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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 07:27

6 juin 44-6 juin 2014 ! 70 ans que les troupes alliées , américaines, anglaises, canadiennes, néo-zélandaises, polonaises, norvègienes et françaises sont venus en masse libérer l'Europe du nazisme !

 

Les bas de plafonds qui préfèrent cracher sur les USA ne pourront rien y faire : pendant que leurs parents collaboraient joyeusement, des gamins de 20 ans sautaient en parachute, débarquaient sous un déluge de feu, sacrifiaient leur vie pour que nous vivions la notre...

 

Certains chercheront la polémique, là où elle n'existe pas, sur un protocole (diantre, Hollande a tendu la main à sa majesté la reine d'Angleterre), sur des accusations non fondées ou fortement exagérées (la fameuse polémique sur les viols commis par les GIs).

 

Certains nous balanceront le mot "fascisme" pour parler de l'Amérique.

 

Nous les méprisons.

 

Sans ses "fachos" ricains, sans ses "gros cons adeptes de la malbouffe", sans ses "abrutis adorant l'argent", sans "ses impérialistes méprisables", l'Europe vivrait sous la coupe des pires dictatures de la planète !!

 

Welcome home, Guys !!!

 


 

 

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 19:14

Le Rwanda commémore les 20 ans d'un des pires massacres du XXe siècle, un massacre qu'il faut qualifier de génocide tant la volonté d'exterminer un peuple était présente et que tout a été planifié pour le faire.

 

Quand le président Juvénal Habyarimana fut assassiné dans la destruction de son avion le 7 avril 1994, personne n'imaginait que 800 000 personnes, Tutsis pour l'essentiel, seraient massacrés à la machette (le plus souvent) dans les 3 mois qui suivraient.

 

Personne, sauf ceux qui avait planifié ce génocide. Quelques heures après le meurtre du président, on commençait à tuer !! Les milices savaient exactement où trouver leurs victimes : hommes, femmes, enfants, vieillards... Nul ne fut épargné par la terreur Hutu !

 

Il ne m'appartient pas de dire si la France a une part de responsabilité dans le génocide. Parce que je n'ai aucune réponse concrète. Juste des impressions nées de lectures ou du visionnage de témoignages télévisuels (excellent reportage vendredi soir dernier). Parce qu'aussi les manipulations, les mensonges de part et d'autre, le refus d'assumer une telle horreur brouillent les pistes.

 

Les soldats français ont-ils participé ? Je ne le crois pas.

 

Les soldats français ont-ils laissé faire ? Oui, sans doute. Mais sur ordre de qui ? Le saurons-nous un jour ?

 

L'ONU a une part énorme dans ce génocide. Mais son secrétaire général ,Ban Ki Moon, a reconnu la honte d'avoir abandonné ce pays au plus fort des massacres, à la mi-avril 94. "Nous aurions pu faire beaucoup plus, nous aurions du faire beaucoup plus" a-t-il déclaré ! Les paroles sont sans ambiguité ! Elle n'efface pas la honte, mais elles ont au moins le mérite de demander pardon.

 

La France de 2014 ? Après le rapprochement de 2010, c'est de nouveau le froid qui souffle sur les relations avec le Rwanda. Car le président Kagame a repris ses accusations envers la France, accusée d'avoir aidé à préparer le génocide.

 

Du coup, Paris a décidé d'annuler sa participation à ces cérémonies et Taubira ne s'est pas envolée vers Kigali !

 

Cela constitue une faute !! L'annulation renforce Kagame dans ses accusations (qui pourra dire "Ils ne viennent pas car ils ont honte"). Que la France ait participé ou pas à la mise en place du génocide ne devrait pas empêcher que l'on participe à la commémoration de ces meurtres de masse, ne serait-ce que parce que les dirigeants français de 2014 ne sont pas ceux de 1994.

 

Nous "fêtons" cette année le centenaire de la boucherie de 14-18 ! Va-t-on boycotter les cérémonies parce que la France a une responsabilité aussi importante que l'Allemagne dans cette guerre ? parce que son nationaliste et son esprit de revanche (n'en parler, jamais, y penser toujours ! à propos de l'Alsace-lorraine) ont été les ferments de cette fuite en avant ?

