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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 15:25

Autant l'avouer tout de suite, ce n'est qu'après le meurtre de la députée anglaise que je me suis rendu compte que les Britanniques allaient voter lors d'un référendum pour ou contre la sortie de l'Europe. Non pas que le sujet m'indifére, au contraire, mais parce que, pris par les grèves, l'opposition à la loi travail, l'Euro, les inondations, la chute sans fin de Hollande, je n'ai pas vraiment eu l'impression que les médias en parlaient énormément. Et comme je suis très peu les chaînes d'infos, je suis passé quelque peu à travers les jours d'avant scrutin.

 

Si les Anglais ont toujours été très eurosceptiques, je pensais tout de même qu'ils seraient assez pragmatiques pour rester dedans. Après tout, il me semble qu'ils profitent tout de même de l'Europe, en la finançant moins que la France ou l'Allemagne, même si, comme dans le reste de l'UE, la débilité de certaines règles européennes et ce sentiment d'être dirigé de Bruxelles fait beaucoup de mal.

 

Mais au final, le Brexit l'a emporté. Et pas d'un cheveux. Bien entendu, quand on regarde le résultat dans les détails, le vote est loin d'être uniforme. Ainsi la capitale a nettement plus voté pour rester dans l'Europe. Cependant dans une élection nationale, ce sont les résultats nationaux qui comptent. Et ils ont donné la victoire au "Leave".

 

Est-ce une bonne nouvelle ? Ceux qui sont horripilés depuis des années par l'attitude anglaise vis à vis de l'Europe (pour caricaturer : on en profite mais on refuse de payer à la hauteur de ce que l'on reçoit) seront peut être ravis.

 

Mais pour ceux qui, comme moi, ont envie d'une Europe plus forte, qui gommeraient ses défauts technocratiques actuels, c'est une catastrophe.

 

Même si le Royaume Uni ne fait partie des pays fondateurs de 1957, c'en est tout de même un poids lourds. On ne parle pas de la Slovaquie ou la Lituanie, mais bien d'une des puissances économiques européennes, qui avait d'ailleurs refusé d'entrer dans la monnaie commune.

 

Cela veut donc dire que l'UE va s'afaiblir économiquement, un peu comme si la région parisienne quittait la France. Mais cela veut surtout dire qu'un certaine contagion peut gagner l'Europe.

 

Le fait que les nationalistes et les extrêmistes de tout poil, les complotistes et les anti-mondialisations se réjouissent de la victoire du Brexit n'ait pas fait pour me rassurer . On peut d'ailleurs trouver paradoxal de souhaiter la fin de l'Europe et de détester l'Amérique car une Europe faible profitera forcément aux USA, la Chine voire la Russie. 

 

Rappelons que, malgré tous ses défauts, l'Europe a permis des programmes comme Airbus ou Ariane. C'est l'UE qui a permis d'envoyer une sonde se poser sur une comète. C'est parce qu'un programme qu'Erasmus existe que l'on peut aller facilement étudier en Europe (voire se former quand on est adulte : c'est ainsi que j'ai pu passer 2 semaines à Oxford pour remettre mon anglais à jour). C'est également la coopération entre l'Allemagne et la France qui a enterré un esprit de revanche vieux de plus d'un siècle et mis fin à la guerre sur nos territoires. Les anti-Europe ne le disent pas trop, mais 70 ans de paix en Europe, c'est la plus longue période de paix depuis la chute de l'Empire romain.

 

En quittant l'UE, l'Angleterre a ouvert une boîte de Pandore et personne ne sait ce qui en sortira. Ni les pro, ni les anti-UE. Mais ce qui est sûr, c'est que l'on sait ce qu'il y avait avant 1957.

 

L'avenir s'annonce donc de nouveau totalement incertain. Il est vrai que la commission a joué avec le feu en refusant d'écouter les craintes des peuples, en laissant certains mensonges perdurer et en donnant cette impression d'arrogance caractéristique de certaines élites.

