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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 10:57

Il est temps, grand temps que 2008 se termine, car en matière de recul des libertés, c’est sans doute l’une des pires que nous ayons connu depuis longtemps.

 

Chiraquisation de Sarkozy, affaire Petrella, Guerre en Géorgie, recul du pouvoir face à une bande de boutonneux, JO de Pékin, défaite de McCain, mainmise du politiquement correct dans tous les secteurs des médias… N’en jetez plus, la course est pleine !! Et si on ajoute à cette sombre litanie la santé éclatante de l’extrême gauche, qui ne se cache même  plus pour assener ses délires, nous sommes partie prenante d’une époque d’une extrême tristesse.

 

Osons le dire : la liberté va mal. Il est désormais interdit d’exprimer une opinion qui n’est pas celle admise par des médias totalement inféodés à une idéologie d’extrême gauche, à la fois anti-libérale, municharde et aveugle.

 

L’élection d’Obama  à la présidence américaine a montré comment la gauche manipulait le peuple pour satisfaire ses idées : la crise financière, due aux délires socialistes de Clinton, a été imputée à Bush et faute d’avoir su frapper fort, McCain a vu la victoire s’envoler. Toutes les casseroles d’Obama ont été soient niées soit mis sous le boisseau. Interdit de critiquer sous peine de racisme. En France, la campagne de dénigrement des Républicains a été digne des procès soviétiques des années 30 : l’accusé n’avait pas le droit de se défendre, sauf admettre ses fautes.

 

Mais si l’avenir s’annonce sombre pour les USA, avec une pipolisation extrême de l’image présidentielle (dieu qu’il est beau quand il se baigne torse nu !!) et un retour de bâton qui fera forcément très mal, le reste de la planète a également baigné dans les eaux troubles du renoncement et du politiquement correct.

 

Ainsi, le monde entier s’est précipité à Pékin, assisté aux premiers jeux olympiques organisés par un régime fasciste depuis ceux de Berlin en 1936. La presse française a rivalisé de courbettes envers des dirigeants corrompus qui préfèrent laisser crever leurs bébés, empoisonnés par du lait frelaté, qui censurent toute volonté de liberté et qui ont imposé les restrictions sur le net aux journalistes venus se coucher devant eux. Ceux qui osaient critiquer les JO de la honte ont été sommé de se taire, encouragés par des dirigeants qui ne voient dans la Chine qu’un gigantesque marché, et non pas un quart de l’humanité muselé par une chape de plomb. Il est vrai que la Chine a le bon goût d’être communiste.

 

Couchés, les dirigeants l’ont également fait devant Poutine, qui a pu, sans problème, faire ce qu’il voulait en Géorgie. Pires, les coupables de ce fiasco ont été désignés à la vindicte populaire : cela ne pouvait être que ces Américains qui ont poussé le gouvernement géorgien à la faute. Quelle faute ? celui de vouloir refuser la mainmise étrangère ? il est vrai que la France a une longue tradition de collaboration avec les ordures de tous poils. Et ce n’est pas la lecture d’une lettre de Guy Môquet qui fera oublier que l’assemblée du Front Populaire vota les pleins pouvoirs à Pétain !!

 

La France qui, décidément, ne rate pas une occasion de brosser l’idéologie rouge dans le sens du poil. Une terroriste italienne doit être expulsée vers son pays pour y répondre de ses crimes ? Vite, hâtons de nous de gracier, histoire de faire plaisir à la première dame de France, cette chanteuse qui n’a jamais caché, malgré son immense fortune, ses sympathies envers le communisme.

 

Ce communisme qui gangrène toute la presse, Figaro compris. La gestion de la crise financière l’a montré : le coupable, c’est le capitalisme, pas les subprimes. Et Besancenot de surfer sur la vague !! Et Mélanchon de créer le Parti de Gauche et de s’allier avec le PC pour les Européennes. Le rouge est toujours à la mode. Qu’importe, qu’il écrase à Cuba, en Corée, en Chine, au Venezuela !! Qu'importe que les jeunes Grecs mettent leur pays à feu et à sang, ils ne font qu'exprimer une saine révolution !! Le communisme, c’est sain pour la planète.

 

2008 a également été une nouvelle année écologiquement correcte. Qu’importe qu’il ait fait froid, très froid même, le réchauffement est toujours là. Maurice Ledoux, qui s’est battu contre cette idée absurde d’un réchauffement global, a quitté ce monde. Au moins, il n’aura plus à supporter les délires de cette nouvelle secte qui entend nous faire régresser à l’age de pierre : à bas la voiture, le progrès, les nouvelles technologies et place à un bon retour en arrière !! Qu’importe si la partie la plus pauvre de l’humanité est condamnée pourvu que le bobo se donne bonne conscience.

 

Résister devient désormais dérisoire. Que Benoît XVI ose critiquer l’homosexualité et le voilà cloué au pilori par les nouveaux censeurs. Que trois boutonneux bloquent leur lycée, sur ordre du PS et le gouvernement recule. Le courage n’est plus à la monde : devant la Chine ou la Fidel, même combat !! On baisse les yeux, on fait le dos rond. Exit les questions de culture générale aux concours : plus les futurs fonctionnaires seront stupides, plus on pourra les embrigader. A cela s'ajoute une monté effarante du communautarisme : la France est forcément raciste puisqu'elle n'a 15% pas de "minorités visibles" à la télévision !!

 

2008 a été atroce !! N’ayez crainte, 2009 sera sans doute pire !!!

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 09:01

(Page originale: LeFigaro)

La révolution: tout l'annonce, de la paupérisation des classes moyennes à la faillite de l'école. La crise financière internationale, qui bouleverse la présidentielle américaine et oblige aux réformes, ajoute à l'instabilité, aggravée par l'agressivité de la Russie et l'intensification de la guerre des démocraties contre lesdjihadistesLa France suivra-t-elle la bonne route ?

