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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 03:07
Une fois de plus, l'exemple nous vient de l'étranger. Alors que peu en France se sont insurgés contre les nouvelles menaces contre Salman Rushdie, Mme Ayaan Irsi Ali nous met face à notre lacheté.

Imaginez une foule d'Anglais manifestant à Londres, brandissant des calicots à l'effigie de Muhammad - la paix soit sur lui - portant des exemplaires du Coran, des reproductions de la Kaaba de La Mecque et des drapeaux saoudiens. Imaginez-les en train de dresser un bûcher et d'y précipiter ces objets un par un, vociférant « Longue vie à la reine » à chaque fois que le brasier repart.

Ce serait l'équivalent de ce qui vient de se dérouler dans la ville de Multan, située dans la partie orientale du Pakistan, où des étudiants, adeptes d'une ligne dure de l'islam, ont brûlé des panneaux à l'effigie de la reine Élisabeth et de Salman Rushdie en criant : « Tuez-le, tuez-le ! » en réponse à la récente élévation de l'écrivain au titre de lord.

Ce genre de foule enragée s'observe rarement dans le monde occidental moderne (exception faite des hooligans lors des matchs de football). Mais elles sont devenues monnaie courante dans le monde musulman chaque fois qu'un pape, un caricaturiste ou maintenant une reine franchit une ligne mouvante tracée par les forces de l'intolérance.

Un nombre toujours croissant de musulmans de par le monde se sent engagé dans une lutte à mort avec l'Occident sur le champ idéologique, pour le pouvoir, le territoire et l'accès à des ressources limitées. Comme dans toutes les guerres de l'histoire humaine, les symboles y sont d'importance. Mais c'est tout spécialement vrai dans la mentalité islamique, gouvernée par un très rigide code d'honneur - et de déshonneur. Dans ce contexte, les symboles ne constituent pas tant des images qu'une raison de vie ou de mort. Ils incarnent l'honneur (qui doit être défendu au péril de sa vie) et son contraire (qu'il faut éviter à tout prix, quitte à tuer ou à mourir). Qui s'en tient éloigné et considère ces symboles comme autant d'âneries a déjà perdu l'honneur.

Ce code d'honneur affecte toutes les strates de la société musulmane, qu'il s'agisse de la famille, de la tribu ou de l'oumma. Tout musulman enfreignant ce code - et c'est le crime dont Salman Rushdie s'est rendu coupable - doit être mis à mort. Il a jeté l'opprobre sur l'islam, gravement, deux fois déjà. D'abord, il a quitté l'islam. Ensuite, il a insulté son infaillible fondateur. La reine Élisabeth, dans leur esprit, a ajouté l'injure à l'offense en honorant Rushdie. Une gifle lancée à la face d'1,5 milliard de musulmans ! L'islam est une religion tribale combinée à une mouvance politique. Dans cet univers mental, que la profanation d'une de ses icônes sacrées reste sans suites est synonyme de capitulation. Ce n'est pas tant la réalité objective de cette capitulation qui fait problème que sa perception.

Beaucoup d'Occidentaux ne voient en leurs drapeaux que de simples pans de tissu salués durant les événements sportifs et seulement chéris par une poignée de patriotes. Mais aux yeux des masses ardentes, tribales et masculines qui ont fait allégeance à l'islam, ces bannières incarnent l'honneur national. Le drapeau saoudien est à chaque musulman (et pas seulement pour ceux d'Arabie saoudite) ce que le drapeau américain et la croix du Christ représentent pour chaque Américain dévoué à son pays et marqué par sa foi chrétienne. La phrase écrite sur le drapeau vert « Il n'y a de dieu que Dieu, Mahomet est son prophète », gage d'allégeance à l'islam, est en outre soulignée d'un sabre.

Les Occidentaux ont trop souvent haussé les épaules quand leurs propres icônes étaient profanées par le pied du soldat ou par le barbarisme tribal - lorsque par exemple l'image de la reine est brûlée en place publique. L'Ouest a compris que la faiblesse rend les djihadistes encore plus féroces et attire plus sûrement les recrues avides de suicide pour l'amour de Ben Laden, que toutes les guerres en Afghanistan, en Irak et en Palestine réunis. Au lieu de s'enferrer dans son mutisme, l'Occident doit réagir en unissant ses forces pour défendre vigoureusement ses symboles et les piliers de sa civilisation, laquelle, en dépit de toutes ses failles, continue d'offrir la meilleure qualité de vie possible pour une majorité de ses citoyens.

Les appels à la contrition doivent être reçus avec le plus grand stoïcisme. L'Ouest ne doit rien céder d'un pouce sur sa position. Il doit plutôt demander des comptes aux gouvernements qui, comme celui du Pakistan, encouragent ces actes barbares et soufflent à l'occasion sur le feu. Les États-Unis et la Grande-Bretagne doivent exiger que le ministre pakistanais des Affaires religieuses, Mohammed Ijaz ul-Haq, démissionne pour avoir déclaré au Parlement d'Islamabad : « L'Occident accuse les musulmans d'extrémisme et de terrorisme. Ce serait justice qu'un kamikaze s'y fasse exploser, sauf si le gouvernement britannique présente ses excuses et retire son titre de lord à Salman Rushdie. »

Sur cette « affaire Salman Rushdie », qui concerne beaucoup d'autres « apostats », le dramaturge nigérian Wole Sorinka a raison d'affirmer que l'Occident commet une erreur fatale en laissant les forces de l'intolérance « définir les limites du domaine de l'insulte ». L'Occident doit rester maître de son territoire. En anoblissant Salman Rushdie, la reine a honoré la liberté de conscience et cette créativité chéries par l'Occident. Ce geste a fait d'elle non pas le symbole d'une monarchie caduque, mais l'essence même de notre art de vivre. Longue vie à la reine !

