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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 08:29
Le 4 novembre, quel que soit le résultat, une page se tournera. Si Obama est élu, il ne nous restera sans doute plus qu'à espérer que nos craintes soit infondées. Si McCain est élu, il nous restera un peu d’espoir. Rien n’est encore joué, mais la décision du peuple est souveraine, et il nous faudra la respecter. Cela dit, les sondages se resserrent et les early votes donnent quelques surprises.

Mais là n’est pas la question. Depuis quelque temps, je me pose pas mal de dilemmes sur l’avenir de ce blog.

Depuis 4 ans (2 avant Ublog et 2 ans avec Over-blog), j’étale mes idées sur le net. Attitude légèrement exhibitionniste, j’en conviens, mais je pense avoir autant le droit à la parole que n’importe qui.

Le blog m’a permis de rencontrer des gens formidables (Drzz, Leroidavid, Rico, Annicka, Lisa, DJ, Spender$... je m’excuse d’avance des oublis) mais aussi, hélas, des gens dont l’intolérance crasse me file le bourdon quand je lis leurs messages. Car, si on peut ne pas être d’accord avec moi, on peut aussi le dire avec une certaine classe, et non éructer comme un primitif tout en méprisant souvent les règles de notre langue française.

Alors, oui. Je songe à mettre la pédale douce sur le blog. D’autant que les articles que je mets en ligne sur le blog Drzz suffisent amplement à faire réagir et à rencontrer d’autres internautes.

Tout arrêter ? Sans doute pas, mais ralentir, réserver les pages à des articles qui me semblent vraiment importants. Ne plus faire de copier/coller, laisser les vidéos YouTube de côté, mais écrire régulièrement mon point de vue, revenir à l’essence même du blog.

Refaire le look du blog. Certains personnages vont dégager. D’autres vont rester. Comme vous le savez, je suis un bushomaniaque, je ne la cache pas, et même, j’en suis fier. Et je me tape totalement de l’opinion des autres à ce sujet. Je n’oublie pas que César fut assassiné, que Justinien fut conspué, que Philippe le Bel fut détesté ou que Reagan fut traité de cow-boy. L’histoire les a remis à leur vraie place. Il en sera même pour W.

Mais je n’entends pas abandonner le net militant pour autant. Outre mes articles pour Drzz, je travaille sur un site, un vrai en html et tout, qui regroupera mes vidéos, mes photos, mes articles les plus percutants. Son nom : My America !! Tout simplement.
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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 20:28


Sarah Palin, la nouvelle idole de l'Amérique a lancé hier un discours qui a laissé KO debout la gauche mondiale !!

Une véritable claque à l'ordre établi !!

Découvrez (ou redécouvrez) le discours de cette femme décidément démente, en attendant le choc McCain de cette nuit !! 

(Ps : Vidéos trouvées par notre ami Drzz !!) 

 

 




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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 11:47
Un nouveau Kennedy, dit-on ici. Un charisme supérieur à celui de Martin Luther King, ajoute-t-on là-bas. Et puis qu’il est beau ! C’est ce que précise, extatique, la rédactrice en chef d’un magazine féminin. 
Un comité de soutien s’est trouvé formé où on retrouve tout ce qui compte à Saint-Germain des Prés : Sonia Rykiel, le mari d’Arielle Dombasle, l’ex-compagnon d’Yves Saint-Laurent…
 
Lorsque, fin août en 2004, j’avais publié un ouvrage expliquant « Pourquoi Bush sera réélu », des gens qui ne connaissent les États-Unis que pour avoir séjourné à Manhattan ou à Beverly Hills avaient dédaigné mes analyses avant de s’apercevoir, trop tard, que j’avais raison.
 
Cela m’a valu de solides inimitiés qui durent jusqu’à ce jour, et une rupture avec mon éditeur d’alors qui, pourtant, aurait pu se réjouir de ma perspicacité.
 
J’ai choisi, cette année, un livre plus vaste qui s’appellera « L’Amérique et le monde après Bush », et qui paraîtra début septembre.
J’y ai ajouté une postface qui aurait pu prendre les dimensions d’un ouvrage entier, et je l’ai intitulée : « Pourquoi Barack Obama ne sera pas Président des États-Unis ». Et je me tiens à ce que j’ai écrit dans cette postface.
Barack Obama, c’est bien davantage que de l’inexpérience, c’est du vide. Une fois les téléprompteurs et les oreillettes éteints, le discours se grippe et les arguments s’épuisent. 
 
Ou alors, il ne reste que quelques formules, où surnagent les mots « espoir » et « changement », à moins que ce ne soit une combinaison des deux, « l’espoir du changement » qui, bien sûr, implique un « changement dans l’espoir »…
 
Quand on enlève les téléprompteurs, les oreillettes, le discours des speechwriters, la prestance de gravure de mode teintée d’un zeste de trucs de prêcheur et d’hypnose collective, il reste le contenu du programme, et celui-ci est d’un vide consternant et d’une vacuité socialiste qui trahit le manque d’imagination et l’illusion qu’avec des vieilles recettes moisies, on peut inventer un avenir tout neuf.
 
Cela plaît aux jeunes gens qui n’ont pas connu les années Carter et la stagflation, mais cela ne peut résister à l’examen pour des membres des classes moyennes qui ne tiennent pas à perdre leur emploi ou à voir confisquer leur épargne, aux fins qu’elle soit gaspillée dans des programmes fumeux où se croisent des éoliennes à n’en plus finir et des emplois publics par tombereaux entiers.
 
Cela peut plaire aussi à la population noire qui, en l’occurrence, se tourne vers Barack parce qu’il a la peau sombre. Cela peut plaire à la gauche universitaire et aux bobos qui, en votant Barack, peuvent se dire qu’ils font preuve d’une ouverture d’esprit extraordinaire et qui flattent ainsi leur narcissisme et leur certitude absolue d’être antiracistes et de n’avoir rien à voir avec les gens de l’Amérique profonde – ceux que Barack a décrit comme « crispés sur leur Bible et sur leur fusil »…
 
Pour la politique étrangère, Barack flatte les pacifistes et les compagnons de route du terrorisme et, quand on lui dit qu’il est allé trop loin, il rectifie un peu et propose de bombarder le Pakistan.
 
Comme si cela ne suffisait pas, il y a les fréquentations de Barack : un pasteur raciste, gauchiste et antisémite dont il vient tout juste de se séparer, Jeremiah Wright ; un ancien terroriste, Bill Ayers ; un islamiste palestinien mal repenti, Rachid Khalidi ; un promoteur véreux qui passe en ce moment devant la justice, Tony Rezko. 
 
