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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 06:58
Inutile de parcourir les commentaires sur l'émission de télévision d'hier avec le président, ils sont à la hauteur de ce qu'on attendait : la gauche critique et ironise, la droite n'ose pas vraiment monter au créneau de peur de déplaire aux médias (vous savez, ceux qui seraient contrôlés par Sarkozy. Comme je l'ai dit hier, que les pourfendeurs de la "dictature" sarkozyste regardent ce qui se passe au Vénézuela) . Pas de surprise donc.

Par contre, ce qui m'a surpris hier, c'est que contrairement à ce qui a été annoncé , cette émission qui n'intéressait que 1/3 des Français (si l'on en croit Europe 1 qui l'a rabâché toute la journée), a été suivie sur toutes les chaînes de débats sur son contenu. Ce qui montre que le décrochage entre le président et le pays que dénonce la gauche est plutôt un décrochage entre les médias et le pays. Car pourquoi faire des débats sur France 2, France 3, LCP, BFM.... si l'émission n'intéressait personne ? 

Ce n'est pas la première fois que les médias sont désavoués par le pays réel : grippe A, identité nationale, insécurité... l'opinion publique ne suit plus les faiseurs d'opinion.

Mais revenons à hier en quelques mots. Pour ma part, j'ai retrouvé un Sarkozy au charbon, un Sarkozy qui n'hésite pas à endosser les succès et les échecs de son gouvernement (c'est sans doute cela aussi l'hyperprésidence) , qui discute à bâtons rompus avec des Français dont les situations montraient bien le mal être du pays mais aussi ce défaut chronique qui consiste à tout attendre de l'état, bref un Sarkozy clair, concis, précis. 

J'aime bien ce type d'homme politique, qui ne se perd pas dans de la parlotte ou de la théorisation à deux balles, qui n'hésite pas à dire que les 35 heures sont une ineptie ou que certaines situations sont ubuesques. Et s'il est clair qu'il ne peut pas tout faire, au moins, à la différence de l'opposition, il se bouge.

J'ai aimé aussi son tacle envers Obama qui n'a voulu faire qu'une réforme et qui va droit dans le mur. Ce n'est pas très élégant certes, mais là aussi, il visait juste. D'autant que notre pays, privé de réforme durant près de 12 ans, n'a pas vraiment le choix.

Seule réserve : la taxe carbone . A l'heure où la NASA est suspectée fortement d'avoir truqué ses chiffres pour aller dans le sens du Giec et où les experts du soleil ne comprennent plus son activité restreinte, continuer à penser que le réchauffement climatique nous guette montre que certains experts ont encore trop de pouvoir sur le président.

D'où mon angoisse : s'il se trompe sur ce sujet, ne se trompe-t-il pas ailleurs ? 

Réponse en 2012, quand on nous donnera de nouveau le choix !! 

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commentaires

Luc 27/01/2010 06:58


Certes David, certes... Mais Mélenchon est ce qu'il est depuis longtemps et Peillon semble avoir "pété un câble"...

Ceci étant, les dérives anti-démocratiques sont nombreuses ; les attaques contrea Internet aussi, les risques liés à la loi Hadopi très nombreux (le site http://hashtable.wordpress.com/ raconte comment il a été censuré) ;

Si on admet que ce qui permet aux Américains de s'opposer à Obama est la vitalité de leur démocratie et le contre-pouvoir qu'ils réussissent à réaliser presque en temps réel car ils savent encore
se mobiliser (tea parties et autres), je ne comprends absolument pas pourquoi il faudrait être PAR PRINCIPE dans le béni oui-oui en France ; notre démocratie est très fragile ; peut-être est-ce la
votation suisse qui a eu un effet révélateur, souleveur de couvercle ; le débat récent sur l'identité nationale ou encore la place de l'islam dans un pays laïc occidental, montre à quel
point ces questions font débat FINALEMENT.

Alors mieux vaut la liberté de parole d'un Mélenchon (avec ses absurdités sans nom qui le décrédibilise quand il en est encore temps, parce que les cerveaux ne sont pas encore totalement habitués à
être sous tutelle) ou d'un Peillon qui se prend les pieds dans le tapis et s'enfonce dans ses mensonges successifs comme l'ont bien expliqué les dirigents du service public, et garder la sienne et
son esprit critique, plutôt que de devoir contribuer à l'oeuvre de décervellement généralisée même si les motivations sous-jacentes relèvent plus de l'alliance objective de fait que d'une
quelconque harmonie de pensée !!