 

Il n'empêche : si une réforme de l'UE est souhaitable, je pense que la détruire ne permettra pas de retrouver un "âge d'or", pour peu qu'il ait vraiment existé. 

 

Un de mes contacts Twitter m'envoyait ce message : 

only time will tell. Not the result I wanted but now it's happened let's just see. Don't think it'll be that bad

A la fois de la déception, du fatalisme mais de l'espoir en fin de compte.

Effectivement, seul le temps le dira !

 

 

 

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 14:07

Depuis dimanche soir, j'ai appris une chose : je peux aller à Athènes, m'installer dans la plus belle chambre du plus bel hôtel, piller le mini-bar et partir sans payer , les banques et les contrinuables européens prendront le relais.

Plaisanterie à part, avez-vous remarqué que ce sont surtout les fachos de droite et de gauche, le FN et autres PCF, qui se sont réjouis du non au référendum grec ? Cela en dit long sur les appuis réels du non, à savoir les démagos qui cherchent un bouc émissaire. Avant hier, les Juifs, hier, les immigrés, aujourd'hui les banques.

 

Et sur le manque de courage des Grecs. La question posée était la suivante :

 

Faut-il accepter le Plan d'Accord soumis par la Commission Européenne, la BCE et le FMI lors de l'Eurogroupe du 25 juin ?

 

Si on vous demandait : Es-tu d'accord pour rembourser ce que tu dois à tes copains, familles, banques, sachant que tu empruntes depuis des années ? , gageons que beaucoup d'entre nous diraient :"non, je ne suis pas d'accord !". Après tout, quoi de plus désagréable que de rendre l'argent qu'on nous a prêté.

La Grèce a triché pour entrer dans la zone euro. Elle a largement profité de l'Europe pour améliorer son niveau de vie, comme l'avaient fait les Espagnols, les Portugais ou les pays de l'Est.

Mais aucun de ces pays n'a eu le toupet de dire "On ne rembourse pas, on ne fait aucun effort pour revenir à une gestion saine". Et cela fait des décennies que cela dure. 

 

Que le gouvernement actuel se défende en disant "ce n'est pas nous qui avons créé ce problème" est un argument bidon. Après 1945, aucun gouvernement allemand ne s'est défendu ainsi. Ni aucun gouvernement japonais.

 

Quand on fait de la politique, on sait que l'on devra assumer un héritage.

 

Que demande-t-on aux Grecs ? d'arrêter de vivre à crédit, de réformer leur pays et de revenir à des bases saines.

 

Ce ne sont pas que les banques qui le demandent (au passage, la dette grecque est détenue par ceux qui amènent leur argent aux banques, c'est à dire vous ou moi), mais aussi la Communauté Européenne, cet organisme qui déverse des tombereaux de frics sur les pays qui n'ont pas eu la chance d'avoir une croissance forte entre 45 et 75, ou qui ont subit le diktat du communisme, du franquisme ou des Colonels.

 

Cela bien sûr, le FN ou le Parti de Gauche ne vous le dit pas ! "Si la Grèce était une banque, elle serait déjà sauvée" balance une affiche du PCF. Sauf que la faillite de la Grèce entraînera , tel des dominos tombant, bien plus que la banqueroute d'un pays. Les banques qui s'écrouleraient ne vivent pas avec de l'argent tombé du ciel. Et si elles font faillites, je plains les gens qui y ont placé leur argent. On verra s'ils sont toujours aussi solidaires avec les Grecs.

 

La Grèce me fait penser à un type qui touche le RMI mais qui veut vivre comme un millionnaire, ne se refusant ni le dernier Iphone ni le nouve écran plat 3D en empruntant toujours plus. Et quand la sanction du surendettement tombe, il a le culot d'accuser la société de l'asphixier !!