Et je n’en ai cité que quelques-uns. Si on se tourne vers les conseillers, c’est à peine mieux. Non, Barack Obama ne peut pas être Président des États-Unis ! Ou alors, le pire serait à craindre…

(
Page originale : les 4 vérités)
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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 08:38
(Page originale : les 4 vérités)

Il est des hommes politiques qui passent, éphémères, sans consistance, et qui ne laissent derrière eux que la trace de leur propre vacuité. Il en est d’autres qui font ce qui doit l’être dans des temps difficiles et qui tracent leur sillon en pensant non pas à l’instant présent, mais au moyen et au long terme. À mes yeux, George Walker Bush appartient à cette seconde catégorie.

Aujourd’hui, il est au plus bas dans les sondages en Amérique. Il le sait. Il sait qu’il a commis des erreurs. Il sait aussi, parce qu’il est imprégné de foi chrétienne, que l’être humain est faillible et que celui qui ne commet pas d’erreurs n’existe pas. Il sait surtout ce que c’est que l’histoire. Il rappelle à ceux qui s’entretiennent avec lui ce que fut le destin d’Harry Truman, méprisé de son vivant, mais certain d’avoir fait ce qu’il devait. Et il rappelle qu’il a fallu plus de vingt années pour que la stature et la lucidité de Truman soient reconnues.

L’événement majeur des années Bush a été les attentats du onze septembre 2001. La décision majeure de la présidence de Bush a été de discerner en ces attentats la cristallisation d’une guerre qui avait été déclarée bien plus tôt aux sociétés ouvertes par le terrorisme islamiste, et d’en tirer les conclusions qui s’imposaient : ce qui a été appelé la « doctrine Bush ».

Du temps a passé, une intervention militaire a eu lieu en Afghanistan, puis une autre en Irak. Une perspective a été dessinée qui, parfois, a pu sembler se briser. On peut voir néanmoins que la perspective reste là. Et que celle-ci ne manque pas de grandeur…

La « doctrine Bush » a consisté à dire que l’opposition entre démocratie et totalitarisme restait l’opposition majeure de notre temps, et, de fait, l’opposition entre démocratie et totalitarisme est au cœur de ce début de XXIe siècle. La « doctrine Bush » a consisté à dire aussi que la démocratie ne pouvait passer de contrat avec le totalitarisme en s’attendant à ce que le contrat soit respecté. Cela a consisté aussi à pointer tout à la fois le danger majeur constitué par l’islam radical et par les États voyous, et la nécessité, pour faire reculer ce danger, de porter le fer dans la plaie.

L’idée qu’on peut passer contrat avec les totalitaires ne cesse de revenir dans les discours des bien-pensants, mais il est des hommes, toujours plus nombreux, pour la contredire et la réfuter, heureusement. Le danger majeur est identifié de plus en plus clairement. Et le fer a été porté dans la plaie.

On clamera, certes, que l’Afghanistan reste strié de violence, mais, dimension cruciale et trop oubliée, Ben Laden n’y dispose plus de bases arrières, et les talibans n’y règnent plus en maîtres. Des espaces de liberté se sont dessinés sur lesquels n’ironiseront que ceux pour qui la défense des droits de l’être humain se limite au périmètre correspondant aux VIe, VIIe et VIIIe arrondissements de Paris. En Irak, c’est l’armée de l’Irak libre qui, pour l’essentiel, combat aujourd’hui les derniers résidus d’al Qaida et les ultimes milices shiites soutenues par l’Iran.

On clamera que l’Iran lui-même est plus fanatique et plus fort que jamais : ce sera oublier les fissures profondes qui parcourent le pays. On parlera du Liban passé sous la coupe du Hezbollah, et on oubliera que les dictatures déstabilisées, telles celle d’Ahmadinejad, choisissent la fuite en avant quand le temps leur semble compté. On oubliera aussi que la déstabilisation de l’Iran a créé, chez les dirigeants syriens, une incertitude qui les conduit à une fébrilité diplomatique.

Bush a dit, dès 2002, que la guerre qui s’est cristallisée le 11 septembre 2001 durerait au moins une génération. Seuls les pratiquants de la myopie et de l’aveuglement pourront ignorer que la guerre en est, sans doute, à son simple commencement. Lors de son récent voyage au Proche-Orient, Bush a souligné ce qui devait l’être. Il a parlé de civilisation à Jérusalem, en des propos clairs et lumineux, et de liberté à Sharm El Sheik, en terre arabe. Lors de son voyage en Europe, ces derniers jours, il a rappelé aux dirigeants européens ce que sont les valeurs communes à l’Europe, à l’Amérique et à tous ceux qui refusent la barbarie. Et il a demandé que soit préservée, comme un bien précieux, la vigilance opiniâtre face aux barbares.

Ces divers discours feront partie de son testament politique. Ils serviront de référence lorsque le moment sera venu. Et le moment viendra…
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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 10:05
Pour le meilleur et pour le pire, les États-Unis ne sont pas un pays comme les autres. Ils sont nés d’idéaux issus des Lumières européennes, mais leur parcours a été, assez vite, différent de celui des puissances européennes. Ceux qui ont fondé les États-Unis ont fui les persécutions religieuses, les intolérances, les monarchies absolues, l’arbitraire, ou ils ont simplement voulu trouver des opportunités de vivre plus pleinement leur vie. Ils ont fondé une république qui repose sur les mêmes fondements depuis plus de deux cents années.
 
Il y a eu des incidents de parcours, l’esclavage dans le Sud en un temps où l’esclavage était pratiqué aussi par les puissances européennes dans les Antilles. Il y a eu, surtout, une montée en puissance quasiment irrépressible de cette forme particulière de xénophobie qu’on appelle l’« antiaméricanisme », et on a tout reproché aux Américains, et même le contraire de tout. Ils étaient, disaient les uns, une plèbe dégénérée. On évoqua ensuite, à juste titre, les États-Unis comme le pays du capitalisme et la terre la plus hostile aux idées socialistes et communistes.
 
On parla dans les années 1920 des horreurs du cosmopolitisme américain et de la société de consommation. La légende nationale entretenue par le gaullisme a ancré dans les têtes que la France s’était libérée toute seule ou presque du joug nazi et avait failli subir le sort effroyable de l’Allemagne (dont l’économie fait peine à voir) en se trouvant réorganisée par l’Amérique : imaginez, une France sans un PCF obtenant 20 % des voix pendant quatre décennies et, qui sait, sans CGT, quel désastre !
 