 

Le génocide Rwandais n'est pas assez étudié en France. Certains spécialistes pointent le rôle de Kagame dans le meurtre du président, d'autres font état de protections des Tutsis par les soldats français dans certaines parties du pays. D'autres encore sont plus sévères avec notre armée et nos politiques de l'époque.

 

Génocide oublié ? En France, clairement oui ! Il ne revient que les années en 4 et n'est que très peu abordé dans les programmes scolaires.

 

Christiane Taubira aurait-elle du aller aux commémorations ? Oui ! Malgré les accusations (que l'on peut soupçonner de bassement politiques) ne serait-ce que pour reconnaître que durant ces 3 mois, la France n'a pas vraiment joué le rôle qu'on attend d'elle , à savoir protéger les populations.

 

Etonnant d'ailleurs pour cette championne de la repentance à géométrie variable. Car, et cela sera mon mot méchant de la fin, gageons que si les Tutsis avaient été massacrées par des blancs, elle y aurait accouru ventre à terre !

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 18:43

Ceux qui connaissent bien l'histoire de notre XXe siècle savent que c'est un attentat commis à Sarajevo contre l'héritier du royaume d'Autriche-Hongrie qui a enclenché les conflits les plus meurtriers de l'histoire, la grande guerre de 14-18 (dont  nous "fêtons" cette année le bicentenaire) puis par ricochet la seconde guerre mondiale et même la guerre froide. D'un meurtre a découlé des dizaines de millions de morts, des pays ravagés, des destructions à l'échelle d'un continent et dont l'Europe paie encore le prix.

 

Forcément, l'escalade entre l'Ukraine et la Russie ne peut qu'inquiéter, même si en France, on a la nette impression que tout le monde s'en tape.

 

Après tout, l'Ukraine , c'est loin . Et comme on les a éliminé de la route du mondial...

 

Courte vue française !

 

L'Ukraine, c'est l'Europe. Et la Russie commence en Europe avant de se terminer en Asie. Ce qui touche ces pays touchera forcément l'Europe occidentale.

 

Pour être honnête, je ne sais si la Crimée doit retourner dans le giron russe ou s'il dit rester attachée à l'Ukraine. Même si une population russophone importante y vit, elle n'est pas seule. Une autre partie de la population, minoritaire certes, reste attachée à l'Ukraine et regarde vers l'ouest.

 

Sans doute la solution consistera en un nouveau partage. Il y aura sans doute des mouvements de populations, comme il y en a eu quand la Tchécoslovaquie a éclaté.

 

Mais doit-on pour autant laisser Poutine s'offrir un nouveau morceau d'empire ?

 

Quelles seront ces prochaines exigences ? Après tout, il y a aussi des Russes en Tchétchénie et dans certaines ex-républiques soviétiques musulmanes .

 

La Crimée vaut-elle une guerre ? C'est la question que l'on entend (un peu) en France. Pro et anti-Russe se déchirent à longueur de forum, de site, de blog... Mais très peu envisagent les conséquences à long terme.

 

Risquer une guerre avec la Russie, c'est autre chose qu'envahir le Mali. Mais laisser Poutine triompher, c'est faire un bras d'honneur fulgurant à la liberté et à la démocratie.

 

Or, Poutine, tout critiqué qu'il soit en France, est loin d'être un abruti. Il sait que l'Amérique d'Obama est faible, qu'une partie de l'Europe est gouvernée par des clowns, Hollande étant bien sûr le maître étalon, bref qu'il a les coudées franches.

 

Il n'empêche : il joue à un jeu dangereux où la moindre erreur peut être fatale. Aujourd'hui, samedi 15 mars, l'Ukraine accuse Moscou d'avoir envahi militairement son territoire. Ce ne sont pas des accusations légères, qu'elles soient vraies ou pas. Et même si notre Europe est le théâtre de conflit qui couvent depuis des décennies, comme à Chypre par exemple, rien ne nous dit que l'escalade ne sera pas au bout du chemin.