Olivier Besancenot n'est plus seul à rêver du grand soir. Ségolène Royal se réclame d'une "révolution démocratique". François Bayrou veut croire au "centrisme révolutionnaire" , concocté par Jean-François Kahn. L'ancien patron de la CGE,Georges Pébereau, explique même (1): "Nous sommes, à n'en pas douter, dans une période prérévolutionnaire, au sens de 1789." Les doctrinaires, qui exigent du libéralisme l'autocritique dont ils se sont toujours exonérés, croient leur purgatoire déjà terminé.

"Aujourd'hui, un vent nouveau souffle en faveur de nos thèses", assure ainsi Benoît Hamon, nouveau chef de fil de l'aile gauche du PS, qui reprend une antienne néomarxiste déroulée depuis l'après-guerre : bel exemple d'aveuglement, chez ceux qui ont contribué au déclin de la nation au point de faire de l'"exception française" un repoussoir, hormis pour son système de santé (mais à quel prix !). Même La Poste n'est plus un service public opérant.

L'effondrement du capitalisme spéculatif, rendu fou par la mondialisation, réjouit les nostalgiques des plans quinquennaux. Mais Wall Street a déjà transformé les dernières banques d'investissement (Goldman Sachs et Morgan Stanley) en établissements commerciaux sévèrement contrôlés. Ceux qui voient l'échec du libéralisme dans les nationalisations américaines s'égarent. Ces sauvetages peu orthodoxes obligent, certes, à davantage de régulation et d'éthique. Mais qui pleurera la fin des parachutes dorés et des enrichissements sans cause ?

Quand Nicolas Sarkozy s'interroge, mardi à New York : "Qui est responsable du désastre?"  en demandant des sanctions, il pose une excellente question. Cependant, elle devrait s'adresser aussi à ceux qui ont mis la France dans cet état dépressif, né de démissions et de mensonges. S'il doit y avoir une révolution, c'est contre ces maux-là. Ils sont les fruits de la cléricature progressiste qui, à peine chassée, veut revenir par la fenêtre.

 
Supplétifs des talibans
La gauche, qui veut avoir raison contre le libéralisme, s'accroche semblablement à son antiatlantisme, qu'elle brandit en gage d'indépendance d'esprit. Or, l'illustration donnée par ses parlementaires, qui ont voté non, lundi, au maintien des troupes en Afghanistan, est affligeante. Les socialistes avaient raison de soutenir que cette guerre contre le terrorisme, engagée depuis 2001 par les États-Unis et l'Union européenne, ne devait pas s'éterniser et devait chercher l'adhésion des populations locales. Mais en refusant d'être les "supplétifs des Américains", ils se sont déshonorés en devenant les supplétifs des talibans.

Ces derniers ne peuvent que se féliciter, en effet, du défaitisme de la gauche et de son manque de solidarité avec les démocraties jusqu'alors soudées pour tenter de contenir un totalitarisme qui a des soutiens jusque dans des cités françaises. Il avait été pénible de voir des islamistes arborer, dans Paris Match, les dépouilles de nos militaires et déclarer : "Par cette attaque nous avons voulu montrer aux soldats français qu'il faut cesser d'aider les Américains. " Voir la gauche se hâter de lâcher un allié de 250 ans donne une idée de sa complaisance. Si ce n'est pas une capitulation, qu'est-ce?

Il est faux de dire, comme Hubert Védrine (2), que l'atlantisme s'oblige à un " alignement automatique" sur les États-Unis. L'Europe est en train de construire sa propre politique, à travers la crise géorgienne et celle des subprime, sans rien renier de son "occidentalisme" , qui semble une tare pour l'ancien ministre des Affaires étrangères. Tout incite les démocraties de la planète, contestées par des régimes autocratiques, à "se serrer les coudes" (Robert Kagan, Le Retour de l'histoire et la fin des rêves, Plon). Ce n'est pas parce que cette réalité est décrite par les néoconservateurs, bête noire d'une intelligentsia qui s'est si souvent trompée, qu'elle est irrecevable. Les faits sont têtus.

 

Effrayant pédagogisme
Les faits: un enseignant se suicide après avoir été mis en garde à vue, suite à la plainte d'un élève. Une enquête révèle que plus d'un collégien sur cinq ne comprend pas ce qu'on lui demande de faire. La palme d'or du Festival de Cannes (Entre les murs), sorti cette semaine, donne une image effrayante du pédagogisme, qui flatte l'inculture des défavorisés et dévalorise le professeur ("Moi non plus je ne suis pas fier d'être Français", répond celui-là à une élève). Qui osera enfin désigner les responsables de ce désastre éducatif ? Là non plus, la gauche ne peut plus se défiler en accusant ses adversaires : elle monopolise les rouages de l'éducation nationale, à qui elle a assigné un impératif de réduction des inégalités, en négligeant la transmission des savoirs. Jamais l'école n'a été aussi inégalitaire ; jamais l'illettrisme n'a été aussi banalisé. Ce ne sont pas les médailles, que Xavier Darcosveut distribuer aux bacheliers, qui sauveront un système naufragé. C'est lui qui attend une révolution.

 

(1) Le Monde, 16 septembre

(2) Europe 1, 19 septembre)

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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 06:30

La France anti-Bush, ce bel effet de la pensée unique, plébiscite Barack Obama. Pourtant, cette semaine, John McCain devance le sémillant patricien dans les sondages. La désignation d’une mère de cinq enfants, Sarah Palin, 44 ans, comme colistière du vieux guerrier couturé a donné un coup de jeune à la révolution conservatrice entamée il y a près de trente ans avec Ronald Reagan. À ceux qui prophétisent l’épuisement de ce cycle, son apparent renouveau apporte un premier démenti.

 Cependant, la combativité de Palin ne suffit pas à expliquer la progression de McCain. Sa propre vision du monde trouve aussi une adhésion populaire. " Levez-vous pour défendre notre pays de ses ennemis (…) Battez-vous à mes côtés ! ", a-t-il lancé à St Paul (Minnesota). S’il n’a pas prononcé son nom, il a remercié le "président de nous avoir dirigés au cours des jours sombres qui ont suivi la pire attaque de notre histoire sur le sol américain". C’est ce rappel d’un monde dangereux, décrit par George W. Bush après le 11 septembre 2001, qui pourrait amener un autre républicain à la Maison-Blanche, malgré la prétendue déroute des néoconservateurs. Et c’est cette même réalité conflictuelle qui, de la Russie revancharde aux djihadistes rêvant d’humilier l’Occident, commence à s’imposer à une Europe qui croyait que son pacifisme ne lui vaudrait jamais d’ennemis. Le souffle de la guerre réveille les consciences.