Ces dernières années, les thèmes dominants ont été celui de l’« impérialisme » américain, ou du « déclin » des États-Unis. La « puissance du futur », ce fut d’abord le Japon, ensuite l’Union européenne : c’est aujourd’hui la Chine. Au temps de Carter, les États-Unis n’allaient effectivement pas bien (est-ce pour cela que tant d’Européens gardent une tendresse pour Carter ?), puis ce fut Reagan, qui était censé être un « cow boy de série B » et qui osa dire en 1981 (fallait-il être idiot) que le système soviétique allait s’effondrer. Bush père fut terne et ne resta que quatre ans. Clinton profita de la paix et de la prospérité restaurées par Reagan, et il se conduisit d’une manière qui sembla plaire au pays où le Président Félix Faure qui, dit-on, se rêvait César, est mort Pompée.
 
George Walker Bush suscita assez vite une détestation frénétique et il est de bon ton de dire que sa présidence fut désastreuse. On a dit la même chose, par exemple, à la fin de la présidence Truman, mais qui a la moindre mémoire ? On note que la popularité de Bush est basse, ce qui est vrai, mais on oublie de dire que celle du Congrès démocrate est plus basse encore. Bien sûr, on redit que l’économie américaine va très mal, et on oublie de signaler que, depuis 2001, la croissance a fléchi parfois, mais sans jamais s’interrompre, et qu’un chiffre de chômage de 5 % signifie quasiment le plein-emploi. On oublie de noter aussi qu’à la différence de ce qui se passe en Europe, la natalité se maintient. Il y a plus d’immigrants hispaniques ou asiatiques, et ceux à qui une peau basanée écorche les yeux y voient un signe d’apocalypse.
L’économie américaine devient post-industrielle, ce qui implique des changements de paradigme que certains ne parviennent pas à déchiffrer. Le pétrole est cher, ce qui entraîne des désagréments, mais pas un effondrement économique. La situation en Irak est bonne, ce qui explique pourquoi les médias n’en parlent pas. Le coût de la guerre en proportion du produit intérieur brut est infime. 
 
Les Américains veulent tourner la page d’une période identifiée avec la tragédie du 11 septembre et parlent de changement. John McCain incarne une recomposition, qui commence à peine, du camp républicain. Barack Obama est un visage neuf sur les idées d’une très vieille gauche : c’est pour cela qu’il plaît dans les salons de la vieille Europe. C’est pour cela que je ne parierais pas un dollar sur lui. Tout comme je ne parierais pas un dollar sur le déclin des États-Unis d’Amérique. Comprendre n’est pas facile pour un Européen : ceux qui veulent essayer peuvent lire le livre de Peter Schuck et James Wilson, « Understanding America », qui vient de paraître. Les autres peuvent écouter ce qui se dit dans les salons…

(Page originale : 
Les 4 vérités)
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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 14:52
Surprise !! La visite de Georges W.Bush en France n’a pas vraiment donné aux déchaînements de haine habituelle. Pas de manifestation avec des panneaux style « Bush = SS » !! Peu de commentaires fielleux de la part de politiques prêts à se vendre pour un baril de pétrole ou un contrat chinois !! Une couverture médiatique proche du néant (l’Euro et le non irlandais ont emporté la mise) !!

Bref, si on n’avait pas les photos, on se demanderait si vraiment W est venu en Europe.

La presse française l’a déjà enterré et fait désormais les yeux doux à Obama. C’est d’ailleurs avec humour que le président américain a rappelé qu’il avait encore 6 mois à effectuer à la tête de son pays.

Reste que cette indifférence, qui a succédé à la haine, prouve que les médias n’ont toujours pas compris les 8 ans qui viennent de s’écouler.

Ils restent persuadés que le monde est en paix, à part dans le « bourbier » irakien et que l’islamisme qui nous a déclaré la guerre un certain 11 septembre (en réponse à la défaite turque devant Vienne au XVIIe siècle) n’existe que dans la tête des néoconservateurs. Certains vont même jusqu'à nier ou réécrire l'évènement.

Ils pensent que lutter pour la liberté ne sert à rien puisque la liberté, nous l’avons déjà, oubliant que les munichards de 38 pensaient la même chose : à quoi bon défendre la Tchécoslovaquie puisque nous sommes en paix avec l’Allemagne ?

Ils pensent étaler leur culture en estimant que Bush est un ignare inculte, un cow-boy à la petite semaine, un va-t-en-guerre imbécile, un crétin manipulé par les lobbys (forcément juifs, ce qui en dit long sur l’antisémitisme des médias français). Personne ne pense à vérifier ses diplômes, personne ne regarde ce qu’il a accompli au Proche-Orient, au Moyen-Orient, en Afrique, dans la lutte contre le Sida, lors du Tsunami… Personne ne veut se rappeler comment, au cours de l’élection la plus médiatisée et orientée de l’histoire, il a terrassé son adversaire John Kerry !!

Les millions d’Irakiens , d’Afghans qui se sont vus débarrasser des dictatures talibane et baassiste sont les témoins vivants qu’un homme seul peut changer le monde. Et même s’il y a eu des ratés, si Al Quaïda a tenté de remettre en cause ces avancées par des bains de sang, même les démocrates doivent reconnaître que l’Irak se stabilise !! La presse européenne commence tout juste à le reconnaître du bout des lèvres : Nicole Bacharran disait le samedi 14 juin sur Europe 1 « les minuscules progrès en Irak ».

Pour les médias, l’action de Bush ne compte pas. Ils veulent effacer 8 ans d’histoire comme ils ont tenté de minimiser 12 ans de présidence Reagan/Bush père. Pour eux, l’avenir s’appelle Obama et ils se gardent bien d’appliquer au candidat démocrates les méthodes ploutocrates qu’ils ont appliquées à W !!

Mc Cain, connais pas !! De toute façon, le vieux croûton sera battu, n’est-ce pas ? Pourquoi en parler.

Pourquoi débattre de cette visite, pour insister sur le réchauffement des relations USA/France ? À quoi bon, on attendra novembre prochain.

Pourtant, les médias (soi-disant tenus par Sarkozy – rires) avaient là une occasion en or de fustiger le président français qui fait rien qu’à s’aligner sur un crétin. Trêve des confiseurs ou indifférences ? Va savoir !!

A l’heure où les Fnac mettent en rayon des rouleaux de toilettes comme « Pourquoi j’ai épousé ce con ? », livre censé émaner de la pensée de Laura Bush, à l’heure où la puissance médiatique française refuse d’ouvrir les yeux sur le monde dans lequel elle vit, un monde où les gentils ne sont pas forcément les nazillons du Hamas, Chavez, les Farcs, il est urgent de prendre un rendez vous avec l’histoire, de se projeter dans 20 ou 30 ans, quand les ringards de la presse écrite avoueront « Oui, Bush a été le plus grand président américain depuis Reagan et Roosevelt » !!

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 08:19

Chers lecteurs, sympathisants et soutiens du GOP France,

 

Comme vous le savez peut être, les « grands » de ce monde organisent les jeudi 12 et vendredi 13 juin à Paris une conférence sur l’Afghanistan.

