Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 03:00
Avec l'assentiment,  de  Pierre de GopFrance, je publie son dernier message, intitulé :

Victoire en Irak

Chers amis du GOP, chers sympathisants, chers lecteurs,

Tous les sites Néo-conservateurs Français l'annoncent depuis plusieurs mois. Ces dernières semaines, les indices se sont multipliés pour démontrer que l'Irak est une victoire.

Depuis début Juillet 2007, le discours de certains Démocrates commence à changer. Joe Biden, candidat à la primaire de gauche, lançait il y a un mois et demi « Let's tell the truth » pour condamner les propos insupportables de ses concurrents. Ils semblaient continuer à souhaiter la défaite, alors que les preuves d'une amélioration de la situation s'amassaient (http://ffgop.canalblog.com/archives/2007/08/14/5885968.html).

Il y a deux semaines, les principaux candidats de la gauche Américaine (Hillary Clinton et Barack Obama) changeaient leur point de vue. Alors que de nombreux médias Américains annonçaient l'arrivée de la victoire, les Français, eux, restaient dans leur aveuglement (http://ffgop.canalblog.com/archives/2007/08/22/5961613.html).

Puis, coup de tonnerre. Il y a quatre jours, l'un des journaux Américains les plus à gauche, le Washington Post, publiait un article pour parler de la victoire de la nouvelle stratégie en Irak. Il était temps. Cela fait plusieurs semaines que toute la presse Américaine de droite a fait la même constatation. Qu'ils soient Démocrates ou Conservateurs, nier la réalité est devenu difficile pour les Médias Américains. Désormais, entre candidats de gauche et de droite, entre médias Conservateurs ou Liberals, il y a un nouveau consensus. L'Irak est sur le point d'être pacifié. (http://ffgop.canalblog.com/archives/2007/09/01/6066320.html).

Enfin, dimanche, George W Bush s'est rendu pour la troisième fois dans ce pays depuis le début de l'opération « Iraqi Freedom ». Cet événement ne pouvait pas passer inaperçu. Les médias Français ont été obligés de parler de l'Irak et de sa situation. Personne ne s'était étonné, à part les sites Néo-conservateurs Français, que la presse Française soit muette sur ce pays depuis de nombreuses semaines. Une seule raison à cela. L'absence d'attentats rendait impossible la démonstration que les choses s'empirent. Est-ce amusant, ou inquiétant, de savoir que les Médias Français ne publient que lorsqu'il leur est possible de dire du mal de George W Bush et des Américains ?

Quoi qu'il en soit, il est désormais trop tard pour la presse Française pour avoir des remords. La victoire est là. Et ils se sont désormais donné le mot. En effet, la visite du Président Américain les a obligé à parler de l'Irak. Ils furent donc dans l'obligation d'admettre que la situation s'améliore. L'AFP, publié par le Figaro hier, a lancé la nouvelle mode.
(http://www.lefigaro.fr/international/20070903.WWW000000616)

Le soir même, Olivier Mazerolle affirma sur BFM TV qu'il « semblerait que les États Unis aient eu quelques premiers succès dans la province d'Anbar ». Rappelons que cette province était, il y a un an, complètement aux mains des Extrémistes Musulmans. Aujourd'hui, le Président Américain peut s'y poser sans danger. Enfin ce matin, sur France Culture, le commentaire était celui-ci. « Avec l'absence d'attentats majeurs depuis de nombreux jours, il serait presque temps de parler de succès. » Les termes utilisés pour limiter la portée de leurs affirmations sont amusants. « Il semblerait » ; « Il serait presque temps ».

Nous l'avions prédit sur notre site le 1er septembre. Le réveil est difficile pour une France apôtre de la désinformation et de la démagogie à l'encontre des États Unis d'Amérique et de l'Irak.
(http://ffgop.canalblog.com/archives/2007/09/01/6066320.html).
Il est plus que temps que notre pays, la France, ouvre réellement les yeux sur le monde.

Pierre Toullec
Partager cet article
Repost0
4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 07:05
FightForVictoryBannerWEBSMALL.JPG.jpg
C'est reparti, Move America Forwards a décidé de donner un bon coup de pied au cul des défaitistes et autres démocrates qui refusent de soutenir franchement les troupes qui se battent contre les nazislamistes, dans cette 4e guerre mondiale démarrée réellement le 11 septembre, il y a 6 ans déjà !!

Et quoi de mieux qu'un périple à travers le pays de la liberté. Le Fight For Victory Tour ci a commencé dimanche soir à San Franciso et comportera 27 étapes sur 4 384 miles !! Deux semaines de voyages sur les routes américaines.

caravanmap-mediumwebsite.jpg.jpgLe but ? Expliquer pourquoi les interventions en cours, en Irak , en Afghanistan mais aussi en Asie sont nécessaires dans cette guerre contre la terreur, et pourquoi les défaitistes ont tort. Cette tournée est également un moyen de dire non à la politique du congrès qui entend "rendre les armes" devant la terreur nazislamiste. Pour MoveAmericaForward, il s'agit d'amplifier le rapport du général Petraeus qui montre des progrès signigicatifs en Irak. (voir aussi l'article de Drzz ) et ne pas laisser le congrès "enterrer ce rapport".