L’instabilité planétaire donne plus de crédibilité à McCain qu’à Obama, malgré le virage à droite du démocrate devenu défenseur de la peine de mort pour les violeurs d’enfants ou du port d’armes. Sa couleur de peau, son histoire, son brio ne suffisent plus à masquer l’imprécision de ses idées et le flou de son autoportrait en "citoyen du monde". Est-ce cet homme qui aime rappeler ses origines multiples, au point de parler de " sa foi musulmane" dans un récent lapsus, qu’attendent les Américains ? Peut-être vient-il trop tôt, s’il doit venir.

L’engouement pour Obama, partagé par 80 % des Français, témoigne d’un idéal pour un monde métissé, solidaire, pacifié. François Bayrou voit d’ailleurs un créneau dans cet "humanisme" de livre d’images. Cependant, la remontée de McCain, épaulé par une plébéienne qui se compare à "un pitbull avec du rouge à lèvres" témoigne également du désir de protection des peuples. L’utopie incarnée par l’élitiste démocrate pourrait ne pas suffire à le faire élire, le 4 novembre.


Où sont les guerriers?
Forcément, la droite française n’a d’yeux que pour la star de la gauche américaine. Or elle devrait regarder les raisons du décollage de McCain. "Obama, c’est mon copain", déclare Nicolas Sarkozy. "Je me sens plus proche des valeurs qu’(il) incarne", ajoute Laurent Wauquiez, secrétaire d’État, qui a participé à la convention du Parti démocrate. Il n’est venu à l’idée d’aucun UMP, sauf erreur (1), de se rendre à la convention républicaine. Pourtant la révolution conservatrice se laisse voir aussi dans une France soucieuse de ses racines et de ses valeurs. La déroute du PS n’est pas étrangère à ce phénomène qui lui échappe. La réprobation qui a accueilli la publication, par Paris Match, des photos de talibans exhibant les dépouilles de nos soldats tués, ou les indignations que suscitent les empiétements de l’islam sur la laïcité, peuvent être vues comme des résistances au relativisme d’hier.

Pareillement, le pacifisme mou de la France antiguerre et antibu shiste découvre les dangers que fait courir sa propre faiblesse, face aux unilatérales démonstrations de force d’ex-kagébistes russes et d’islamistes de la Reconquista. Derrière le monde irénique vanté par les faux gentils, toujours prêts aux accommodements, apparaissent les brutalités de ceux qui n’ont jamais compris que le rapport de forces. L’Europe bonne fille, qui réduit benoîtement ses budgets militaires, saura-t-elle résister longtemps aux provocations d’une Russie surarmée, qui a exclu mercredi l’envoi d’observateurs dans les républiques séparatistes de Géorgie, contredisant ainsi Nicolas Sarkozy ? La guerre soude l’Union européenne. Mais où sont les guerriers?


Benoît XVI à Paris
Le retour du religieux n’est pas le moindre des phénomènes qui accompagne cette révolution culturelle. La visite qu’entame aujourd’hui Benoît XVI, à Paris puis à Lourdes, rappelle que la France laïque, en quête d’identité, n’a pas renoncé à ses racines chrétiennes. La renaissance du Collège des Bernardins, où le Pape adressera son premier message cet après-midi, est symbolique d’une Église ayant décidé de se ressaisir en renouant avec son passé intellectuel. Construit à Paris au XIIIe siècle, cet édifice cistercien fut dès l’origine le lieu de réflexion et de recherche qu’il est à nouveau aujourd’hui, après avoir été détourné de sa vocation depuis la Révolution. Une résurrection, en somme.


Les complotistes du 11 Septembre
Sept ans après le 11 Septembre, les théories du complot "américano-sioniste" ne cessent de s’auto-alimenter par la rumeur et la propagande. Cette fois, c’est le comique Jean-Marie Bigard qui a soutenu qu’un missile américain avait détruit le Pentagone, et non un avion détourné. Mardi, il a "demandé pardon à tout le monde" pour cette sottise. Mais pour les révisionnistes, il est devenu victime du politiquement correct…

 

(1) On me précise, ce vendredi après-midi, qu'il y avait tout de même trois députés UMP: Marc le Fur (Côtes d'Armor), Loïc Bouvard  (Morbihan) et Jacques Remiller (Isère).
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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 09:23

Curiosité : ceux qui reprochèrent à George Bush sa brutalité contre des tyrans critiquent Nicolas Sarkozy pour sa mansuétude à leur égard. "La France veut la paix", dit le chef de l’État. Or, certains des antiguerre qui défilaient pour protégerSaddam Hussein en sont à ergoter sur les avancées de la raison au Proche-Orient. Pour eux, rien n’excuse la présence du syrien Bachar el-Assad aux cérémonies du 14 Juillet. Pas même l’espoir d’une amorce de dialogue entre la Syrie et Israël. Faire confiance aux pacifistes?

 Pas question, bien sûr, d’oublier les attentats antifrançais attribués à la Syrie : l’assassinat en 1981 de l’ambassadeur de France au Liban, Louis Delamarre; la tuerie en 1983, à Beyrouth, de 58 soldats, dont le lieutenant Antoine de la Bâtie. Une promotion d’élèves officiers portant son nom a justement défilé, lundi, devant el-Assad junior. Mais l’héritier despote ne peut être tenu pour responsable de tous les crimes de son père.