 

Lors de cette conférence, George W Bush sera bien évidemment présent.

 

La présence du Président à Paris était donc l’occasion pour nous d’organiser un événement en son honneur !

 

Et il semblerait que nous aurons effectivement l’opportunité d’organiser une rencontre avec le Président Américain !

 

Deux possibilités sont à l’étude. Tout d’abord, une certitude. Dans la journée de mercredi, nous recevrons au GOP France des informations sur le trajet de George Bush venues directement de la Maison Blanche. Comme vous pouvez l’imaginer, pour des raisons de sécurité nous ne pourrons pas avoir ce type d’information plus tôt. Ainsi, l’idée sera d’être présents avec le plus de monde possible, avec des drapeaux Français et Américains et des pancartes pour l’accueillir. Il devrait à ce moment s’arrêter pour nous dire quelques mots. Voilà pour une quasi-certitude.

 

La seconde possibilité, qui hélas risque d’être plus complexe pour des raisons d’agenda, serait d’avoir un discours du Président Bush d’une demi-heure.

 

Quoi qu’il en soit, une certitude demeure : ses équipes sont très intéressées par cette opportunité d’avoir une telle image à retranscrire aux Etats-Unis et dans le monde entier !

 

Ce que je vous propose à tous aujourd’hui est ceci : restez prêts dans la journée de mercredi (en début de soirée, à cause du décalage horaire avec les Etats-Unis) pour changer votre emploi du temps jeudi ou vendredi. Nous ne serons pas en mesure de vous dire avant mercredi soir à quel moment nous aurons cette opportunité avec George Bush. Mais il semble peu probable que la Maison Blanche rate cette occasion d’avoir des Français le soutenant. A tous ceux qui souhaitent profiter de cet événement pour rencontrer et montrer leur soutien à la politique actuelle des Etats-Unis, soyez donc prêts mercredi à chambouler votre agenda de jeudi ou vendredi pendant quelques heures. Nous espérons sincèrement vous retrouver nombreux d’ici une poignée de jour autour de George W Bush.

 

Cet événement sera organisé par le GOP France et les Republicans Abroad France.

 

D’ici là, bonne semaine à tous !

L’équipe du GOP France.

 

Vous souhaitez vous investir pour cet événement ? Vous souhaitez nous aider à orgnaiser cette rencontre ? Prévenez-nous par e-mail ! Laissez-nous un e-mail ou un numéro de téléphone et nous revenons vers vous dès que possible !

 

Http://ffgop.canalblog.com


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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 06:34


INTERVIEW EXCLUSIVE "LE BLOG DRZZ" 

30  minutes d'interview par téléphone avec l'un des intellectuels les plus influents du monde !


Nom

Norman PODHORETZ 

CV

Il est l'un des deux pères fondateurs du néoconservatisme /

Diplômé des Universités de Columbia et Cambridge /
 

Fondateur de trois think tank américains /

Senior fellow à l'Hudson Institute / 

Norman Podhoretz a été l'un des cerveaux derrière le Project for a New American Century (PNAC), document crucial de la politique étrangère américaine pour le XXIème siècle /

Ancien rédacteur en chef et actuellement éditorialiste de la première revue intellectuelle des Etats-Unis, Commentary et auteur de nombreux ouvrages, dont le dernier s'intitule"World War IV" (Doubleday, 2007) /

Ancien analyste pour le Département d'Etat /

En 2004, Norman Podhoretz a été décoré par le Président George W. Bush de la "Médaille de la Liberté", la plus prestigieuse distinction octroyée par le gouvernement américain à un civil /

En 2007, Norman Podhoretz a été nommé "Gardien de Sion" par l'Université Bar Ilan de Tel Aviv, le titre le plus prestigieux décerné à un étranger par Israël.





DRZZ : La présidence de George W. Bush se terminera en novembre prochain. Quel a été, selon vous, son plus grand succès ?

     

PODHORETZ : A mon avis, le Président Bush sera reconnu comme un grand président car il a compris la menace que représente l’islamofascisme et a élaboré une stratégie pour la combattre. 
 

DRZZ : Pensez-vous spécifiquement à l’Irak ?

 

PODHORETZ : La guerre en Irak est un seul champ de bataille d’une guerre planétaire que j’ai nommée « la Quatrième Guerre Mondiale » et qui couvre plusieurs fronts, dont l’Afghanistan et l’Iran.

 

DRZZ : Si je vous comprends bien, vous dîtes que le plus grand succès de cette administration a été la doctrine Bush elle-même ?

 

PODHORETZ : Oui, c’est tout à fait cela. La doctrine elle-même et la manière dont Bush l’a poursuivie malgré les nombreuses critiques émises aux Etats-Unis et à l’étranger.

 

DRZZ : Comment définiriez-vous « l’islamofascisme » ? Vous n’incluez pas seulement l’islam radical dans cette équation, n’est-ce pas ?

 

PODHORETZ : Non, en effet. Je vois « l’islamofascisme » comme une bête bicéphale. Sa première tête est plutôt laïque et la seconde religieuse. D’un côté se trouvait le régime de Saddam Hussein et de l’autre le fondamentalisme des Talibans, aujourd’hui remplacé par la « mollahcratie » iranienne. Ces deux groupes ont forgé une alliance d'opportunité afin de lutter contre le monde libre. Ils ont l’intention d’utiliser tout ce qui est en leur pouvoir pour détruire les valeurs de nos civilisations, surtout la plus fondamentale, notre liberté.

 

DRZZ : Il me semble que le premier mandat de Bush suivait une ligne « néoconservatrice » et le second une ligne « réaliste ». Le pensez-vous également ?

 

PODHORETZ : Ce n’est pas entièrement vrai. Je ne pense pas que le premier mandat présidentiel ait été aussi « néoconservateur » que certains le disent, ni que le second ait été particulièrement « réaliste ». Je dirais plutôt que les deux mandats du Président ont été une mixture puisée dans ces deux écoles. Certains ajustements de la doctrine Bush ont été simplement effectués lors du passage de la théorie à la pratique, sans être fondamentalement « réalistes ».  

 

DRZZ : Des critiques affirment que l’efficacité de Bush a été réduite du fait qu’il n’a suivi deux programme idéologiques qu’à moitié, sans en conduire un seul à maturation ?

 

PODHORETZ : Je suis d’accord avec certaines de ces critiques, qui affirment que le Président n’a pas suffisamment appliqué sa propre doctrine jusqu’à proposer, au final, deux pensées contradictoires. Cela dit, dans le monde réel, les politiciens doivent accepter des concessions stratégiques. Ronald Reagan l’a fait plusieurs fois, sans pour autant remettre en question sa vision globale de la guerre froide.  Bush a dû souvent manœuvrer, ce qui lui a valu de féroces critiques, particulièrement à droite.   