 

 

Que les Grecs aillent donc se faire voir chez eux ! Franchement, la solidarité a des limites. Surtout avec ceux qui se foutent ouvertement de vous !!

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 06:38

La presse française a fait semblant de l'oublier, mais en 2004, ce ne sont pas les mauvais résultats économiques de Aznar qui ont ramené la gauche espagnole au pouvoir, ce sont les attentats de Madrid ! La gestion "médiatique" de ce meurtre de masse par le premier ministre qui avait décidé de ne pas se représenter avait été plutôt mauvaise et la presse ainsi que la gauche en avait rajouté dans la démagogie.

La suite on la connaît : influencé et manipulé, le peuple espagnol préférait renvoyer une majorité qui avait redressé le pays après les 16 ans de Felipe Gonzales, mettre au pouvoir un Zappaterro dont l'incompétence économique portait les germes de la situation actuelle et aplaudissait le lâche retrait de l'Irak. Al Quaïda venait de faire tomber un gouvernement, sous les vivas de tous les gauchistes d'Europe, trop contents de renouer avec leur tradition d'alliance extrêmiste !!

Bien sûr, on me rétorquera que, en 2008, la gauche avait de nouveau obtenu la confiance des Espagnols mais c'était surtout parce que la droite n'avait pas encore réussi à surmonter ce coup de massue.

En 2011, tout a changé : l'Espagne est dans un marasme économique incroyable, le nombre de chomeurs dépasse les 5 millions soit 20% de la population active (le niveau de 1996 quand Aznar avait pris les choses en main) et la réputation du pays auprès des investisseurs est proche du néant. Il n'y a qu'en sport que les Ibères connaissent encore des joies, joies d'ailleurs ternies par les accusations sans preuve d'un certain Noah, millionnaire français vivant plus ou moins à l'étranger mais donnant des leçons à la Terre entière.

 

La droite reprend donc ce qu'Al Quaïda lui vola en 2004. Et la gauche française qui n'avait d'yeux pour Zapattero il y a encore 2 ans se fait toute petite ! Il est vrai que quand il s'agit d'aller se faire photographier avec le vainqueur, les socialistes accourent ventre à terre, mais quand il s'agit de reconnaître l'échec de leurs champions, leurs regards se détournent pudiquement ! D'autant plus que Mariano Rajoy n'a promis que du sang et des larmes, de la rigueur à l'Espagne !

Comme d'habitude, plutôt que d'oeuvrer à l'union nationale, la gauche espagnole préfère lancer, dès ce mardi, les enseignants dans la rue ! C'est qu'on a bien du mal à admettre une défaite à gauche, et ce dans toute l'Europe ! Mais gageons que les Espagnols ne verront pas d'un très bon oeil ces manifs de fonctionnaires.

 

En attendant, l'Espagne a basculé par la voie démocratique. Rien à voir avec l'Italie ou la Grèce ! Là, ce sont les marchés qui ont imposé un nouveau gouvernement de "technicien", entendez des gens qui ne sont pas élus ! Mais comme en Italie, c'est Berlusconi qui a sauté, la gauche se réjouit de ce coup d'état anti-démocratique des marchés. Ces marchés qu'elle dénonce, parait-il !!

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 20:32

Ah la Grèce !! Le Parthénon, l’Acropole, les îles où les maisons blanches inondées de lumière dominent la mer d’Egée.

 

La Grèce qui régna sur le monde, qui essaima tout autour de la Méditerranée, qui légua à l’humanité « L’homme est la mesure de toute chose » ou qui redéfinit les canons de l’architecture et de  la sculpture pour des siècles.

 

La Grèce d’où le Macédonien Alexandre partit pour unir un instant l’Europe et l’Asie, d’où Rome puisa une grande partie de sa philosophie après la conquête de la péninsule.

 

La Grèce qui inspira la Renaissance et lança le monde occidental dans une débauche artistique sans précédent.

