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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 06:36

Oui, cela a été fait dans la douleur !!

Oui, l'Irlande a manqué de réalisme à deux belles occasions !!

Oui, on a bien été aidé par une erreur d'arbitrage !!

Oui, notre première mi-temps a été catastrophique !!

Mais oui, cette erreur rattrape celle scandaleuse sifflée contre nous dans le match Serbie-France !!

Et oui, l'équipe a tout donné hier !!

Alors , oui, la balance a tourné en notre faveur, pour une fois !!

Mais voilà, nous serons en Afrique du Sud !!

J'ai hâte !! 

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Published by Dave - dans Sports
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Claude 21/11/2009 15:56



La fédération irlandaise de football a reconnu samedi 21
novembre dans un communiqué publié sur son site internet avoir échoué dans sa tentative de faire rejouer le barrage retour face à la France en qualification pour le Mondial-2010 après la main
controversée de Thierry Henry. «Nous regrettons que, malgré nos efforts pour que le match soit rejoué, ce qui aurait restauré l'intégrité du sport aux yeux du monde, nos appels semblent être tombés
dans les oreilles sourdes de la fédération française», écrit le président de la fédération, John Delaney. L'affaire est terminée et cela permet de jeter un autre regard sur la polémique des
derniers jours comme le fait notre spécialiste du sport Yannick Cochennec.





On fume la moquette à Slate? Jeudi après-midi, la question m'a été posée au moins trois fois par des confrères journalistes. Des journalistes sportifs, comme moi, je
précise. Parce qu'il vaut mieux le préciser quand on s'adresse aux lecteurs très cultivés de Slate. Des journalistes sportifs donc qui venaient de lire la tribune de Jacques Attali 
«Nous sommes tous des Irlandais», l'un des buzz du jour sur la Toile.


J'ai lu à mon tour. Et effectivement, je me suis dit que la prochaine fois que je viendrai dans les locaux du 12, rue d'Athènes où je n'ai jamais croisé Jacques Attali
(mais il est vrai que je ne passe qu'une fois tous les 15 jours), il faudra que j'inspecte ladite moquette, même si j'ai été rassuré depuis par les papiers d'autres contributeurs
(Grégoire Fleurot, le blog Plat du pied) plus en conformité avec la réalité des
faits.


Puisque je ne suis qu'un journaliste sportif, mon premier réflexe du matin, avant de me plonger dans la lecture de Slate, avait été, jeudi matin, bien sûr, et
bêtement, d'acheter et de dévorer L'Equipe pour voir ce que les spécialistes avaient à dire après ce pathétique France-Irlande et son «tragique» dénouement -surtout pour les Irlandais. C'était
nettement moins drôle que Jacques Attali dont je ne soupçonnais pas les talents comiques.


Comme d'habitude, Marianne Arnaud, slateuse heureuse et dégaineuse du premier clic, avait laissé un message quasi instantané à la suite de cette tribune qui l'avait
envoyée au septième ciel cybernétique : «Evidemment je suis très mal placée pour donner mon avis, vu que le football ne fait pas partie de mes préoccupations, mais si les choses se sont
passées ainsi qu'elles sont relatées ce matin, on ne peut que souscrire cent fois, mille fois, à ce que dit monsieur Attali !» Et là, je me suis dit: on est très mal barrés. Si quelqu'un qui ne
connaît rien au foot, n'a pas vu le match, mais fait confiance à Jacques Attali sur cette épineuse question, Thierry Henry est inévitablement promis au bûcher...


La France très bien-pensante qui ignore tout du football et du sport, comme Jacques, Marianne et tant d'autres, et qui ne se rappelle pas que lors des qualifications
l'Irlande avait littéralement spolié la Géorgie, victime d'un penalty imaginaire, s'est alors mise en marche, éructant les mots de tricheur et de honte comme un refrain à la mode. Puisque la mode
est de dégommer les gens dans ce pays (Frédéric Mitterrand, Jean Sarkozy...), on ne va tout de même pas se gêner pour un vulgaire footballeur, millionnaire de surcroît, pris la main dans le sac
ou plutôt sur le ballon.


Qu'existe une règle du jeu, qui donne notamment le pouvoir absolu à un arbitre neutre de décider s'il y a faute ou pas, ne comptait subitement plus pour ces nouveaux
éditorialistes du ballon rond qui, soyons-en sûrs, n'auraient jamais eu la même véhémence si la France avait été éliminée par l'Irlande par la grâce d'une main venue de Dublin. Et encore moins si
cet événement scandaleux s'était déroulé lors d'Ukraine-Grèce à Kiev. Un Grec tricheur n'aurait eu aucun intérêt. Et je ne crois pas qu'on aurait pu lire un «Nous sommes tous des Ukrainiens» sur
Slate le lendemain.


