Mercredi 6 mai 2009
Il paraît que 65% des Français sont déçu de l'action de Nicolas Sarkozy. Vu que ce chiffre n'est pas très précis, on pourrait relativiser en disant que ce sont les 47% des électeurs de Royal + 18% de ceux de Sarkozy d'il y a deux ans.

Bon, deux ans ont passé et le moins que l'on puisse dire, c'est que cette présidence n'a pas tenu ses promesses. Après avoir démarré sur les chapeaux de roues (l'ouverture, le retour de bonnes relations avec les USA, la volonté d'aller enfin de l'avant), Nicolas Sarkozy s'est vite heurté à la réalité.

Son divorce et son remariage tout d'abord !! Désastreux en terme d'images (il aurait mieux fait d'avoir une maîtresse logée au frais de l'Etat comme Mitterrand) , ses péripéties conjugales ont troublé et les Français ont pu croire qu'il se préoccupait plus de sa vie privée que de l'état du pays.

Le désolant "Casse toi, pauvre con" a lui donné l'image d'un homme arrogant et impoli. Là aussi, une pécadille a été monté en épingle mais après tout, savoir tenir son rang est un minimum que l'on puisse demander à un Président. Qu'importe si la plupart des politiques parlent ainsi, la médiatisation de cette phrase a été bien exploitée par une gauche en panne d'idées et de projets. Il suffit de voir les délires de Royal pour s'apercevoir que Sarkozy n'a pas le monopole de la parole qui fâche !!

Et puis, Sarkozy, comme Chirac ou Juppé en leur temps, a oublié un détail minuscule : le pouvoir n'est plus dans les actes législatifs mais aussi dans la rue et dans les médias.

Or, la gauche contrôle les deux !! Ajoutées à cela, les jalousies d'un Bayrou et d'un De Villepin , et vous obtenez un coktail détonant.

Or qu'a fait le président face à des attaques massives ? Il a préféré faire comme Chirac à savoir abandonner en rase campagne et ne pas riposter. La différence avec un Berlusconi est flagrante : accusé de tous les maux par la presse, le Cavaliere répond du tac au tac, pas vraiment finement, avec une certaine vulgarité mais il grimpe dans les sondages, Forza Italia régnant sur une gauche laminée.

Sarkozy ? Il attaque où il ne faut pas (la poupée vaudou) mais se refuse à porter le débat là où il le faudrait. Si on ajoute des ministres médiocres et lâches et des tours de girouettes délirants (report de la réforme du Lycée, abandon du libéralisme, refus d'extradition de terroristes italiens...) , le bilan n'est pas fameux.

Qu'on se le dise : Sarkozy a été élu par une majorité de droite. Il fait une politique de centre gauche (pour rester poli). Ceux qui le traite de "libéral" sont au mieux des ignorants au pire des menteurs.

Est-ce libéral  que de laisser filer les déficits ?

Est-ce libéral que de laisser les syndicats diriger une partie du pays ?

Est-ce libéral que de nationaliser en douce des banques ?

De l'autre côté, le PS estime que le président a échoué. Mais qu'aurait-on vu avec Royal ? une longue litanie d'excuses et de repentances, des impôts en hausse, une main tendue envers tous les salauds de la planète.... Tiens , on dirait l'action d'Obama, soit dit en passant. Quand on se rappelle la pantalonnade que fut la succession de Hollande, on se dit qu'on a échappé au pire.

Mais le PS n'est pas au pouvoir. Il peut donc critiquer à qui mieux mieux, relayé par ses serviles médias. Un torchon comme Libération s'affiche clairement comme anti-Sarkozyste mais s'offusque qu'on ose lui dire. Tout comme Mariane. Toute cette clique n'a plus qu'un fond de commerce : tirer à vue sur l'action du gouvernement.

La lettre des artistes de "gauche" au PS à propos de la loi sur le téléchargement illégal est à cet égard exemplaire !! La gauche artistique se rend compte que ses idoles se moquent de leur droits en tant qu'auteur. Seul compte la lutte à mort contre le président. 

2 ans donc !! Une lente déception, de nouveau la main tendue aux dictateurs, de nouveau la dictature du politiquement correct , de nouveau la real politik extérieure avec courbettes à la Chine ou à la Russie. De nouveau des reculades devant les syndicats, de nouveau un langage mou face aux fléaux qui ravagent nos sociétés : l'islamisme, la drogue, la décrépitude morale, le terrorisme, le gauchisme, la chute de la culture.

Tout n'est pas noir. Durant ces deux ans il y a eu quelques pas dans le bon sens, un début de prise de conscience que la société pourrait changer si le pouvoir osait la changer. Certes, pour cela, il faudrait peut être ne plus avoir de carriéristes à la tête de l'état, qu'ils se foutent des torrents de boue médiatiques.

On peut rêver, il reste 3 ans pour redresser la barre !! 
Par Dave - Publié dans : Sarkozy - Communauté : Neoconservatisme
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Samedi 26 avril 2008

L’intervention télévisée du Président a dû hérisser le poil à tous les vrais conservateurs français (et ils sont nombreux !!). Passons sur le ton arrogant et des journalistes qui l’ont interrogé (la palme venant à celle de France 3 qui , à part son chauffage au gaz, n’avait pas grand-chose d’intéressant à dire) , pour se recentrer sur l’essentiel.