 

Je pense que l'erreur vient , comme souvent, du passé, quand le monde libre a laché Gorbatchev pour Elstine. Or, Eltsine  a vendu la Russie aux entreprises et aux mafias, et a permis à un jeune loup aux dents longues, Vladimir Poutine de s'emparer du pouvoir. Le putch raté de 91 a permis à Eltsine de sortir du bois en héros. Et je pense que la situation de 2014 en est la directe conséquence.

 

Comme souvent, on ne mesure pas assez l'importance du passé.

 

Escalade fatale ? Réussite de la négociation ? compromis honteux (ou pas) trouvé in-extremis ? L'issue est plus qu'incertaine. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il y aura forcément un perdant et un gagnant ?

 

Et en France, cela n'a pas l'air d'intéresser grand monde. Comme le meurtre de juin 1914 ! On connait la suite...

 

Et vous qu'en pensez vous ?

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 19:31

PHOb0d270c6-8e59-11e3-b7e2-f2aa601bb463-805x453.jpgC'est un anniversaire qui est passé quelque peu oublié, mais cette semaine, nous avons "fêté" les 80 ans des manifestations du 6 février 1934, ce jour incroyable où la IIIe République, minée par divers scandales, (dont l'affaire Stavisky) vacilla sous les coups conjugués des Croix de Feu du colonel De La Roque, de l'Action Française, des Jeunesses patriotes, des communistes (L'Humanité titra "A bas le gouvernement voleur des mutilés de guerre et complices des escrocs) et de la Fédération Nationale des Contribuables.

 

Ce 6 février 34, les affrontements entre forces de l'ordre et manifestants  firent 15 morts et plus de 1400 blessés. Autant dire que l'affaire était sérieuse et bien plus grave que nos "manifs" actuelles !

 

Pourtant cette énorme démonstration de force tourna finalement à l'avantage de l'ordre et de la IIIe République. Les Croix de feu refusant le coup de force, voire le coup d'état (De La Rocque était un légaliste et, ironie du sort, moins de 10 ans plus tard, il fut l'un des premiers véritables résistants français, bien avant les communistes), la République ne fut pas renversée. Et la peur d'un "coup d'état fasciste" rapprocha SFIO et PCF, lançant ce qui aboutirait au Front Populaire.

 

Et surtout, le fantasme de l'extrême droite forcément dangereuse pour le pays nacquit le soir du 6 février 34. Il est amusant (ou consternant au choix) de voir que, comme à chaque fois, l'extrême gauche se dédouana et on oublia rapidement sa participation. Ce fantasme est dépuis utilisé régulièrement par les médias, par la gauche et une partie de la droite molle dès que l'on ose s'attaquer aux sujets "sensibles" !

 

On ne revivra évidemment pas le 6 février 34. Même si une grande partie de l'électorat rejette Hollande, il n'est plus question de marcher sur l'Elysée ni de "pendre les parlementaires". Mais la base de la colère reste la même : un sentiment de ne pas compter, de ne pas être écouter et de voir une caste privilégiée vivre au desus du peuple qui l'a élu.

 

De même, la multiplication des fronts Anti-Hollande rappelle furieusement l'assemblage hétéroclites du 6 février 34  : ligues nationalistes, royalistes, contribuables ruinés, communistes, patriotes, anciens combattans... Le seul lien était bel et bien la détestation du système de la IIIeme République.

 

Hollande a tort d'ignorer les avertissements de la rue. Ils sont de plus en plus forts, que cela soit les parents qui manifestent contre les rythmes scolaires ou les familles excédées qu'on veuille changer la structure même de la société.