Par Ayaan Hirsi Ali, ancien député hollandais, d'origine somalienne

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 06:28
Le Figaro publie ce matin un témoignage exclusif sur les conditions de détention arbitraires de Stephane Lherbier en Iran. A lire pour ceux qui croient encore qu'il  n'y a aucun danger du côté de Téhéran...

 Yeux bandés, menaces de mort, vidéo d’aveux sous pression… Plus de quatre mois après sa libération, le skipper français Stéphane Lherbier ose enfin raconter la torture psychologique subie pendant ses quinze longs mois de prison en Iran.

C’EST LA PREMIÈRE phrase que Stéphane Lherbier parvint enfin à comprendre, après trois jours de détention, d’angoisse et de confusion. « Ils veulent te tuer!, se mit à hurler, en anglais, le traducteur iranien. Ils veulent te couper la gorge. Et tu peux être assuré que personne ne retrouvera ton cadavre!» Il est 2 heures du matin, ce 2 décembre 2005.
Depuis son arrestation par des gardes-côtes iraniens, en pleine partie de pêche, au large de l’île d’Abou Moussa, dans le golfe Persique, le skipper français de 33 ans, installé aux Émirats, n’a pas eu le droit d’appeler son épouse. Ni d’adresser la parole à son compagnon d’infortune, le touriste allemand Donald Klein, arrêté lui aussi. Ils sont accusés d’avoir pénétré illégalement dans les eaux territoriales iraniennes.

Les yeux bandés à plusieurs reprises, les deux hommes ont été transférés par avion à Bandar Abbas, ville portuaire du sud de l’Iran. Il leur est impossible de saisir ce qui se passe. Jusqu’à ce réveil brutal, en pleine nuit, et ces paroles menaçantes, précédées d’une pluie d’insultes en persan, de pincements douloureux au niveau du cou et d’inquiétants bruits de gâchettes qui s’activent, comme pour un simulacre d’exécution.
«C’était trop dur à supporter. J’ai éclaté en sanglots», raconte Stéphane Lherbier, plus de quatre mois après sa libération. Il est assis dans un restaurant de Dubaï, aux Émirats arabes unis, où sa femme et sa fille l’ont attendu pendant quinze mois. La petite famille s’apprête à quitter définitivement ce petit émirat situé sur la rive du golfe Persique, face à l’Iran.
Les souvenirs de Stéphane Lherbier surgissent par bribes, comme un vieux cauchemar difficile à oublier. Des souvenirs gardés jusqu’ici secrets, pour ne pas compromettre la libération de Donald Klein, retenu plus longtemps, et qui en disent long sur les moyens de pression utilisés par les autorités iraniennes.

«Ils voulaient savoir si je savais utiliser une arme»

À Bandar Abbas, la première étape de leur incarcération iranienne, le jeu du réveil en pleine nuit se répéta pendant quatre soirs d’affilée. Toujours les mêmes insultes, toujours les mêmes questions. «Ils m’accusaient d’être un espion, d’avoir travaillé pour le MI5, les services de renseignement britanniques. Ils disaient que je m’étais rendu deux fois en Irak pour des entraînements militaires, que Donald était mon colonel, et que mon entreprise de pêche n’était qu’une couverture…», raconte Stéphane Lherbier.
Jusqu’à ce cinquième jour où, à la suite d’une visite médicale, l’espoir d’une libération se fait sentir. Stéphane et Donald sont transférés dans une voiture… Mais finissent par échouer dans une autre prison, nettement moins accueillante, où leurs cellules, infestées de cafards, sont séparées.
Nouveaux interrogatoires. Nouvelles menaces. «Ils voulaient savoir si je savais utiliser une arme. Ils me demandaient si j’étais en contact avec des diplomates français ou américains.» Ce n’est que le premier faux espoir d’une série à rallonge qui se poursuivra pendant quinze mois. «Il nous était impossible de comprendre ce qui se passait. On nous promettait une libération, et on se retrouvait dans un autre cachot, sans pouvoir distinguer le jour de la nuit.» Quelques jours plus tard, ses bourreaux simulent un procès militaire de quelques minutes. Dépourvu de moyens de défense, Stéphane accepte de signer une déposition entièrement rédigée en persan, avant d’être renvoyé dans sa cellule. «Ils se sont contentés de me faire comprendre que j’étais entré dans les eaux territoriales iraniennes.»

Dès le lendemain, nouvelle surprise. Réveillé par ses gardiens de cellule, Stéphane Lherbier est invité à revêtir des habits neufs. Et à s’asseoir aux côtés de Donald Klein devant une caméra… pour enregistrer une vidéo – un exercice qui rappelle celui, plus récent, des marins britanniques. Derrière un décor de fleurs en plastique, les deux hommes n’ont d’autre choix que de sourire et de flatter l’orgueil de leurs bourreaux, en vantant leur sens de l’accueil.

«J’ai cru que j’allais mourir»

Le lendemain, Stéphane reçoit sa première visite consulaire. La fin du tunnel approche et, à l’issue de l’entretien, ses détenteurs lui annoncent, encore une fois, une libération imminente… qui ne se produira pas. Quelques jours plus tard, le soulagement de sa première conversation téléphonique avec sa femme, le 25 décembre, sera d’ailleurs vite terni par sa condamnation à 18 mois de prison lors d’un procès expédié à la va-vite, le 5 janvier 2006. La peine maintenue en appel, le 13 mars, lui vaut un transfert à Téhéran dans la célèbre prison d’Evine. Section 209, tristement connue des prisonniers politiques.

Pendant six jours, Lherbier et Klein sont condamnés à partager une cellule miniature de 2 mètres sur 1,80, éclairée par la lumière violente d’un néon, de jour comme de nuit. «Impossible de bouger, de respirer. Nous n’avions que du riz blanc à manger. J’ai cru que j’allais mourir», raconte le Français. Le 21 mars, jour du Nouvel An iranien, les deux hommes sont finalement transférés dans une cellule collective où ils passeront le reste de leur détention. Lherbier sera emprisonné au total quinze mois pendant lesquels Véronique, sa femme, tentera de frapper à toutes les portes, en vain. Sa seule consolation : pouvoir faire le vol de Dubaï pour rendre visite, de temps en temps, à son mari. «On sentait bien qu’il y avait forcément quelque chose derrière cette histoire…», soupire Lherbier.