Quoique, je veux en profiter pour épingler le 3e intervenant qui a fait preuve d’une belle attitude municharde en demandant s’il fallait discuter avec les Talibans. En 1938, ce genre de type aurait écrit que Daladier était un « sauveur de la paix ». Quant à Calvi, ceux qui avaient encore un peu de respect pour lui ont dû tomber de haut. Mettre une cravate ne l’a pas empêché de se montrer plutôt ridicule dans ses propos. PPDA et Pujadas ont plutôt tenu leur rôle, mais là aussi on aurait préféré un peu plus de fond que de forme.

Au moins, le Président a su rester calme face à ces attaques venant d’une gauche médiatique de plus en plus à côté de la plaque.

Qu’a donc dit Nicolas Sarkozy ?

Que l’on ne travaillait pas assez en France !!

Que les 35h avait été une catastrophe économique !!

Qu’il ne rajouterait pas de profs dans un système éducative à bout de souffle !!

Qu’on ne parlait pas avec les Talibans ou avec l’Iran !!

Qu’un pasteur ou un curé apportait des choses différentes à un enfant qu’un instituteur !!

Que les travailleurs sans papiers étaient une sacrée hypocrisie !!

Que régulariser tout le monde n’avait pas de sens !!

Que pour gagner plus, il fallait bosser plus !!

Que les réformes allaient continuer !!

Il a également reconnu des erreurs (une première dans la Ve république).

Alors certes ce discours ne peut pas plaire à la gauche caviar, aux syndicats, aux conservateurs, aux admirateurs du Che, aux munichards, aux Français qui veulent travailler moins pour gagner plus.

La franchise présidentielle n’a pas changé !! Et c’est cela que je retiens en premier lieu.

Ceux qui estiment qu’il n’a pas la teneur d’un président oublie juste que les deux derniers exemples étaient les suivants : un homme qui méprisait les Français et leur mentait sur son état de santé et un homme qui ne gouvernait pas, qui ne disait rien et qui laissait ses Premiers ministres servir de fusible. Quel modèle préférez vous ?

Pour ma part, je suis satisfait du modèle 2007-2012 (rappelons qu’il est élu pour 5 ans, une précision nécessaire pour tous ceux qui hurlent « démission, démission » en sautant comme des cabris) : certes, le verbe est moins élaboré que chez Mitterrand ou Chirac mais au moins la volonté de s’adresser à tous, sans écarter les obstacles est là.

Nicolas Sarkozy fait l’objet d’une cabale délirante de la part de la presse people (Le nouvel Obs, Libé, L’Humanité) et de la gauche médiatique (94% des journalistes !!). Il est clair que son franc parler agace, irrite, énerve tous ceux qui voudraient que rien ne bouge, que tout reste comme avant, que la France devienne une sorte de Disneyland à grande échelle où les touristes viendront voir une espèce en voie de disparition !!

Excellente intervention donc qui a remis les points sur les i !! Et voir un président qui affirme la force de la lutte contre le terrorisme nous change agréablement des De Villepin et autres …
Par Dave - Publié dans : Sarkozy
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Vendredi 25 avril 2008
En attendant mon propre bilan de cette emission (que j'ai beaucoup appréciée, à part quelques points de détails), voici les principaux points résumés par le Figaro  ! !

Réélection : «Dix ans à la tête d’un pays, c’est largement suffisant», assure Nicolas Sarkozy. «Moi je suis là pour faire. L’idée d’une réélection est très éloignée de mes préoccupations d’aujourd’hui».

Vie privée : «Je trouve qu’on a beaucoup parlé de ma vie privée, sans doute ai-je une part de responsabilité», assure le chef de l’Etat, qui refuse de s’étendre sur le sujet. «Tout est rentré en ordre».

Municipales : «Si vous regardez la totalité des pays européens, il n’y a pas une seule équipe en place qui n’a pas perdu les municipales», estime Nicolas Sarkozy.

«Omniprésidence» : Nicolas Sarkozy se dit «premier responsable» des erreurs de ses conseillers, et reconnaît qu’il a «fallu des recadrages». Mais il assume son interventionnisme sur des dossiers comme les OGM. «Je sais où je vais, je suis persuadé qu’il n’y a pas d’autre stratégie et je sais que le rendez-vous sera à la fin de mon quinquennat». Et se livre à un exercice d’autocritique. «Je sais que j’ai fait des erreurs, j’ai essayé de les corriger».

Xavier Bertrand : Alors que le nom du ministre du Travail, nouvellement promu à l'UMP, est souvent cité pour un éventuel remplacement de François Fillon, Nicolas Sarkozy assure : «L’UMP gagnerait à utiliser les talents. Xavier est l’un de ses talents. Ca n’a rien à voir avec mes rapports avec François Fillon».

«Couacs» ministériels : «Il y en a eu», reconnaît Nicolas Sarkozy, qui les attribue à l’inexpérience de «jeunes ministres» et assure qu’il a voulu «être tolérant». Ce qui était peut-être «une erreur», mais qui ne se reproduira pas.

Droit de grâce de Jean-Charles Marchiani : Même s’il se dit opposé au droit de grâce collectif, Nicolas Sarkozy assure qu’il «examine» le dossier.

François Fillon : «Le premier ministre et moi, nous nous connaissons très bien, on travaille main dans la main et je ne me reconnais nullement dans les articles» sur les tensions dans l’exécutif, assure Nicolas Sarkozy. «C’est un bon premier ministre, et je n’ai pas fait cette émission pour en changer».