MAF n'est pas seul sur ce coup. Des hommes politiques comme Ducan Hunter, des radios, des artistes comme Diana Nagy (chanteuse d'un splendide hymne en l'honneur des soldats US), des mères de soldats qui ne se reconnaissent pas dans Cindy Sheehan... tous seront là pour dire à la fois que la guerre contre la terreur n'est pas un gadget idéologique mais aussi qu'elle fonctionne et que vouloir la stopper serait une erreur suicidaire.

Bien sur, les adversaires de la guerre ne veulent pas se laisser faire et entendent organiser des contre manifestations. C'est le jeu de la démocratie. Mais quand on voit que la politique du congrès est de plus en plus critiquée...

En attendant, je vous laisse avec Melanie Morgan qui va vous expliquer pourquoi ce Fight For Victory Tour est important !!


Partager cet article
Repost0
19 août 2007 7 19 /08 /août /2007 09:16
Le Figaro

Le jeune homme voulait officialiser son changement de religion sur ses papiers d'identité. Considéré comme apostat, il vit dans la clandestinité après avoir reçu des menaces de mort de la part d'extrémistes musulmans.

MOHAMED HEGAZI a peur. Ce jeune homme de 25 ans, né musulman mais qui dit s'être converti au christianisme il y a neuf ans, a transgressé un tabou absolu en demandant que ses papiers d'identité mentionnent sa nouvelle religion. Son initiative, sans précédent, a soulevé un tollé en Égypte, où l'immense majorité des dignitaires musulmans s'accorde à dire que l'islam ne permet pas de changer de religion.

Considéré comme apostat, Hegazi, qui était jusqu'à il y a peu représentant du mouvement d'opposition civile Kefaya (Ça suffit!) à Port-Saïd, craint aujourd'hui pour sa vie et affirme se cacher avec son épouse, qui serait elle aussi convertie. «Je reçois des menaces de mort sur mon téléphone portable. À chaque fois que je change de numéro, des fanatiques l'obtiennent et m'appellent en menaçant de me liquider» , raconte l'infortuné. «Le danger ne vient pas seulement des extrémistes, un citoyen ordinaire pourrait me tuer de son propre chef, convaincu d'avoir ainsi servi l'islam», dit-il. Pour les plus radicaux, une déclaration d'apostasie équivaut, de fait, à une condamnation à mort.

Dans les années 1990, période noire de l'islamisme armé en Égypte, l'écrivain et journaliste Farag Foda a payé de sa vie une telle accusation. Le Prix Nobel de littérature, Naguib Mahfouz, a échappé de peu au poignard d'un illuminé. L'universitaire Nasr Abou Zeid a dû se réfugier aux Pays-Bas après avoir été condamné par la justice à divorcer de sa femme, une sanction automatique pour les apostats. Depuis que l'affaire Hegazi défraye la chronique, pas un jour ou presque ne passe sans que la presse cairote ne répercute des déclarations haineuses et intolérantes.

Ainsi du quotidien gouvernemental Al-Messa, qui affirme que selon un «sondage» réalisé par ses soins, tous les oulémas sont unanimes sur la «nécessité de tuer l'apostat» : un verdict lapidaire clairement destiné à contredire le grand mufti d'Égypte, qui a récemment affirmé que les hommes n'ont pas à se substituer à Dieu pour faire justice (lire ci-dessous). Dans la même veine, le beau-père de Mohamed Hegazi a confié à la presse égyptienne qu'il souhaitait que la justice contraigne sa fille à divorcer et «qu'elle soit ramenée chez (lui), même morte». Quant au père du jeune activiste, il soutient que son fils continue de prier à la mosquée avec lui.

Nouvelle escalade cette semaine: deux membres de l'Organisation des chrétiens du Proche-Orient (Meca), Adel Fawzi et Peter Ezzat, ont été incarcérés pour «atteinte à l'islam» et «sédition confessionnelle». Selon le quotidien indépendant Al-Masri al-Yom, les deux hommes, qui collaborent à un site Internet copte dénonçant les persécutions dont les chrétiens se disent victimes en Égypte, ont été arrêtés en possession de pamphlets et de vidéo jugées anti-islamiques. Mais surtout, croit savoir le journal, ils auraient joué un rôle dans la conversion de Mohamed Hegazi.

 L'affaire a pris de telles proportions qu'une organisation non gouvernementale (ONG) copte, le centre al-Kadima pour les droits de l'homme, a retiré la semaine dernière la plainte qu'elle avait déposée au nom de Mohamed Hegazi devant la justice administrative, après que les services de l'état civil ont refusé d'inscrire le christianisme sur sa nouvelle carte d'identité. En Égypte, ce document mentionne obligatoirement la religion. Mamdouh Nakla, le directeur d'al-Kadima, a affirmé que sa décision avait été uniquement motivée par «l'absence de certificat de conversion de l'Église».

Mais selon des sources religieuses, l'Église copte orthodoxe a exercé des pressions sur l'ONG, de peur d'être accusée de prosélytisme. «L'Église sait que le cas Hegazi est très sensible», souligne un connaisseur du dossier. «Il est possible qu'elle ait choisi de rester en retrait dans cette affaire pour ne pas s'attirer d'ennuis, mais aussi dans l'espoir d'obtenir en retour des avancées sur la question des chrétiens convertis à l'islam et qui veulent revenir au christianisme, pour lesquels elle n'a pas hésité à monter au créneau ces dernières années.» Pendant ce temps, Hegazi se terre, seul face à son choix.

