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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 23:26

Et encore je reste poli !

 

Alors que les premières mesures du ministre de l'éducation tombent, on a une nouvelle fois le triste visage d'abrutis déconnectés du réel et qui dont la capacité de nuisance me donne vraiment envie qu'on rétablisse la peine de mort !

 

J'exagère ? A peine !!

 

Alors que Blanquer vient enfin de revenir sur cette mesure stupide de la semaine de 4,5 jours, "réforme" qui a ruiné certaines communes, épuisé les enfants et contribuer à détruire un peu plus l'EN, les syndicats qui avaient voté pour il y a 5 ans, sans réfléchir une seule seconde aux conséquences néfastes de ces rythmes sont, pour la plupart (SGEN CFDT, FSU, SNUIPP) vent debout contre ce retour en arrière !

 

Il est vrai que les enseignants élus de ces syndicats sont, pour une bonne majorité, souvent déchargés de classe ! Alors qu'ils viennent faire leur propagande 4 jours ou 4,5 jours, cela ne change pas grand chose pour eux ! Que plus de 80% des enseignants du primaire rejettent ces rythmes ne leur fait ni chaud ni froid ! Epaulés par les gauchos de la FCPE, secte qui ne représente que 2-3% des parents d'élèves (mais tous bien encartés au PS !), les syndicats refusent de voir la vérité en face : les rythmes Peillon-Hamon sont une calamité dont les communes et les parents ne veulent plus. Dans l'école que je dirige, le vote a été sans équivoque : 100% pour le retour à la semaine de 4 jours ! Dans les communes autour de chez moi, idem ! Tous veulent un retour en arrière ! Mais certaines ne le pourront pas à cause des transports entre RPI ! 

 

Le dédoublement des CP (en REP, une classe de CP ne pourra compter que 12 élèves) ne leur plait pas plus ! La  raison ? le (soi-disant) manque de locaux ! Hé oui, parce que si on fait deux classes de CP au lieu d'une, il faut deux salles !

 

La remarque maladroite d'une candidate En Marche qui parlait de mettre un paravent dans les  classe (idée inconcevable et qui rajouterait surtout de la cacophonie) leur a servi d'argument choc ! Oubliant que la plupart des écoles en REP possèdent pas mal de salles en plus (au hasard, la grosse école REP près de chez moi a 19 salles pour 16 classes, sans compter des salles plus petites) donc le côté "y a pas de place", c'est bidon. Et quand j'entends un membre du Snuipp oser dire "on va donc sacrifier la salle d'Arts Plastiques pour les CP", j'ai envie de lui répondre "hé ducon, c'est quoi le plus important, que tous les CP maîtrisent la lecture et réussissent leur scolarité ou que l'on puisse faire dessin ou peinture autre part que dans sa classe ?".

 

Cette idée de dédoublement des CP existait déjà sous Chatel (donc Sarkozy). Cela a donné de bons résultats , ce qui est parfaitement logique : 12 élèves sont bien plus simple à instruire que 24 . On appelle cela du bon sens. Mais les syndiqués n'en ont pas ! Seuls compte leur carrière, leur petite personne.

 

Enfin, plus anecdotique mais tout aussi révélateur, l'idée de Blanquer d'apprendre un chant aux enfants un chant avant la fin de l'année, de leur demander de le réviser pendant les vacances et de le chanter le jour de la rentrée. Idée rigolote et qui ne demande pas un investissement énorme.

 

Hé bien sans doute trop pour les syndicats qui estiment que "il n'est pas possible de mettre en place cette mesure" !! De qui se moque-t-on ? Si un enseignant n'est pas capable d'apprendre une chanson à ses élèves, surtout avec les moyens que l'on a (le net regorge de chanson en karaoké par exemple), qu'il change de travail !

 

Oui, les syndicats sont des connards, des gens à la courte vue qui veulent que rien ne change, sauf quand cela va avec leurs idées gauchisantes , style introduire la théorie du genre (même si ils le nient de manière éhontée)

 

Et franchement, cela devient vraiment pénible de voir cette gangrène détruire l'Education Nationale !!

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 08:52

"Oui, ça va mieux" dans l'Education Nationale, estime la ministre Najat-Belcassine. Pour elle les réformes (rythmes scolaires, collège) sont en passe d'être acceptées par la profession du primaire et du secondaire.

 

A ce niveau de pipeau, on ne sait pas s'il faut en rire ou en pleurer !

 

Non, cela ne va pas mieux ! La réforme des rythmes scolaires dans le primaire est toujours aussi contestée par les parents, les enseignants et les mairies. Les parents  se rendent bien compte que leurs enfants sont épuisés par cette délirante semaine de 5 jours. Les enseignants voient bien que cet état de fatigue empêche d'avancer sereinement. C'est simple, à partir du jeudi, il devient très difficile de faire de l'apprentissage de choses nouvelles, les enfants ne sont plus réceptifs du tout. Pour moi qui, demie-décharge de direction oblige, ait ma classe en fin de semaine, je vous assure que réussir à "tenir" les enfants concentrés tient du miracle. Depuis 2 ans que cette réforme est en place, je n'arrive pas à tenir mon programme. Je l'avais toujours réussi avant !

 

Et enfin, les mairies pour qui cette réforme entraîne des dépenses énormes dans l'organisation des Nap, même si souvent, cela se résume à une garderie sans grande "pédagogie" (NAP signifie Nouvelles activités pédagogiques). Si le gouvernement, dans une propagande digne des Soviets met en avant deux-trois villes qui font pratiquer de la plongée ou de la vidéo à leurs enfants, dans l'énorme majorité des cas, ces NAP sont du bricolage, avec des bénévoles ou des associations (à qui parfois on a fait comprendre que si elles n'aidaient pas la mairie, adieu la subvention), parfois des professionnels qui font payer très cher leurs services, voire des parents qui tentent de limiter les dégâts.