"Le recevoir pour le 14 Juillet, ça a un sens parce que c’est la chute de la Bastille', s’insurge Robert Ménard (Reporters sans frontières), et le PS avec lui. C’est oublier que, si 1789 sut imposer à l’histoire ses vertus émancipatrices et égalitaires, la Révolution a d’abord engendré terreur et totalitarisme. Des têtes ont roulé, sur cette place de la Concorde, après de faux procès. Les droits de l’homme, rappelés sur ces mêmes lieux par le comédien Kad Merad, y ont un passé qui dispense de donner trop de leçons.

Reste à savoir si la France saura répondre aux ambitions qu’elle s’est données en mettant en place, dimanche, l’Union pour la Méditerranée. Sarkozy voudrait qu’elle institutionnalise l’échange entre l’Occident et l’Islam, afin de conjurer le choc des civilisations. La présence du premier ministre israélien, Ehoud Olmert, parmi des dirigeants musulmans acquis à la cause palestinienne, a donné un espoir à cette initiative. Elle efface les humiliations du libyen Mouammar Kadhafi, qui s’était installé à Paris comme en pays conquis.

"C’est l’Europe qui a besoin de nous et de nos ressources, elle doit s’asseoir avec nous sans conditions", explique le Libyen pour justifier son refus de participer au sommet. Or Kadhafi exprime un sentiment commun chez ceux qui n’auront rien fait pour alimenter le précédent "dialogue euro-méditerranéen", lancé il y a onze ans à Barcelone. La France, en invitant Assad à sa fête nationale, s’est ouverte aux concessions. Le prix de la paix en exigera d’autres. Jusqu’où aller sans se renier ?

L’écueil de la naïveté
"C’est le retour de la France comme acteur majeur sur la scène internationale", estime l’UMP. Ce succès diplomatique équilibre aussi une série de déconvenues, dont le refus irlandais du traité simplifié n’est pas la moindre. Entre parenthèses, en annonçant mardi, au nom de l’Union qu’il préside, que les électeurs allaient devoir revoter, Nicolas Sarkozy a pris le risque d’irriter encore plus une opinion qui ne se voit considérée que quand elle répond oui. Quant à l’incontestable retour de la France dans la cour des grands, il repose sur une politique qui reste à éclaircir.

"Il nous faut repenser ce qu’on appelait jadis la politique arabe de la France", écrivait en 2007 (Ensemble) le candidat Sarkozy en assumant son atlantisme. Sa diplomatie a pourtant eu du mal, ces jours-ci, à cacher la satisfaction d’avoir doublé les États-Unis dans leur rôle d’arbitre. Néanmoins, la France et l’Europe partagent-elles, avec Washington, la même vision? La désignation de " l’islamo-fascisme" comme ennemi des démocraties est un vocabulaire que personne ne dispute à Bush. La politique arabe de Sarkozy ressemble, l’empathie pour Israël en plus, à celle de ses prédécesseurs.

Tout doit être évidemment tenté pour que les deux rives de la Méditerranée se retrouvent sur des projets communs. Mais la naïveté est souvent la faiblesse d’une France bonne fille et d’une Europe angélique. Or, un vent mauvais souffle sur des esprits échaudés, qui aimeraient humilier l’Occident sur son propre territoire. Les précautions prises, le week-end dernier, pour ne pas évoquer l’idéologie djihadiste qui parcourt une partie du monde musulman, ont montré un souci d’apaisement excluant d’utiles franchises.

Quand le Sénégalais Abdoulaye Wade estime que l’Europe a suscité l’Union pour la Méditerranée afin de compenser "sa croissance démographique déclinante" et de bénéficier du pétrole et du gaz de l’Algérie ou de la Libye, il se veut provoquant. Cependant, la tentation existe pour le Vieux Continent d’acheter sa tranquillité au prix d’ouvertures renouvelées vers le multiculturalisme, cheval de Troie de l’islamisme. Rien ne permet de dire que la France se prêterait à ce renoncement, déjà observé en 1973 après le premier choc pétrolier. Mais la vigilance s’impose.

Déséquilibre
Nicolas Sarkozy, mercredi, lors de la pose de la première pierre des salles des arts de l’Islam, au Louvre, financées notamment par l’Arabie saoudite : "L’islam, c’est le progrès, la science, la finesse, la modernité (…)." Quel dirigeant musulman tiendrait le même discours devant les siens, en vantant les vertus de l’Occident ? Cette absence de réciprocité est le problème à résoudre.

Bonne nouvelle
Au fait : en Irak, il se confirme que les États-Unis sont en train de gagner leur guerre contre al-Qaida, grâce à la stratégie du général Paetreus. Pourquoi taire cette bonne nouvelle ? 
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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 06:46

Existerait-il une hiérarchie entre les otages binationaux de mouvements terroristes ? Si l’opinion s’est passionnée jusqu’à l’excès pour la libération de la franco-colombienne Ingrid Betancourt, détenue durant plus de six ans par les Farc, elle ne porte aucun intérêt au sort du jeune soldat franco-israélien, Gilad Shalit. Ce dernier a été enlevé en juin 2006 par le Hamas et il est détenu depuis à Gaza. Il y a un an, deux élus UMP de Paris (Martine Weill-Raynal et Jacques Bohbot) avaient demandé, en vain, au maire de Paris, Bertrand Delanoë, de placer le portrait de Shalit à côté de celui de Betancourt (accroché en 2004 et enlevé vendredi soir), sur la façade de l’Hôtel de Ville. Ne serait-il pas temps de réparer cette injustice ?

"Je voudrais que mes derniers mots soient pour le soldat Shalit et pour ses parents. Nous ne l’oublions pas", avait déclaré Nicolas Sarkozy, dès l’annonce, mercredi soir, de la libération d’Ingrid Betancourt par l’armée. Mais la gauche pacifiste, qui n’a jamais caché ses indulgences pour la "guérilla" des Farc et leur idéal guévariste, a  de semblables compréhensions pour "l’activisme" du Hamas face à Israël. Le comité de soutien à Ingrid Betancourt, le chanteur Renaud en tête, avait toujours prôné la négociation avec les terroristes, en faisant passer le président Alvaro Uribe pour le responsable du sort des otages. Cette stratégie a été spectaculairement démentie. Néanmoins elle fait du soldat Shalit une cause indéfendable pour les professionnels de l’indignation.