(Ainsi donc les extrémistes de la "religion de la Paix " font une fois de plus preuve de leur esprit d'intolérance. Combien faudra-t-il de Hegazi pour les occidentaux ouvrent les yeux ???)
Partager cet article
Repost0
2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 01:42
Edifiantes images que les télé françaises n'ont pas voulu nous montrer.

Merci au blog Drzz et l'UPJF d'avoir fait le travail des médias.
Partager cet article
Repost0
28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 22:43
Depuis 6 mois, le congrès US est de nouveau aux mains des démocrates. C'est le jeu de l'alternance. C'est normal et démocratique.

Le problème est que l'alternance est en train de se transformer en immobilisme, un immobilisme dangereux.

Les démocrates ont obtenu une courte victoire l'an dernier mais pour le moment à quoi a-t-elle servi ? A rien. Pire, leur politique porte les germes de dangers à venir importants.

L'aile gauche des démocrates a voulu faire plier Bush sur le financement de l'Irak en lui imposant un calendrier de retrait qui n'aurait eu pour but que de préparer les nazislamistes à entamer un macabre compte à rebours. Au final, ils ont du renoncer sans conditions !! C'est une victoire pour ceux qui pensent que l'on abandonne pas au milieu du gué. Mais c'est une victoire amère car les ennemis de la liberté savent qu'ils ont désormais de précieux alliés à Washington. On sait ce qu'il s'est passé quand Clinton a abandonné la Somalie, Haïti, le Rwanda... Damas sait que Nicole Pelosi négociera quand le moment sera venu. Des négociations à la Chamberlain !!

Et quid du reste : l'Iran continue à gesticuler et à défier le monde libre tout en affamant sa population. Le Hezbollah se réarme à la barbe de la Finul. Le Hamas a pris le contrôle de Gaza afin de le transformer en une entité islamique. Des groupes palestiniens radicaux contrôlés par Al-Quaïda défient l'armée libanaise. La Syrie assassine toujours ses opposants et se moque bien des enquêtes internationales. Chavez , en Amérique du Sud, axe de plus en plus sa politique d'alignement sur les Mollahs afin de continuer à saper l'influence de l'Amérique du Nord sur le Sud. Et les guérillas communistes et autres Farcs ont toujours le soutien de crétins portant des T-Shirts à l'effigie du boucher des prisons cubaines. La Russie elle même veut redevenir un épouvantail. Quand à l'ONU, censée nous défendre, elle est devenue la SDN, un organisme contrôlé par le cynisme, la reculade, la corruption et où les dictateurs de la planète ont table ouverte.

Le monde regarde sans vraiment intervenir afin d'empecher l'apocalypse. Pire , les changements de dirigeants en France et en Angleterre , s'ils sont porteurs d'espoir, sont encore dans une phase de consolidation. En Amérique même, Bush est affaibli par la defection de quelques poids lourds du GOB qui songent surtout à sauver leur peau electorale plutôt que leur honneur.

L'Afrique se meurt, massacrée par des dictateurs imbéciles ,des milices islamistes , des combats intertribaux et des guerres civiles sans fin. Là, la seule riposte semble être les concerts géants du Showbizz mais on refuse toujours de désigner clairement l'ennemi de peur de froisser les potentats. Kouchner commence à faire bouger les lignes mais si lentement. Et l'Europe refuse toujours la notion de "Génocide" que veut imposer l'Amérique. 200 000 morts au Darfour, comment les qualifier alors ?

Et pendant ce temps, les autruches continuent à s'agiter pour rien : la France voit déjà se lever ses éléments les plus réactionnaires depuis l'annonce de l'accélération des réformes nécessaires. Les écolos continuent à nous parler de décroissance. Les intégristes verts refusent le débat sur le réchauffement climatique. Panacée hier, les biocarburants sont devenus l'incarnation du mal depuis que les USA ont décidé d'y mettre le paquet.

Et pendant ce temps, Israël se prépare à une attaque imminente, cernée désormais de tout côté. Personne ne se préoccupe du sort de ses trois soldats prisonniers depuis près d'un an. Personne ne veut voir que les bruits de bottes résonnent à ses frontières. Tout se passe comme si la planète vivait dans un monde virtuel et iddylique.

Munich est de retour !! L'Europe, engluée dans ses contradictions, a totalement laissé tomber son rôle pour se replier sur elle même. La mondialisation est devenue le nouvel antechrist par ceux qui s'en servent à tout bout de champ pour propager leurs idées.

L'esprit de 33 est là , quand les "milieux bien informés" disaient à la population que le nazisme ne durerait pas. Ce sont les mêmes qui affirmèrent que les pays de l'Est survivraient à la guerre froide.

Ce sont eux qui, aujourd'hui nous disent : le nazislamisme est une invention des néoconservateurs et des juifs pour mettre la main sur le monde.

Ils se sont trompés dans le passé. Ils se tromperont à nouveau. Qui voulez vous croire !!

L'immobilisme n'est pas une sécurité. Ils nous conduit doucement mais surement à la mort. Le monde d'avant le 11 septembre en est la preuve.

Partager cet article
Repost0
23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 08:01
Iran-Resist vient de mettre en ligne la traduction complète d'un article du Gardian. Il est donc clair et net qu'en sus des troubles au Liban , dans la bande de Gaza et en Afghanistan, les nazislamistes soutenus par l'Iran et la Syrie veulent étendre leurs actions en Irak.