 

DRZZ : Vous êtes l’un des deux pères fondateurs du néoconservatisme. Ce mouvement est souvent mal interprété aux Etats-Unis et encore très mal compris en Europe. Comme le définiriez-vous ?

 

PODHORETZ : Le « néoconservatisme » se définit par son préfixe « néo », pour « nouveau ». Nous étions un groupe relativement petit d’intellectuels affiliés à la gauche qui, à la fin des années 60, a rejoint les rangs conservateurs parce qu’il s’est révolté contre le pourrissement des idées progressistes. Nous avons reconsidéré nos idéaux et avons décidé de nous ancrer quelque part entre le centre et la droite. Pourquoi « néo » ? Parce que nous représentions la nouveauté pour les conservateurs, et parce que nous leur avons apporté de nouvelles idées. L’essence de notre pensée affirmait que l’Amérique incarnait une puissance de Bien dans le monde et qu’elle n’était pas responsable de l’antiaméricanisme, cette haine irrationnelle que notre pays inspirait à l’étranger. Nous défendions les Etats-Unis contre les critiques émises à gauche et nous soutenions un rôle actif de notre puissance sur les affaires du monde, afin de répandre la liberté et la démocratie partout où cela était possible.

 

Voyez-vous, nombre de gens qui ont été appelés « néoconservateurs » n’ont rien du tout en commun avec nous. Bush, Cheney, Rumsfeld, étaient conservateurs et le sont restés toute leur vie. De même, la seconde génération, Bill Kristol, mon fils John Podhoretz, David Brooks, David Frum, n’ont jamais appartenu à la gauche avant de passer à droite. Ils sont restés dans le même camp toute leur vie. Aussi ne répondent-ils pas à la définition stricto sensu de « néoconservateur ».     

 

DRZZ : Quelle est à votre avis la clé de la guerre en Irak ? Avons-nous déjà atteint ce tournant où les forces américaines pourront clamer la victoire en toute confiance ?

 

PODHORETZ : Depuis le début, je pense que la démocratie en Irak va réussir et nous sommes clairement sur la voie du succès, autant politique que militaire. Al-Qaeda en Irak est presque anéanti, les « Sadristes » ont été affaiblis et l’armée irakienne joue un rôle majeur, comme nous avons pu le constater avec surprise à Bassora. L’Irak a un parlement, un gouvernement élu, une constitution, et le pays avance prudemment mais graduellement vers une réconciliation nationale. A terme, cette nation  rejoindra le monde libre dans la Guerre contre le Terrorisme en tant qu'allié des Etats-Unis -  autant de changements qui étaient impensables du temps de Saddam Hussein.    

 

DRZZ : C’est une question directement en lien avec l’Irak. Vous avez soutenu – et soutenez encore – des bombardements contre l’Iran. Pensez-vous que le Président va agir dans ce sens ? Le rapport de la National Intelligence Estimate (NIE) de décembre 2007 n’a-t-il pas ruiné cette possibilité ?

 

PODHORETZ : Je voulais encourager l’administration Bush pour qu’elle ordonne des frappes aériennes contre l’Iran. Il est toujours possible qu’elle le fasse, même si cela semble de moins en moins probable. A cause du rapport déshonorant de la NIE, le monde n'est pas informé de la menace que représentent l’Iran et son programme nucléaire. Je l’ai dit et écrit à plusieurs reprises : les mollahs n’ont aucune intention de renoncer à l’arme ultime par la diplomatie. La seule manière de les stopper reste les frappes militaires. Je soupçonne les Israéliens de se préparer activement à cette éventualité, avec ou sans le soutien des Etats-Unis. Israël ne peut pas laisser l’Iran acquérir l’arme atomique. Certes, les conséquences d’une intervention militaire seront sévères, mais une bombe islamiste représenterait une menace plus grave encore.

 

DRZZ : En mai 2007, vous avez rencontré le Président Bush en privé et lui avez recommandé d’intervenir en Iran…

 

PODHORETZ : Je crois que c’était plutôt en avril… Dans tous les cas, au printemps 2007.

 

 DRZZ : …estimez-vous que le rapport de la NIE rendu par la communauté du renseignement américain était une riposte à votre livre et à votre travail d’argumentation auprès du Président ?

 

 PODHORETZ : Je ne me pense pas si important… (rires) Je sais que la communauté du renseignement américain sape la doctrine Bush depuis le début, alors que son rôle devrait se limiter à rendre des analyses indépendantes pour aider le Président à faire ses choix. Régulièrement, la CIA et les autres agences secrètes remettent des rapports confidentiels à la presse afin de mettre le Président dans l’embarras. Le rapport daté de 2007 a été pensé comme un acte de sabotage, une embuscade élaborée par la NIE pour empêcher des gens comme moi d’avertir Bush de la menace imminente que fait peser l’Iran sur la sécurité internationale. A mon grand regret, il me semble que cette tactique ait fonctionné.

 

DRZZ : Les Israéliens ont fait décoller la chasse en septembre 2007 pour bombarder un site nucléaire syrien bâti avec l’aide nord-coréenne. N’est-ce pas la preuve que les sanctions tout comme les efforts diplomatiques sont vains lorsqu’il s’agit de traiter avec un Etat voyou ?

 

PODHORETZ : Absolument. Les sanctions ne vont pas fonctionner face à la détermination iranienne et la diplomatie ne parviendra pas à maîtriser les velléités nord-coréennes. Je regrette que le Président ait été forcé par le climat politique de Washington, particulièrement le Département d’Etat, de s’engager dans cette politique inutile. Les Coréens du Nord ne vont pas obéir au doigt et à la couture du pantalon et  les Iraniens nient ce que tout le monde sait : ils veulent la bombe. C’est la preuve qu’ils veulent atteindre leur but à tout prix.  

 

DRZZ : Si vous étiez conseiller du premier ministre d’Israël… 

 

PODHORETZ : (rires)

 

DRZZ : ...je sais, la question est plutôt originale ! Si vous étiez conseiller du premier ministre d’Israël, quels conseils lui  donneriez-vous pour faire face aux dangers que connaît le pays actuellement ?

 

PODHORETZ : Je lui dirais ce que j’ai dit au Président Bush : la seule manière d’empêcher l’Iran d’acquérir la bombe atomique est de bombarder ses sites nucléaires. Ce n’est pas seulement une question de sécurité pour Israël, mais une question de survie.   

 

DRZZ : Voici une question plus proche d’une réalité européenne. Comment l’Europe, et plus particulièrement la France, pourrait-elle  aider les Etats-Unis à gagner la Quatrième Guerre Mondiale ?

