Mardi 16 février 2010
2
16
/02
/Fév
/2010 10:16
Sans remettre ses thèses en cause, Phil Jones, cette éminente source du GIEC lance plusieurs rochers dans sa propre marre: problèmes d'archivage, un réchauffement climatique médiéval potentiellement comparable au nôtre,
aucun réchauffement depuis 1995,...
Déjà au centre du
Climategate, cette fuite de courriels révélant des manipulations dans les chiffres et les études utilisées entre autres par le GIEC concernant le
réchauffement climatique, le professeur
Phil Jones (photo) a, à nouveau, apporté de l'eau au moulin des
"sceptiques". Ces derniers l'avaient accusé
de
"fraude scientifique" pour avoir volontairement fait fi de certaines données et avoir refusé d'en partager d'autres.
Dans
une interview à la
BBC ce samedi, le professeur
concède en effet souffrir d'un manque d'organisation
dans l'archivage des données de base traitées dans ses rapports. Des collaborateurs du scientifique concèdent pour leur part que l'organisation et le suivi administratif ne sont pas les points
forts de
Phil Jones. Ce dernier ayant collecté des dizaines de milliers de documents issus des quatre coins du monde serait simplement dépassé. C'est ce manque
d'organisation et de systématisation qui seraient à la base de la réticence du scientifique à partager ses données avec ceux qui critiquent ses études. Il ne disposerait tout simplement plus des
documents sources ou serait incapables de les retrouver.
Ces données sont pourtant essentielles à l'accréditation de sa théorie dite en
"crosse de hockey". Cette théorie tire son nom du graphique représentant une ligne du temps où
les températures restent stables pendant des siècles avant de grimper subitement durant les dernières décennies, formant un dessin comparable à une crosse de hockey. A aucun moment cependant
cette théorie,
démontée depuis plusieurs années, n'est remise en cause dans l'interview.
Mais il n'y a pas que le manque de capacité du professeur à ranger et rendre accessibles ses données qui ont été accueillies avec joie par ses détracteurs.
Dans la même interview, il
reconnaît également la possibilité que le monde ait connu au Moyen-âge un réchauffement aussi important qu'aujourd'hui.
Cette thèse, avancée par les sceptiques, se base sur des constats effectués en Europe et en Amérique du Nord ainsi que dans certaines zones d'Asie et qui montrent un réchauffement anormal du
climat baptisé optimum climatique médiéval (OCM). Cependant, Phil Jones précise "qu'il y a encore débat sur le fait que l'optimum climatique médiéval ait été
ou non global". Si cela était le cas, cela tendrait à décrédibiliser le lien établi entre activités humaines et réchauffement climatique.
Il est toutefois le premier scientifique de renom travaillant pour le GIEC à avoir admis la possibilité que l'OCM ait constitué un précédent global au réchauffement actuel, note le
Daily
Mail.
Le professeur admet également qu'il n'y a eu
aucun réchauffement enregistré de 1995 à nos
jours. Il y aurait même eu un léger refroidissement mais dans une mesure qui n'est pas
"statistiquement significative". Ceci ne remettant pas en cause le
fait irréfutable qu'il y ait une nette tendance au réchauffement sur les dernières décennies, précise-t-il.
Tout au long de l'interview, le chercheur ne remet jamais en cause non plus le fait que le réchauffement climatique soit un processus en cours et qu'il soit en grande partie d'origine
anthropique, c'est à dire relatif à l'activité humaine.
(Source et mise en page :
Sérum de Liberté)
http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/archive/2010/02/16/des-climatologues-credibles-contre-le-giec-oui-il-y-en-a.html
D.J
Tu devrait faire un tour chez Sorman. Il a rédigé un billet sur le retour du conservatisme aux Etats-unis.
d.J
et il y en certains qui nient toujours le réchauffement climatique
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Fonte-des-glaces.-La-station-polaire-russe-evacuee-d-urgence_55257-2195272_actu.Htm