 

Le front qui s'installe n'est pas celui de 1934. Mais par certains aspects, il en est peut-être un dangereux cousin pour le pouvoir. Les élections de 2014 (municipales et surtout européenes) permettront de voir si ce "revival" de février 34 aura un aboutissement dans les urnes.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 16:42

mandela-celebre-l-organisation-de-la-coupe-du-monde-de-foot.jpgMandela est donc mort cette semaine. Fin de vie et longue agonie pour celui qui incarna la lutte anti-Apartheid puis l'Afrique du Sud en en étant président  avant de laisser les rênes du pouvoir à des gens qui n'auront pas su gérer son héritage : l'Afrique du Sud ne connaît plus l'Apartheid, mais les inégalités sont toujours là et elles ne sont pas forcément celles que l'on imagine. Ainsi, les Blancs payent désormais un lourd tribu à une politique défunte depuis 20 ans. Certains vivent assiégés dans leur ferme. Et même si l'on en n'est pas encore à la chasse au blanc comme au Zimbabwe, on est aussi très loin de la nation "arc-en-ciel", image d'Epinal totalement fausse que nous vend la presse.

 

Qu'on se le dise : loin de moi de glorifier Mandela. Loin de moi aussi d'en faire un monstre comme certains de mes "confrères" conservateurs. Je pense que ses erreurs de jeunesse, son engagement au sein du communisme international, son utilisation de la violence avec l'ANC, il a payé en passant 27 ans en prison.

 

Et il aurait pu, alors qu'il devenait l'homme le plus puissant d'Afrique du Sud, se venger, mettre la société blanche en coupe réglée. Il ne l'a pas fait et a tourné la page, si douloureuse était-elle.

 

Combien d'hommes politiques ont réagi ainsi ? Combien de chasses aux sorcières a-t-on vu dans nos démocraties exemplaires ?

 

Le fait de pardonner a fait bien de mal à Mandela le politique que les 27 années de prison. Une fois qu'il a découvert le pouvoir, il a aussi découvert les responsabilités. Et que son pays, ce n'était pas que les Noirs. C'était aussi les Blancs et les Métis. Un peu comme si Hollande, toute proportion gardée, découvrait qu'en France, il y a des gens qui ne sont pas socialistes et que l'on peut aussi les respecter.

 

Oui, Mandela aurait pu devenir un tortionnaire, il aurait pu appliquer les recettes violentes de sa jeunesse. Il ne l'a pas fait, alors que le monde entier lui aurait sans doute pardonné. C'est là, à mes yeux, sa plus grande victoire.

 

Alors que m'importe ses erreurs, ses errements, ses engagements douteux. il a su au carrefour crucial de sa vie prendre la décision la plus importante de son existence  : pardonner ! Et le faire sincérement !

 

Franchement, qui sommes nous pour condamner cela ?

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:10

Ce vendredi 23 novembre marque un anniversaire tragique, celui de l'assassinant de John F.Kennedy à Dallas.

 

Mettons tout de suite les choses au clair : je ne crois pas à un complot ! JFK a été assassiné par Lee Oswald, communiste notoire qui détestait Kennedy, puis il a été abattu par Jack Ruby. Point de balles magiques, de CIA, de mafia, d'Aliens ou que sais-je encore. Oswald avait des tas de raisons pour tuer Kennedy, la première étant la plus simple : il détestait le système américain et avait tenté d'aller vivre en URSS, d'où il a d'ailleurs ramené une épouse. L'URSS l'ayant rejeté, il a dévolu sa colère sur son Amérique natale. Fin de l'histoire.

 

Pourquoi aller chercher de la complexité là où il n'y en a pas.

 

(Bien entendu, ce n'est que mon opinion. Elle n'est ni scientifique ni une vérité absolue).

 

Kennedy , malgré ces nombreuses zones d'ombres, ses liens supposés avec la mafia, ses relations extra-conjugales..., reste le président qui a lancé la course à la Lune.

 

Bien sûr, l'on peut arguer que cette course n'était qu'une réponse typique de la guerre froide aux Russes, que le programme américain s'est construit avec l'aide des savants nazis récupérés par l'Oncle Sam après 1945.

 

On pourra également dire qu'aller sur la Lune n'a pas servi à grand chose. La preuve, on n'y retourne plus depuis 40 ans.

 

Sauf que...

 

Sauf que Kennedy a été un visionnaire extraordinnaire ! Il a lancé un défi impossible à son pays et son pays l'a réalisé malgré la mort du Président. Johnson et Nixon ont continué l'aventure sans se poser des questions comme "crédits ?", "moyens ?", "intérêt ?".