Ce quelque chose semble d’ailleurs n’avoir rien à voir avec le différend nucléaire opposant l’Iran à l’Europe, pourtant longtemps suspecté. D’après Donald Klein, c’est plutôt d’un marchandage dont il s’agissait. Récemment interviewé dans la presse allemande après sa libération, le touriste allemand fait référence à la volonté iranienne de l’échanger contre Kazem Darabi, l’assassin de quatre opposants kurdes, tués en 1992 sur ordre des services de renseignement iraniens dans un restaurant berlinois, et condamné en Allemagne à la prison à perpétuité.

«C’est la seule raison pour laquelle j’ai été retenu en otage», a-t-il confié au Stern en mars dernier. Depuis, l’information a été confirmée au Figaro par des diplomates occidentaux. Réuni à nouveau avec sa femme et sa fille, Stéphane préfère, lui, tirer un trait sur ce cauchemar. Dans leur maison des Émirats, les cartons sont prêts pour Paris, puis pour la Martinique, leur prochaine destination, loin des tumultes du golfe Persique. «Pêcher sans risque, c’est tout ce dont je rêve», dit-il.

(L'article original : Le figaro)
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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 08:04
François Celier m'a fait le plaisir de me confier une de ses chroniques. C'est avec grand plaisir que je la livre à votre réflexion.

© Chronique de la guerre métaphysique

François Celier (1)

 

Le sujet de cette chronique fait suite à mes réflexions scénaristiques antérieures de politique-fiction concernant « Les dhimmis de demain ».

L’islamisme ayant déclaré la guerre à l’Occident le 11 septembre 2001, ce dernier est amené à le combattre sur tous les fronts, à connaître la force agressive et protéiforme de ces nombreux groupes de soldats de Dieu militants et radicaux qui essaiment le monde.

Par ailleurs, les populations occidentales, déclarées infidèles (les kafirs), ne doivent pas ignorer que cette jihad islamique est également déclarée à tous les musulmans réticents à cette idéologie guerrière puisée dans le coran.

 

En fait, cet assaut simultané fait partie d’une stratégie globale d’intimidation et de chantages, exercé sur les pays occidentaux tout autant qu’à l’immense communauté des croyants mahométans qui forment l’Oumma (1milliard 200 millions de musulmans).

L’objectif étant d’affaiblir ces deux populations, d’une part celle de soumettre la civilisation judéo-chrétienne et d’autre part, d’entraîner une partie de l’Oumma dans la grande djihad.

Il faut savoir qu’environ dix pour cent de celle-ci représenterait 120 millions de moudjahidins réservistes dévoués aux armées islamistes.

La stratégie de ce vaste dessein militaire dirigé contre l’Occident des mécréants et le monde des musulmans lambda, passif ou pusillanime, est celui des super croyants islamistes (ce qui reflète les conflits de la  fitna ou lutte intra musulmane).

 

Il est temps que l’ensemble de l’Occident prenne cette réalité en compte, d’oublier les périphrases diplomatiques et les langages d’esquive hypocritement biaisés.

Il est temps de parler ouvertement en termes de géostratégie militaires.

Nous sommes en guerre.

Cette attaque islamiste dite « Guerre Sainte » millésimée, qui se répète d’âge en âge, prend source et inspiration dans le Haut Moyen-Âge. Elle est puissamment réactualisée de nos jours avec l’ajout des techniques de la mort industrielle. C’est d’ailleurs l’un des sombres talents qu’il faut reconnaître aux leaders islamistes : répandre le culte de la mort comme thérapie extrême des frustrations et des haines accumulées au XXème, permettant de surcroît l’assouvissement de toutes les convoitises.

Ce talent s’exerce selon l’expérience ancestrale des razzias d’antan, réadaptées au goût du jour. Il s’agit d’appliquer quelques principes simples : commerce des armes pour tuer ; de fausses trêves pour tromper, de la drogue pour annihiler ; du terrorisme pour soumettre ; de l’engrossement des étrangères (dont les fils deviennent musulmans) pour supplanter les infidèles et, par-dessus tout, promouvoir l’art de la tromperie. A ce propos, la Bible nous rappelle que le père du mensonge se nomme le diable.

 

Fanatiques tueurs au nom d’un Allah qui les dédouane, les islamistes sont d’habiles exploitants de la crédulité, de l’ignorance et de l’amollissement de leurs adversaires.

Ils usent de l’art de la ruse et du double langage, recommandé dans leur Manuel de guerre coranique. Leurs idéologues cultivés, mais peu compétents en sciences et en technologie, savent piller le savoir faire des occidentaux. Enrichis d’une manne « sulfureuse » d’hydrocarbure, ils troquent leurs millions de barils de pétrole qui jaillissent de leurs déserts arides contre des armes conventionnelles toujours plus sophistiquées créés par leurs naïfs et avides vendeurs occidentaux. Le temps les pressant, ils s’acharnent à acquérir, quel qu’en soit le prix, des armes de destructions massives, y compris thermonucléaires.

Pillards et usurpateurs ils furent, pillards et imposteurs ils demeurent, avec l’assentiment scripturaire de leur Dieu des déserts d’Arabie et la caution de l’exemplarité du Prophète.

 

Etant donné le caractère de verticalité religieuse du conflit, il faut que l’Occident judéo-chrétien consulte et applique sérieusement son propre Manuel de guerre métaphysique :

La Bible … De nos jours, si la stratégie militaire d’un Charles Martel paraît inadéquate, son courage de bouter les Islamistes hors de France l’est toujours.