Mais dans la France maso d'aujourd'hui, apôtre du perdons avec panache plutôt que du gagnons comme on peut, c'est l'hallali. Parce que dans une certaine France, dans
les plus hauts étages de la société, on a toujours eu un problème avec le sport. Ce sport dont on ne comprend ni les règles ni, surtout, l'extraordinaire popularité. Ce sport qui leur
échappe.


Avec ce football, un peu voyou, un peu peuple, il faut bien le dire, si étrange, capable, contrairement à la politique, de rassembler des gens qui ne se connaissent
pas dans un café ou de faire descendre des millions de gens heureux dans les rues de Paris à la même minute. Ce football qui dépasse les logiques et l'entendement à l'image des scènes de liesse
vues à Alger, mercredi, après la qualification de l'Algérie aux dépens de l'Egypte après des incidents bien plus graves que la main baladeuse du Stade de France. Des moments de bonheur jamais
ressentis dans le pays, paraît-il, depuis 1962. Comme si la jeunesse algérienne, engluée dans toutes ses difficultés, avait soudain six mois de fol espoir devant elle, jusqu'à cette phase finale
mondiale en Afrique du Sud. Pas sûr qu'en Algérie, ou en Egypte, effondrée d'avoir perdu, on comprenne nos délires intellectuels ou politiques...


Oui, étrange pays qu'est la France qui a un journal sportif, L'Equipe, encore prospère, mais dont les autres quotidiens nationaux, mal en point, -Le Monde,
Libération, L



Claude 21/11/2009 15:54



La fédération irlandaise de football a reconnu samedi 21 novembre dans un communiqué publié
sur son site internet avoir échoué dans sa tentative de faire rejouer le barrage retour face à la France en qualification pour le Mondial-2010 après la main controversée de Thierry Henry. «Nous
regrettons que, malgré nos efforts pour que le match soit rejoué, ce qui aurait restauré l'intégrité du sport aux yeux du monde, nos appels semblent être tombés dans les oreilles sourdes de la
fédération française», écrit le président de la fédération, John Delaney. L'affaire est terminée et cela permet de jeter un autre regard sur la polémique des derniers jours comme le fait notre
spécialiste du sport Yannick Cochennec.





On fume la moquette à Slate? Jeudi après-midi, la question m'a été posée au moins trois fois par des confrères journalistes. Des journalistes sportifs, comme moi, je précise. Parce qu'il vaut mieux
le préciser quand on s'adresse aux lecteurs très cultivés de Slate. Des journalistes sportifs donc qui venaient de lire la tribune de Jacques Attali  «Nous sommes tous des
Irlandais», l'un des buzz du jour sur la Toile.


J'ai lu à mon tour. Et effectivement, je me suis dit que la prochaine fois que je viendrai dans les locaux du 12, rue d'Athènes où je n'ai jamais croisé Jacques Attali (mais il est vrai que je ne
passe qu'une fois tous les 15 jours), il faudra que j'inspecte ladite moquette, même si j'ai été rassuré depuis par les papiers d'autres contributeurs (Grégoire Fleurot, le
blog Plat du pied) plus en conformité avec la
réalité des faits.


Puisque je ne suis qu'un journaliste sportif, mon premier réflexe du matin, avant de me plonger dans la lecture de Slate, avait été, jeudi matin, bien sûr, et bêtement, d'acheter et de dévorer
L'Equipe pour voir ce que les spécialistes avaient à dire après ce pathétique France-Irlande et son «tragique» dénouement -surtout pour les Irlandais. C'était nettement moins drôle que Jacques
Attali dont je ne soupçonnais pas les talents comiques.


Comme d'habitude, Marianne Arnaud, slateuse heureuse et dégaineuse du premier clic, avait laissé un message quasi instantané à la suite de cette tribune qui l'avait envoyée au septième ciel
cybernétique : «Evidemment je suis très mal placée pour donner mon avis, vu que le football ne fait pas partie de mes préoccupations, mais si les choses se sont passées ainsi qu'elles sont
relatées ce matin, on ne peut que souscrire cent fois, mille fois, à ce que dit monsieur Attali !» Et là, je me suis dit: on est très mal barrés. Si quelqu'un qui ne connaît rien au foot, n'a pas
vu le match, mais fait confiance à Jacques Attali sur cette épineuse question, Thierry Henry est inévitablement promis au bûcher...


La France très bien-pensante qui ignore tout du football et du sport, comme Jacques, Marianne et tant d'autres, et qui ne se rappelle pas que lors des qualifications l'Irlande avait littéralement
spolié la Géorgie, victime d'un penalty imaginaire, s'est alors mise en marche, éructant les mots de tricheur et de honte comme un refrain à la mode. Puisque la mode est de dégommer les gens dans
ce pays (Frédéric Mitterrand, Jean Sarkozy...), on ne va tout de même pas se gêner pour un vulgaire footballeur, millionnaire de surcroît, pris la main dans le sac ou plutôt sur le ballon.