 

Sachez-le, seul le SGEN-CFDT soutient cette réforme, tous les autres syndicats demandent son abrogation !!

 

La réforme du collège n'est pas mieux perçue ! En sacrifiant le latin, le grec, les classes européennes, le gouvernement a fait le pari d'abrutir encore plus la population, de niveler toujours plus par le bas. Moins un peuple est instruit, moins il réfléchit et mieux on le manipule. C'est la base même du totalitarisme à la Orwell. Cette réforme est combattue par une énorme majorité des professeurs, et pas seulement ceux qui pratiquent les langues anciennes. Quand aux "nouveaux programmes", ils vont également dans le sens du toujours moins !

 

Cela ne va pas mieux parce que le métier attire moins. Les agressions verbales ou physiques que l'on subit régulièrement (J'en ai encore été victime à la rentrée de Pâques) ne sont que le sommet immergé d'un iceberg bien dangereux. La multiplication de la paperasse (notamment pour les activités de soutien scolaire), les programmes changeant tous les 3-4 ans et allant vers toujours moins de savoir n'aident pas non plus.

 

Et qu'on ne parle pas de salaire ! La Ministre a déclaré vouloir aligner la prime annuel de 400 euros du primaire sur les 1200 euros du secondaire. Franchement, je m'en tape de cette prime ! Ce que nous voulons, ce sont des conditions de travail décentes, une vraie reconnaissance du métier, un arrêt net des agressions, une baisse sensible de la paperasse et surtout, SURTOUT, que l'on dégage tous ces idéologues qui sabotent l'école depuis des lustres !!

 

Non, cela ne va pas mieux ! Mais ce n'est pas grave, Becassine continuera de mentir avec la bienveillance des médias ! Quand aux parents, s'ils veulent vraiment que cela change, au lieu de venir nous agresser, qu'ils se retournent vers les vrais responsables de ce désastre !

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 08:48

En marge de la réforme des rythmes scolaires la plus stupide de l'histoire (en gros, mais j'en reparlerai, les enfants auront exactement le même nombre d'heure de classe avec instit, mais sur 4,5 jours au lieu de 4 et ne quitteront pas l'école avant 16H30 !!), on s'aperçoit que la dictature socialiste entend également déclarer la guerre aux mots !

 

C'est le mot "maternelle" qui est dans le collimateur de la gauche, personnifiée par Sandrine Mazetier, vice-présidence de l'Assemblée nationale. En effet, cette soi-disant féministe estime que le nom "Ecole maternelle" enferme les gens dans l'idée que "l'univers de la petite enfance serait l'apanage des femmes et véhicule l'idée d'une école dont la fonction serait limitée à une garderie".

Il y  a quelques années, Luc Châtel avait déclaré que l'école n'était pas là pour "changer les couches". Il avait ainsi montré sa méconnaissance totale de l'école maternelle et les syndicats lui avaient vertement et fermement savoir. Là, avec une déclaration bien plus honteuse, silence radio des mêmes syndicats. Il est vrai que la connerie venant de la gauche, on l'oublie !

 

Soyons clair ! L'univers de l'école maternelle est féminin. Dans la partie maternelle de notre école, il y a 3 institutrices, 3 Atsem femmes et les aides de la mairie sont également féminines. Rien de choquant à ça ! De toutes façons, la profession d'enseignant est très féminisée. Cela n'a rien à voir avec du sexisme. Et j'ajoute que certains parents sont étonnés quand ils entendent ma voix au téléphone leur répondre "Maternelle, bonjour..." ou quand les nouveaux parents me rencontrent quand je fais la visite de l'école au mois de juin pour la rentrée de septembre. Je vais plus loin : un instit homme en maternelle est toujours désigné comme suspect par certains parents persuadés que la fonction n'abrite que des pédophiles en puissance !

 

Cette guerre contre les mots est typique de notre époque. On ne dit plus vieillir mais avancer en âge. On ne dit plus terroriste mais activiste. On ne dit plus gauchiste mais alter-mondialiste.

Aujourd'hui le mot maternelle est dans le collimateur. Et demain ? 

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 11:52
Le jury de Cannes , présidé par le gauchiste Sean Penn, inconsolable depuis que son ami Saddam a été pendu, a donc décidé de récompenser un docufiction. Il paraît que Cannes , c'est un festival de Cinéma !! Mais Penn a du confondre la salle de projection avec son petit écran. Pas si grave, Cannes est depuis des années le plus mauvais festival du monde qui prend les bons films en hors compétition et les daubes en compétition !!

 Cependant, Entre les murs (qui met en scène une classe benetton de 4e) a tout pour plaire à la gauche caviar et aux bobos de tous poils (qui ne mettraient cependant pas leurs gamins dans cette classe, faut pas exagérer). Et le PS en profite pour faire la leçon à Xavier Darcos en l'interpellant à propos de ce film. Prochaine étape : les syndicats enseignants vont nous inonder avec des articles élogieux sur ce film et en montrant combien le ministre est vilain avec ses réformes. Soit dit en passant, la dernière manif en date , celle du 24 mai (un bide) montrait des enseignants avec le panneau suivant "Casse toi connard !!" . Pas mal, côté tolérance. Chose amusante Ivan Rioufol pense comme quoi. Je lui laisse donc la parole car il le dit nettement mieux que moi !!