Concernant l’espace européen, Mouammar Khadafi, guide de la Révolution libyenne, déclara à Tombouctou, le 10 avril 2006 (diffusé par Al-Jazeera) :

" Tous les peuples doivent être musulmans. Nous avons 50 millions de musulmans en Europe. Il y a des signes qui attestent qu'Allah nous accordera une grande victoire en Europe :

Sans épées, sans fusils, sans conquêtes. Les 50 millions de musulmans d'Europe feront de cette dernière un continent musulman. Allah mobilise la Turquie , nation musulmane, et va permettre son entrée dans l'Union européenne.

Il y aura alors 100 millions de musulmans en Europe. L'Europe subit notre prosélytisme, tout comme l'Amérique. Elles ont le choix de devenir musulmanes, ou de déclarer la guerre aux musulmans ''.

 

L’Europe se doit de réagir clairement contre cette guerre en pointillés, rampante, chuchotée, vociférante et explosive, fomentée par des agresseurs qui méprisent la vie humaine (de même que la leur), qui ne distinguent pas les civils des combattants et qui pratiquent d’innombrables assassinats tout en scandant des injonctions coraniques meurtrières.

Indifférents au prix de la vie, surexcités de violences illimitées, tels des hordes barbaresques, ils ont tous les attributs de l’intolérable pour susciter la révolte et le sursaut des occidentaux !

La volonté islamiste d’anéantir d’innombrables vies innocentes pour justifier sa prééminence et sa suprématie illustre la réalité pathologique de sa paranoïa, religieuse et criminogène. Cette armée de mercenaires mystiques comprend la valeur de plusieurs divisions disparates (apparemment) sous uniformes hétéroclites.

Elle se compose d’un grand nombre d’escadrons de tueurs, de commandos de légionnaires de la foi (les plus féroces) bien entraînés et aguerris ; de technocrates de la finance, de la propagande, de la désinformation et surtout, cette armée dispose d’unités suicidaires composées de chouhada (martyrs), leurs bombes humaines.

 

Ces islamikazes sont de pieux criminels consacrés au culte du Dieu de la Mort , l’ennemie ultime du genre humain. Ne tenant pas à célébrer solitairement leurs offices funèbres, ils s’appliquent à partager leurs « valeur suicidaire » chahidienne avec le plus grand nombre d’êtres humains infidèles.

Adeptes du néant, ils portent dans leurs esprits sous influence, une haine mortifère qui n’est autre que celle du Satan biblique. Ainsi, ils peuvent dépecer, décapiter, lapider et torturer en toute impunité morale, étant dédouanés par l’aval de la djihad au nom d’Allah.

Leur unique obsession consiste à imposer par malignité et force brutale, le rêve d’un immense empire mahométan avant la fin du temps des nations onusiennes.

En réalité, les actes barbares de leur jihad irrationnelle les démasquent de plus en plus aux yeux des nations. Ils révèlent le vrai visage d’un islamisme fataliste, désespéré de s’être égaré, en faillite d’humanité.

 

Cependant, que les occidentaux y prennent garde, nul diplomate ou politicien s’estimant  aviser ne peut prétendre acheter la paix et la stabilité d’un tel adversaire, en déni d’humanité ; ni obtenir d’utopiques trêves, qui ne sont que leurres historiques. Cela ne ferait que précipiter une dhimmitude généralisée, sous la férule d’une archaïque et cruelle Sharia, totalement  incompatible avec les Droits de l’homme civilisé.

La crainte qui se fait jour dans les populations européennes, repose sur l’observation d’un demi-siècle de déficit de volonté de leurs dirigeants.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, ces derniers, bâbord et tribord confondus, ont trop souvent manifestés faiblesses, démissions et défaites.

A quand le sursaut attendu ?

 

Etant donné la situation périlleuse dans laquelle se trouve l’Occident, les géopoliticiens, les cadres des armées, les stratèges les plus imaginatifs, devraient adjoindrent à leurs analyses les hommes de foi judéo-chrétienne…

Ils devraient se concerter ensemble dans un même Etat Major, dans un même quartier général.

Je suis persuadé que le temps est venu pour que des hommes de foi biblique soient consultés. Sans avoir le statut ou la stature des prophètes de jadis, ils connaissent l’Histoire des conflits métaphysiques antérieurs décrits dans les Ecritures. Ils sont capables de discerner les œuvres irrationnelles de l’Adversaire et d’apporter la profondeur de champ historique de leur Conseil (qui fait défaut chez les analystes militaires, si brillants soient-ils).

Les membres de cet Etat-major « élargi » auront à évaluer de concert tous les paramètres du conflit, l’usage des armes offensives et défensives à utiliser, les formes de combats, l’anticipation des ruses adverses et combattre d’une stratégie couvrant tous les aspects des combats. Ils doivent connaître le potentiel de nuisance de ces nouveaux Sarrazins salafistes ; leur nombre, leur organigramme et leurs desseins ; le recrutement par conscription de  moudjahidins mystiques qu’ils peuvent délibérément puiser au sein de l’Oumma  au nom d’une cause sacrée ; leurs capacités opérationnelles (technicité et moyens) de destructions partielles ou massives, la localisation de leurs agents infiltrés à tous les niveaux, leurs rapidité d’intervention et d’adaptation à toute contre-offensive...

 

De même, il conviendra de connaître les antécédents, les profils psychologiques et la notoriété de leurs chefs et idéologues ; de leurs tribuns charismatiques et leurs codes de transmission. Leurs milliers de mollahs et d’oulémas pourraient-ils s’interconnecter –analogiquement- par « synapses » de versets coraniques ?

Il faudra découvrir les éminences grises méconnues de l’armée du dieu salafiste qui, chaque vendredi testent depuis des décades dans les mosquées et les madrasas, et chaque jour, dans les chancelleries, les ONG, les agences de presse des médias, le monde de la finance, le monde des hommes de l’ombre et des Instances Internationales, pour évaluer l’entendement et la capacité de réaction des occidentaux.

