux qui savent tout de nous, qui se jouent de nos divisions, sont en fait les nazislamistes. Ils se positionnent au-dessus de nos villes, prennent le contrôle de nos instances, de l’ONU, de l’UE, des médias. Et attendent pour attaquer.

Ils nous ont déjà testé le 11 septembre 2001, le 11 mars 2004. Ils ont vu que l’Europe est faible. Ils ont vu que l’Amérique peut être vaincue en utilisant les pacifiques. Les monstres d’ID4 attendent patiemment que nous nous soumettions pour nos détruire. Les nazislamistes aussi.

Emmerich osait en 1996 montrer des Israëliens et des arabes côtes à côtes enfin réunis pour se battre contre un ennemi commun. Il osait montrer un président américain fier de représenter la liberté dans le monde (soit dit en passant, le modèle n'était pas Clinton mais bel et bien un Républicain !! Vous doutez ? La scène où la femme de Will Smith dit "j'ai voté pour l'autre candidat le prouve pourtant. Croyez vous qu'une strip teaseuse noire voterait pour un Républicain !!). Il osait montrer ce qu'est le renoncement, l'envie de négocier à tout prix !!!

Puisse le chef d’œuvre de Roland Emmerich être enfin compris afin que le monde n’entre pas dans la nuit.
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commentaires

D

Mais, je t'en prie.


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M

mec, je suis tombé sur yon site par hasard,

et je dois dire que c'est la plus belle louange sur id4 que j'ai pu lire,
merci du fond du coeur, amis fan
permet moi de te la prendre, pour calmer totu les refractaire que je rencontre

merci gars,

id4 memories


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D
"du grand n'importe quoi ce film... ainsi que cet article qui l'encense!"

Non, tout simplement, un avis différent du tien.

Quand à la subtilité, je pense qu'elle exclut ton type de propos.
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B
>amelichan : +1 ... du grand n'importe quoi ce film... ainsi que cet article qui l'encense!Moi aussi je suis anti-nazislamiste.  Ca ne m'empêche pas d'essayer d'avoir un peu de subtilité dans mes idées...
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A
ben ecoute "victory or death"....engage toi!!...c'est sur que le cul derrière ton ordi c'est plus facile de triper sur Independance day que d'aller au front....
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