Ingrid Betancourt : Interrogé sur l’efficacité de sa mobilisation, Nicolas Sarkozy assure qu’il a obtenu des progrès : «les preuves de vie» et «six libérations» : «nous y arriverons et je ne céderai pas. Cette femme vit un martyre». Il souligne également le rôle d’Hugo Chavez et insiste : «Peut-être que j’ai mal fait, mais ce n’est pas si simple».

Palestine et Israël : «En tant que chef d’Etat, je ne dois pas parler au Hamas», explique Nicolas Sarkozy, qui refuse également de parler au président iranien, car tous deux veulent «rayer Israël de la carte». «Je souhaite la réussite d’Abou Mazen», poursuit le chef de l’Etat, qui veut un «Etat palestinien viable et sûr».

Guerre contre le terrorisme : Nicolas Sarkozy réfute l’idée selon laquelle la France a été épargnée par les attentats du fait de ses positions sur l’Irak. «Les démocraties, ce sont les droits de l’homme». Il refuse l’idée qu’on «doive s’incliner», parce que «ce n’est pas la France».

Afghanistan : Le chef de l’Etat refuse de «changer de méthode» s’il faut «dialoguer avec les talibans», car «on n’aurait pas grand-chose à se dire». «La situation est difficile», reconnaît-il, mais «notre responsabilité c’est d’aider le peuple afghan à se sortir de ce drame». De plus, poursuit-il, «si on laisse tomber l’Afghanistan, le Pakistan tombera». Pour autant, il refuse le terme de guerre. «Ce n’est pas une guerre, nous sommes aux côtés du peuple afghan». Les 700 militaires français envoyés en renfort sont donc là pour aider l’armée afghane. «Est-ce qu’on se couche, ou est-ce qu’on considère qu’il faut aider le président Karzaï ?» demande-t-il.

Europe : «J’ai toujours été opposé à l’entrée de la Turquie car elle n’est pas en Europe», répète Nicolas Sarkozy, qui réfute avoir sciemment refusé un référendum sur le traité de Lisbonne et se dit prêt à en lancer un s’il le faut, notamment sur un futur élargissement.

Chine et Tibet : «J’ai été choqué par ce qui s’est passé au Tibet et je l’ai dit au président chinois», explique Nicolas Sarkozy, qui poursuit en notant que «la Chine aide le monde» sur des dossiers comme l’Iran et qu’elle «a fait des progrès considérables». Il assure ensuite que la France essaye «de créer un dialogue entre Pékin et le dalaï-lama». Lequel «ne demande pas l’indépendance du Tibet ni le boycott des Jeux olympiques», mais davantage d’autonomie pour la province, rappelle-t-il. Quant au boycott, Nicolas Sarkozy refuse de se prononcer pour le moment, car il veut «laisser toutes ses chances au dialogue» et insiste sur la présidence de l’Europe que la France assurera au moment des JO. «C’est le rôle du président de l’Union de trouver un consensus», assure-t-il, avant de noter : «Pour trouver une solution, il faut essayer qu’il y ait le moins de blessures d’amour-propre possible».

Société Générale. Il évoque ensuite la Société Générale, trouvant «préoccupant» qu’une affaire comme celle de Jérôme Kerviel puisse se produire, et répète : «je suis pour que le patron soit responsable».

Capitalisme financier et spéculation. «Je crois au capitalisme, mais je pense qu’il marche sur la tête, qu’il a besoin d’être moralisé», assure Nicolas Sarkozy, pour qui «on doit faire prévaloir un modèle économique européen». Revenant sur les subprimes, le chef de l’Etat dénonce l’inconséquence des agences de notation «qui doivent être sanctionnées lorsqu’elles n’ont pas fait leur travail» et veut des «règles internationales de transparence». Il souhaite aussi qu’on limite la spéculation sur les matières premières agricoles. Et exhorte : «nous devons avoir une emprise» et «mettre en place des règles».

OGM : «je suis favorable à la recherche, mais je suis prudent sur la culture en plein champ», assure le chef de l’Etat, qui promet qu’il sera vigilant sur la sécurité sanitaire.

Retraites : Nicolas Sarkozy refuse de baisser le montant des retraites, mais aussi d’augmenter les cotisations. Reste donc une solution : «travailler et cotiser plus longtemps». Nicolas Sarkozy revient au texte de la loi Fillon en 2003, qui prévoit le passage à 41 ans. «C’est pas facile», insiste le chef de l’Etat, mais «mon travail, c’est de prendre des décisions difficiles. Je comprends que ça provoque de la mauvaise humeur, voire de la déception, mais elle serait beaucoup plus grande si je fuyais. En France, il y a toujours quelqu’un qui n’est pas content, mais à force de les différer, c’est beaucoup plus difficile».

Manifestations lycéennes : «Il faut toujours écouter le malaise de la jeunesse», explique Nicolas Sarkozy, qui rappelle les nombreuses manifestations de ce type ces dernières années, mais promet qu’il ne reculera pas sur les réformes engagées dans l’éducation. «Il y a des marges de productivité, je suis parfaitement conscient du malaise enseignant, et la revalorisation de leur condition est une priorité. Mais on ne pourra pas embaucher plus et payer plus».

Education : trop de profs ? «On a fait beaucoup de quantitatif ces dernières années, nous n’avons pas les résultats», estime le président, pour qui «ce n’est pas la faute des enseignants», mais des réformes. «Je ne demanderai pas qu’on crée des emplois alors que dans les années à venir on aura 40.000 élèves en moins ». Rappelant ensuite les crédits injectés dans le supérieur, il explique qu’il «veut faire les choses différemment». Les réductions de postes ne sont «pas un objectif simplement comptable», explique-t-il, insistant sur la trop lourde charge horaire des élèves, qu’il veut alléger, ce qui permettra de réduire des postes, de même que réequilibrer les sections en lycée et supprimer certaines options «dans lesquelles personnes ne va». «Nous allons faire le choix de la qualité et pas de la quantité».