 

Patients, les islamistes observent, s’arment, s’entraînent dur et s’aguerrissent.

Sans craintes et sans relâche, ils étudient et expérimentent de nouvelles techniques de combat.

Par ailleurs, ils s’enrichissent de nouveaux trafics et peaufinent leurs stratégies.

Les Cheikhs, les mollahs et les imams (prêcheurs, recruteurs et mentors) naviguent dans l’Océan de l’Oumma et la noyautent en profondeur. Elle recèle un si grand gisement de conscrits militants, de moudjahidins, de chouhada et d’Ansar salafistes (incorruptibles partisans du Prophète)…

 

Jusqu’à ce qu’advint l’électrochoc du massacre de trois mille innocents, le 11 septembre 2001, il était difficile d’imaginer pour les occidentaux (et les Américains en particulier entachés d’erreurs géopolitiques et de collusions mercantiles avec leurs futurs ennemis) la puissance et la fascination criminogène qu’exerçait le fantôme de Mahomet, ainsi que le pouvoir de ses commandements djihadistes repris à la lettre.

Les sentences de ses sourates tueuses hantent depuis l’enfance les esprits adultes des assemblées soumises. C’est là un mystère effrayant relevant du Mal radical. L’ingérence de cet esprit malfaisant est inspirée par Satan (…) et ses jenouns assassins.

C’est ce même esprit du national-socialiste nazi qui imprégnait le Mein Kampf en augurant la deuxième guerre mondiale par une même engeance anti judéo-chrétienne.

 

Une grande question se pose de nos jours : comment libérer les mentalités européennes relativement anesthésiées depuis soixante ans ? Comment réanimer des millions d’âmes congelées ? Un électrochoc cent fois plus spectaculaire que celui du World Trade Center ?

Par ailleurs, combien de temps et de milliers de morts faudra-t-il aux « guides spirituels » de l’Oumma pour entreprendre la guérison de l’empoisonnement islamiste de plus d’un milliard de leurs fidèles ?

Une salubre et salutaire information de la réalité du péril qui la menace, entreprise par des réformateurs, islamologues et historiens courageux, parviendrait-elle à la « désenvoûter » ?

Cela nécessitera la rééducation scolaire, religieusement réformée et politiquement humaniste, des populations musulmanes pour l’affranchir des mains des mollahs radicaux et fanatiques.

Quand aux européens, mis en demeure d’affronter une configuration conflictuelle majeure, outre une information publique objective, il ne lui resterait que l’option militaire d’une contre-offensive, par des semonces guerrières, des menaces financières effectives, une politique combative par décrets et lois d’exception intelligemment appliquées, s’appuyant sur des  armées réorganisées en conséquence, privilégiant un effort d’imagination stratégique dans les Etats-majors, amenant la prise en compte de la dimension irrationnelle du conflit.

 

Malgré ses déboires actuels en politique intérieure et son manque de vision prospective, l’Etat d’Israël par la force de son destin singulier, et son allié Américain par son caractère humaniste et patriotique, ont le courage, l’expérience et les moyens de contrer les assauts islamistes. Bien que décriés par la plupart des nations européennes et onusiennes, déjà plus ou moins soumises et sous-influence (pétrolière notamment).

Toujours est-il qu’Israël et les USA sont depuis dix en première ligne de la guerre du XXIème siècle. Israël par destinée et les Etats-Unis (repentis de ses erreurs d’avant le 11 septembre 01) paient de leur sang et de leurs deniers le tribut des prémisses d’une confrontation totalitaire.

 

Néanmoins, un espoir subsiste d’éviter le grand clash de la troisième guerre mondiale.

Porteur d’une espérance inattendue, il provient d’un mouvement de musulmans éclairés allant dans le sens des Droits de l'Homme et d'un rapprochement avec le monde occidental.

En effet, ce mouvement international s’enhardit à demander (non sans risques de fatwas) un renoncement du djihad, de la dhimmitude et de la charia (codifiée par les cinq madhabs). Il n’hésite pas à parler des contradictions qui existent entre Charia et Déclaration des Droits de l’Homme de 1948. Ces musulmans éclairés ou ex-musulmans laïcisés savent que pour être civilisés et cultivés, il faut disposer d’une éducation moderne conforme. Or, n’apprendre que le Coran pas cœur n’aide pas les enfants à entrer en science et en modernité.

 

Les religieux de l’Islam orthodoxe s’opposent à beaucoup de choses : contre la modernité en général, contre la libération de la femme, contre toute autre éducation que la leur, contre l’évolution de leurs sociétés, contre la science, contre la liberté d’expression et d’opinion. Chaque vendredi, ils prêchent la haine, la mort et la violence à l’encontre des « infidèles ».

Tout musulman doué de moralité et de bon sens devrait se révolter contre le pouvoir des religieux. Il devrait refuser d’être sous leur contrôle et de n’être que des sujets soumis entre leurs mains. Ils préconisent de disqualifier les prêcheurs d’erreurs doctrinales, de mensonges démagogiques et de haine. En nombre croissant, ils se libèrent peu à peu de leur emprise et veulent garantir un futur à leurs enfants, sur terre, car le ciel est patient, il peut attendre…

Ce serait là quelques bons fruits du butin de la guerre au coeur de l’Oumma…

 

Le butin de la guerre.

A toute guerre, un butin de vainqueur, des vaincus ruinés. Notion traditionnelle ? Immorale ? Pas tout à fait si, pour les vainqueurs, le butin représente une valeur autre que de celle de l’or, de l’argent, des terres, des biens immobiliers, des esclaves, du pouvoir de dominer et se parer vaniteusement des lauriers de la gloire.

Il serait même l’antinomie du butin traditionnel des razzias perpétrées jadis à coups de cimeterres, avec la mort en prime ou la dhimmitude, le déshonneur et la perte de tous leurs biens pour les survivants.