David 27/01/2010 06:41


Quand je vois Chavez fermer des télés, Poutine contrôler et censurer les médias, la Chine avoir le net sous sa botte ou Obama vouloir "punir" Foxnews de ne pas retransmettre toutes ses allocations
télévisées, je me dis qu'en France, on est bien loin de la dictature dénoncée par les Peillon et autres Mélanchon.
 


Luc 26/01/2010 22:20


Oser parler de sauver la planète est insupportable de nombrilisme et de capacité à se croire plus puissant que la nature elle-même
En parler encore après Climategate, etc. alors même qu'on ne lui pose aucune question, est insupportable...

Par ailleurs, question rupture cela se pose là !! Il est vrai que l'on en est plus là à force d'à force....
"

Un "show monarchique" auquel les a habitués la France : c'est ainsi que nombre de correspondants de la presse étrangère à Paris
interrogés par l'AFP commentaient mardi la prestation de Nicolas Sarkozy sur TF1.



AFP


"Un show préparé, une téléréalité", juge Charles Bremner, chef du bureau du Times à Paris, où il travaille depuis 17 ans. "C'est
un président monarque qui s'offre deux heures de prime time pour tenter de redorer son image. Il écoute les doléances de ses sujets qui souffrent, comme le bon roi à leur chevet", ajoute-t-il,
reconnaissant toutefois un exercice "assez réussi" suivi par plus de huit millions de téléspectateurs.


"Il s'est très bien débrouillé", concède également Alberto Toscano, correspondant de l'hebdomadaire italien Panorama, depuis 24
ans à Paris. "Mais même en Italie, le président du conseil (Silvio Berlusconi) aurait du mal à faire la même chose sur l'une de ses chaînes de télévision ! Qu'un chef d'Etat puisse parler pendant
tout ce temps sans contradiction et répondre à des questions choisies, je vois mal cela dans un autre pays démocratique".


"Un spectacle monarchique... mais même le bon Dieu n'a pas ce pouvoir ! C'est une habitude française de sacraliser le locataire de
l'Elysée, élu au pouvoir universel. Sarkozy en profite et pousse le système jusqu'au bout", résume-t-il.


Michael Kläsgen, du quotidien allemand Süddeutschezeitung, n'imagine "pas un seul instant" la même chose en Allemagne et évoque
lui aussi l'attitude d'un "monarque". Il dénonce "une fausse interview dont on parle depuis quatre jours" et "un manque de distance entre les journalistes français et les puissants" en
général.


Henry Samuel, correspondant du Daily Telegraph à Paris, reconnaît le savoir-faire d'un "bon technicien de la communication". "Il a
essayé de changer de ton, d'être à l'écoute et pas agressif mais on a l'impression de réécouter des phrases toutes faites".


Pour le journaliste britannique, c'est un "exercice qui nous fascine et nous rend perplexes parce que ça n'existe pas chez nous.
Que l'Elysée ait pu influencer la conception de l'émission, ce serait impensable en Angleterre".


"Il y a un côté monarchique, c'est la nature du régime, mais Sarkozy n'est pas pire que ses prédécesseurs. Il est entre la reine
d'Angleterre, qui incarne la Nation, et le vrai pouvoir. C'est lui qui décide de tout mais on ne le voit pas souvent. Quand on le voit, c'est toujours dans un exercice de style sans débat
contradictoire", poursuit-il.


"Deux heures pour rien", estime de son côté Luis Miguel Ubeda de la radio nationale espagnole. "Car le décalage entre les
préoccupations des onze Français (invités sur le plateau de TF1) et la performance présidentielle était trop grand. C'est typique de Sarkozy pour tenter de rassurer mais c'est ridicule".


Pour Akihiko Takaki, chef du bureau parisien du quotidien japonais Nishinippon Shimbun, le président a été "impressionnant" et
"assez frais" même s'il "peut être dangereux d'utiliser comme cela les medias". "Ca n'arrive jamais au Japon. Tous les jours il y a un petit debriefing avec la presse à la sortie du bureau du
Premier ministre mais jamais il n'intervient à la télé".