Immigration choisie : Pour Nicolas Sarkozy, la France n’a pas «besoin d’immigration». «J’ai toujours été pour l’immigration choisie, mais je ne dirai pas qu’il faut aller chercher de la main d’œuvre à l’étranger alors que nous avons plus d’un million de chômeurs», poursuit-il, renvoyant dos-à-dos l’extrême droite et l’extrême gauche, qui «se sont nourris» l’un l’autre et ont, selon lui, empêché un débat «responsable» sur l’immigration. Ce qui explique qu’il ne lancera pas le débat sur le droit de vote des immigrés, qui «relancerait les passions», , et pour lequel il estime qu’il n’a «pas de majorité pour faire passer».

Sans-papiers dans la restauration. «Quand on vient m’expliquer, alors qu’il y a 22% d’étrangers qui ont des papiers qu’on pourrait embaucher, qu’on est obligé d’embaucher des sans papiers…», fustige Nicolas Sarkozy, qui parle de «bal des hypocrites» et maintient : «il n’est pas question qu’on fasse une régularisation globale», car «elle crée un appel d’air qui profite aux trafiquants». «On ne devient pas Français parce qu’on a un travail», insiste le chef de l’Etat, «il y a des lois, je dis au préfet d’appliquer la loi». Pour Nicolas Sarkozy, il faut «arrêter de culpabiliser la France» sur l’immigration.

Carte famille nombreuses : «On a commis une erreur» sur ce sujet, explique le chef de l’Etat. «L’idée avait été de faire payer la carte famille nombreuses par la SNCF et non par l’Etat. J’ai fait valoir que c’était à l’Etat de payer la politique familiale». Une politique qu’il assure ne pas vouloir changer, car «elle marche bien».

Déficit : L’objectif de zéro déficit en 2012 «tient toujours», assure le chef de l’Etat. «Nous n’avons pas remplacé 23.200 fonctionnaires cette année», poursuit-il, expliquant que l’Etat avait continué à embaucher des fonctionnaires depuis 1982 malgré la décentralisation et les progrès de l’informatique. «La masse salariale et les retraites représentent 55% du budget de la nation», poursuit-il, en assurant que «le déficit sera réduit à l’horizon 2012». Pour autant, poursuit Nicolas Sarkozy, «on me demande de réduire en huit mois un déficit qui a commencé en 1974. Je mets en œuvre les réformes, j’affronte les difficultés, mais je ne peux pas tout faire tout de suite».

Croissance. Interrogé sur la faible croissance de la France, Nicolas Sarkozy assure «On a eu 2% de croissance en 2006, 1,9% en 2007, on verra ce qu'il en sera en 2008 mais l'objectif qui consiste à faire grosso modo pareil qu'en 2007 est parfaitement atteignable». et martèle : «Mon rôle c'est de gagner ce point de croissance qui nous manque».

Séniors : «j’ai demandé qu’on puisse cumuler sa retraite et un emploi, car nous avons besoin que les Français travaillent», poursuit Nicolas Sarkozy, qui veut «que les quinquagénaires puissent travailler».

Assurance-chômage : «je veux rendre hommage aux syndicats», assure Nicolas Sarkozy, qui se félicite de leur attitude durant les conflits sociaux récents, ils ont «eu une attitude responsable». Il explique ensuite qu’il «tient beaucoup» aux sanctions en cas de deux refus d’un emploi pour un chômeur. «L’immense majorité des chômeurs essaye de trouver un emploi, mais certains ne veulent pas se mettre au travail». Dès lors, le président veut mettre en place des sanctions progressives en cas de refus par le chômeur d’un emploi.

RSA : : interrogé sur le revenu de solidarité active, Nicolas Sarkozy affirme qu’il le mettra en place «assez rapidement», dès «l’année prochaine». C’est «une très bonne idée», affirme le chef de l’Etat, donc «on va fusionner les minima sociaux» et assurer par le RSA que «toute personne titulaire d’un minima social pourra le cumuler avec un emploi», pour «réhabiliter le travail». Mais le RSA sera «redéployé à partir d’une partie de la prime pour l’emploi», car «j’aimerais recentrer le produit de cette prime pour ceux qui en ont vraiment besoin, pour les sortir de la panade».

Paquet fiscal : Il le reconnaît : le paquet fiscal a été «une erreur de communication totale», qui a fait qu’on a mal compris cette réforme. «Désormais on ne paye plus un seul centime sur les successions, jusqu’à 55.000 euros par enfant», explique Nicolas Sarkozy.

Salaires : «Depuis les 35 heures, il n’y a plus de négociation salariale dans les entreprises», explique Nicolas Sarkozy, pour qui «les salaires sont trop bas et les charges sont trop hautes. On ne peut pas se livrer à une hausse généralisée des salaires pour une raison assez simple c'est qu'il ne faut pas pas tuer la competitivité des entreprises. Mais quand on voit des entreprises qui font des milliards d'euros de profit et où le mot négociations salariales est banni, je comprends que les gens ne soient pas contents et ce n'est pas acceptable.»

