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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 16:56
Voici ce que l'on peut lire sur des tracts collés un peu partout à Nancy


Incroyable !! Depuis 5 ans, nous vivons en dictature !! On ne s'en était pas rendu compte !!

Heureusement que la Ligue des Droits de l'Homme (organisation apolitique de gauche !!) est là pour nous rappeler combien il est méchant Sarkozy !!

Je me demande même s'il n'aurait pas idée de faire encadrer les délinquants par des militaires ? ou bien de nous obliger à nous syndiquer ? Ou bien de faire de fausses colères à la télé ?

Trêve de plaisanterie, ce genre de procédé , que l'on voit plutôt chez les frontistes ou chez LO, est indigne d'une ligue qui se dit des "droits de l'homme" . Ce type de diabolisation, de contre-vérités , on la trouvait plutôt chez les ex-staliniens ou chez certains partis allemands de la première partie du XXeme siècle.

Cela consiste à trouver un bouc émissaire et à déferler des tombereaux de propos orduriers et mensongers sur lui.

Alors demain, en votant Sarkozy, non seulement , on empéchera Royal d'accéder au pouvoir mais surtout on montrera à toute cette clique gauchiste qu'elle ne peut rien contre le peuple.

Ce peuple qu'elle déteste tout en feignant de le cajoler.
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D
Arabisme à la française : le début de la fin ?
Stéphanie Lévy
23 avril 2007

Bien que les questions de politique étrangère ne soient traditionnellement pas le facteur déterminant au cours d'une élection, le Moyen-Orient a tenu une place notable dans la campagne présidentielle française depuis quelques mois : ainsi, le très médiatique Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP, ou encore la très fringante candidate socialiste Ségolène Royal ont multiplié déclarations et promesses de changement sur les dossiers iranien, libanais et israélo-palestinien. Cette campagne présidentielle a plus généralement servi de tribune à un débat amorcé par les présidentiables autour de la viabilité de la diplomatie chiraquienne menée au Moyen-Orient.

Alors que la volonté de s'affirmer comme un acteur stratégique majeur sur la scène internationale a conduit la France des années Chirac à sacraliser une politique arabe énoncée par le Général De Gaulle et renforcée par des relations privilégiées avec des dictateurs arabes notoires, tels un Yasser Arafat ou un Saddam Hussein, des critiques se sont élevées ces derniers mois quant au bilan d'une politique arabe à la française loin de tenir toutes ses promesses de grandeur. Ceci est d'importance car depuis quelques mois, le consensus national sur la pertinence du concept de politique arabe érigé véritablement en dogme sous les années Chirac semble s'effriter.

Les erreurs de « Chirac d'Arabie »

Depuis 12 ans, la politique étrangère de la France au Moyen-Orient, domaine réservé du Président Chirac, a révélé toute son incohérence et son inconsistance sur la scène internationale : quelle crédibilité peut-on accorder à une politique qui met à l'index la Syrie mais dont les décisionnaires se refusent à considérer le Hezbollah comme une organisation terroriste ? Que penser également des déclarations confuses d'un Chirac, qui exprimait en janvier dernier que si l'Iran possédait l'arme atomique, ce ne serait « pas tellement dangereux » et que si elle envoyait une bombe, « elle n'aura pas fait 200 mètres dans l'atmosphère que Téhéran sera rasé », point de vue totalement en contradiction avec les positions officielles de la France ? Ainsi, l'ère Chirac arrivant à son terme, ces incohérences pénètrent le débat politique français : analystes et acteurs politiques s'interrogent sur la viabilité des orientations françaises en matière de politique étrangère et semblent percevoir sous un jour nouveau les enjeux stratégiques liés aux réalités du Moyen-Orient.

Au sein de la presse française, Le Figaro et Le Monde ont d'ailleurs pris note de ce changement de ton en relayant dans leurs éditoriaux un compte-rendu du récent ouvrage Chirac d'Arabie : Les mirages d'une politique française, rédigé par Éric Aeschimann et Christophe Boltanski[1], deux journalistes du quotidien Libération, et dont la publication a eu un écho certain, du fait des critiques formulées à l'encontre d'une politique arabe, qui a essuyé depuis 12 ans les erreurs personnelles de Chirac. Énonçant les motivations de ce dernier comme étant les causes de l'échec de la politique française au Moyen-Orient, les auteurs ont ainsi souligné les erreurs françaises perpétrées notamment sur le dossier palestinien, lequel n'a été perçu par Chirac qu'à travers le prisme du regard d'Arafat.