L’Iran est secrètement en train de forger des liens avec les éléments d’Al Qaeda et les milices sunnites arabes en Iraq dans la perspective d’une épreuve de force cet été avec les forces de la coalition, épreuve de force dont le but est d’obtenir un vote massif et dévastateur de la part du Congrès, imposant un retrait immédiat et définitif, révèlent des officiels américains.

« L’Iran s’est engagé dans une guerre par procuration en Irak et c’est là une voie très dangereuse pour eux s’ils persistent à la suivre. Ils commettent déjà quotidiennement des actes de guerre contre les forces américaines et britanniques », avertit un officiel de haut rang à Bagdad. « Ils (les mollahs - ndlr) sont derrière beaucoup d’attaques complexes (requérant un haut niveau de technicité) tâchant de miner la détermination américaine et britannique, comme, par exemple, les assauts à la roquette contre le Palais de Bassora et dans la « Zone verte » (quartier sécurisé de Bagdad). Les attaques sont dirigées et planifiées par les Gardiens de la Révolution qui sont directement connectés avec le « gratin » (du gouvernement iranien - ndlr) ».

Le même officiel affirme que le haut commandement américain est actuellement en train d’étudier en priorité l’hypothèse probable d’une offensive orchestrée par les Mollahs, offensive qui coordonnerait Al Qaeda et les Insurgés sunnites en même temps que les milices chiites alliées de Téhéran. Le Régime iranien souhaite qu’elle soit si violente qu’elle déclenche une véritable mutinerie politique à Washington à un point tel qu’il en découlera automatiquement un retrait américain définitif.

En septembre 2007, le Commandant en chef de l’Etat-Major David Petraeus devra rendre des comptes devant le Congrès sur la politique controversée du Président Georges Bush, concernant la première phase de 6 mois de mise en oeuvre du plan de sécurisation tablant sur le renforcement de 30,000 hommes de troupes supplémentaires. « Nous envisageons clairement qu’Al Qaeda et l’Iran tenteront de concert de mettre la pression maximum en matière de propagande (guerre psychologique) et de violence spectaculaire, juste avant la remise du rapport de Petraeus en septembre », a expliqué l’officiel.

« Il est certain que cela (la violence) va progressivement augmenter de leur côté. Il existe des capacités encore inexploitées en Irak, et spécifiquement des capacités sponsorisées par les Iraniens. Ils peuvent très bien les activer (télécommander, manœuvrer) à leur guise (quand ils le veulent). Il est tout à fait possible de le constater par le potentiel pré-positionné qui continue de parvenir et les stocks impressionnants d’armes et de munitions en provenance d’Iran que nous avons déjà pu découvrir au cours des mois précédents. Les relations entre l’Iran et les groupes comme Al Qaeda sont extrêmement fluides » a-t-il ajouté.

« Cet approvisionnement arrive facilement aux hommes déjà présents via les mouvances qui assurent leur logistique. Par exemple, les Arabes sunnites ont habituellement recours à une idéologie d’obédience qu’on pourrait qualifier de « djihadiste salafiste », si l’on s’en tient à leur rhétorique. Le système de renforcement des liens entre l’Iran et Al Qaeda est particulièrement efficace ».

Le Régime iranien a maintenu des liens étroits avec les partis politiques chiites Irakiens et les milices, mais il a bien avant cela élaboré une intense collaboration avec Al Qaeda et les Insurgés sunnites.

Les responsables américains affirment à l’heure actuelle qu’ils ont des preuves tangibles que Téhéran a continuellement exercé la pression dans le sens qui lui semblait lui apporter une victoire (la configuration la plus favorable) en Irak. Dans un développement parallèle, ils affirment également détenir des preuves incontestables que le Régime iranien a adapté au fur et à mesure sa politique en Afghanistan et qu’actuellement, il soutient et supplée aux besoins de la campagne des Talibans contre les forces britanniques et les autres contingents de l’OTAN.

« La stratégie de Téhéran pour discréditer l’intervention américaine et fomenter une révolte décisive au Congrès contre Bush est d’envergure nationale et absolument pas confinée au Sud chiite, sa traditionnelle sphère d’influence », ajoute encore le responsable de haut-rang contacté à Bagdad.

« Ce plan inclut aussi bien les milices chiites telles que le Jaysh al-Mahdi de Moqtada Sadr, que les groupes sunnites arabes soutenus par la Syrie et al Qaeda en Mésopotamie (Irak) », complète t–il. Le régime iranien a également étendu ses contacts de chaque côté des frontières, avec des forces paramilitaires et des groupes politiques, incluant des partis kurdes comme le PUK, un allié des Américains.

« Leur stratégie prend en compte toutes les parties prenantes du conflit. Le régime iranien joue selon ses propres besoins (sur du velours) sur ces différentes factions afin de maximiser sa mainmise future et de démultiplier les difficultés (obstacles) pour les Américains et les Britanniques. Leur conspirateur associé est la Syrie qui autorise les Takfiristes [Djihadistes fondamentalistes Salafistes] à franchir allègrement les frontières », dit le responsable.

« Toute décision de répliquer directement à la menace iranienne sur son propre territoire ne pourra être prise qu’au plus haut niveau politique à Washington », poursuit-il. Mais tout cela en indiquant clairement que la patience américaine était à bout.