 

PODHORETZ : Il est clair que l’arrivée de Sarkozy a changé l’image que nous avions de la France. J’ai trouvé remarquables les paroles de Sarkozy, selon lesquelles « il y a pire que bombarder l’Iran, c’est l’Iran avec la bombe ». Je ne sais pas s’il est prêt à mettre des actes sur les mots, mais il se dirige de toute manière dans la bonne direction. Je veux dire aux Européens : cessez d’apaiser les tenants de l’islamofascisme et alliez-vous aux Etats-Unis pour les combattre, parce que les fanatiques ne veulent pas seulement s’en prendre à notre pays, ils veulent la défaite totale du monde libre.

 

DRZZ : Abordons les présidentielles américaines. Quelle est votre vision de Barack Obama, le probable candidat des Démocrates ?

 

PODHORETZ : Franchement, je peux avoir tort, mais je ne pense pas que l’Amérique puisse porter à la présidence un candidat aussi à gauche que Barack Obama. Il tient des discours défaitistes sur l’Irak… Je ne pense pas qu’une telle personne puisse devenir Président des Etats-Unis. S’il était élu, je devrais admettre que je ne comprends plus le pays dans lequel je vis. L’Amérique que je connais n’élira pas Obama.

 

DRZZ : Dans une interview accordée au « blog drzz », Daniel Pipes a prédit que Barack Obama échouera largement, et que si sa défaite sera moins cuisante que celle de George McGovern, elle restera lourde.

 

 PODHORETZ : J’ignorais que Daniel Pipes pensait ceci et suis heureux de l’apprendre. Il a raison. Obama ne peut pas remporter la Maison-Blanche. Oui, c’est le nouveau McGovern.

 

DRZZ : Son opposant, John McCain, est-il celui qui peut faire avancer les idées néoconservatrices aux Etats-Unis et dans le monde ?

 

PODHORETZ : John McCain est imprévisible. Personne ne sait ce qu’il va dire ou faire. Cela dit, il est un domaine dans lequel il est très fort : la guerre. McCain reconnaît l’importance de la Quatrième Guerre Mondiale, non seulement en Irak mais aussi en Iran, et je le soutiens pour cette raison. Il a parlé de l’islamofascisme comme du « défi fondamental de notre temps ».

 

DRZZ : Enfin, dernière question : quels sont vos espoirs pour le futur du néoconservatisme ?  

 

PODHORETZ : Le néoconservatisme comme je le définis a un avenir radieux devant lui. Certains pensent que le mouvement est mort, mais je ne le vois pas. En vérité, il n’y a pas d’autres voies pour vaincre l’islamofascisme que celle tracée par les néoconservateurs, et cela se sent dans le débat public. Même Barack Obama, si par tous les hasards il était élu, réaliserait qu’il n’a pas le choix. Quiconque se penche sur le défi de la Quatrième Guerre Mondiale ayant débuté le 11 septembre 2001 comprend qu’il n’y a qu’une seule option : adopter les idées néoconservatrices, ou perdre la guerre.

 

DRZZ : Norman Podhoretz, merci beaucoup de m’avoir accordé cet entretien. Je vous souhaite une excellente semaine estivale à New York.

 

PODHORETZ : Vos questions sont bien documentées, tout le plaisir a été pour moi. Bonne semaine à vous en Europe.

 

 

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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 09:34
Une fois de plus, notre ami Drzz a réussi un coup de maître en interviewant Guy Millière, l'une des figures néoconservatrices les plus respectées au monde et auteur de nombreux livres comme Pourquoi Bush sera réélu ? Qui a peur de l'Islam ? ou Michael Moore l'imposteur.

Dans un soucis de propager au maximum le travail du blog Drzz , je vous propose cette interview !! Lisez là, appréciez là !!
 DRZZ :  John McCain sera le nominé républicain. Comment voyez-vous ce candidat ? Va-t-il rompre avec la doctrine Bush ou la poursuivre ?

 MILLIERE : En termes de politique étrangère, John McCain est un homme aux convictions claires, porteur d'une grande lucidité et de l'autorité que donne l'expérience. Il poursuivra la politique de lutte contre le terrorisme et l'islamisme enclenchée par Bush. Pour ce qui concerne l'Irak, il a été partisan de la stratégie de "surge" mise en oeuvre par le général Petraeus longtemps avant que le général Petraeus ne soit en charge des opérations, et il s'est montré sceptique d'emblée envers la stratégie antécédente qui s'est, de fait, montrée gravement inefficace. Pour ce qui concerne l'Iran, ses déclarations sont aussi fermes, sinon plus, que celles de Bush. C'est un ami d'Israël, quelqu'un qui n'a cessé d'être sceptique face à l'évolution de la Chine et de la Russie. Si, comme je le pense, John McCain succède à Bush, on peut s'attendre à une poursuite et à un approfondissement de la doctrine Bush, oui, n'en déplaise à nombre de commentateurs européens. Pour ce qui concerne la politique intérieure, j'ai pu me montrer plus réticent vis-à-vis de McCain, mais il est aujourd'hui, dans l'ensemble, bien entouré puisqu'on trouve parmi ses conseillers économiques des gens tels que Phil Gramm et Jack Kemp, partisans de la déréglementation, du libre change et des baisses d'impôts au temps de Reagan.

 
DRZZ : Comment percevez-vous son probable opposant, Barack Obama ?

MILLIERE : Je perçois Barack Obama comme une part croissante des Américains devrait peu à peu le percevoir: comme un homme très à gauche qui se cache sous un discours centriste et unificateur, comme un ancien agitateur social qui utilise ses talents verbaux pour séduire, comme un démagogue habile qui tente de se présenter comme l'incarnation de l'espoir, comme une sorte de socialiste archaïque qui se présente comme l'incarnation d'un renouveau. Enlevez à Obama l'onctuosité du prêcheur ou du gourou, et vous trouvez un discours assez nettement pacifiste et défaitiste à la Jimmy Carter, des propositions de politique intérieure  reposant sur la hausse des taxes et des impôts et sur un accroissement de la redistribution. Obama a séduit l'électorat noir, les jeunes à qui il s'est présenté comme l'apôtre du changement, les bourgeois bohèmes de gauche qui veulent se prouver à eux-mêmes que les Etats-Unis ne sont pas racistes  et qui rêvent d'une Amérique qui ressemblerait davantage à l'Europe en termes de diplomatie et de systèmes sociaux. Obama aura beaucoup de mal à séduire les hispaniques, les classes moyennes inférieures, les employés, les femmes de milieu modeste qui constituent l'électorat de Hillary Clinton. Trente pour cent de ceux qui se déclarent aujourd'hui prêts à voter pour Hillary Clinton disent qu'ils voteraient pour McCain si Obama est le candidat. Je pense, en supplément, que des personnages douteux qui hantent le passé d'Obama vont surgir peu à peu: le pasteur Wright n'est que le premier d'une liste bien plus longue. 