En fait, comme le rappellent les deux journalistes, Chirac a entretenu tout au long de sa carrière politique des liens avec les pires dictateurs du Moyen-Orient, entraînant la diplomatie française vers une impasse. Les relations personnelles du président français et de Saddam Hussein sont en effet bien connues : de 1974 à 1976, Chirac, alors Premier ministre, reçoit des fonds substantiels du dictateur, en échange du soutien français au programme nucléaire irakien, lesquels sont versés à son mouvement, le RPR. Pour Chirac, « Saddam sera le De Gaulle du Moyen Orient », comme le soulignent les auteurs de Chirac d'Arabie. De même, en développant des liens avec le Libyen Muammar Khadafi au cours de son second mandat de Premier ministre entre 1986 et 1988, il espère faire de la France le principal allié occidental du monde arabe. Toutefois, lorsque le dictateur libyen choisit quelques années plus tard de sortir de son isolement diplomatique, il ne se tourne pas vers la France, mais vers les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

Des candidats qui se démarquent de la politique actuelle de la France au Moyen-Orient

Tout au long de la campagne, le discours des aspirants à l'investiture présidentielle semble se départir dans une certaine mesure de la diplomatie chiraquienne au Moyen-Orient. En effet, au sein de l'échiquier politique dans son ensemble, le consensus qui auparavant prévalait quant au bien fondé du concept de politique arabe semble s'écorner, les candidats se démarquant de la politique actuelle de la France sur les questions iranienne et syrienne, ainsi que sur le dossier israélo-palestinien.

Dans le camp socialiste, Ségolène Royal a adopté une position très ferme quant à l'accès de l'Iran au nucléaire : se positionnant en opposition avec les clauses prévues par le Traité de non-prolifération, elle se déclare même contre un accès au nucléaire civil. Selon son analyse, « la perspective d'un Iran doté de l'arme nucléaire n'est pas acceptable. Comment accepter qu'un régime dont le Président menace l'existence même de l'État d'Israël ait accès à une telle arme ? ». S'exprimant justement sur le conflit israélo-palestinien lors de sa visite à Jérusalem en décembre dernier, Royal a tenu à se démarquer des préférences palestiniennes marquées sous l'ère Chirac : affirmant son attachement à la sécurité d'Israël, elle s'est ainsi montrée favorable à la construction de la barrière de sécurité tant décriée par les officiels français.

Nicolas Sarkozy, le candidat de l'UMP a démontré quant à lui qu'il se positionne dans une vision stratégique globale différente de celle conceptualisée par les conseillers de l'actuel locataire de l'Élysée : alors que pour Chirac le monde arabe représente un territoire à reconquérir face au rival américain, le candidat de l'UMP a clairement affiché son atlantisme, évoquant non pas le rival, mais l'allié américain. Ainsi, au contraire d'un Chirac qui a cultivé ses amitiés arabes tout au long de ses deux mandats successifs, Sarkozy a fait preuve d'une aisance remarquable dans sa relation avec les Etats-Unis et Israël. Concernant ce dernier, le candidat de l'UMP a cultivé sa différence en déclarant à maintes reprises son attachement à la sécurité d'Israël : ainsi, en mars dernier, il affirmait que l'on doit être capable « de dire un certain nombre de vérités à nos amis arabes, par exemple que le droit à l'existence et à la sécurité d'Israël n'est pas négociable, ou que le terrorisme est leur véritable ennemi ». Il se déclare également prêt à défendre « avec la même force l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité du Liban et le désarmement de toutes les milices que la sécurité d'Israël ».

Quant au centriste François Bayrou, le « troisième homme » de cette élection, il estime que tout en restant « fidèle à la volonté d'équilibre dans les relations internationales », le concept de realpolitik privilégiant la perspective de contrats avantageux ne saurait prévaloir sur le droit à la démocratie. Ainsi, le candidat de l'UDF souhaite « prendre pour axe principal de la politique étrangère française le droit à la démocratie. Aucune dictature n'est acceptable, même si, à courte vue, son maintien paraît favorable aux intérêts nationaux » de la France.

Pour la première fois, le débat suscité lors de cette campagne sur la pertinence de la continuation d'une politique étrangère française qui a démontré ses limites pourrait déboucher sur une nouvelle vision du Moyen-Orient plus en phase avec les intérêts stratégiques français : en refusant un immobilisme confortable, la France pourrait jouer un rôle prépondérant dans la défense de l'intégrité du Liban, dans l'endiguement de la menace iranienne, dans l'établissement d'un processus de paix durable entre Israéliens et Palestiniens et plus généralement dans la stabilisation d'une région avec laquelle elle a des liens historiques privilégiés.
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D
C'est vrai que cela m'a l'air vachement apolitique comme classement ça !!
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J
GAG ! Voici le classement de la LDH sur le critère "respect des droits de l'homme". Et on ne rigole pas svp !!!
Dominique Voynet : 19,14 sur 20Olivier Besancenot : 19/20Marie-George Buffet : 18,86/20José Bové : 15,71/20Ségolène Royal : 12,14/20François Bayrou : 7,86/20Nicolas Sarkozy : 0,57/20
http://actualite.aol.fr/france/politique/la-ldh-note-les-presidentiables-sarkozy-en-queue-de-peloton-voynet-en-tete/318041/p-article_cat/article_scat/article_titre/article_id/article.html
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I
Bordel de m..... !!!!!!!!  ça vas trop loin . Ca merriterait un bon gros proces
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U
de toute façon, nous verrrons bein lundi;-)
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