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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 09:19

En 2008, Obama se faisait élire en fustigeant la dette américaine de 240 milliards résultant de "guerres injustes au Proche Orient". Un an plus tard, à la fin de sa première année, alors qu'il recevait le Prix Nobel de la Paix, Obama avait fait passer la dette à 1 400 milliards de dollars !

 

La perte de la note AAA lpar Standard&Poor a semaine dernière n'est que le dernier avatar de l'échec d'Obama en matière économique. Elu grace à la crise économique de 2008 (pour mémoire, McCain était en tête dans tous les sondages avant la faillite des banques américaines et la crise des subprimes démocrates), Obama avait trouvé le bouc émissaire idéal en la personne de Bush et des Républicains, suivi par la presse de la planète entière. Avec lui, on allait voir ce qu'on allait voir : le chômage reculerait, aucun américain ne serait exclu de la protection sociale dont le modèle évident était celui de l'Europe et la pauvreté ne serait qu'un mauvais souvenir.

 

Appliquant son programme de manière dogmatique, Obama a cependant échoué sur sa sécurité sociale et au fur et à mesure de ses 2 ans a dû se contenter de demie-mesures. Sa politique de relance a été un échec, le chomage a explosé et sa tentative de recentrer son action a juste permis de reculer l'inéductable. Cela n'a pas empêcher un échec cuisant aux élections de mi-mandats et une dégringolade de l'économie américaine. Le mauvais feuilleton de la bataille autour de la dette américaine l'a montré dans un premier temps comme un président inflexible, incapable de négocier avec ses adversaires politiques et dramatisant à l'extrême cette question avant de devenir le président qui capitule, abdique et renie tous ses principes. Une image désastreuse pour un président qui avait réussi à redorer son blason en faisant tuer Ben Laden et en participant à la tentative de libération de la Lybie !

 

Mais au final, la perte du AAA, due non pas à cause de la dette elle même mais de l'incapacité de montrer une réele volonté de la réduire risque d'entraîner une nouvelle crise encore plus dévastatrice. Les bourses plongent les unes après les autres et les investisseurs doutent désormais que les états puissent rembourser les sommes énormes qu'elles doivent.

 

Alors , si imputer la crise économique mondiale qui s'annonce à Obama est exagéré (après tout, il n'est pour rien dans les dettes abyssales de l'Europe), il est clair que son échec a fragilisé fortement et durablement l'économie américaine. Et on sait que quand l'Amérique tousse, c'est la planète entière qui s'enrhume.

 

Personne ne sait de quoi demain sera fait. En France, la gauche envisage de créer des centaines de milliers d'emplois subventionnés, donc de créer encore de la dette. En Amérique, l'échec économique d'Obama risque de lui coûter sa ré-election. Mais au-delà de son sort personnel, cet échec pourrait entraîner des conséquences incalculables à court et à long terme. Ceux qui ont hurlé de joie en 2008 commencent sérieusement à regretter leur manque de lucidité !!

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commentaires

F


Bonjour,


 


Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.


 


Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.


 


La Page No-3 THÉORÈME MATER ! LA DETTE DE LA PLANÈTE ?


 


Cordialement


 


Clovis Simard



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D


Je sors mes chiffres des statistiques officielles US . Par contre, les votres...



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A


"En 2008, Obama se faisait élire en fustigeant la dette américaine de 240 milliards résultant de "guerres injustes au Proche Orient". Un an plus tard, à la fin de
sa première année, alors qu'il recevait le Prix Nobel de la Paix, Obama avait fait passer la dette à 1 400 milliards de dollars ! "


Dette de 240 milliards de dollars ! De quel chapeau vous sortez ce chiffre ? La vérité, c'est que Bush a démarré son 1er mandat à 5800 milliards de dollars de dettes. A la fin de son second
mandat, la dette avait explosé à 10000 milliars de dollars à cause des exonérations d'impots pour les plus riches et de l'explosion des dépenses militaires. C'est un fait. Sous Obama, c'est
passé de 10 000 milliars de dollars à 14300 milliards de dollars. C'est un fait aussi. Alors, vous pouvez critiquer l'augmentation de la dette sous Obama en 3 ans mais n'occultez pas les
8 années Bush catastrophiques.  


 



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D


Obama est bien en train d'éteindre un incendie avec de l'essence. Le plus effarant dans l'histoire ce sont les gogos qui non seulement mettent la faute de l'endettement sur W. Bush, mais
vont jusqu'à accuser la politique de Reagan d'être responsable de la crise actuel. On sait que W.Bush a fait monter la dette d'environ 20 point en 8 ans alors qu'Obama c'est plus de 20 points en
deux ans.


 


A David,


 


Très trop gentil avec Obama. C'est 1400 milliards mais 14'000 milliards de dollars de dettes.


 


D.J



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A


On peut y voir des similitudes avec la funeste période des années 30.


Une puissance asiatique en recherche de ressources et d'espace vital qui sort d'une période de croissance interne et de diplomatie mesurée (Japon) et qui commence à montrer des vélléités
territoriales tout en rebutant la SDN.


Une Amérique affaiblie par la crise économique, les puissances militaires européeenes diminuées par une vague de pacifisme et de mesure d'austérité ainsi qu'un changement de politique militaire.
A cette époque les puissances coloniales qu'étaient la France et l'Angleterre rencontraient de faciles victoires contre les indigènes, remettant en question le besoin de corps de bataille
conventionels qui poussa vers un investissement majeur dans les troupes anti-guerrilla; à savoir troupes d'élite mobile à forte puissance de feu mais peu nombreuses.


Et en face, la montée d'une force opposée au compromis, au beosin d'hégémonie qui joue sur les failles de la bienséance européenne et sur les peurs de l'affrontement.


Une situation qui avait défaut à l'Union Soviétique (pas de crise majeure américaine et l'Europe était militairement forte) et où le Japon et la Chine ne présentaient pas de besoin d'être seul
mâle dominant en Asie.


Mais il semble que l'Histoire tente de se répéter et que comme dans les années 30, les gens se répètent pour se rassurer : Mais non, cela ne peut pas se répéter...



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