Prix : «J’ai deux leviers supplémentaires», explique ensuite Nicolas Sarkozy. Selon lui, les prix ont «plus augmenté en France que dans les autres pays européens», ce qui le met «en colère». «Nous allons faire pression», martèle le chef de l’Etat. Qui annonce un changement de la «loi Raffarin» sur le commerce de détail et de la «loi Galland» sur la vente à perte.

Intéressement : Nicolas Sarkozy annonce une réforme de l’intéressement «dans les quinze jours». «Il faudrait qu’un tiers des profits aille aux actionnaires, un tiers à l’investissement, un tiers aux salariés», estime le chef de l’Etat.

Pouvoir d’achat : «Les prix augmentent, vous avez raison. Ils ont augmenté au moment de l’euro, mais aussi parce qu’il n’y a pas assez de concurrence», explique Nicolas Sarkozy. Qui affirme que les réformes engagées en matière de pouvoir d’achat «marchent». Notamment les heures supplémentaires : «5,5 milliards d’euros de pouvoir d’achat» redistribués à «5 millions de salariés», qu’il oppose aux 35 heures mises en place par les socialistes. «Le problème de la France, c’est qu’on ne travaille pas assez», explique le chef de l’Etat. Qui évoque ensuite les loyers, désormais indexés sur l’indice des prix. «C’est 600 millions d’euros rendus aux locataires».

Le style : «Quand on devient président, c’est une charge si lourde…», soupire Nicolas Sarkozy, qui martèle : «je veux engager les changements nécessaires pour que la France puisse compter dans les grandes puissances du monde».

Les réformes : Faut-il hiérarchiser les réformes, comme le dit une partie de la majorité ? Nicolas Sarkozy ne le pense pas. «J’ai lancé 55 réformes parce que tout se tient, parce que nous sommes dans une société complexe, que chaque réforme tient l’autre».

Economie : «depuis que je suis président de la République, le prix du baril a doublé», explique Nicolas Sarkozy, qui évoque ensuite l’euro, la crise des subprimes… «La France a affaire à un quadruple choc», qui rend d’autant plus urgent les changements dans le pays. «La France résiste plutôt mieux que les autres, continue le chef de l’Etat, qui évoque le taux de chômage, «le plus bas depuis 25 ans».

Sondages : «Sans doute on n'a pas assez expliqué, sans doute j’ai fait des erreurs», explique Nicolas Sarkozy. Avant de préciser : «est-ce que vous pensez qu’on peut bouger un pays de 65 millions d’habitants sans que ça provoque ici où là des moments d’impopularité ?». Le chef de l’Etat affirme qu’il s’était «préparé» à cette impopularité. «Avec les journées qui sont les miennes, mon souci n’est pas tant de commenter telle ou telle étude, même si je la prends en compte». Mais «on attend de moi qu’à la fin de mon quinquennat, on dise : il a fait les changements dont le pays avait besoin».

Qu’est ce qui ne marche pas ? Interrogé sur les déceptions des Français, Nicolas Sarkozy affirme : «j’y étais préparé. Depuis 25 ans, la France était un peu endormie. Le monde change. Le monde a changé. La France ne s’est pas adaptée au même rythme que les autres». Pour lui, la mondialisation a poussé les pays du monde à la compétition. «Le monde s’est mis en mouvement. La France n’a pas évolué au même rythme». Dès lors, il faut «mettre en œuvre les réformes que nous n’avons pas fait», affirme Nicolas Sarkozy, qui admet tout de même : «J’ai ma part de responsabilité».
Par Dave - Publié dans : Sarkozy
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Jeudi 7 février 2008
undefined Les Français sont déçus par leur pouvoir d’achat. Ils sont donc déçus par le président Sarkozy. Il est vrai que le Français a tendance à croire au Père Noël et se dire qu’il y a forcément des cagnottes cachées dont il ne profite pas.

Les Français, dans un sondage récent, ne veulent pas travailler plus pour gagner plus. Ils veulent gagner plus mais ne pas travailler plus. Logique en fait, pour des gens qui croient au Père Noël. Après tout, ce bon-papa Noël distribue les cadeaux gratuitement et ne vous demande pas de faire des heures supplémentaires.

Les Français sont choqués par l’étalage de la vie privée du Président (qui a au moins le mérite de la franchise et qui ne loge pas maîtresse et fille cachée au frais du contribuable) mais ils se ruent sur les Voici, Gala et Paris Match !! Dans la presse people, le problème du pouvoir d’achat, on ne connaît pas.

Les Français aiment les abrutis : Jérôme Kerviel qui a perdu 5,6 milliards d’euros, même si c’est avec le consentement de sa banque (ce qui reste à prouver) est considéré comme un héros, le type qui s’est payé une banque si l’on en croit Opinionways. Il n’est pas coupable disent les Français. Gageons que les clients de la Société Générale auront un autre avis quand ils recevront les factures de leurs services bancaires. Mais en France, on aime cela, les abrutis qui montrent à quel point le capitalisme et le libéralisme, c’est pas bô !!

La presse tire à boulets rouges sur l’action du président mais pas forcément pour les bonnes raisons. Elle s’indigne de la vie privée, mais demande aux Français « Etes vous frustrés par l’absence de photos du mariage ? » (Le Figaro) ou bien font 14 pages sur cet événement qui a éclipsé en début de semaine le super Tuesday. Certes la presse s’est ensuite rattrapée, dans une impartialité totale (99% d’articles sur Obama/Clinton, 1% sur le Gop !!) mais le mal est fait. La crise au Tchad, les attentats au Liban, les nouvelles provocations de Chavez, le programme nucléaire en Iran, l’enquête au Pakistan sur la mort de Bhutto (dans les milieux islamistes, bien entendu)… Rien à battre, on veut les photos du bisou nuptial, nous assènent des médias décidément bien …. People !!