Culottée, la gauche! Après avoir tenté de chiper à la droite les thèmes de la sécurité, puis de la nation et, ces jours-ci, du libéralisme ("La droite ne l’est pas", assure Bertrand Delanoë), la voici qui se réclame du réalisme pour décrire la société. Palme d’or à Cannes, Entre les murs est louangé par la bien-pensance pour montrer "l’école telle qu’elle est", comme l’explique le réalisateur, Laurent Cantet. Mais cette heureuse lucidité a d’autres œillères. Jusqu’alors, il était de bon goût d’être taiseux sur les mutations socioculturelles nées de l’immigration extra-européenne, que des démographes édulcorent en tripatouillant les statistiques. Il aura fallu attendre 2000 pour que la cléricature médiatique reconnaisse la réalité des violences dans les cités et les écoles ghettoïsées.

 Auparavant, rapporter ces faits vous classait "réac". D’ailleurs, appeler un chat un chat reste risqué pour son matricule. Cela pour dire que ce que dévoile le film, d’après un récit vécu de François Bégaudeau, ne peut être une découverte que pour ceux qui auraient cru que "la France n’est pas un pays d’immigration massive" (Ined) et que rien n’a changé.

Ce docu-fiction met en scène une classe "black-blanc-beur" de quatrième d’un collège difficile du XXe arrondissement de Paris. L’idée est de montrer qu’il faut prendre les élèves comme ils sont. "J’en avais assez de tous ces livres de profs qui se réduisent à des essais au ton apocalyptique. Ils filtrent la réalité pour la faire correspondre à leurs a priori idéologiques, le plus souvent réactionnaires", expliquait Bégaudeau en 2006. C’est notamment cette vision de l’enseignant, qui dit vouloir apprendre des élèves et de leurs différences, qui a séduit le jury présidé par Sean Penn.

L’école façon "Star Ac’" enchante le PS et des syndicats qui, comme le Sgen-CFDT, dénoncent "les nostalgies du passé". Cependant ces néoréalistes ne voient que ce qui les arrange. "Dans ce métier (de professeur) il y a une manière de militer pour le lien social", se félicite ainsi le pédagogue Philippe Meirieu, tandis que Le Monde montre du doigt les "fondamentalistes de l’école républicaine". Nous y voilà: la déculturation est l’autre réalité qui, elle, est niée par ceux qui se disent libérés "de l’idéologie qui encombre souvent le débat" (Cantet). En fait, il n’y a pas plus militants que les donneurs de leçons d’objectivité.

"Sympa" avec les "mômes" Non, désolé: le multiculturalisme, qui s’imposerait à une Éducation nationale sommée d’être "sympa" avec les "mômes" (forcément "magiques"), ne va pas de soi. Ce choix de société, qui reste à trancher, mérite mieux que des clichés. D’autant que les premiers résultats de cette école droits-de-l’hommiste, qui rejette l’uniformisation des savoirs, le magistère des professeurs, et milite pour les sans-papiers, n’ont rien d’encourageant. Ce système, applaudi par les empapillonnés de la Croisette qui se gardent bien d’y mettre leurs enfants, aggrave les inégalités sociales. La perspective d’avoir deux sortes d’enseignement n’est pas acceptable.