 
DRZZ : L'Iran a encore annoncé l'installation de nouvelles centrifugeuses. Quel est, d'après vous, le futur du dossier iranien ? Se dirige-t-on vers des frappes en 2009 ?

MILLIERE : La situation iranienne est très préoccupante. Voici quelques mois, Bush semblait encore déterminé à frapper les installations nucléaires iraniennes. Aujourd'hui, c'est beaucoup moins sûr. La note des services de renseignement américains sur l'interruption du programme nucléaire militaire iranien divulguée voici quelques semaines l'a été, à l'évidence, pour saborder toute initiative militaire de Bush. L'administration Bush a été, de manière prédominante, sous l'impulsion des néo-conservateurs pendant les trois années qui ont suivi les attentats du 11 septembre. Ensuite, la tendance réaliste a repris du poids: c'est elle qui tient les rênes désormais, et Condoleeza Rice se révèle être la disciple fidèle de Brent Scowcroft. En ces conditions, ce sera sans doute au successeur de Bush de prendre les décisions qui s'imposent. McCain est très clair à ce sujet, je l'ai dit. Avec Obama, on entrerait dans une phase d'apaisement désastreuse qui permettrait à l'Iran de devenir la puissance hégémonique du Proche-Orient, à l'islam radical de ses propager davantage et à une alliance planétaire des régimes autoritaires de se renforcer encore. 

 
DRZZ : Quelle est votre analyse des prochains Jeux Olympiques de Pékin et de la crise tibétaine ?

MILLIERE : Vouloir séparer, comme le font certains, l'esprit du sport et la politique ne fait pas sens. Les Jeux olympiques ont depuis longtemps une signification politique. Adolf Hitler a fait des Jeux de 1936 un événement placé au service de la propagande du nazisme. Les Jeux de Moscou en 1976 étaient eux aussi un événement politique. Les athlètes est allemandes outrageusement dopées n'ont cessé d'être des outils de propagande pour l'Allemagne de l'Est. Lorsque les Jeux ont été confiés à la Chine communiste, le pari était que celle-ci, en avançant vers le développement économique, s'ouvrirait et se démocratiserait toujours davantage et que les Jeux joueraient un rôle dans cette ouverture. Force est de constater que le pari a été perdu. La Chine a continué à se développer économiquement, mais elle ne s'est pas ouverte et ne s'est pas démocratisée. Le régime a aujourd'hui une structure de type fasciste: une économie reposant sur des entrepreneurs bénéficiant du soutien de l'appareil d'Etat, un parti unique régissant l'éducation, l'ordre et la pensée, une armée et une police au service du pouvoir absolu du parti unique, un discours nationaliste teinté de xénophobie disséminé par le parti unique. La crise tibétaine est un révélateur: cela fait des années que le régime chinois détruit la culture tibétaine avec une férocité absolue, mais la férocité s'exerce en fait vis-à-vis de tous ceux qui ne se soumettent pas pleinement aux règles du régime. Participer à la cérémonie d'ouverture, ce serait participer à une opération de propagande en faveur du régime. Les Jeux en eux-mêmes serviront de toutes façons à une opération de propagande. On nous parle de "fierté chinoise" qu'il ne faut pas blesser, du poids économique de la Chine. Il faudrait regarder la réalité en face: les attitudes trop conciliantes vis-à-vis du régime chinois ont assez duré, et une autre politique doit être envisagée. Nous dépendons des exportations de la Chine, mais la Chine dépend de nos achats pour se développer. La Chine finance l'endettement américain, mais si elle cesse de le financer, son économie s'effondre. Les Etats-Unis, dans les conditions présentes, ne semblent, hélas, pas prêts à mettre en place une autre politique. L'Europe semble moins prête encore. Je crains qu'on oublie les Tibétains comme on a oublié les Birmans ou les gens du Darfour, massacrés avec l'aval de la Chine. Nous allons vraisemblablement, selon l'expression de Lénine, vendre une fois de plus la corde censée srvir à nous pendre.


DRZZ : Quels sont vos voeux pour le 60e anniversaire de l'Etat d'Israël ?

MILLIERE : Je me réjouis, bien sûr, du soixantième anniversaire de l'Etat d'Israël. Je me réjouis de ce que, malgré les violences que les Israéliens ne cessent de subir, Israël soit une démocratie exemplaire dont nombre d' Etats de la région devraient s'inspirer. Je me réjouis aussi des réussites économiques d'Israël, qui est l'un des pays les plus avancés du monde en termes de technologies de pointe. Je regrette qu'Israël soit gouverné aujourd'hui par des gens qui n'ont ni l'envergure, ni la lucidité, ni la détermination requises. Je pense que si Olmert avait un tant soit peu le sens de l'honneur, il aurait démissionné depuis longtemps, dès le lendemain de la désastreuse guerre contre le Hezbollah au moins. Je pense qu'il serait nécessaire qu'un gouvernement israélien parle à nouveau au monde en termes nets et fermes comme le faisaient Shamir ou Begin. Je pense qu'Israël devra tôt ou tard agir comme il se doit face à l'Iran, face à la Syrie, au Hezbollah et au terrorisme palestinien. Je pense qu'un homme d'Etat devrait proposer une réforme du système électoral israélien permettant davantage de stabilité politique. Je pense que cet homme d'Etat devrait dire aux Israéliens qu'à défaut d'être aimés, ils doivent pour le moins montrer qu'ils savent se faire respecter et ne se placent jamais sur le terrain de l'adversaire. Je pense qu'il faudra sortir des illusions délétères d'Oslo et que le plus tôt sera le mieux. Je pense, enfin, qu'Israël a besoin plus que jamais d'un ami à la Maison Blanche. Le moins que je puisse dire est qu'Obama ne serait pas un ami.


DRZZ : Comment jugez-vous Geert Wilders et son film, "Fitna" ?

MILLIERE : "Fitna" est un film relativement simpliste qui juxtapose des versets du Coran et des images d'actes terroristes et de violence qui en constituent l'illustration. Ce film ne mériterait, en soi, pas de débats amples. Il a, cela dit, le mérite de poser la question des conséquences que peut avoir une interprétation littérale du Coran. Cette question doit être posée. On ne peut se contenter du discours dominant en Europe selon lequel l'islam est une religion de paix et les terroristes qui tuent au nom de l'islam juste des terroristes. La façon dont le discours dominant évacue le débat ne peut que susciter une réaction en retour qui conduit certains à rejeter tout l'islam et tous les musulmans et à développer des attitudes xénophobes. C'est pour que le débat ne soit pas évacué que j'ai tenu à faire publier, en France et en langue française, l'ouvrage de Daniel Pipes, L'islam radical à la conquête du monde. C'est pour la même raison, et pour montrer qu'il peut exister un islam ouvert et tolérant que je publie en parallèleMille et une vies, un livre que j'ai écrit à partir d'entretiens avec un ami récemment disparu, Fereydoun Hoveyda. Fereydoun était Iranien, un Iranien du temps du shah, avant le temps de la république islamique. Le shah, comme Fereydoun, était musulman, ami de l'Occident et de sa culture, ami d'Israël. Il faut écouter ce que des gens comme Fereydoun ont encore à nous dire. 