"Hier soir, le ton du président Sarkozy avec les Français invités était assez naturel, efficace. Mais entre Sarkozy et l'animateur
(Jean-Pierre Pernaut) c'était très formel et trop préparé, même ennuyeux à la fin", estime-t-il."



grandpas 26/01/2010 15:50


Le commentaire n'est point de moi mais il me plait assez.

Ce matin, les commentaires vont bon train sur la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy hier soir sur les plateaux de télévision. Qu’ils soient favorables ou non au chef de l’État, tous
sont convenus. À croire qu’ils auraient pû être écrits avant même l’émission. C’était d’ailleurs probablement le cas.
Les opposants à sa politique ne s’attendaient pas être ébranlés dans leurs convictions ; ses partisans non plus. Quant aux autres, on peut sans doute compter sur les doigts de quelques rares mains
les courageux qui ont suivi l’émission jusqu’au bout sans cligner des paupières ou baîller d’ennui.
Attend-on d’un président qu’il vienne ainsi papoter de tout et de rien, des petits malheurs des uns et des grandes angoisses des autres, consoler à sa gauche et cajoler à sa droite, promettant des
lendemains qui chantent et des surlendemains qui rient, répétant comme un leit-motiv qu’il est à l’écoute des préoccupations de tout à chacun dès qu’il entend une plainte ?
S’il y a bien une chose que la Sarkozie n’a pas révolutionné, c’est l’absence totale de surprise de telles émissions qui n’ont de « politiques » que leur intitulé. La sélection des interlocuteurs
du président n’avait elle-même rien non plus d’étonnant : elle se voulait représentative, mais n’avait pioché que dans la France d’en bas et du milieu. Seul manquait en effet un représentant de la
« France d’en haut ». Nicolas Sarkozy a du juger qu’il en était un représentant bien suffisant.
L’émission est jugée « affligeante » par Claude Bartolone, député socialiste, tandis que Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, considère pour sa part que « le Président de la République a tenu
un langage (…) proche des préoccupations des Français. »
On ne peut donner tort ni à l’un, ni à l’autre.
Affligeante, elle l’a tout d’abord été dans les questions posées par Laurence Ferrari, quasi-systématiquement remise à sa place par Nicolas Sarkozy dont on ne retiendra probablement que son parfait
manque de courtoisie. À une question sur le double-salaire au montant abracadabrantesque d'Henri Proglio, il n’a pas hésité à faire allusion au propre salaire de la journaliste… Jadis, un monsieur
bien élevé se faisait un point d’honneur à ne jamais parler d’argent avec une dame. Nicolas Sarkozy n’a pas été élevé ainsi, visiblement. D’ailleurs, prudente, miss Ferrari avait sans doute jugé
plus prudent de ne laisser aucun bouquet de roses à la portée de son invité… de peur probablement de s’en prendre une dans la figure si elle commettait quelque dérapage de lèse-président…
Émission affligeante, ensuite, par le face-à-face avec onze personnes, savamment sélectionnées parmi les Français et Françaises qui travaillent et ceux qui ne le peuvent pas ou plus, ou risquent
bien de ne plus travailler sous peu… de la « p’tite jeune chômeuse » au diplôme plus embarassant qu’inutile, au brave papy dont la retraite est insuffisante, en passant par Perrette dont le pot de
lait ne vaut même plus la peine d’être cassé, au chef d’entreprise asphyxié par sa banque et à l’infirmière soignant les malades au milieu des couloirs… Tout le monde y a été de ses récriminations
plutôt justifiées, jusqu’au camarade-cégétiste, aboyant, mais de façon toutefois mesuré, les slogans habituels de sa Confédération.
Face à eux, Nicolas Sarkozy a été un excellent saltimbanque, dégoulinant de bons sentiments, rabachant ses bonnes intentions, insistant sur sa bonne politique, son bon Premier Ministre, sa bonne
Ministre de l’Économie, ses bonnes résolutions, son bon espoir de sortie de crise…
Bref, Nicolas Sarkozy était venu pour le marteler et ne s’en est pas privé : c’est un bon président. Avis à ceux qui en douteraient et honni soit qui ne voit en lui qu’un bon larron, doublé d’un
bon endormeur, à défaut d’un bon samaritain…





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