La politique de civilisation que Nicolas Sarkozy dit vouloir construire ne peut cautionner cette école de la tchatche aux ambitions minimales. Elle ne peut que contribuer à la désintégration de la culture commune. D’ailleurs, rien ne dit que les enseignants, qui ont renoncé à leurs mobilisations contre le gouvernement, se reconnaissent dans cette image prétendument consensuelle. Jack Lang estime que le film "tombe à point nommé au moment où le gouvernement aime si peu et si mal l’école". Il est permis de se demander qui, en l’occurrence, méprise l’éducation.
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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 06:55
Grandpas m'a fait passer le lien de la passionnante analyse, sur le site Polémia,  d'un livre "La débâcle de l'école" qui, à n'en pas douter, ne sera pas sur la table de chevet des responsables des syndicats d'enseignement !! Il l'avait mis en commentaire. Je vous la redonne en article. 
L'ouvrage est la version écrite des propos qui se sont tenus lors du colloque « La finalité de l'école » organisé par l'association « lire-ecrire.org » dans l'hôtel particulier de la Fondation Cino del Duca de l'Institut. Une douzaine d'intervenants, dont plusieurs membres du GRIP [Groupe de réflexion interdisciplinaire sur les programmes] et du projet SLECC [Savoir lire écrire compter calculer] y prirent la parole afin de dresser un état des lieux du système éducatif français, du primaire au doctorat en passant par la musique dans les conservatoires nationaux et l'enseignement technique.
L'ouvrage est passionnant pour quiconque est préoccupé par la situation dramatique de l'école qui, après avoir été le fleuron de la République, n’est plus qu’un gigantesque fiasco. Laurent Lafforgue ouvre cette session en comparant la situation de l'école à celle de l'armée française de 1940. Il affirme que le déclin est, dans les deux cas, le résultat de politiques délibérées, de sorte qu'il s'agit bien d'une faute de commandement et cela au plus haut niveau, y compris celui de l'Académie des sciences. Liliane Lurçat, psychologue de l'enfance, dénonce « la rénovation totale de cet enseignement (l'élémentaire) par l'effacement du passé ».
L'un des grands théoriciens de cette révolution, J. Foucambert, entreprit de détruire l'école de Jules Ferry qu'il accusait d'être stérilisante – propos repris depuis par Bourdieu et même des prix Nobel comme Pierre-Gilles de Gennes – pour cela il théorisa la destruction de la discipline, du par cœur, du mérite et de l'émulation, de toute méthode synthétique. Ce sont ces directives qu'ont cherché à appliquer en leur temps Lionel Jospin et Claude Allègre. Ce dernier affirmait par exemple que, les connaissances devenant obsolètes en moins d'une génération, ce n'était pas vraiment la peine de s'évertuer à apprendre ; mieux valait « apprendre à apprendre – mais sans apprendre » ! Elle rappelle les propos de Durkheim « La discipline a pour fonction essentielle de faire des élèves des êtres civilisés », la période critique étant celle de l'école primaire. De sorte qu'une classe indisciplinée se comporte comme une foule : « L'individu perd sa singularité et se confond avec le groupe ».
Les pédagogistes ayant brisé l'esprit de discipline et donc la maîtrise de soi nécessaire à l'apprentissage, l'école est devenue un « lieu de vie ». « On a feint de croire que l'enfant est capable de gérer ses conduites », ce qui est faux ; d'où une escalade de démagogie et le règne de la violence. Marc Le Bris, instituteur et directeur d'école, montre dans son exposé les différentes méthodes d'apprentissage de la lecture en reproduisant des pages de manuels destinés aux tout-petits. Il est alors aisé de mesurer l'inanité des méthodes modernes. Son analyse comparative, remarquable par sa clarté, s'étend à l'apprentissage du calcul puis à l'apprentissage de la grammaire. Melle Marie Tesseidre témoigne, quant à elle, de ce qui se passe dans les IUFM, véritables camps de rééducation. Ce qu'elle livre de son « journal de bord » est effrayant !
Extraits : « On n'évalue pas des savoirs mais des compétences » ; « Vous êtes exposés à être crus par vos élèves. II faut éviter ce risque » (sic). « Donner à l'enfant la connaissance de sa langue, non pas seulement de cette langue usuelle qui suffit aux besoins de la vie (…) mais de cette langue littéraire, qui nous donne accès dans un monde supérieur. (…) Lui mettre en main, avec le goût de la lecture, le plus efficace instrument de l'éducation personnelle » : Félix Cadet, inspecteur général de l'enseignement primaire, 1887. Rappelée par G. Morel, professeur de français en collège, cette phrase semble sortie d'un autre monde. Aujourd'hui, après la loi d'orientation de 1989 et ses funestes 80% d'une classe d'âge au baccalauréat, on est obligé de donner des cours d'orthographe dans les écoles d'ingénieurs. L'enseignement de la littérature se résume à déterminer des « typologies » de textes : documentaire, narratif, descriptif, etc. En conséquence, beaucoup d'extraits d'œuvres classiques sont écrits en langage commun puisque la valeur littéraire du texte d'origine n'est pas à prendre en compte. Tout cela, joint à la proscription de l’étude de la grammaire et de l'orthographe, donne un public incapable de rédiger, totalement inculte, qui donc s'ennuie et conséquemment devient agité en classe et paresseux. Les lacunes en français se répercutent de façon dramatique dans l'étude des langues. Ne disposant pas de notions élémentaires de grammaire, il est quasiment impossible de faire acquérir aux enfants des notions d'une langue étrangère. De là des situations ubuesques, décrites par Mme Y. Lecloarec, comme dans le cas de l'expression « J'ai vu » où, parce qu’elle comporte deux verbes (puisque la notion d'auxiliaire est inconnue), ces derniers se mettront tous les deux au présent ou au futur. Pour d'autres adolescents, « J'ai joué » (I have played) est analogue à « J'ai faim » (donc : I have hungried !).
La faute revient également à la démagogie des manuels qui, à force d'affirmer « Dans cette leçon tu as appris à… », font croire à l'élève qu'il a appris sans travailler. « Pour avoir voulu rendre les élèves autonomes trop tôt on les a à jamais empêchés de le devenir. » Même constat au niveau du deuxième cycle universitaire où C. Kraft, professeur de physique des plasmas à l'Université d'Orsay, montre, exemples à l'appui, la langue invraisemblable qu’écrivent certains étudiants qui « décrivent des processus physiques comme l'aurait fait un enfant de dix ans ». Un autre enseignant rappelle que l'université organise des visites au Palais de la Découverte alors que lui-même (et l'auteur de cette note) s'y rendait seul à l'âge de treize ans. La plupart des enseignants du supérieur constatent la passivité de leurs étudiants qu'il faut prendre par la main d'un bout à l'autre d'une étude. Les étudiants n'ont plus du tout honte de reposer une question à laquelle le professeur a déjà répondu de nombreuses fois, tout simplement parce qu’ils ne se souviennent pas qu'avant eux trois ou quatre étudiants ont posé la même question, parfois dans l'heure précédente ; c'est dire l'absence totale de concentration pendant les cours. A la question « Pourquoi êtes-vous à l'université ? » beaucoup d'étudiants répondent simplement : « Parce qu'on a eu le bac. »
Etudier est simplement devenu faire acte de présence ; de même, photocopier ou télécharger est devenu synonyme de connaître ; la photocopie dispense désormais de l'apprentissage. Jean-Pierre Ferrier, mathématicien, explique dans son exposé extrêmement sombre comment les instances gérant l'enseignement des sciences constituent une véritable hydre à l'infinité de têtes, qui ne subsiste qu'en sécrétant de véritables supercheries scientifiques, notamment par une quête totalement illusoire d'interdisciplinarité. Les adeptes de celle-ci entretiennent la confusion avec « fournir un exemple tiré d'une autre matière » (il s'agit ici d'une illustration et non d'une tentative de faire avancer deux disciplines simultanément). De même est entretenue la confusion entre « méthode expérimentale » et « physique sans mathématique », comme cela s'est institué avec l’opération « La main à la pâte » dont le prix Nobel P.G. de Gennes fut un grand promoteur à l'époque C. Alègre. Pour tous les rebelles, la sanction est la même : être traité « d'arriéré » (G. Charpak, autre prix Nobel, vs. SLECC), accusation de « ringardise », de nostalgie « passéiste » à l'époque de la « modernité ».
Partout continue de sévir l'esprit « constructiviste », même après des décennies d'échecs. Parallèlement à une omniprésence de pseudo-mathématiques voire de mathématiques incohérentes (un comble !), on note la proscription de toute démonstration dans les programmes de mathématiques et ce quasiment jusqu'en Terminale. Tous ces professeurs du supérieur se rejoignent pour dénoncer la parcellisation, l'émiettement des enseignements dû à la multiplication des examens que l'enseignement en modules a engendrée et que la réforme LMD, imposée par l'UE, n'a fait qu'amplifier. L'article de Laurent Lafforgue, « Les savants et l'école », mériterait à lui seul d'être appris par cœur, tant se dégage la profondeur de pensée de cet immense esprit. La question à laquelle il tente d'apporter une réponse est : Comment des savants, ayant bénéficié d'un enseignement de qualité il y a trente ou même cinquante ans, ont-ils pu, au mieux, cautionner par leur passivité ce qui en principe est le moteur de leur existence : l'esprit ?
Comment des dizaines d'académiciens des sciences peuvent-ils en arriver à douter de l'importance d'apprendre le calcul (commission 2006) ? Si le constat est déjà désastreux dans les enseignements classiques, que dire alors de l'enseignement technique ? Pierre Périer, ancien secrétaire perpétuel de l'Académie de technologie, constate avec alarme qu'un tiers des patrons de PME sera à la retraite d'ici à huit ans, laissant des millions d'emplois vacants et que « les qualités humaines et intellectuelles nécessaires à un dirigeant d'entreprise sont aujourd'hui devenues rares chez les jeunes ». Il souligne le fait qu'aujourd'hui la plupart des enseignants des filières techniques n'ont pas exercé de métier et, de fait, ignorent le milieu auquel ils préparent leurs élèves. Il révèle que l'on constate, dans l'enseignement technique, une augmentation des problèmes de latéralisation et de l'inefficacité au travail manuel précis, sans doute consécutive à une mauvaise mise en place lors de l'apprentissage de l'écriture et de la lecture.
Même l'enseignement des arts n'est pas ignoré dans cet ouvrage remarquable, puisque Pierre Arago, organiste et compositeur, y dresse le bilan consternant de l'application des nouvelles pédagogies aux conservatoires nationaux de musique. Les commentaires des professeurs y sont dignes de l'Education nationale : « Je trouve ça sympa », « J'aime bien ; tu te fais plaisir ». Nous doutons que ce genre de commentaire soit courant au conservatoire de Moscou ou à l’Ecole de ballet de l’Opéra de Paris !
L'exposé de conclusion revient à Bertrand Vergely, philosophe et professeur de philosophie. Ce dernier analyse la crise de l'enseignement au regard de la crise intellectuelle qui sévit au XXe siècle dans les pays occidentaux (la crise de l'enseignement y étant générale). C'est pour lui une crise morale « marquée par la victimisation » : « Pour apprendre, il faut aimer la vie… Or, la vie n'est pas aimée. » Et d'enfoncer le clou : « Quand la vie n'a pas de sens, comment l'enseignement peut-il en avoir un ? ». In fine, l'ouvrage dresse un bilan sans complaisance et dramatique. De solution miracle, il n'en existe pas. Seul le combat quotidien des défenseurs de l'instruction pourra, après un long chemin, redonner à la France un système éducatif digne de ce nom. C'est à quoi s'attachent les membres du projet SLECC. Peut-être le changement de cap entrepris ces dernières années par les deux derniers ministres de l'Education nationale manifeste-t-il une certaine influence de ce projet. Nous ne pouvons que l'espérer.
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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 07:59