Qu'existe une règle du jeu, qui donne notamment le pouvoir absolu à un arbitre neutre de décider s'il y a faute ou pas, ne comptait subitement plus pour ces nouveaux éditorialistes du ballon rond
qui, soyons-en sûrs, n'auraient jamais eu la même véhémence si la France avait été éliminée par l'Irlande par la grâce d'une main venue de Dublin. Et encore moins si cet événement scandaleux
s'était déroulé lors d'Ukraine-Grèce à Kiev. Un Grec tricheur n'aurait eu aucun intérêt. Et je ne crois pas qu'on aurait pu lire un «Nous sommes tous des Ukrainiens» sur Slate le lendemain.


Mais dans la France maso d'aujourd'hui, apôtre du perdons avec panache plutôt que du gagnons comme on peut, c'est l'hallali. Parce que dans une certaine France, dans les plus hauts étages de la
société, on a toujours eu un problème avec le sport. Ce sport dont on ne comprend ni les règles ni, surtout, l'extraordinaire popularité. Ce sport qui leur échappe.


Avec ce football, un peu voyou, un peu peuple, il faut bien le dire, si étrange, capable, contrairement à la politique, de rassembler des gens qui ne se connaissent pas dans un café ou de faire
descendre des millions de gens heureux dans les rues de Paris à la même minute. Ce football qui dépasse les logiques et l'entendement à l'image des scènes de liesse vues à Alger, mercredi, après la
qualification de l'Algérie aux dépens de l'Egypte après des incidents bien plus graves que la main baladeuse du Stade de France. Des moments de bonheur jamais ressentis dans le pays, paraît-il,
depuis 1962. Comme si la jeunesse algérienne, engluée dans toutes ses difficultés, avait soudain six mois de fol espoir devant elle, jusqu'à cette phase finale mondiale en Afrique du Sud. Pas sûr
qu'en Algérie, ou en Egypte, effondrée d'avoir perdu, on comprenne nos délires intellectuels ou politiques...


Oui, étrange pays qu'est la France qui a un journal sportif, L'Equipe, encore prospère, mais dont les autres quotidiens nationaux, mal en point, -Le Monde, Libération, Le Figaro- escamotent la
question sportive la plupart du temps comme si on ne savait pas quoi faire de cette patate chaude et sale alors que les plus grands quotidiens du monde entier -New York Times, Times of London, Los
Angeles Times, The Guardian...- offrent tous les jours à leurs lecteurs d'importantes rubriques sportives quand il ne s'agit pas de cahiers entiers.




Lestat 21/11/2009 10:40


il n'y à guère lieu de se réjouir de la qualification de cette "équipe" à laquelle seule manque un imam salafiste pour donner le coup d'envoi ! Roy Keane ne peut que servir d'alibi et de feuille de
vigne à ce qui reste une formidable escroquerie (c'est tellement plus intéressant économiquement d'avoir la France que l'Irlande vous dirait la FIFA...). Je rêve toutefois d'un France-Algérie. Avec
des Anelka, Abidal, Ribery (et bientôt Henry), cela sera un formidable choc de la ligue arabe !!! bonne ambiance à prévoir dans les "quartiers" (sic)..


Claude 20/11/2009 22:54


Alors que toute l'Irlande est dévastée par son élimination du Mondial, et que la presse se déchaîne sur
Thierry Henry, la France et la FIFA, une voix discordante s'est élevée. Et pas n'importe laquelle : celle de la légende Roy Keane. «L'Irlande a eu ses occasions dans les deux matches et ne les
a jamais prises. Mais c'est la réaction habituelle de la FAI : "Nous avons été volés, nous avons été volés"», s'est exclamé le coach irlandais lors d'une conférence de presse avant le
match de son équipe d'Ipswich (D2 anglaise). «Je me souviens d'un match de
qualification contre la Géorgie : quand l'Irlande a obtenu un penalty sur l'une des pires décisions qui ait jamais changé le cours d'un match, je ne me souviens pas avoir entendu la FAI
demander que le match soit rejoué ! », a argumenté l'ancien joueur de Manchester United.

L'ancienne star de Manchester United a fustigé le comportement défensif de sa sélection : «Je serais plus ennuyé par mes défenseurs et mon gardien que par Thierry Henry. Comment peut-on laisser
un ballon rebondir dans les 6 mètres? Comment un défenseur peut-il laisser Thierry Henry s'intercaler entre lui et le but? Si la balle est dans les six mètres, où diable est mon
gardien?».