En prévenant que les USA étaient « absolument déterminés » à mener des représailles sévères partout où ils se trouvaient mis au défi par les intermédiaires de l’Iran ou des agents infiltrés en Irak, il illustre son propos par le cas des 5 membres des Gardiens de la Révolution de la Brigade Qods mis aux arrêts de rigueur à Arbil en janvier. Malgré les protestations martelées par Téhéran qui jurait que ces hommes étaient des « diplomates », à l’heure qu’il est, ils n’ont toujours pas été relâchés.

« Téhéran se comporte comme un participant prenant des risques calculés dans une course de vitesse. Ils sont en train de fouetter la croupe de tous les chevaux dans cette course, même en misant sur des gens en qui fondamentalement ils n’ont pas confiance », rajoute un responsable important de l’Administration Bush à Washington. « Ils ne savent pas précisément quelles en seront les conséquences en Irak. Aussi, ils se couvrent en augmentant à chaque fois la mise ».

Le responsable de l’Administration démontre également que, indépendamment des récentes tentatives d’ouverture américaine et britannique, la Syrie coopérait encore étroitement à la stratégie iranienne en Irak.

« 80 à 90% des Djihadistes étrangers entrant en Irak le font à partir du territoire syrien », précise t-il.

Malgré de récents contacts diplomatiques et l’accord de principe visant à mener des discussions bilatérales au niveau des ambassades le 28 mai à Bagdad, les Officiels Américains affirment qu’ils n’observent pas la moindre baisse d’intensité dans le cadre des activités hostiles iraniennes, qui comprennent les différentes formes d’un soutien continu à la violence, le trafic d’armes et l’entraînement des combattants.

« L’Iran est en train de perpétuer le cycle des violences factieuses grâce à son expertise dans le domaine des exécutions sommaires et le soutien aux cellules vouées à étendre le nombre des assassinats. Ils invitent les membres des milices irakiennes et les groupes d’Insurgés en Iran de façon à ce qu’ils puissent s’y entraîner, puis ils les aident à s’infiltrer à nouveau dans le pays. Nous avons une masse de preuves en provenance de diverses sources convergentes. Il n’y a pas besoin d’argumenter sur ce point, c’est tout simplement un fait établi », dit le représentant de l’Administration à Bagdad.

En essayant de forcer la main aux Américains pour qu’ils soient contraints d’opter pour le retrait de leurs forces, la ligne dure des dirigeants iraniens espère ainsi infliger une humiliante défaite politique et diplomatique aux USA, ce qui réduirait d’autant l’influence régionale de Washington tout en augmentant d’autant le prestige de Téhéran.

« Mais si le Régime iranien parvenait à ce succès consistant à pousser prématurément les forces américaines et britanniques hors d’Irak, le résultat quasiment assuré qui en découlerait serait un « colossal désastre humanitaire » et une possible guerre régionale contaminant les Etats arabes du Golfe, la Syrie et la Turquie », diagnostique-t-il.

« En dépit de telles inquiétudes, ou justement à cause d’elles, les Etats-Unis se sentent dans l’obligation de réserver un bon accueil à l’opportunité de parler avec l’Iran », ajoute le responsable de l’administration. « Notre objectif prioritaire sera le renforcement de la protection de l’Irak. Mais il existe beaucoup d’autres problèmes liés à l’Irak à propos desquels il faut discuter. De récentes pressions ont démontré que le comportement iranien pouvait être modifié », déclare le responsable. « L’hiver dernier, ils ont littéralement claqué la porte avec fracas ».

« Mais des actions plus fermes de la part des forces de sécurité en Irak contre les agents infiltrés et les réseaux iraniens, l’envoi d’un porte-avions supplémentaire dans le Golfe et les résolutions du Conseil de Sécurité imposant de nouvelles sanctions, ont forcé Téhéran à envisager une pause », dit-il encore.

Les analystes et commentateurs de Washington prédisent déjà que le rapport du Général Petraeus à la Maison-Blanche et devant le Congrès, en septembre prochain, sera le véritable tournant historique, où tout pourra basculer dans le cours de cette guerre qui dure depuis 4 ans et demi – et à ce moment-là, la décision d’entamer une baisse des effectifs (un retrait progressif) ou de poursuivre la politique d’intervention sera prise et mesurée en conséquence. La plupart des Démocrates et beaucoup de Républicains au Congrès croient que l’Irak est aux prises avec une guerre civile et qu’il ne sert à rien de poursuivre dans le sens d’une présence militaire renforcée qui ne parviendrait pas à y mettre un terme. « Cette politique a d’ores et déjà échoué. C’est bel et bien fini et on en veut pas l’admettre ! », a-t-on déjà vu déclarer un membre éminent de l’Administration Bush.

Un conseiller-expert du Général Petraeus a témoigné ce mois-ci que le renforcement de l’intervention (plan de sécurisation) avait permis de réduire la violence, principalement le nombre de meurtres d’origine sectaire (ethnico-religieuse), dans la zone de Bagdad et la province d’Anbar à forte dominance sunnite. Mais ce conseiller admettait que l’intensité de ces troubles s’était déplacée ailleurs, « se traduisant par des pics d’activités dans la Région de Diyala [au Nord] et dans quelques zones du sud de la capitale ». « Une fois qu’on a pris en compte l’ensemble de ces éléments, la violence reste sensiblement au même niveau [qu’au moment où le plan de sécurisation a débuté, en février] ».