DRZZ :  Quel est votre avis sur la présidence Sarkozy, en place depuis bientôt une année ?

MILLIERE : 
 Mon avis est mitigé. Sur un plan intérieur, je pense qu'il n'y aura pas, en France, de réformes susceptibles de permettre de redresser la France, mais de simples ajustements minimaux qui n'enraieront pas le déclin et engendreront des déceptions. Il aurait fallu agir dès les premières semaines: il est maintenant trop tard. Sur un plan extérieur, il y a eu quelques signes positifs en direction des Etats-Unis, de l'Afghanistan, d'Israel, de l'Otan, et c'est très bien. Le fait que ce soient ces signes positifs qui aient valu à Sarkozy les critiques les plus féroces qu'il ait reçu me semble absolument consternant et reflète à mes yeux l'état culturel et mental préoccupant de ce pays. On doit noter, par ailleurs, qu'une bonne part des décisions se prennent à l'échelle de l'Union Européenne, qui est une structure technocratique et absolutiste. Plusieurs livres sont parus ces derniers mois aux Etats-Unis qui traitent du crépuscule de l'Europe: je dois dire que je partage les analyses développées dans ces livres, en particulier celles de Mark Steyn (America Alone), de Walter Laqueur (The End of Europe), et de Bruce Thornton (Decline and Fall).


DRZZ : Que pensez-vous du blog drzz ?

MILLIERE : Je pense que c'est un excellent blog, dont je partage l'essentiel des positions. C'est un espace de liberté, de salubrité et de lucidité indispensable dans l'espace médiatique francophone. Je lui souhaite longue vie et de nombreux lecteurs. Je serais heureux de voir le blog drzz évoluer vers un journal en ligne du type frontpage magazineaux Etats-Unis. Il faudrait pour cela des synergies et des investissements financiers. Si, en répondant à cet entretien, je peux contribuer au succès du blog, j'en serai heureux.


DRZZ : Serez-vous souvent France 3, dans l'émission "ce soir ou jamais", durant les présidentielles américaines ?

MILLIERE : Je le souhaite. Cela dit, tout dépend de ceux qui font l'émission. Frédéric Taddeï est un homme sympathique, courtois, intelligent et ouvert. Ceux qui préparent l'émission sont eux aussi des gens très bien. C'est une émission qui tranche avec la plupart des autres par son pluralisme. Je pense que cela lui attire des spectateurs toujours plus nombreux. J'espère que cela durera, car c'est une émission nécessaire. J'espère être réinvité. Je ferai, en ce cas, mon possible pour contribuer à un débat animé et réellement contradictoire. Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, être minoritaire ne me dérange pas. Etre insulté sur le blog de l'émission ne me dérange pas non plus: il y a des gens qui sont tellement habitués à la pensée unique que, dès qu'ils entendent autre chose, ils tirent sur tout ce qui bouge. En France, une bonne part de la gauche est sectaire, et il en va de même pour une bonne part de la droite. Il faut résister, c'est ce que je tente de faire. Il faut des espaces d'ouverture, "Ce soir ou jamais" est un espace d'ouverture.


DRZZ : Vous publiez deux nouveaux livres. Quel message voulez-vous transmettre dans chacun d'eux ?

MILLIERE : L'un de ces livres est celui dont je parlais plus haut, Mille et une vies. C'est un essai élaboré sur la base d'entretiens avec Fereydoun Hoveyda, un homme extraordinaire 
 avec qui j'ai entretenu une relation amicale pendant les dernières années de sa vie. Fereydoun est né en Syrie au début des années 1920. Il a grandi au Liban, a passé son adolescence en Iran. Il a contribué à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l'homme et à la fondation des Cahiers du cinéma. Il a été ambassadeur de l'Iran du shah aux Nations Unies, ami d'Andy Warhol, écrivain français, essayiste américain. Traiter de sa vie m'a permis d'aborder divers thèmes cruciaux: la naissance et l'évolution du nationalisme arabe, le statut de l'islam au Proche-Orient, l'Iran au temps du shah, la révolution khomeyniste, la guerre contre l'islamo-terrorisme, l'évolution politique de l'Europe et des Etats-Unis. Fereydoun était un homme d'une immense culture, l'incarnation par excellence d'un islam éclairé et ouvert.

Le deuxième livre s'appelle Survivre à Auschwitz. Je l'ai écrit par amitié là encore. J'ai rencontré voici quelques années un survivant de la shoah. Je pensais que son témoignage devait être transcrit et rester. Ecrire le livre a été l'occasion pour moi de revenir sur l'antisémitisme, la Seconde Guerre mondiale, la shoah, la naissance d'Israël, et de rétablir sur ces sujets un certain nombre de faits. J'ai ajouté en appendice au livre les principaux articles que j'ai rédigé ces derniers mois pour la Metula News Agency.

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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 07:02
Que l'on apprécie ou pas l'homme d'affaire italien, on ne peut pas nier que le bestiaux a de la ressource. Battu il y a deux ans par 24 000 voix par la coalition de Romano Prodi, Berlusconi a su profiter des erreurs de ce dernier pour précipiter sa chute et gagner les élections législatives après une campagne agressive.

Pour la 3e fois, il cavaliere va donc s'asseoir dans le fauteuil de président du conseil. De quoi faire s'étouffer de rage tous ceux qui en France le considère comme un dangereux ennemi de la démocratie . Pourtant , les italiens lui font confiance par les urnes et , chose amusante mais impossible à envisager en France, l'opposition accepte sa défaite.

Avec 45,7% des voix, sa coalition Le peuple de la liberté (là aussi, un truc impossible à faire chez nous, à savoir appeler un chat un chat !!) est largement devant la coalition de centre gauche de Walter Petroni (40,16%).

Berlusconi reprend donc les rênes d'un pays en crise (baisse de la croissance, affaire Airitalia...) dans une Europe qui ne l'est pas moins. Mais si on excepte l'Espagne, les grands pays de la zone euro sont désormais dirigés par la droite. De quoi faire réfléchir certains. 

Le nouveau patron italien est un atlantiste, pas vraiment adepte de certaines théories écologiques. Il a promis des heures sombres aux italiens et s'est fait élire ainsi. Comme quoi..
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