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 21:24
Routiers, syndicalistes, restaurateurs… 3 professions qui nous ont fait l’actualité. Pas forcément à leur avantage…

Les routiers, d’abord !! Sous prétexte de protester contre une hausse du pétrole qui touche tout le monde, ceux-ci nous ont obligé à brûler de sacrées quantités de gasoil en créant des embouteillages monstres !! Parti des Vosges à 8h45 pour un rendez-vous chez le dentiste à Nancy, lundi dernier (pas de panique  , j’ai obtenu un congé de ma hiérarchie) ,  j’ai donc passé 1h à jouer à l’escargot pour « soutenir » leurs revendications. Arrivée à Nancy vers 10h30. D’habitude je mets 30 minutes. Faites le calcul !!

Résultat ? environ 4l de gasoil évacué (témoin, l’option « consommation cumulée de ma voiture). Sans compter les rejets polluants de toutes ces voitures à la queue leu leu. Y a pas à dire, l’écologie et les économies d’énergie ont fait un grand pas !! Les pompistes, eux, se disent forcément solidaires !! En attendant, les routiers nous ont bien pompé.

Les syndicats, eux, se sont fâchés tout rouge car le président de la République a osé dire « Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit. » . Ce n’est pas tout à fait vrai, mais force est de reconnaître qu’on s’habitue à ces semaines où postiers, gaziers, agents EDF, enseignants (pas moi !!), agents du trésor, etc.… font grève. Les grévistes sont d’ailleurs de moins en moins soutenus et la colère de leurs chefs montrent surtout qu’ils n’ont plus que la réaction aux propos d’autrui pour se faire entendre. Pas bien grave, finalement. Car comment accepter que 3 ou 4% de type se prennent pour la nation tout entière. Nicolas Sarkozy n’a finalement pas tort de braquer les syndicats : plus le pays verra leur nuisance, plus il exigera que, premièrement, ils se réforment, et deuxièmement, ils arrêtent leur entreprise de sape !!

Finissons par les restaurateurs. Ceux-ci exultent car la Commission Européenne autorise la TVA à 5,5% pour la restauration. Certes, ce n’est pas fait puisqu’il faut que 26 autres pays soient OK (et l’Allemagne ne l’est pas) mais bon, ils peuvent encore espérer.

Sauf que le consommateur sera le dindon. Ne vous attendez pas à payer moins cher votre entrecôte marinée ou votre big mac car la différence ne fera pas baisser les prix en salles. Elle ira directement dans la colonne recettes du restaurant. Pas un mal en soi si le dit restaurateur augmente son personnel ou le salaire de ses serveuses. Mais bon, le feront-ils tous ? Pas si sûr !!

Cela me rappelle les années 80, quand la TVA sur le disque passa de 33,33 à 18,6% . Baisse des prix ? Pas du tout : un LP de Maiden vit son prix passer de 64 à 69 Frs !! 5 Frs de plus pour une baisse de moitié de la taxe. On nous expliqua que les disquaires devaient rattraper le manque à gagner perdu depuis des années. 20 ans plus tard, à part la Fnac ou Virgin, il n'y a presque plus de disquaires !!
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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 11:52
Les écrits d'Ivan Rioufol sont  toujours aussi savoureux !! Voici sa dernière livraison.

Un nouveau Mai 68? La gauche en rêve. Elle croit voir, dans la morosité collective, une contagion de sa fièvre protestataire. Le pays n’est-il pas tendu à craquer? Mais l’atmosphère y est aussi lourde qu’elle était festive il y a quarante ans. L’opposition aurait tort de s’estimer porte-parole de l’impatience des Français et de leur indignation devant d’indécentes inégalités. Le PS immobile ne peut accélérer l’histoire.

La faiblesse de l’État peut, certes, susciter les illusions des "progressistes". Voir des clandestins exiger la reconduction de leurs emplois, obtenus par la fraude, incite aux surenchères et aux désobéissances civiles. Quand l’exécutif ne sait plus se faire respecter à ce point, il est normal de voir les socialistes de l’Ancien Régime caresser l’espoir d’une Restauration.

Mai 2008 aura, bien sûr, ses manifestations. La série s’ouvrira le 15. Des lycéens téléguidés appellent "à se mobiliser le 22 mai aux côtés des salariés pour la défense des retraites". Il est même reproché à Xavier Darcos, ministre de l’Éducation, "d’attiser l’ire des enseignants" (Le Monde) en prévoyant pour les écoles primaires un service minimum d’accueil pour les jours de grève.

Mais ce monde d’hier reproduit des comportements qui ne sont plus compris. Ces professeurs indifférents à leurs élèves se caricaturent dans leur enfermement. François Fillon a raison de dire que le pouvoir a, en un an, "emmené les Français sur le terrain idéologique" de la droite. La perception des réalités, longtemps aveuglée par le bien-pensisme et ses utopies conformistes, devient plus lucide. Michel Maffesoli le constate aussi (La République des bons sentiments, Le Rocher): "Le sens commun tend à revendiquer ses droits. Ce qui ne manque pas d’être subversif."

C’est la "révolution conservatrice", souvent décrite ici, qui poursuit sa marche. Elle vient d’atteindre la Grande-Bretagne, après l’Italie il y a trois semaines et la France il y a un an. Mise à part l’Espagne, où la gauche a vaincu d’un cheveu un adversaire archaïque, la droite a gagné toutes les élections en Europe en 2007. La modernisation économique et la protection des identités motivent ce mouvement de fond. En France, il ne se laissera pas voler sa victoire.


Le multiculturalisme sanctionné
Une constatation: le multiculturalisme, idée défendue par les instances européennes et autres belles âmes, est à chaque fois sanctionné par les électeurs. L’ancien maire travailliste de Londres, Ken Livingstone, défenseur des minorités et adepte de la repentance, vient d’être balayé par le conservateur Boris Johnson. L’élection de Gianni Alemanno (Alliance nationale) à la mairie de Rome répond à cette même préoccupation des gens, confrontés à une immigration de peuplement encouragée dans ses repliements. Rappelons que Nicolas Sarkozy fut aussi élu pour son discours sur l’identité française.