Les responsables iraniens nient en bloc les allégations américaines et anglaises mettant le doigt sur leur implication dans les violences intestines en Irak ou les attaques contre les forces de la coalition multi-nationale. Interviewé récemment à Téhéran, Mohammad Reza Bagheri, conseiller auprès du Ministère iranien des Affaires Etrangères, chargé de la politique iranienne en Irak, les a déclinées d’un revers de manche en disant : « Nous croyons fermement que ce ne serait qu’au plus grand bénéfice des occupants et du peuple irakien qu’ils [les forces de la coalition] se retirent immédiatement (et sans condition) ».

Fort heureusement, certains américains refusent de jouer le défaitisme !! Et Move America Forward est toujours en pointe dans ce rôle.
Partager cet article
Repost0
14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 13:00
Dans le but d'une diffusion massive , je reproduis ici une interview de Bat Ye'Or , paru sur Frontpage et mis  en ligne en France par le blog Drzz.

FP: Bat Ye’or, bienvenue dans Frontpage.
Bat Ye’or: Heureuse d’être ici à nouveau. Merci Jamie.

FP: Votre livre sur Eurabia est sorti en français en 2006, et paraît maintenant en italien. Des versions en néerlandais et en hébreu suivront cet automne. Y a-t-il  des différences avec la version américaine?
Bat Ye’or: Oui, il y a des différences. J’ai écrit l’édition américaine en 2004, espérant alerter le public américain des changements qui affectent profondément l’Europe sur les plans démographiques, religieux, culturels et démocratiques. Ces transformations modifieront les relations de l’Europe avec l’Amérique et agrandiront le fossé qui les sépare. Cette situation  n’est pas particulièrement liée au président Bush, bien que sa forte foi chrétienne soit une raison majeure de son impopularité en Europe. Le problème central est lié à la satellisation de  l’Europe par le monde arabe et musulman – le résultat d’une politique poursuivie depuis plus de trente ans par choix, par crainte et par cupidité. Le poids démographique arabe et musulman en  Europe s’associe au flux des capitaux arabes, à la globalisation des marchés, et aux énormes investissements financiers européens dans les pays arabes.
 Tout ceci crée d’importants liens euro-arabes ainsi que des pressions, qui déterminent une politique basée sur l’opportunisme économique. L’Union Européenne gère plusieurs programmes pour les  étudiants arabes. Elle finance d’innombrables ONGs pro-arabes, et a établi de puissants réseaux euro-arabes pour coordonner une position commune contre les U.S.A. et Israël dans le monde  académique, chez les intellectuels, les journalistes, et les syndicalistes. Les États européens financent et charpentent la guerre idéologique palestinienne contre Israël. Nous avons récemment  vu le Syndicat National des  Journalistes de Grande-Bretagne voter en faveur du boycott des produits israéliens. L’an dernier, c’était l’Association Nationale des Professeurs de l’Enseignement Supérieur (NATFHE en  anglais) qui votait l’adoption d’un « boycott silencieux » des universités israéliennes et de leurs professeurs et étudiants. Cette politique est mise en place par les réseaux euro-arabes qui  unissent les associations européennes et arabes.
 Il y a une collaboration pesante, presque d’acier, à tous les  niveaux institutionnels entre l’Europe et les pays de la Ligue Arabe. L’anti-américanisme européen et l’anti-sionisme s’élaborent au sein de cet organe de liaison arabo-musulman. A moins que l’Amérique n’accepte  d’entrer dans un processus destructif de reddition et de soutien moral à l’idéologie jihadiste, similaire à celui qui corrompt l’Europe, l’hostilité européenne ne disparaîtra pas ; au contraire,  elle s’accroîtra. L’Europe est maintenant enchaînée au monde arabo-musulman et ne peut se désengager ou changer de cap. Blair a essayé de le faire et a échoué lamentablement. En fait, après dix  ans à la tête de son gouvernement, il porte une responsabilité majeure dans cette triste situation.

FP: Qu’est-ce qui a changé depuis la publication de Eurabia:  l’axe euro-arabe en Amérique (janvier 2005)?
Bat Ye’or: La situation s’est aggravée sur tous les fronts. Aux débuts de la guerre en Irak (au printemps 2003), il y avait quelque espoir qu’un gouvernement démocratique arrive  au pouvoir et donne la justice et la paix à son peuple. Mais l’élimination de la tyrannie, grâce aux forces de la Coalition, n’a fait que mettre en évidence les pires forces délétères et  inhumaines qui consument les sociétés arabo-musulmanes. La guerre en Irak a exposé les erreurs américaines, les divisions occidentales et l’imprévoyance pour confronter le jihad mondial. La situation chaotique que l’on voit là-bas et le processus de nucléarisation de l’Iran ont fortifié les islamistes. De plus, la lamentable réponse du gouvernement Olmert au Hezbollah au Liban et  le triomphe électoral du Hamas à Gaza ont conforté l’impression d’une débâcle israélienne et occidentale dans le monde arabe et musulman. La Grande-Bretagne a été humiliée et n’a pas réagit  fermement au kidnapping de quinze de ses marins par l’Iran. Au lieu de cela, les journalistes et le monde universitaire britanniques s’en sont violemment pris à Israël pour apaiser les  gouvernements musulmans et en particulier les Palestiniens qui avaient enlevé, contre espoir de rançon, un journaliste de la BBC. Un tel comportement est typique de la dhimmitude : le  Chrétien dhimmi, ayant trop peur d’attaquer son oppresseur musulman, retourne sa frustration impuissante contre une innocente victime dhimmie plus faible, le Juif. Ces relations triangulaires sont une constante dans le tissu social et politique de la dhimmitude pendant plus d’un millénaire et jusqu’à nos jours.
 La haine de l’Amérique, la culture antisémite, l’inversion cynique de la vérité, le soutien donné aux tueurs et aux ravisseurs et le fait de prendre parti pour eux, expriment un humiliant  sentiment d’impuissance. La Grande-Bretagne est devenue le chien qui aboie pour ses protecteurs : les islamistes et les Palestiniens. Cette situation ne se limite pas à la Grande-Bretagne, mais  peut-être est-ce parce que l’Angleterre fut l’une des nations les plus fières et les plus puissantes d’Europe, l’une parmi les trois pays victoriaux les plus importants de la Seconde Guerre  Mondiale, que cette déchéance et cette humiliation auto-consenties sont si traumatisantes. Certains Européens s’opposent bien sûr à de telles politiques, mais les directives européennes ont  tendance à entraver les droits démocratiques par un contrôle totalitaire, telle une nasse, de la culture, des médias, et des universités.
 Qui plus est, de l’autre côté de l’Atlantique, l’alliance latino-arabe encouragée par Zapatero « l’Andalou » isole davantage l’Amérique. La tactique visant à diviser l’Occident pour l’affaiblir  est en train de réussir.