Or, un verset coranique exhorte les combattants pour l’islam à mourir dans ce but :

"Que ceux qui sacrifient la vie d'ici-bas à la vie future combattent dans la voie de Dieu ; qu'ils succombent ou qu'ils soient vainqueurs, nous leur donnerons une récompense généreuse". Sourate IV verset 76.

 

Depuis les origines de cette religion, l’histoire et la grandeur des héros de l’islam militant sont glorifiées sur des bases « idéologiquement terroristes », institutionnalisées pérennes et inamovibles. Sans avoir à remonter aux razzias du Prophètes et de ses compagnons, quatre siècles plus tard, ce principe fut établi par la secte des Assassins, fondée par Sayyidna Hasan Bin Sabbah  (1034 - 1124), fils d'Ali, né à Kom, converti à la foi des Ismaéliens, surnommé "le vieux de la Montagne ".

Plus près de notre époque, dans la même filiation, il y eut la Secte des Frères Musulmans, fondée en 1928 par l’égyptien al-Ikhouan ul-Muslimine, reconduits en 1938 par Abd el-Rahman el-Banna (grand-père de l’actuel Tariq Ramadan) avec son fameux  « Jihad » qui devint « L’industrie de la mort ». Un véritable culte s’ensuivit qualifié de martyrologie idéale pour la confrérie fascisante des « Troupes de Dieu » :

« Dieu donne à une nation qui perfectionne l’industrie de la mort et qui sait mourir noblement, une vie fière en ce monde et la grâce éternelle dans la vie future ».

 

Par la suite il y eut les Factions du Hezbollah chiite fondamentaliste, puis le Fatah (groupe terroriste créé en 1957 par des Palestiniens en exil au Koweït, avec Yasser Arafat à sa tête). Le mouvement concurrentiel du Hamas vint de l'Al-Moujamma al-Islami, créé en Israël, en 1978, par le Cheikh Ahmed Yassine, repris par Harakat al-muqawama al-Islamiya, en 1987. Ensuite ce fut Al Qaeda ("la base") datant de 1988. Ce dernier puisa son idéologie de la Secte des Frères Musulmans préconisant le grand djihad Islamique.

Ses Factions sont formées du Bataillon Al-Aksa (Q.G. implanté en Jordanie) ; du Djihad Islamique Irakien (mouvement terroriste chiite, très actif dans le sud de l'Irak, parrainé et financé par les services secrets iraniens pour déstabiliser le gouvernement irakien) ; le Djihad Islamique Libanais avec Q.G. à Douris au Liban ; l’Escadron Djihad Islamique (assimilée à l'organisation du Fatah et Q.G. à Bagdad) ; la Faction Cheikh Obeid Al-Aziz Oda (Q.G. à Gaza), soutenue par l’Iran et la Syrie  ; ainsi que la Faction Ahmed Mohana, dont le Q.G. se trouve en Syrie et en Egypte (2)

 

En rapport avec la notion de butin spirituel précédemment amorcée, celui-ci pourrait  s’appliquer aux antagonismes contemporains, tels que celui des islamistes guerroyants contre les occidentaux. En effet, selon la Bible , voici l’enseignement qui en découle :

 « C’était sur le butin pris à la guerre qu’ils les avaient consacrés pour l’entretien de la maison de l’Eternel » (1Chro. 26 :27).

En langage clair, la « maison de Dieu » s’édifie et s’entretien avec le produit de nos conflits, de nos luttes, de nos épreuves et de nos victoires sur nos adversités. Autrement dit sur un plan métaphysique, il y a un combat de la foi judéo-chrétienne face aux épreuves de la vie, d’une part, et l’Ijtihad des musulmans, qui serait un effort individuel d’interprétation des préceptes religieux chargé d’édifier de fidèle.

Cette pratique est tout à fait distincte de celle du  jihad guerrier à la gloire d’Allah.

De même que Dieu est « Esprit », la « maison spirituelle » biblique est une métaphorique illustration représentée par le peuple de ses fidèles ancrés dans la foi. Toute personne animée d’espérance en Dieu est une pierre vivante de l’édifice spirituel qui la compose.

 

Analogiquement, quiconque est inspiré d’une conviction d’honnêteté (par exemple) est une pierre vivante du corps social, national et patriotique, par son combat pour la liberté des siens et son pays. Autrement dit, sur le plan d’une réalité citoyenne, le butin citoyen de ses actes de bravoure fait de ce combattant une pierre vivante honorable.

 

Sur le plan ontologique, le principe du combat judéo-chrétien révèle le butin spirituel de chaque combattant de la foi, contraint à guerroyer. Il doit alors se revêtir des armes de l’esprit, ce qui lui est explicitement recommandé dans une lettre de Paul aux Ephésiens :

« Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.

C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté. Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice ; mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l’Evangile de paix ; prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin ; prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’esprit, qui est la parole de Dieu » (chap. 6 : 11à 17).

Il en est de même sur le plan d’une réalité « terre à terre » des affrontements d’hommes, des luttes défensives et offensives, entreprises avec courage. Un butin matérialisé (médailles, distinctions, avancements est autres reconnaissances de ses actes) sera la gratification pour le devoir accompli, avec la reconnaissance des siens et de son pays.

 

Lors d’une bataille à risques encourus, des actes héroïques à l’épreuve du feu (ou par ses écrits, ses communications médiatiques courageuses), chacun peut prendre la mesure de sa force de caractère, de la fermeté de ses convictions d’équité et d’éthique, de sa valeur de courage et de résistance. Par là même, il s’enrichit intimement et contribue à l’édification de sa propre  maison humaine en ayant mis à l’abri sa famille et sa postérité.

Il convient donc de distinguer un butin « profane » et un butin « spirituel », des butins islamistes, de mercenaires, de pillards et de criminels assoiffés de convoitises.