Aussi, quand la Ligue des droits de l’homme (LDH) dénonce, cette semaine, "une démocratie asphyxiée" , c’est le choix des Français pour une société exigeante sur ses valeurs et fière de ses origines que cette organisation conteste, au nom d’un métissage culturel qu’elle voudrait imposer. Les droits de l’homme ne passent-ils pas par le respect de la volonté populaire? En réalité, la LDH a renoncé, elle aussi, à se confronter aux faits pour se mettre au service d’un combat "antiraciste" dont les électeurs mesurent l’ambiguïté.

Entend-on ces vertueux dénoncer les propos de certains prêches islamistes? S’indignent-ils d’entendre les "Blancs" qualifiés de "souchiens" (sous-chiens?) par les Indigènes de la République? Ces derniers, qui disent lutter contre les discriminations, ont organisé, hier à Paris, une marche contre "la République raciste et coloniale" en souvenir des tragiques émeutes musulmanes de Sétif du 8 mai 1945. Étaient conviés les "immigrés, habitants des quartiers, noirs, musulmans, arabes". La LDH ne trouve rien à redire à cette haine contre la France, invitée par d’autres, demain, à battre sa coulpe pour son passé esclavagiste.


Accepter l’histoire "revisitée"?
Ces minorités ethniques, qui cherchent à culpabiliser leur hôte, contredisent le "vivre-ensemble" dont elles se réclament. Un comportement similaire se retrouve d’ailleurs, aux États-Unis, dans les propos du pasteur Jeremiah Wright, proche du candidat démocrate, Barack Obama, qui vient de rompre avec son pesant mentor. Wright cite en exemple Louis Farrakhan, chef du mouvement antisémite Nation of Islam, et attribue au "terrorisme" du gouvernement américain les attentats du 11 Septembre.

Ces encouragements au dénigrement et ces flatteries pour les exigences islamiques peuvent aller loin. Je développe sur mon blog (avec de très nombreuses contributions de lecteurs) l’inquisition ouverte, en France, par des historiens contre Sylvain Gouguenheim. Sa faute: soutenir (Aristote au Mont-Saint-Michel, Seuil) que l’Europe chrétienne a maintenu le lien avec ses racines grecques sans l’aide majeure des musulmans, contrairement à ce qu’enseigne désormais l’histoire "revisitée". Le coupable pourrait comparaître devant un "jury d’honneur". Et quoi encore?


Israël insoumise
Les 60 ans d’Israël: une nation qui défend son histoire, son identité et qui tient tête à ceux qui veulent sa disparition. Son insoumission gêne les capitulards.
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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 08:39

 

Le conservatisme, fatalité française? La question se pose devant les prudences face aux réformes. Quelle politique suit Nicolas Sarkozy, quand il charme le Medef par ses discours libéraux mais assure que l’État ne laissera pas tomber les "métallos" d’ArcelorMittal? Où est la rupture, quand Éric Woerth, ministre du Budget, explique lundi que les économies sur l’assurance-maladie se feront "dans le respect du modèle social français", ce boulet?

 

 Une frustration s’installe chez ceux qui voudraient voir la droite tirer les leçons de la faillite d’un système inspiré par la gauche. Ce n’est plus à l’État de s’immiscer, comme à Gandrange (Moselle), dans une affaire privée. Ce n’est plus à lui de protéger un mécanisme qui ponctionne 42,3% du salaire brut au titre descotisations sociales, contre 10,5% en Angleterre . À chaque fois, un goût de trop peu reste en bouche. À commencer par les 35 heures non abolies ou la miniréforme des universités. Le gouvernement annonce la suppression de la publicité sur les chaînes publiques: des spots resteront en définitive sur certaines tranches horaires. Les introuvables taxis parisiens contestent le rapport Attali: la réforme est repoussée à plus tard. Les lycéens d’Ile-de-France, qui veulent en découdre, ont vu la faille.

Certes, le gouvernement a promis, juré de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux (le quart des employés dépend de l’État, contre environ 15 % chez nos voisins). Mais quand Sarkozy annonce, vendredi, 166 mesures pour rationaliser les dépenses (272 milliards d’euros), les 8 milliards d’économies qui en ressortent à l’horizon 2011 paraissent dérisoires. Les Français, qui à 79% réclament de serrer la vis, sont plus téméraires que leurs dirigeants.

Ce n’est pas en déremboursant d’autres médicaments que les économies durables seront faites. L’heure est venue de changer de système de santé et de retraite et d’en finir avec l’État régulateur. Mardi, le chef de l’État a admis que les politiques sociales alimentaient le déficit et la dette. Pourquoi ne pas ouvrir ces secteurs, et bien d’autres, à la concurrence? Les mots appellent les actes.

 


La rupture réussie
L’endoctrinement antilibéral, qui s’apprend dès l’école, n’est pas plus justifiable que le matraquage antiatlantiste porté par la gauche et ceux qui en appellent àCharles de Gaulle. La retenue de Sarkozy pour bousculer une tradition étatique héritée de l’après-guerre s’explique d’autant plus mal qu’il n’hésite pas, renouant avec les États-Unis, à braver un antiaméricanisme, ancré depuis Baudelaire. La rupture, réussie en politique étrangère, se fait attendre en politique intérieure.

 

La gauche immobile ne voit pas le monde changer. Elle ne discerne pas davantage les réalités qui contredisent ce qu’elle défend depuis quarante ans en matière éducative, familiale, économique. Tandis que l’Iran installe 6000 autres centrifugeuses, la bien-pensance dénigre ceux qui mettent en garde contre le risque d’embrasement attisé par l’islam radical, le 11 septembre 2001 et qui s’inquiètent du choc des culturesPierre Moscovici (PS) sur France 5, dimanche, relayantMoati et Guetta: "La thèse de M. Rioufol sur la guerre des civilisations est bidon" (voir mon blog). Trop d’honneur, Messeigneurs.