 

La Grèce et sa retraite à 53 ans, ses 13e et 14e mois, son endettement phénoménal, ses syndicats tout puissants et autistes, sa fonction publique pléthorique, ses monopoles d’état d’un autre âge, sa responsabilité énorme dans la destruction de la zone euro qui s’annonce, ses manifestations monstres où des égoïstes tentent de garder leurs avantages, sa corruption, sa gabegie, ses comptes truqués…

 

La Grèce, c’est une copie de la France en pire déclarait un banquier grec. Et rien que cette phrase me fait regretter Périclès, Phidias et Protagoras !!

 

Rendons tout de même hommage au gouvernement grec actuel, socialiste, qui vient enfin de comprendre que la situation demandait une révision drastique du « modèle social grec ». Puissent les Dieux de la cotation être entendus de la sorte en France ! !

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 13:06
Le NO irlandais est une catastrophe !! Non pas que le mini traité soit un chef d’œuvre, pas plus que ne l’était la constitution rejetée par la France en 2005, mais parce qu’une fois de plus, elle met en panne le continent à l’heure où l’Asie s’est réveillée, où la Russie a de nouveau des appétits hégémonistes et où les USA pèsent toujours sur le monde.

L’idée d’Europe est en panne, voire morte. J’avais écrit l’an dernier «  50 ans d’Europe, pourquoi faire ? » . La France a refusé la Communauté Européenne de Défense, elle a rejeté la constitution, mais elle a laissé les technocrates prendre le pouvoir.

L’Irlande a bien profité de l’Europe : 60 milliards d’euros de subventions l’ont fait sortir de la pauvreté et l’ont propulsé dans le club des pays riches, ceux dont la croissance fait la nique à tous ceux qui se battent pour gagner demi-point.

Mais l’ingratitude est humaine, le nationalisme revient en force et l’Irlande dit non.

Non à quoi ? À une Europe technocratique et sans âme. Peut-être. À une Europe fédérale ? En aucun cas puisque personne n’en veut. À une Europe qui parlerait d’une seule voix ? Non plus puisque personne ne veut abandonner une parcelle de pouvoir pour le bien d’un intérêt commun.

On l’oublie mais la création de la CECA visait à empécher une guerre entre l’Allemagne et la France, même si la RFA des années 50 n’avait pas d’armée. Dès le départ, on est parti sur une base erronée, on a oublié de parler de l’Europe aux peuples qui en ont fait le bouc émissaire idéal (après les USA bien sûr).

Pourtant si le choc pétrolier que nous subissons est moindre, c’est bien grâce à l’Euro, si l’agriculture française est encore vivante, c’est grâce à la CEE. Si nous pouvons voyager de Lisbonne à Oslo  , en passant par Vienne ou Varsovie, c’est grâce à l’Europe. J’ai connu une époque où passer une frontière était une épreuve, traverser un rideau de fer, un exploit. Je le sais, je l’ai fait !!

Le non l’emporte. Très bien. Et que propose-t-on ? Revenir à la situation de 1957, reprendre nos billes, tenter de jouer peso contre un milliard d’indiens, un milliard de chinois. Quelles sont les solutions de ceux qui se réjouissent du non irlandais car il va mettre en difficulté Sarkozy. Rien de tel qu’une bonne crise institutionnelle pour déstabiliser le président français qui avait commencé son mandat en arrachant le traité. La presse (celle qui est tenue par Sarkozy – rires) peut se réjouir : pendant que son lectorat décline, l’Europe meurt et les dragons asiatiques se frottent les mains.

Que soient maudits les fils de Louis le Pieux qui en 843 à Verdun ont détruit l’Empire Carolingien. Ils nous ont plongé dans 1100 ans de guerre.

L’idée européenne est dans les limbes, elle gît en morceaux et les nonistes dansent sur son cadavre. Mais tel le gosse capricieux qui casse ses jouets, il n’a rien pour la remplacer.

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