 

La mort de JKF marque un tournant de l'histoire américaine qui a redécouvert qu'un homme public n'est pas à l'abri des balles. Lincoln en avait fait la terrible expérience en 1865, au sortir de la guerre de Secession. C'est également ce jour que sont nés toutes les théories du complot possibles, de ces fables sur l'alunissage filmé en studio au soi-disant tours jumelles dynamitées...

 

JFK n'était pas un saint. Son élection ne fut pas un triomphe (comme Bush en 2000, il récolta moins de voix que son adversaire, mais obtint plus de grands électeurs). Sa présidence ne fut pas un long fleuve tranquille et des zones d'ombres existent encore sur  la crise de Cuba.

 

Mais il eut l'immense mérite de relever un défi, celui de lancer l'Amérique dans la conquête spatiale. Le programme US lui doit tout ! Car sans Appolo, ni navette spatiale ni mission Pionner ni Rover sur Mars.

 

Dommage que son pâle successeur, Obama, l'ait oublié et ait préféré couper sec les crédits de la Nasa et de mettre au placard tout le programme vers Mars et le retour à la Lune.

 

Comme Bill Clinton, soit dit en passant.

 

JFK est mort sous les balles d'un communiste il y a 50 ans. Mais son souvenir reste dans les mémoires. Mieux, ce martyre a sans doute fait plus pour sa légende que ses 3 ans de présidence.

 

A quoi tient un mythe, finalement ?

 

PS : pour conclure cette chronique, lisez 22/11/63, une fabuleuse uchronie de Stephen King sur un homme qui remonte le temps pour empêcher l'assassinat du Président ! Et allez voir Parkland, un excellent film produit par Tom Hanks qui retrace les 48H qui ont suivi la mort de JKF à Dallas. D'une précision chirurgicale, Parkman vous plongera au coeur même de l'Histoire.

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 09:09

Le tweet maladroit de l'Elysée qui rendait hommage aux justes alors que l'on va commémorer l'armistice de la grande guerre est symptomatique de notre temps. On ne rend plus hommage aux millions de combattants qui ont stoppé l'invasion allemande de 1914, mais quelques soldats de ci de là comme les fusillés de 17. On n'oublie que si fusillés il y a eu en 17, c'est parce que la guerre durait depuis 3 ans ! Que depuis 36 mois, au nom de souffrances inouïes, les soldats contenaient les assauts allemands et se faisaient massacrer dans des contre-offensives absurdes, décidés par des généraux pas vraiment à la hauteur.

 

La responsabilité de la France dans l'embrasement général ne doit pas faire oublier que ce sont les prétentions allemandes dans le conflit Austro-Serbe, à savoir une neutralité absolue et la remise des places fortes de l'Est de la France, comme Verdun, qui ont précipité la guerre.

 

L'esprit de revanche soufflait certe en France (à propos de l'Alsace-Lorraine,  n'en parlez jamais, y penser toujours), mais la sauvagerie de l'attaque allemande en Belgique et dans le Nord de la France a soudé le pays. On oublie aussi un peu trop vite que les responsables de la gauche se sont retrouvés dans l'Union sacrée sur la tombe de Jaurès, homme politique sincère dans son pacifisme, mais qui ne pouvait pas présager de la barbarie à venir.

 

Si les Français embarquaient pour le front en hurlant "A Berlin", les Allemands en faisaient de même. "A Paris, à Paris", tel était le cri qui s'élèvaient des poitrines germaniques. Et dès le début de l'offensive, le but était clairement affiché. L'épisode des taxis de la Marne sauva la  capitale et dès lors, une fois la course à la mer terminée, le conflit entra dans cette phase encore plus terrible, un enlisement sanglant qui entreprit un travail de sape démoralisant que nous pouvons totalement comprendre.

 

Mais le souvenir de ces souffrances, de ces mutineries ne doit pas faire oublier que les soldats français, y compris ceux des colonies, se battaient pour que la France ne soit pas encore plus amputée par le Reich.