FP: Vous avez introduit un nouveau concept: le « palestinisme ». Qu’est-ce que cela signifie exactement?
Bat Ye’or: Je pense que c’est précisément le palestinisme qui est à l’origine de la décadence de l’Europe. C’est une idéologie basée sur une théologie du remplacement, dans  laquelle la Palestine remplace Israël. Ayant été conçue et promue par des intellectuels et des politiciens européens et arabes travaillant de concert, elle combine le pire des deux cultures. Pour  le monde arabe et musulman, le palestinisme incarne l’idéologie et les intentions du jihad contre un peuple dhimmi rebelle. Il est donc fondé sur une culture et une théologie  musulmane qui refuse l’indépendance territoriale et la souveraineté à un peuple non musulman quel qu’il soit.
 Le palestinisme s’oppose à Israël sur deux points principaux :
 1) les Juifs, étant un peuple dhimmi, ne peuvent gouverner des Musulmans, et encore moins libérer et gouverner leur pays, tout particulièrement s’il a été conquis et colonisé par le  jihad dans le passé – ce qui est le cas d’Israël, de l’Espagne, des Balkans, de la Hongrie et d’autres parties de l’Europe. Les Juifs doivent être ramenés sous le joug de l’islam. Et  ceci s’applique aussi, bien entendu, aux Chrétiens ; Chrétiens comme Juifs doivent être réduits à la soumission et à la dhimmitude.
 2) La doctrine musulmane rejette la Bible, elle n’accepte pas qu’elle constitue l’histoire du peuple d’Israël et la source du christianisme. Les Musulmans croient que le récit biblique, tel qu’il  est transcrit dans le Coran, est l’histoire du peuple musulman et de prophètes musulmans. Pour cette raison, ils nient le patrimoine historique et ancestral des Juifs et des Chrétiens en Terre  Saine. Pour eux, les deux Testaments ont une source islamique, et décrivent une histoire islamique puisque les personnages de la Bible et Jésus lui-même (Issa) étaient musulmans. Le judaïsme et le christianisme sont considérés comme des  falsifications de l’islam. C’est au cœur même de l’idéologie – disons même de la doctrine – du palestinisme, et de sa guerre contre Israël.
 Les courants européens ont ajouté à tout cela un antisémitisme chrétien traditionnel, qui condamne les Juifs à l’exil perpétuel jusqu’à leur conversion. La guerre palestinienne contre Israël,  fortement encouragée par beaucoup en Europe, se révéla être une magnifique opportunité de poursuivre et de maintenir une culture de haine et de dénigrement des Juifs – aujourd’hui, de l’état  d’Israël – et d’offrir un soutien moral et politique à un second holocauste. L’Europe s’est avérée être le plus grand supporter et le plus grand bailleur de fonds des Palestiniens, ainsi que leur  mentor idéologique.