Cet aveuglement a conduit le PS à défendre, mardi, sa motion de censure contre l’ "atlantisme" du chef de l’État et sa décision de renforcer de 700 hommes la présence militaire en Afghanistan. Un parti défaitiste et pusillanime est alors apparu. "Nous allons perdre en indépendance ce que nous ne gagnerons pas en sécurité", explique François Hollande. Faudrait-il que le monde libre renonce à s’unir et se défendre face au totalitarisme islamiste qui veut sa perte? L’apaisement amorce la reddition.

L’Occident et ses valeurs, qui dépassent les races et les religions, sont contestés par un obscurantisme qui attise les haines des extrémistes de tout bord. L’abjecte profanation, près d’Arras, de 148 tombes de tirailleurs musulmans morts pour la France vient insulter la civilisation. Or, comme le remarque Roger-Pol Droit(L’Occident expliqué à tout le monde, Seuil): "Ce qui est préoccupant, c’est qu’il (l’Occident) soit aujourd’hui en train de douter gravement de son universalité, à un moment où il est attaqué par des adversaires résolus qui veulent sa destruction."

 


Choc des cultures (suite) 
Autre expression du choc des cultures: le chahut réservé par les démocraties à laflamme olympique portée par la Chine. Sans doute a-t-il été pénible de voir le symbole des Jeux maltraité à Paris. Mais le combat des Tibétains pour la préservation de leurs racines et de leur religion, menacés par le totalitarisme chinois, est au cœur des droits de l’homme tels que l’opinion occidentale, pour une fois vigilante, entend les défendre. Au fait : se réjouir de voir les belles âmes, qui trouvent réactionnaire de parler d’identité française, se mobiliser pour l’identité tibétaine. Amorce d’une prise de conscience ou faute d’inattention?

 

 


Mai 68, encore
Les quarante ans de Mai 68. Pour la gauche passéiste, la France ne serait pas ce qu’elle est sans cette "révolution". En effet: d’autres pays voisins, qui l’ont évitée, sont plus avancés qu’elle…

 

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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 07:52

 

Retour du blog d'Ivan Rioufol sur ces pages. La page du vendredi est toujours la mieux fournie, mais je rappelle que, désormais, c'est deux ou trois par semaine, que l'on peut avoir l'avis de ce très grand journaliste.

Cette fois,
 Ben Laden s’en prend au Pape. Il vient d’accuser Benoît XVI de "jouer un rôle important" dans "une nouvelle croisade". Le chef d’al-Qaida prévient aussi les Européens: "S’il n’y a pas de contrôle de votre liberté de parole, alors soyez prêts dans vos cœurs à la liberté de nos actes." Menaces sérieuses, même si le terrorisme a été plutôt contenu jusqu’à présent. Mais l’attention ne doit pas être dis traite de l’autre djihad, plus subtil, qui cherche à subvertir l’Occident conciliant.

Tant mieux si la silhouette d’Antéchrist de Ben Laden n’impressionne pas le Souverain Pontife. Sa réponse au défi a été de baptiser, dimanche, le journaliste italien et musulman Magdi Allam. Celui-ci explique: "J’ai dû prendre acte que, au-delà du phénomène des extrémismes et du terro risme islamique, la racine du mal est inhérente à l’islam, qui est physiologiquement violent et historiquement conflictuel". Al-Qaida appréciera.

La résistance est d’abord celle de l’esprit, et le Pape en fait la démonstration en bravant la loi islamique (charia), qui interdit l’apostasie. Mais le pacifisme a ses limites. Aussi est-il heureux que Nicolas Sarkozy ait confirmé, mercredi à Londres, son intention de renforcer de 1000 hommes le contingent (1500 soldats) enAfghanistan. "Il se joue ici une guerre contre le terrorisme, contre le fanatisme que nous ne pouvons pas et ne devons pas perdre", avait-il déclaré en décembre, à Kaboul. En avril 2007, il parlait encore de retrait.

Ce revirement symbolise la volonté de la France de protéger sa civilisation. Ce choix serait plus lisible encore si le président accédait à la demande d’Ayaan Hirsi Ali, lâchée par l’Europe alors qu’elle est la cible d’une fatwa: "J’ai besoin de votre aide maintenant. Je serais honorée d’avoir la possibilité de devenir française", avait-elle lancé à Paris, en février, en présence de Rama Yade, secrétaire d’État chargée des Droits de l’homme. Depuis, silence.

La vigilance face aux rodomontades d’al-Qaida ne peut faire oublier les autres tentatives non violentes d’islamisation. La Charte pour les musulmans d’Europe, par exemple, adoptée en janvier par les organisations islamiques, entend affirmer la présence de l’islam partout dans la société. Alors que cette religion sera sans doute majoritaire à Bruxelles dans vingt ans (nos éditions du 21 mars), rien n’empêchera ce texte, qui fait référence au djihad, de s’y appliquer. Se réveiller, non?

 


Effets d’une somnolence
La somnolence de l’Europe est la meilleure alliée des fondamentalistes. C’est deTurquie que viennent les mises en garde contre les atteintes à la laïcité. Le procureur de la Cour de cassation y dénonce l’AKP, le mouvement du premier ministre, Recep Erdogan. "Le parti en question aspire, à terme, à un système fondé sur la charia plutôt qu’à un État de droit", accuse le haut magistrat (Le Monde, 18 mars). Il soupçonne l’AKP, dont il demande l’interdiction, de vouloir s’attaquer à la République en "recourant au terrorisme" et en dissimulant ses intentions derrière un "islamisme modéré": ce faux nez dont l’Union européenne s’accommode.

 

Ceux qui accusent Nicolas Sarkozy de vouloir remettre en cause la laïcité, au prétexte d’avoir évoqué l’héritage chrétien de la France, se font généralement discrets dès qu’il s’agit de protester contre ces intimidations qui réclament la pénalisation du blasphème et la prohibition de toute cri tique du Coran. Soulever les incompatibilités entre la charia et la démocratie vaut, au pays de Voltaire et de la libre expression, d’être étiqueté raciste, xéno phobe, extrémiste, y compris par la pensée molle. S’inquiéter du sort des chrétiens d’Orient est vu comme une incongruité.