 

C'est donc bel et bien toute l'armée des morts présents sur les monuments qu'il fait commémorer aujourd'hui. C'est dans cet esprit que je guiderai les enfants volontaire de notre école dans cette cérémonie, les accompagnant lors de la Marseillaise et lors de la remise des roses sur les tombes des soldats morts au combat.

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 21:33

J'ai entendu pas mal de critiques sur la visite de François Hollande et de son homologue allemand à Oradour/Glane, petit village victime de la barbarie nazie et de la division Das Reich !!

 

Honnêtement, je trouve que la mauvaise foi est parfois mauvaise conseillère. Je suis prêt à tout critiquer chez Hollande, sa politique pitoyable, le bordel ahurissant que représente son gouvernement, sa vision à très courte vue, ses mensonges...

 

Mais sur le coup, il a eu raison. Il était temps que France et Allemagne affrontent la vérité en face ! Oui, Oradour a été martyrisée et les centaines de victimes avaient droit à une telle reconnaissance.

 

J'ai visité Oradour/Glane quand j'avais 11 ou 12 ans. J'en garde un souvenir épouvantable tellement les images sont fortes. Ces ruines, cette sensation de mort, l'évocation de tous ces destins brisés... J'en ai gardé une profonde aversion pour les lâches qui se vengent sur les civils. C'est sans doute pour cela que les munichards qui ne veulent pas punir Assad s'il a gazé son peuple ou ceux qui refusaient une intervention en Irak m'incommodent. C'est sans doute pour cela que je ne trouve aucune excuse aux islamistes qui tirent à la roquette sur des pélerins, font sauter des bombes sur des marchés ou égorge des journalistes.

 

Oui, Oradour/Glane méritait un hommage. Il méritait que le président s'y déplace. Il méritait que le président allemand vienne y chercher un pardon que la postérité ne lui donnera peut-être pas.

 

La polémique ? Mais quelle polémique ? Elle est ridicule. On cherche des visées électoralistes, voire des justifications pour des frappes en Syrie. Mais quel rapport avec plus de 650 personnes (dont 205 enfants) massacrées par les SS ? Et quand bien même, Hollande chercherait à récupérer quelque chose (mais quoi ?), cette visite aura fait connaître Oradour à des centaines de milliers de jeunes (et moins jeunes).

 

L'an prochain, on "fêtera" les 100 ans du démarrage de la première guerre mondiale. Hollande sera toujours président. Va-t-on aussi polémiquer quand il devra se faire l'ordonateur de cet évènement ?

 

La politique a ses limites ! la critique aussi ! A un moment, il faut savoir se dire "Oui, il a eu raison de le faire. L'homme que je n'aime pas a eu raison de le faire".

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 21:06

Tout est dit !! Médite cela, Flamby !!

 

« N’oublions jamais cette vérité fondamentale : l’État n’a aucune autre source d’argent que l’argent que les gens gagnent eux-mêmes. Si l’État souhaite dépenser plus, il ne peut le faire qu’en empruntant votre épargne ou en vous taxant davantage. Il n’y a rien de bon à ce que quelqu’un d’autre paie; cette autre personne, ce sera vous. L’argent public n’existe pas, il n’y a que l’argent des contribuables. La prospérité ne viendra pas de l’invention de programmes de dépenses publiques de plus en plus somptueux. Vous ne devenez pas riches en commandant un carnet de chèques à votre banque et aucune nation n’est jamais devenue plus prospère en taxant ses citoyens au-delà de leur capacité ».

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 09:16

Le déferlement de haine qui s'est abattu sur les jeunes de Génération Identitaire montre à quel point notre société a changé. Il y a 34 ans, Albert Barillé, le génial créateur d'Il était une fois l'Homme avait le droit de parler de la victoire de Charles Martel contre les musulmans à Poitiers, le 25 octobre 732. Il avait même le droit d'écrire ce commentaire "Charles Martel vient de sauver l'Europe de l'Islam" !!

 

En 2012, Harlem Désir demanderait que l'on brûle le négatif de cet épisode !!

 

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