 

Pour conclure cette réflexion d’ancienneté trimillénaires, la Torah dit avec précision :

« Et j’ai établi un lieu à mon peuple Israël, et je le planterai, et il habitera chez lui, et ne sera plus agité ; et les fils d’iniquité ne le consumeront plus comme au commencement, et depuis les jours où j’ai établi des juges sur mon peuple Israël. Et je subjuguerai tous tes ennemis ; et je t’annonce que l’Eternel te bâtira une maison ». (1 Chro 17 : 9-10). 

Cette citation peut susciter de nombreuses réflexions, notamment pour nos amis israéliens à l’égard de leurs autorités politiques décevantes, de leurs intellectuels anti-sionistes et de leurs journalistes désinformateurs, lorsqu’ils agissent hors la foi de leurs pères.

Elle s’adresse aux juifs en général, mais aussi aux vrais amis qui s’y associent, tels que d’innombrables judéo-chrétiens (dont je suis) en paroles et en actes.

De même, pour nos amis musulmans engagés dans le complexe et courageux combat pour la réformation de l’islam, je leur rappelle volontiers cette autre parole de Dieu rapportée par son prophète Esaïe (Chap.19. 23-24) :

«Le temps viendra où j’unirai l’Égypte, l’Assyrie (représentant les nations arabes entourant Israël) et Israël. Ils feront une alliance ensemble... et je dirai, Bénis soient l’Égypte mon peuple et l’Assyrie, oeuvre de mes mains, Israël mon héritage. Et je ferai d’eux ensemble une bénédiction sur la terre ».

 

François Celier, 1 juin 2007                           

 

 

1) François Celier. Ebéniste. Ecrivain. Scénariste. Conférencier. Converti au judéo-christianisme en 1972. Pasteur/Evangéliste depuis 1976. Philosophe Judéo-Chrétien, Analyste en Stratégie Politique et Métaphysique. Fondateur du mouvement Friends of Jesus the jew. Essai : Le choc des religions (2005) Ed. Presses de la Renaissance. Roman « Pieds nus dans les étoiles » France-Europe Editions.

 

(2) D’après Charles-Emmanuel Guérin, Analyste Stratégique - Consultant – Officier de Sécurité, dont j’ai trouvé opportun son complément informatif :

 «Les islamistes du monde entier ont tous quelque chose, avec seulement des différences mineures. Certains luttent pour la radicalisation de l'Islam dans un pays donné (GSPC en Algérie, Tribunaux islamiques en Somalie, etc.), d'autre pour créer un État musulman au profit d'un autre pays (Liban, Phillipinnes, Tchéchénie, Érythrée, Israël, Kosovo, etc.), alors que d'autres luttent pour le rétablissement de l'empire islamique (Al-Qaïda, Frères musulmans, parti Baath, etc.).

Les buts qui viennent juste d'êtres mentionnés sont leurs objectifs à cours terme.

Leur objectif à long terme, lui, est le même pour tous : soumettre la terre à l'Islam et anéantir toutes les autres croyances.

Des moudjahidins soudanais ont été retrouvés aussi loin que l'Algérie, la Bosnie , la Tchéchénie et l'Afghanistan. Des moudjahidins « palestiniens » ont été capturés au Kosovo, des moudjahidins détenant des passeports français en Afghanistan, des moudjahidins détenant des passeports britanniques en Irak, et des moudjahidins détenant des passeports états-uniens en Somalie.

Des djihadistes iraniens opèrent au Liban et des djihadistes syriens font de même en Irak.

Nous regardons toutes ces guerres comme des conflits séparés, mais eux, ils les regardent comme les différents fronts d'une guerre sainte globale ».

 

NdA :

Plusieurs pays maghrébins sont inclus (s’ils le souhaitent) dans cette Alliance comprenant l’Egypte, l’Assyrie et Israël. Elle les protègerait des conséquences du conflit généralisé par l’islamisme idéologique. Encore faut-il que la Tunisie , l’Algérie et le Maroc (de même que la Turquie et le Liban) persévèrent dans leur lutte contre les djihadistes qui vont s’acharner à les déstabiliser pour les soumettre « totalitairement ».


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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 13:54
La "libération" des 15 marins est une claque pour l'occident . La mise en scène ignoble qui a vu défiler chaque soldat britannique devant le petit nazillon iranien , mise en scène filmée avec un très grand soin et qui rappelle que le régime des Mollahs maîtrise parfaitement les armes de la propagande, est l'aboutissement logique d'une humiliation des démocraties.

Les télévisions du monde entier ont donc, dans une inconscience totale, retransmis une scène hallucinante où des soldats, capturés par un pouvoir fasciste, remercient leur bourreau. Ahmadinejad de les "libérer". La caméra est bien placée, on peut voir le sourire de l'hitler de pacotille et les masses incultes du Moyen Orient pourront admirer la "bonté" de celui qui nie la Shoah !! Un pub mondiale qu'il aurait été facile d'éviter en lisant un simple telex : "les otages britanniques ont été libérés". On notera la jubilation avec laquelle le commentateur du journal de France 3 a parlé de "l'humiliation de la Grande Bretagne"

Personnellement, j'aurais préféré voir des images moins glamours, moins bien filmées , où un commando de Marines aurait vraiment libéré les soldats. Hélas, une fois de plus, l'Occident a préféré tendre l'autre joue. 

L'histoire s'est déroulée comme prévue. A la veille d'un vote crucial sur d'énièmes sanctions à propos de son programe nucléaire, l'Iran a détourné l'attention en enlevant 15 marins. Exit l'important donc. La communauté internationale a mollement réagi : l'ONU a produit une résolution très édulcorée par la Russie et la Chine (entre dictatures, on se comprend) et l'UE n'a pas voulu suivre la GB sur une condamnation franche. En France, seuls deux candidats (Sarkozy et Royal) ont réagi en exigeant la libération des soldats.