À côté de cela, les vrais sujets de désenchantement se succèdent. Après un départ tonitruant, après une spectaculaire réconciliation avec nos amis américains, après une relance de l’Europe via le mini traité, après une ouverture que je continue d’apprécier, après une bonne gestion d’une grève imbécile qui a coûté des centaines de millions d’euros à la SNCF (un scandale, un vrai, pas comme les conneries d’un trader qui fait perdre du fric à sa banque) ,  la machine connaît des ratés . Trop !!

Désormais, il suffit de quelques milliers de taxis pour faire reculer le gouvernement. Avec une hausse des prix en prime !! Le taxi restera donc une espèce rare, réservée aux nantis et aux bobos du show bizz. Le péquin moyen ? Il prendra le métro ou le TER (quand il n’est pas en grève).

Désormais, les tyranneaux de tous poils peuvent venir parader en France, patrie des "droits de l’Homme" . Mais aussi des contrats juteux !

Désormais, les réformes sont ajournées les unes après les autres. Et la gauche peut pavoiser : elle va gagner des municipales sur le simple fait de la contestation. Ce qui montre d’ailleurs la bêtise du Français moyen : prêt à virer son maire parce que la politique du parti au pouvoir lui déplaît. La gauche en avait fait l’expérience en 1983.

La gauche qui braille, qui conteste, qui pétitionne, qui n’a d’yeux que Obama (c’est ce qu’a déclaré Miss Royal) mais qui ne propose rien !! Voir Hollande à la télé est toujours un grand moment comique. Ce type qui n'a même pas réussi à faire élire sa femme ou Jospin et qui vient nous donner des leçons !!

Sarkozy l’avait anéantie, cette gauche gueularde, il en train de lui redonner un boulevard.

Certes, il n’est pas aidé. La moitié de l’UMP est constituée de médiocres incapables d’affronter le moindre vent, refusant la moindre réformette de peur de déplaire à son électorat de base. Les députés UMP ont les foies, alors qu’ils sont élus pour 5 ans !! Ils pensent déjà à 2012 !! Alors, ils sont contre la commission Attali, contre l’ouverture, contre les réformes.On comprend mieux pourquoi la France se transforme en un état tiers-mondiste !! Dites une idée un peu audicieuse et vous aurez 50 corporations dans la rue prêtes à vous mordre !!

Les syndicats règnent de nouveau en maître. Ainsi, les discussions sur la suppression du samedi matin ne se sont faits qu’avec les syndicats enseignants, qui représentent, allez, 10% du corps !! Les cons comme moi, non-syndiqués, n’ont rien à dire. Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.

Je ne vais pas hurler avec les cons qui disent « Sarkozy, démission » mais j’espère qu’il lira ce message :

« On vous a élu pour une politique de droite et libérale, pas pour du Chirac bis !! Envoyez balader les pétochards de l’UMP, envoyez balader les nazillons syndiqués, mais libérez les énergies de ce pays, parce que là, on en a ras le bol !! Il y aura des grèves, il y aura du bordel mais on ne réforme pas avec les mains dans le dos !!»

Certes ce n'est pas de la grande philosophie mais cela a le mérite d'être clair.
Par Dave - Publié dans : Sarkozy
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Samedi 2 février 2008
C'est sans doute mon côté fleur bleue (j'aime bien les comédies romantiques) mais je n'arrive pas à hurler avec les loups qui critiquent la romance de notre président avec Carla Bruni.

Les deux amoureux se sont mariés ce matin dans la plus stricte intimité  !! Et bien, je trouve cela sympa !! Et tant pis pour le pouvoir d'achat, le Tchad,  la commission Attali....

Alors, oui, ça va trop vite. Cela ne fait que 3 mois qu'il a divorcé, il ne la connaît que depuis deux mois, et tatati et tatata. Mais qu'importe... Certes , les jaloux vont tirer la tronche, Hollande va nous sortir son numéro de Casimir effarouchée. Mais qu'importe ....

Après tout, sa vie ne regarde que lui..

Meilleurs voeux,  Mr le Président.
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Par Dave - Publié dans : Sarkozy
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Mercredi 5 décembre 2007
Décidément, Mr Sarkozy dit pas mal d'aneries à l'étranger. En Chine, il a déclaré qu'il n'y avait qu'une Chine, confortant ainsi la mainmise des autorités chinoises sur le Tibet et  justifiant leurs futures agressions sur Taï-Wan.

En Algérie, il a vertement critiqué la colonisation. Or  , comme souvent la vérité se situe ailleurs, dans une sphère plus nuancée.

Voilà ce qu'en pense l'autre partie des interessés : les rapatriés !! Ils se sont confiés au Figaro.



 En Languedoc- Roussillon, où ils sont nombreux, les déclarations de Nicolas Sarkozy sur le caractère «injuste» de la colonisation sont souvent fraîchement accueillies. Il appartient aux Algériens, selon eux, de rétablir la vérité.

Dans la salle à manger de sa maison de La Cobas, à Perpignan, la famille Nicaise suit, avec attention, chacun des faits et gestes de Nicolas Sarkozy en Algérie. Et observe avec inquiétude l’accueil réservé par le président Bouteflika à la délégation française. Articles, images télévisées, comptes rendus radiophoniques, tout est disséqué. Et rien, depuis quarante-huit heures, n’est de nature à satisfaire les Nicaise. Loin de là. La déclaration de Nicolas Sarkozy surle caractère «profondément injuste de la colonisation, contraire aux règles de la République» ne passe pas. Pas du tout. Le ton monte.