«L'école a besoin d'un budget ambitieux et d'une tout autre politique éducative qui mette la réussite des élèves au centre de ses préoccupations», clament les trois principaux syndicats de professeurs des écoles. Le SNUipp-FSU, le SE-Unsa et le Sgen-CFDT, qui représentent 80% de la profession, ont ainsi appelé mercredi à une grève unitaire dans les écoles primaires le jeudi 15 mai pour protester contre la politique budgétaire et éducative du gouvernement, «prise sans concertation approfondie».

Cette grève s'inscrit dans le cadre d'un large appel à la mobilisation, jusqu'ici sans grève, de 18 organisations (fédérations enseignantes, lycéens, étudiants, associations, parents d'élèves) pour la même journée.

«Le budget 2008 qui sera appliqué à la prochaine rentrée dans les écoles ne permettra pas de faire face à la hausse démographique dans le premier degré», dénoncent les trois syndicats. «Les effectifs des classes seront plus chargés et les dispositifs innovants plus difficiles à mettre en oeuvre» expliquent-ils.

Ils s'attaquent aussi à la réforme des programmes, qui traduisent selon eux, «une vision passéiste et rétrograde de l'école, ainsi qu'un recul didactique et pédagogique». Par ailleurs, «l'introduction de nouveaux contenus apparaît comme un affichage d'autant plus incohérent que le temps d'enseignement sera diminué de deux heures hebdomadaires, en septembre 2008», estiment les trois organisations.


Ca , c'est pour l'article du Figaro qui est bien neutre sur le coup là !!

La vérité est que les syndicats d'enseignants ne veulent que rien ne change. Ils veulent continuer à se la couler douce, à n'avoir de compte à rendre à personne concernant l'échec scolaire à l'entrée en 6e et surout, ils veulent surfer sur l'actuel mécontentement des Français envers le pouvoir !!

Quand aux affirmations, elles sont fausses. Hausse démographique dans le premier degré qui surchagerait les classes ? Elle intervient après une période de baisse !!!

Programme qui donnent une vision passéiste ? J'en ai déjà parlé, au contraire, il s'agit de revenir à des bases solides et à ne plus mettre l'enfant en avant au détriment de son savoir.

Temps d'enseignement diminué ? Sachez que les syndicats n'ont rien contre du moment qu'on leur laisse ce temps pour qu'ils en disposent à leur guise et non pas pour aider les enfants en difficulté !!