Aux USA, les Démocrates, qui font tout pour torpiller le plan du Grand Moyen Orient, n'ont rien trouvé de mieux que d'envoyer Pelosi lécher les babouches de Bachir el Assad et d'exiger un retrait des troupes US d'Irak, alors que l'arrivée des renforts et les nouveaux plans de sécurité ont considérablement fait baisser la violence dans les 3 provinces concernées. Sacré signal envoyé aux nazislamiste.

Enfin, on n'a entendu aucune condamnation du monde arabe envers cet acte de piraterie inexcusable.

La mise en scène a été parfaite : les soldats sont exhibés à la télévision, jetés en pâture aux médias, au mépris de la convention de Genève, sans que cela ne gêne grand monde. Ils sont obligés d'écrire des lettres où ils demandent, ô surprise, le retrait des troupes US et britanniques d'Irak !!  La seule femme du groupe est voilée.

Londres voit vite qu'elle est isolée et rapidement Blair se voit obligé d'adopter un profil bas. La presse britannique, d'ordinaire si prompte à cracher sur les Français (par exemple), devient extraordinairement muette.

L'épilogue attendu voit donc un Ahmadinejad triomphant, miséricordieux, se la jouer grand seigneur avec la complicité des grands médias. En apparence, il a gagné : l'occident n'a pas bougé, son programme nucléaire se poursuit avec, en ligne de mire, la destruction d'Israël et ses pasdarans pourront continuer de déstabiliser l'Irak. L'Occident est humilié !! Le président iranien en a même profité pour décorer un garde côte qui "aurait capturé tout seul" les 15 marins. Plus un mensonge est gros, plus il a de chance de passer !!

L'Occident est humilié !! Nous sommes humiliés !!

Sauf que ... Sauf que les gardiens de la révolution capturés en Irak restent prisonniers, à l'exception d'un seul.

Sauf que le porte avion Nimitz est venu renforcer la flotte US dans le golfe. (http://www.newsmax.com/archives/articles/2007/4/4/124020.shtml) et a montré aux autorités iraniennes que les USA n'étaient pas composés que de Pelosi !!

Sauf que le débat a fait rage parmi les gardiens de la Révolution pour sortir de la crise sans trop de dégâts.

Sauf que Ahmadinejad a tout simplement réussi à lacher du lest au bon moment, évitant ainsi les frappes qu'il mérite. Comme Hitler en 38, il s'est montré conciliant . On sait cependant ce qui s'est passé après 1938.

Mais cela, les médias refuseront de l'interpréter. Ils vont louer le sang froid de Londres et de Téhéran qui auront éviter une nouvelle guerre, oubliant que la jeunesse iranienne veut être libérée des Mollahs, à n'importe quel prix !!

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 21:59
On voudra bien m'expliquer pourquoi un pays "en proie au chaos", "déchiré par la guerre civile", "martyrisé par des forces d'occupations fascistes", "en proie au retour de l'obscurantisme" ect, ect... prend le temps d'organiser une Star'Ac !!

A moins, bien sur , que les médias nous racontent du pipeau sur ce pays !! Des journalistes menteurs ? Ca existe cela ?

Je vous donne l'article du Figaro où le journaliste a quand même bien du mal à cacher son "irritation" devant cette victoire de la liberté !!

Chada Hassoun, nouvelle idole de l'Irak, a fait oublier pour un temps les violences et les clivages confessionnels dans son pays. Née dans une famille aisée d'un père irakien et d'une mère marocaine, Chada, 26 ans, est sortie victorieuse du concours de la Star Academy arabe, organisé au Liban, qui a réuni des candidats venus du Maghreb, d'Arabie saoudite, de Bahreïn ou du Koweït.
Le temps d'une soirée, la jeune femme a su rassembler sunnites, chiites ou Kurdes à travers l'Irak. "Elle a réussi là où tous les politiciens ont échoué. Sept millions de votes (...) Aucun politicien n'a réuni autant de voix aux élections", commente Alaa Saber, un instituteur de Bagdad.
Même l'establishment religieux "salue la victoire de cette femme qui a porté haut le nom de l'Irak", affirme Sabah Ahmed, un politicien de Najaf, la ville sainte chiite où les tenues noires et austères des femmes contrastent avec les robes échancrées aux couleurs vives que portaient sur scène Chada et sa concurrente tunisienne. "En tant qu'islamiste, j'ai des réserves sur la chanson (les milieux rigoristes l'interdisent, ndlr), mais avec sept millions de voix, elle bat tous les politiciens irakiens. C'est un facteur d'union pour le pays", ajoute-t-il.
Baptisée "La fille de la Mésopotamie" par les médias, Chada, 26 ans, a tenu à remercier ceux qui l'ont portée à la victoire. "Je veux vraiment remercier les Irakiens qui ont voté pour moi. Les remercier pour leur amour. Je sens cet amour et je sens qu'ils sont contents malgré ce qu'ils vivent", a-t-elle déclaré."C'est pour cela que c'était mon rêve de les rendre heureux".


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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 08:45
La découverte par le blog Drzz d'un superbe diaporama sur le désir de liberté des jeunes iraniens m'a donné l'envie de créer une nouvelle catégorie : Fight for Freedom (se battre pour la liberté)

La révolution néoconservatrice se doit d'accompagner tout ceux qui de par le monde veulent vivre en hommes et en femmes libres, ceux qui refusent la tyrannie , ceux qui refusent d'entrer dans la nuit .

Internet doit rester le vecteur de la liberté, de la démocratie !!

Nos blogs doivent être les aiguillons de la conscience de ceux qui nous gouvernent, les mouches qui irritent les dictateurs

Visionnez ce diaporama sur cette page Web et réfléchissez !!

Le régime des Mollahs est vulnérable !!

Faites passer ce lien à un maximum de gens !!
(Freedom - Aquarelle (c) David Martin - mars 2007)

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