Dans ce contexte, le député néerlandais Geert Wilders, qui voit dans le Coran "un livre fasciste", est déjà condamné par les faiseurs d’opinion. Or personne n’a encore vu son film, annoncé sur l’Internet pour ces jours-ci. Les accusations de Wilders, présenté comme un populiste d’extrême droite, ressemblent à celles que porte son ancienne collègue au Parti libéral, Ayaan Hirsi Ali, quand elle déclare: "Il y a des graines de fascisme dans l’islam". L’écrivain algérien Boualem Sansal le dit autrement: "La frontière entre islamisme et nazisme est mince". A la condition que Wilders n’accuse pas sottement l’ensemble des musulmans, sa critique doit être permise.

 


Sous-préfet limogé
Une constatation: ce Geert Wilders a droit à moins de soutiens que le sous-préfet de Saintes (Charente-Maritime), Bruno Guigue. Le ministère de l’Intérieur, qui vient de le limoger, lui reproche d’avoir violé l’obligation de réserve en ayant exprimé son antisionisme sur le site islamique francophone oumma.com. Le Mrap dénonce la "manœuvre d’intimidation" de la République. "La critique de la politique d’Israëlrelève d’un tabou qu’il est toujours dangereux de transgresser", estime l’organisation "antiraciste". Le sous-préfet, voyant une "hystérie verbale" et une "prose haineuse" dans une pétition dénonçant les dérives du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, a signé un article où il compare l’État hébreu au Reich, décrit Israël comme le "seul État au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles" et ironise sur les "geôles israéliennes où on s’interrompt de torturer durant le shabbat". Guigue pourra toujours continuer à écrire ce qu’il veut. Mais comment un haut représentant de l’État en est-il venu à cautionner cette propagande antijuive?

 

 


Pour la cause tibétaine
Eh oui! Les Tibétains défendent aussi leur identité culturelle et religieuse. C’est pour cela, n’en déplaise aux intégristes laïques, qu’ils doivent être aidés. Sarkozy semble ne plus exclure un boycott de la cérémonie d’ouverture des JO. Mais pourquoi pas un boycott des Jeux?

 

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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 07:18

La presse people : not dead ?

Quand le président de la République effectue une visite d’Etat dans un pays allié, on est en droit d’attendre une information sur la visite. Mais la presse française n’a pas à informer ces lecteurs : au lieu de cela, nous avons eu droit à des commentaires interminables sur la tenue de Carla, sur la façon dont elle s’est tenue devant la Reine, etc… La presse dit que les Français en ont marre du bling bling mais elle en rajoute. Bien entendu, le travail de sape continue puisque l’on a nous a surtout rapporté que le président était plutôt raide, mal à l’aise, qu’il avait des tics… Ça , c’est de l’info, coco !!

 D’autant que la première dame s’en est bien tirée (Merci Rico), obligeant les médias qui la traitaient de tous les noms, il y a encore quelque temps de ravaler son venin. Mais l’essentiel n’est pas là. Qu’avons-nous su de l’aspect politique de cette visite ? Il fallait regarder les pages intérieures des journaux pour avoir connaissance du discours du président sur l’Euro fort, de sa dénonciation du capitalisme sauvage (qui n’existe vraiment que dans les pays comme la Chine mais passons), de sa divergence sur les JO avec Gordon Brown.

 La presse hiérarchise l’info, mais ce n’est pas toujours dans le bon sens.

 

Des renforts

 En annonçant l’arrivée de 1000 soldats en Afghanistan et en rappelant que la bataille engagée là-bas ne peut être perdue, Nicolas Sarkozy vient sans doute de faire subir un tournant à sa politique extérieure. Oui, le combat contre les Talibans sera long et parsemé d’embûches. Alors le candidat qui disait que la France n’avait pas pour vocation de rester éternellement dans ce pays a fait place au Président qui prend ses responsabilités.

Bien sûr, la gauche hurle à l’alignement atlantisme. C’est de bonne guerre, cela s’appelle de l’opposition stérile, cela ne sert pas à grand chose sinon à montrer à son propre camp combien on est de vrais opposants. Pour le reste, aucune de ses bonnes âmes n’a osé dire que, sans les Talibans au pouvoir, les Afghans avaient un petit espoir de vie meilleure. Ce n’est pas assez vendeur.

 

Le retour de Royal

La présidente de la région Poitou-Charentes espère tirer les dividendes de la petite victoire (en pourcentage, j’entends) des municipales et prendre la direction du PS. Sauf que, Delanoë lui conteste ce droit. Pour ajouter à cela, Julien Dray (l’homme aux montres du PS) se lance dans la course tandis que Hollande dit réfléchir à sa candidature pour …2012 !! Le Ps n’a toujours pas de projet mais toujours autant de prétendants. La place doit être sacrément bonne.

Maintenant, il faut poser la vraie question : Royal a-t-elle encore un avenir politique ? Ce sont les militants PS qui lui diront.

 

Nouveaux programmes.

Attention, le rouleau médiatique va se mettre en route et l’on va vous expliquer que les nouveaux programmes de Xavier Darcos pour l’école primaire sont rejetés par les enseignants. Ce n’est pas tout à fait cela ; ils sont rejetés par les syndicats de gauche (environ 8% à 10% des enseignants) mais comme ceux-ci ont plus de voix que l’instit lambda, on les entend forcément mieux. Ceux qui parlent de retour en arrière ont raison. On revient à des notions simples, claires et une vision normale de l’école. Ce n’est plus l’enfant qui est au centre, comme au temps de Jospin et Bayrou, mais le contenant (programme) et l’enseignant. Ceux qui ont connu l’école de « papa » peuvent se réjouir : elle est de retour.

Je développerai ce point plus longuement la semaine prochaine.

 

Succès

Ma vidéo parodique « Global Warming » démarre bien : plus de 210 visites en deux jours. Si on peut être sceptique sur le réchauffement climatique, on a toujours le droit d’en rire.

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