Le 15 mai, si vos enfants ne sont pas dans leur classe, sachez que les arguments des grévistes sont totalement bidons !!!

Faites passer le message.

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Stage de rattrapage et démagogie syndicale

Les nouveaux programmes : dans le bon sens.
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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 17:31
 

J’ai déjà parlé de l’aversion des syndicats envers les nouveaux programmes. Soyez tranquilles, parents, les enseignants de Primaire qui feront travailler vos enfants ne sont pas encore dans les écoles. Ou si peu. Car à part quelques zozos en mon genre qui ne sont ni encartés ni manipulés par tels ou tels syndicats, on ne peut pas vraiment dire que la profession aille dans le bon sens !!

L’autre axe du projet Darcos, ce sont les stages de rattrapage. Kezaco ? Un enseignant prend, durant les vacances, un groupe de quelques enfants (6 ou 7 maximum) de CM1 ou de CM2 en difficulté. Il les fait travailler durant 5 jours, 3 heures par jour, le matin.

L’avantage ? En petit groupe, on est bien plus disponible pour revoir des notions mal comprises. L’enfant en difficulté a moins le sentiment de se sentir inférieur aux « bons élèves » et participe nettement plus. Enfin, l’enseignant peut approfondir tel ou tel élément sans craindre de ralentir son groupe classe.

Ces 15 heures sont comptées en heures supplémentaires.

Tout cela respire le bon sens.

Mais bien évidemment, les syndicats, les fédérations de parents d’élèves (de gauche), les pseudos pédagogues (de gauche) sont contre !!

Pourquoi ?

Ces pauvres enfants en difficulté, on leur enlève 15h de vacances !! Il vaut mieux effectivement qu’ils passent ces 15h devant leur télé ou à trainailler dans la rue (je généralise exprès, histoire d’utiliser les mêmes méthodes syndicales) plutôt que d’essayer de revoir ce qu’ils ne maîtrisent pas.

15 heures, ce n’est pas assez pour bosser sérieusement. Outre que cet argument est en contradiction avec le point du dessus, là aussi, on peut se dire qu’il vaut mieux un gros rien du tout que 15 heures. Bien sûr qu’en 15 heures, on ne va pas rattraper un énorme échec. Mais si on peut le diminuer un peu et redonner quelques bases, on a déjà avancé ! Il y a un proverbe qui dit "Qui ne tente rien n'a rien" !! Mais c'est sans doute trop dur à comprendre pour un instit syndiqué !!

Qui va prendre la responsabilité des enfants ? Le maire, le directeur… Qui va payer les photocopies nécessaires ? L’école, l’enseignant, les parents, l’état, le pape ?

Bref, la mauvaise foi règne pour surtout, surtout ne pas faire bouger les choses. Que les gamins en difficulté le restent, après tout, ils n’avaient qu’à naître ailleurs. Qu’on donne de l’argent aux enseignants mais sans leur demander de travail (les salariés du privé apprécieront !!)…

Un enseignant est au service de ses élèves. Son but est de les emmener dans la classe supérieure en leur donnant TOUT ce qui est possible pour les faire avancer.

Malheureusement, les enseignants de 2008 sont déjà au service de leurs vacances, de leur porte-monnaie, de leurs intérêts mais pas à ceux des enfants.

Alors, si les enseignants de vos enfants organisent des stages de rattrapage durant ces vacances, dites-vous que vous avez affaire à des gens motivés. Car, et j’aurai dû le préciser, ces stages sont faits sur la base du volontariat.
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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 16:19

 


Les nouveaux programmes du primaire, vous connaissez ? Moi oui. Je les ai lus, je les ai analysés (comme me l’a demandée ma hiérarchie) et je les approuve.

 Pourtant, la presse va vous les présenter comme rétrogrades, ringards, mal ficelés, faits dans la précipitation, plein de retour en arrière. Les syndicalistes de tous poils vont prendre d’assaut télés, radios, journaux pour vous expliquer combien ils sont dangereux pour vos enfants. Philippe Mérieux, Jack Lang ou Luc Ferry sont déjà montés au créneau pour les fustiger. Les journaux pour enfants comme Les clés de l’actualité sont là pour dire aux gamins que les enseignants sont contre.

 Ne vous laissez pas manipuler. Lisez les, ces programmes (Ils sont disponibles sur le site du ministère mais je peux vous envoyer le fichier en PDF si vous le désirez. En ce cas, dites le moi par un mail via le petit contact tout en bas de cette page. N'oubliez pas de me laisser votre mail). Vous verrez que non seulement ils reviennent à l’essentiel (les bases du français, des mathématiques, de la culture générale) mais que surtout ils abandonnent cette notion inventée par Jospin qui mettait l’enfant au centre des apprentissages.

 Pour un jeune enseignant , ou un débutant, plutôt que de se perdre dans un sabir illisible , les progressions sont clairement indiquées (ex : en fin de CM2, un élève doit savoir conjuguer les verbes du 1er, du 2e groupe ainsi qu’être, avoir, aller, boire, dire, partir, pouvoir, rendre, prendre, savoir, venir, voir vouloir aux mode et temps suivants de la voix active (présent, futur simple, imparfait, passé simple, passé composé, futur antérieur, passé antérieur, plus que parfait), conditionnel présent, subjonctif présent, impératif présent, infinitif, participé présent et passé) et on sait où aller.

 Et toutes les disciplines de l’école primaire sont à ce point détaillé, à l’exception notable de la petite section de Maternelle qui est un peu délaissée.