«La colonisation a été juste parce que la France a beaucoup apporté à l’Algérie. Les colons que nous étions ont construit des routes, des ponts, des écoles, parfois même dans le bled, et pas seulement pour scolariser des enfants d’origine métropolitaine», affirme avec passion Eugène Nicaise, 80 ans, ancien inspecteur des ventes de la British Petroleum. Eugène menait une double existence, avant d’embarquer, à Oran, le 23 juin 1962, dans l’urgence la plus absolue. Une vie civile la journée ; une autre, militaire, la nuit, pour préserver les établissements de son entreprise des attentats.

Suzy, sa fille, âgée de 8 ans au moment du rapatriement, se veut plus mesurée. «Le président a tort, et raison à la fois. À l’époque, les politiques n’ont pas fait les bons choix en matière d’égalité», explique-t-elle, après avoir cherché, hier matin, dans le journal algérien el-Watan, des raisons d’espérer en un avenir fraternel entre les deux rives d’une histoire commune. Sans les trouver. «Ils demandent toujours la repentance des Français, sans même savoir que cette notion est d’origine chrétienne.Sont-ils prêts, eux, à reconnaître ce qu’ils ont fait ?» questionne Jeanine Nicaise, 80 ans,qui fut institutrice à Tlemcen.

Elle est l’arrière-petite-fille d’un colonauvergnat installé en 1852 avec sa fiancée contre la promesse de cultiver deux hectaresde friche.

«Des propriétaires arabes ont aussi vendu leurs terres arides. Les colons, comme on dit, n’ont pas fait que s’accaparer des hectares», poursuit Suzy Nicaise, qui dénonce l’ouverture unilatérale des archives françaises en 2004. Elle attend que les Algériens en fassent autantun jour. Et elle ne s’étonne presque plus d’avoir porté, elle-même, un projet privé pour ériger, à Perpignan, un mur des disparus d’Algérie. Unique sépulture connue de 2 619 personnes dont le Quai d’Orsay est, à ce jour, sans nouvelles.

Cette œuvre a été inaugurée il y a quinze jours dans un épouvantable climat de polémique sur l’identité ou l’appartenance politique de ceux dont les noms sont ou ne sont pas gravés. La liste a été fournie par le ministère des Affaires étrangères. «Les rapatriés ont les nerfs à vif, confie Jean-Marc Pujol, 58 ans, rapatrié lui-même, adjoint au maire de Perpignan, ville où la communauté pied-noir a compté jusqu’à 20 000 personnes. Il faut absolument créer aujourd’hui les conditions d’un consensus pour apaiser les esprits.Il faut reconnaître ses erreurs et reconstruire. La colonisation ne respectait pas toujours l’égalité, mais il n’y avait pas pour autant d’apartheid. Voyez les photos de classe de l’époque.» Jean-Marc Pujol fait la différence entre les grands colons, parfois affairistes,et les métropolitains d’Algérie.

«Ceux qui ont vécu là-bas, dans leur immense majorité, n’avaient pas le sentiment d’être des colonisateurs. Ils faisaient partie du système local. Ils avaient une vie heureuse et fraternelle», ajoute-t-il, sans s’étendre sur les déclarations détonantes de Mohammed Cherif-Abbas, ministre des Anciens Combattants de Bouteflika, sur le rôle du «lobby juif» dans l’élection de Nicolas Sarkozy.

«Il est normal que le président de la République se rende en Algérie. Mais ce sont les conditions de cette visite qui, elles, ne sont pas normales, s’emporte Gilbert Roseau, ancien député socialiste et conseiller municipal de Montpellier, où ont été accueillis quelque 40 000 rapatriés. Une nouvelle fois, les Algériens ont humilié la France et les Français. Il y a eu ces déclarations sur le lobby juif. Et ils ont exigé qu’Enrico Macias, cet homme de paix et de fraternité, ne soit pas de la visite officielle, parce qu’il était juif. Au nom de la raison d’État, on ne peut pas accepter n’importe quoi… Pour les milliards d’hypothétiques contrats et au nom du gaz, ce gaz que nous payons au prix fort. Une nouvelle fois, on nous fait porter le burnous de l’affreux colonisateur.» Avec son cousin Jacques Roseau, assassiné en 1993, Gilbert avait créé le Recours-France, puissante et influente association de rapatriés.


Hocine Cherif, 56 ans, cadre administratif au chômage, président du Mach (Mouvement des anciens combattants harkis), préfère, quant à lui, minimiser la portée des disputes franco-algériennes. «Ce sont les caciques du FLN qui réveillent ainsi les vieilles souffrances.Ces blessures, il faut les dépasser. Il y a eu des victimes des deux côtés. Il faut saluer leur mémoire et aller de l’avant», déclare-t-il.Au mot « colonisation » il préfère la notion de coopération. «Comme fils de harki, arrivé en métropole à l’âge de 10 ans, au milieu de mes dix frères et sœurs, je revendique l’œuvre accomplie en Algérie, conjointement par les deux populations, algérienne et française, dit-il. Tout le monde a contribué à construire une Algérie fraternelle. Et derrière le mot “colon”, il ne faudrait pas non plus rassembler ces milliers d’hommes et de femmes qui ont aimé l’Algérie et qui ont construit ce pays.»