FP: L’Europe s’est « palestinisée », n’est-ce pas? Quelles ont été les conséquences de tout ceci pour l’Europe?
Bat Ye’or: Les conséquences pour l’Europe sont multiples et variées, profondes et, semble-t-il, irréversibles. Le palestinisme a été l’outil le plus efficace pour diviser,  affaiblir et détruire l’Occident. Mais ce processus ne put avoir lieu que parce qu’un appareil institutionnel, la Communauté Européenne – devenue l’Union Européenne en 1993 – en a fait un  instrument de politique étrangère.
 Tandis que dans le monde arabe et musulman le palestinisme était l’outil des jihadistes pour éradiquer l’indépendance et la liberté du peuple dhimmi juif, sa signification fut autre en  Europe. Le soutien non officiel de la Communauté Européenne au jihad de la Ligue Arabe pour délégitimer Israël a rétabli une culture de haine qui est autodestructrice pour l’Europe  elle-même. Quoique les Européens en pensent aujourd’hui, l’intégralité de leur culture spirituelle et humaniste vient des prophètes bibliques, de la libération des Hébreux de l’esclavage, de la  promotion de l’égalité et de la dignité des êtres humains, des valeurs salvifiques que sont l’humilité, l’autocritique, la demande du pardon, de l’éloge de la paix et de la séparation de la  religion et de l’État, etc. Toutes les fêtes chrétiennes sont des fêtes juives christianisées. Les livres saints judaïques sont les livres saints chrétiens.
 Rejoindre le camp des jihadistes implique la suppression de ces liens qui charpentent et soutiennent le christianisme, l’affaiblissant ainsi, et le laissant prêt à s’écrouler. Et la haine détruit  davantage celui qui la couve que sa victime. S’allier aux jihadistes signifie adhérer à l’idéologie jihadiste qui cherche à imposer une règle islamique totalitaire au monde entier, une vision qui  ne conçoit pas la diversité humaine en termes d’égalité, et qui n’accepte ni la critique, ni la liberté d’expression, ni d’opinion. Cela signifie que tant le christianisme que le judaïsme, en  tant que religions et que civilisations, doivent être récusés et méritent d’être détruits.
 Le palestinisme s’efforce de supprimer les liens entre le christianisme et le judaïsme parce qu’il professe que le christianisme est né de l’islam, d’un Jésus qui était un prophète musulman –  l’Issa coranique –  et très différent du Jésus juif dépeint par les quatre évangélistes – eux-mêmes nourris de l’Ancien Testament et non du Coran. En Europe, le remplacement théologique du judaïsme déclenché par le  palestinisme affecte aussi la politique. A l’exception de commentaires désobligeants, les médias évitent de mentionner Israël, comme si déjà il n’existait plus, le supprimant ainsi par un boycott  muet. Une autre tendance européenne consiste à imposer une stricte similarité historique et une équivalence entre Israël et les Arabes ou les Palestiniens, alors que leur histoire et leurs  institutions sont fort différentes.
 Puisque le palestinisme est maintenant l’idéologie principale en Europe, il a déterminé le soutien européen aux stratégies des jihadistes. Et le jihad n’est pas n’importe quelle guerre,  il constitue à lui seul un recueil guerrier complet, avec ses stratégies sacrées et ses tactiques rituelles. L’Europe a légitimé les intentions de l’OLP de détruire Israël dès les années  septante, ses enlèvements et ses massacres de civils, ses détournements d’avions, son terrorisme, par le rejet de la responsabilité de ces crimes sur les victimes plutôt que sur leurs auteurs.  Pour pouvoir justifier des actes si contraires aux valeurs humanistes et morales, l’Europe dût diaboliser Israël, le dépeindre comme le plus grand ennemi de la paix, et a ce faisant rajeuni sa  passion de haïr Israël, lui imputant ses propres crimes.
 Ce n’est pas tout. La plupart des Européens ne sont pas d’accord avec cette politique. Beaucoup l’ont dénoncée et combattue. Mais par le biais d’une campagne coordonnée et suivie des réseaux de  l’Union Européenne, un système s’est mis en place ; il relie la politique, les marchés, la culture, les universités, les médias et les faiseurs d’opinion, sur l’ensemble des États membres afin  d’imposer une culture méprisable du mensonge et du déni de la réalité nécessaire pour soutenir la politique étrangère pro-palestinienne de l’Europe.

FP: Tout ceci est très déprimant, Bat Ye’or. Y a-t-il quelque espoir dans la confrontation entre l’Occident et l’islam militant ? L’Europe est-elle perdue pour de bon ? Que  devrions-nous faire, nous qui sommes dans le monde libre ? Que pouvons-nous faire ?
Bat Ye’or: Le seul espoir pour l’Occident réside dans sa perception des visées du jihad mondial et de ses dangers. Ce n’est pas seulement une guerre militaire, c’est  aussi – et même plus – un débat spirituel, intellectuel et politique. Mais l’Union Européenne prend un chemin opposé, en imposant même un lexique[*] qui censure le mot « jihad » et l’exclut de la discussion, éliminant son historicité. La lâcheté de la  position européenne déçoit de nombreux Musulmans courageux qui luttent pour la modernisation et la démocratisation de la pensée et des sociétés musulmanes. Les Européens sont si bien conditionnés  par le palestinisme à haïr l’Amérique et Israël qu’ils sont non seulement en plein déni, mais aussi complètement anesthésiés.
 
 Que pouvons-nous faire ? D’abord, en Europe comme aux États-Unis, nous réapproprier nos universités qui sont devenues des bastions du « saïdisme ». Enracinée dans le palestinisme, cette école  créée d’après l’Égyptien chrétien Edward Saïd a remplacé la science et la  méthodologie orientaliste par l’ignorance et l’endoctrinement à la haine contre Israël et l’Occident. Nous devons aussi poser au grand jour le débat d’idées, le rendre public, sans censure, ni boycott ni menaces. C’est le seul moyen de prévenir un racisme né de la frustration et de l’impuissance. Mais – par-dessus tout – les Européens doivent décider de leurs valeurs, de leur futur, et  défendre leurs institutions démocratiques et s’opposer à la subversion de leur culture. Ils doivent reprendre le contrôle de leur propre sécurité plutôt que de mendier la protection des  jihadistes et d’accepter d’être rançonnés.

FP: Bat Ye’or, merci de vous être jointe à nous.
Bat Ye’or: Merci de m’avoir invitée, Jamie.
Partager cet article
Repost0