 Alors oui, on revient à des notions d’exercices d’entraînement, oui, on revient à des dictées, oui, il faudra de nouveau savoir ses tables, oui , la chronologie en histoire est remise au goût du jour. On devra de nouveau faire des leçons et non pas laisser les enfants découvrir eux-mêmes quand met-on à ou a . Certes, une partie peut le faire mais pas tous. Et ces derniers se retrouvent en 6e avec des lacunes tellement importantes que la lecture n’est pas maîtrisée. Belle réussite si pour flatter l’intelligence de quelques-uns, on doit laisser une majorité sur le carreau.

 Les programmes sont critiquables, bien sûr. Pour ma part, je trouve que l’histoire va souffrir de quelques coupes bien trop importantes. Mais c’est mon opinion de médiéviste. Pour celui qui ne maîtrise pas l’histoire de France, les notions demandées sont tout de même à sa portée.

 Enfin, ne vous laissez pas avoir par l’argument qui consiste à dire « avec 8 heures de Français, 5 de maths et 4 de sports plus les récrés, il ne reste plus rien pour la musique, les arts plastiques, la culture générale, les sciences, l’anglais ou l’info ». Premièrement, certains enseignants n’ont , hélas, pas attendu les programmes 2008 pour ne faire que du français et des maths. Certains gamins vont en 6e en ignorant tout de Napoléon ou des mouvements de la Terre, n’ont jamais chanté une seule chanson…

 Deuxièmement, un enseignant intelligent saura faire de l’histoire en même temps que du français, saura mettre les maths au service de la géographie, saura mixer poésie et arts plastiques… Apprendre une chanson de Piaf sert à la fois la musique et l’histoire de l’art.

 Et troisièmement, soyons honnêtes, il y a l’emploi du temps qu’on a défini en début d’année, et celui qu’on improvise. Un soldat de la grande guerre meurt et hop, on passe trois après midi à travailler sur sa biographie, à voir comment se passait la vie dans les tranchées, etc.… Les leçons prévues cette semaine ? On les fera plus tard, quitte à faire sauter l’heure d’histoire…

 Les syndicats sont contre ces programmes, l’académie des sciences aussi. Et même certains groupements de parents d’élèves !! Petite devinette, à quelle pensée politique appartiennent une bonne partie de ceux qui veulent que rien ne bouge ?

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 12:23
Une nouvelle enquête internationale confirme les scores très moyens des jeunes Français. L’école privée s’en sort mieux.
Les enfants français ânonnent en lecture. Ils sont au-dessous de la moyenne si on les compare à leurs camarades étrangers. Et leurs ré sultats sont en baisse depuis 2001. Tel est l’enseignement d’un rapport amé ricain publié par le Programme international de recherche en lec ture scolaire (PIRLS) du Boston College, après avoir testé les aptitudes de lecture de quelque 215 000 en fants dans 40 pays, l’an dernier.

Malgré un fort taux de scolari sation en maternelle et un effort financier important, la France pié tine. Dans l’enquête qui vient de paraître, notre pays arrive en 27e position sur 40 États, dont une ma jorité de pays européens. Elle a perdu quatre points par rapport à l’édition précédente, en 2001.

La Russie, Hongkong et Singapour sont les trois premiers du classement. Le Luxembourg, l’Italie, la Hongrie, la Suède, l’Allemagne ou la Bulgarie sont également très au-dessus de la moyenne. Les moins performants sont le Koweït, le Maroc et l’Afrique du Sud.

L’étude fait part d’une «troublante» tendance à la baisse du plaisir de lire depuis 2001 dans tous les États : seuls la moitié des enfants affirment qu’ils apprécient les livres. Et ils sont à peine un tiers à dire qu’il leur arrive de lire «pour le plaisir». Comme en 2001, l’aptitude de lecture des filles est supérieure à celle des garçons (score moyen de 509 sur 600 contre 492 pour les garçons).

(Je confirme : il est de plus en plus dur de faire lire les enfants pour le plaisir. Seuls quelques un le font avec joie quand je leur laisse du temps libre pour le faire, ce qui arrive assez souvent)

La légère érosion des résultats pour la France s’observe pour toutes les compétences évaluées : donner des définitions de mots, trouver l’idée principale d’un texte, comparer des informations, déduire que tel événement a entraîné tel autre, etc.

Autre révélation, l’école privée réussit mieux que l’école publique, contrairement à ce qui se passait en 2001. Ainsi, le niveau des enfants scolarisés dans le public baisse d’une dizaine de points et il augmente d’autant dans les écoles privées. Le niveau des enfants inscrits en ZEP, lui, ne bouge pas. Pour le linguiste Alain Bentolila, chargé de mission sur l’école maternelle par le ministre de l’Éducation, Xavier Darcos, les résultats de la France ne sont pas liés à la question des méthodes de lecture (globale ou syllabique) : «Ce n’est pas si simple. La Grande-Bretagne, qui a imposé la méthode syllabique, est très mal classée.»

(Comme quoi les querelles de méthodes sont bien plus complexes)


Le problème principal est que les enfants arrivent au CP avec un stock de vocabulaire «très insuffisant». Ni les crèches françaises ni l’école ma ternelle ne pallient ce manque.

(Là aussi, le constat est réel. Certains enfants ne savent pas ce qu'une autruche par exemple en arrivant en CP. Difficile de les faire travailler sur des mots inconnus)


La formation des maîtres sur la lecture – une quinzaine d’heu res – serait insuffisante. Pendant leur scolarité, les enfants «passent de classe en classe sans que l’on vérifie jamais leur ni veau pour re médier à leurs faiblesses», assure-t-il. Et si le privé réussit mieux que le public, c’est «parce que les enfants sont mieux évalués» et parce qu’«on y passe beaucoup plus de temps à lire et à écrire que dans le public», estime Alain Bentolila.