Son père avait intégré, en 1930, le 14e RTA (régiment des tirailleurs algériens). Il dirigeait les dockers d’Oran avant de choisir définitivement la France en 1958, et de rejoindre la métropole en juin 1962. Les propos sont plus ou moins nuancés, mais, à Montpellier comme à Perpignan, la plupart des pieds-noirs partagent l’attente des époux Nicaise. Chacun souhaite que la vérité historique – qui n’est pas celle d’«une colonisation injuste» – sorte enfin de la bouche des autorités algériennes. Sans autre exigence. Sans trop d’illusion non plus, au bout de quarante-cinq ans de patience.
Par Dave - Publié dans : Sarkozy
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Mercredi 7 novembre 2007
sakobush.jpg Six mois jours pour jour après son élection et un an après sa visite en tant que ministre de l’Intérieur, «Sarkozy l’Américain» est de retour dans la capitale fédérale américaine. Avec un but clairement afficher dès mardi soir, lors du dîner offert en son honneur par son homologue américain George W. Bush. «Je viens à Washington avec un message très simple. Je veux reconquérir le cœur de l'Amérique, et reconquérir le cœur de l'Amérique de façon durable», a lancé Nicolas Sarkozy en préambule. «Je suis venu vous dire une chose, c'est que la France et les Etats-Unis nous sommes des amis, nous sommes des alliés, depuis toujours et pour toujours», a-t-il insisté devant une centaine de convives, avant de louer le sacrifice des GI's morts en France pendant la Seconde Guerre mondiale.

«Bienvenue à la Maison-Blanche», lui avait lancé en français George W. Bush en l'accueillant. Avant de louer, sur un mode beaucoup plus sobre, «l'héritage de Lafayette» et la coopération entre les pays, avant de lever son verre «à quelques uns des plus anciens amis des Américains, le grand peuple de France».
Arrivé en début d'après-midi à Washington, Nicolas Sarkozy a entamé sa tournée américaine devant les grands patrons des deux pays réunis au sein du French American Business Council. «Je n'ai pas compris pourquoi il fallait se fâcher avec les Etats-Unis. Les Etats-Unis et la France, on ne s'est jamais fait la guerre. Ce n'est pas une raison pour s'en vouloir», leur a-t-il dit.


Le président français a profité de l'occasion pour rappeler tout le mal qu'il pensait de la faiblesse actuelle du dollar par rapport à l'euro, qui a battu de nouveaux records mardi en s'échangeant à 1,4570 dollar.
Après cette première demi-journée, Nicolas Sarkozy doit poursuivre mercredi la célébration des retrouvailles franco-américaines dans le cadre plus solennel du Capitole, devant les deux chambres du Congrès.

Un «très grand honneur» particulièrement salué côté français, où l'on rappelle que la Chambre des représentants et le Sénat ont tenu leur première session commune en 1824 pour y entendre le discours du marquis de Lafayette. Il a toutefois déjà été réservé à tous les présidents français de la Ve République, le dernier étant M. Chirac en 1996.

Après ce passage au Congrès, à majorité démocrate, le Nicolas Sarkozy retrouvera George W. Bush pour une réunion de travail «délocalisée» dans la demeure historique du premier président américain George Washington, au sud de Washington. L'occasion pour les deux responsables de passer en revue les grands dossiers internationaux de l'heure.

(Article original : Le Figaro)
Par Dave - Publié dans : Sarkozy
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Lundi 5 novembre 2007
sarkotchad.jpg N’en déplaise à la gauche et aux grincheux de tous bords, ce que l’on attend d’un président , c’est ça : se bouger, agir, essayer, obtenir des résultats.

La polémique bidon sur le voyage tchadien de Nicolas Sarkozy montre à quel point une partie de l’opinion a été marquée par 12 ans de chiraquisme et 14 ans de mitterandisme, à savoir l’action de deux monarques, distants , élus pour « sentir l’odeur des roses » et distillant leur action au compte goutte . Avares de leurs paroles, qui en devenaient d’or, François Mitterand et Jacques Chirac s’impliquaient peu, laissant le rôle de fusible aux Premiers ministres successifs. Et à tout considérer, Mitterrand s’est même plus impliqué que Chirac : il reste un peu plus de chose des années Tonton que des années Chirac !!!

Nicolas Sarkozy lui est dans l’action. On n’aime ou  n’aime pas. Moi, j’aime. Ceux qui, la semaine dernière lui reprochaient de ne pas se saisir du dossier « Arche de Zoé » lui reprochent ce matin la libération des hôtesses et des journalistes, pions involontaires de cette histoire navrante. Mauvaise foi de la gauche que l’on pourrait citer en exemple tant elle est grossière, ce matin, certains responsables PS osaient même que le président aurait du ramener aussi les membres de l’association pour qu’ils soient jugés en France.

En gros , quand il ne fait rien, c’est mal. Quand il fait, c’est mal ou pas assez.

J’aurais aimé en 85 un président plus actif quand il s’agissait de tirer de la mouise des Français impliqués, sur ordre gouvernemental, dans le sabotage du Rainbow Warrior. Il aurait été bien d’avoir un président qui aurait tapé du poing dès l’enlèvement d’Ingrid Bettancourt.

La gauche qui donne des leçons nous gonfle , on l’a déjà dit sur ce blog. Mais les réactions de ce matin le prouvent une fois de plus.

Nicolas Sarkozy mérite bien ses 27 euros de l'heure !!
Par Dave - Publié dans : Sarkozy
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