(Là aussi, une vérité !! Plus on écrit, plus on lit , plus on est performant)

Xavier Darcos a récemment re gretté que «même la Bulgarie» soit placée devant la France. Il en tend donner «une priorité absolue» à l’ap prentissage du français tout au long de l’école primaire. Les objectifs de l’école maternelle vont également être repensés.

(Article sur LeFigaro.fr)
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27 août 2007 1 27 /08 /août /2007 08:33
Aujourd'hui, le Haut Conseil de l'Education remet son rapport sur le niveau des enfants à la fin du primaire au Président de la République. Inutile de dire que cela va ruer dans les brancards côté enseignants.

Et pourtant ...

Le rapport du HCE estime que 40% des entrants en 6e présentent un niveau insuffisant . De manière plus précise 200 000 ont des lacunes en calcul, maîtrise de la lecture et de l'écriture tandis que 100 000 ne maîtrisent pas les compétences de bases de ces matières.

Or, si le primaire peut encore  faire illusion, le collège , de par ses méthodes de travail où l'autonomie est grandissante, se voit forcément handicapé par des enfants qui ne peuvent travailler seul.

Ainsi, certains profs de 6e estiment que certains nouveaux élèves "lisent trop lentement ou alors qu'ils ne comprennent que très partiellement ce qu'ils lisent, faute des connaissances linguistiques et culturelles suffisantes". De ce fait, ils sont condamnés "à une scolarité difficile".

C'est encore pire pour la minorité qui ne maîtrisent pas les compétences de base. Pour eux, "incapable de comprendre le sens du texte", voire "ne savant même pas déchiffrer ", " ces lacunes rendent impossibles aussi bien un réel parcours scolaire de collège qu'une formation qualifiante"

La lecture est la base de la scolarité. Si vous ne comprenez pas une consigne , vous ne pouvez pas executer ce que l'on vous demande.

40% d'enfants me semblent, hélas, un chiffre correct. La chance de ma classe étant d'être multi-niveau (du CP au CM2), je peux faire travailler les enfants en difficultés de lecture avec le niveau inférieur, ce qui fait que mes futurs 6e sont, au pire, un peu handicapés par une lecture maîtrisée à 95% seulement. En dessous , je demande un redoublement aux parents et à l'inspection. Inutile d'envoyer un enfant au collège pour qu'il se casse la gueule. Et depuis 9 ans, je n'ai eu , parmi mes anciens élèves, qu'un redoublement au collège. Un redoublement de la 3e qui plus est pour une enfant qui n'avait pas vraiment eu de problèmes en primaire.

Le HCE a raison en ce qui concerne les problèmes engendrés mais bien entendu certains syndicats font l'autruche.

Ainsi, Gilles Moindrot, du SNUIPP (syndicat majoritaire chez les enseignants du primaire), lui, accuse ce rapport « peu scientifique » de « noircir le tableau » en mettant dans le même sac les écoliers « qui ont de vraies difficultés » et ceux « qui sont en train de consolider leurs acquis ».

La dialectique syndicale est en marche. "Peu scientifique". Comme s'il fallait sortir de l'ENA pour constater que les profs de 6e doivent passer de plus en plus de temps à ré-apprendre certaines bases. Tous les ans, lors des journées de liaison CM2-6e, les profs de collèges nous font font part de leurs difficultés, parfois de manière agressive, avec les nouveaux élèves.

"Mettre dans le même sac..." Là, on est dans le foutage de gueule intégral puisque le rapport fait clairement la distinction entre les deux catégories de difficultés.

Pourquoi cette politique de l'autruche ? Parce que le rapport pointe aussi quelques vérités dérangeantes : certains enseignants de primaire s'accommodent très facilement de cet état d'échec. J'en connais quelques un qui me disent sans honte "de toutes façons, pour lui, rien à faire". Hé bien si, il y a toujours à faire : du soutien scolaire, de la pédagogie différenciée, de l'aide au devoir, faire appel à la psychologie scolaire (un bon suivi du Rased peut faire des miracles) et surtout, surtout discuter honnêtement avec les parents, sans les incendier mais en les mettant devant leurs responsabilités. Un enfant qui a du mal à lire en CP, s'il ne lit pas à la maison le soir avec ses parents, est un enfant qui sera en difficulté. Cela doit se dire, les yeux dans les yeux. Et tant pis, si ça vexe.

Autre point noté, le manque de liaison entre maternelle et primaire. Là aussi, le constat est juste. J'ai "subi" pendant plusieurs années une instit de maternelle qui n'en faisait qu'à sa tête. Résultat, certains enfants arrivaient en CP et ne maîtrisaient pas les bases de la pré-lecture. Il fallait donc reprendre tout à zéro avec eux, sans lasser les autres, m'obligeant de fait à subdiviser mon niveau de CP. Facile à faire dans une classe à un niveau, plus complexe dans une classe à 5 niveau.

Enfin, et c'est là que les syndicats vont avoir du mal à avaler la pilule, le rapport pointe aussi la forte augmentation des maîtres sans classes : +12% entre 99 et 2006. Sans classes, cela veut dire détaché à la MGEN, l'OCCE, la Fol ... Des instits formés à la pédagogie (enfin, pour ceux qui ont été à l'école normale parce que pour ceux qui ont subi l'IUFM....) que l'on cantonne à des taches administratives. Un peu comme si l'on demandait à un chirurgien de faire du secrétariat !!

Il va être intéressant de voir comment le rapport va être interprété et surtout d'observer la résistance que les syndicats vont y opposer. Le dénigrement a déjà commencé et nul doute que la semaine de rentrée qui se profile va voir fleurir les mails syndicaux nous appelant à "la vigilance", "la lutte"....


Claude Allègre parlait de dégraisser le mammouth . Moi, je dis qu'il faut déplumer l'autruche !!
(Allez, je dépose le slogan)
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