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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 07:20
undefinedLa couverture par les médias français de la campagne présidentielle américaine promet d’être un vrai régal de gourmet. J’ai dit, à l’attachée de presse qui s’occupe en ce moment de moi, d’insister sur ma parfaite connaissance du pays, de son histoire, de sa culture et de son camp conservateur, mais je crains que cela, pour l’essentiel, me desserve et que l’ignorance en tous ces domaines soit la qualité recherchée.

Quand, voici quatre ans, j’ai publié « Pourquoi Bush sera réélu », j’étais seul sur mes positions, mais je ne fus invité à la radio et à la télévision qu’une seule journée : celle de la grande déprime où tous ceux qui avaient pris leurs désirs pour des réalités subissaient le choc traumatique de la défaite de John Kerry.

Cette année, après plusieurs mois où il n’y en avait que pour la merveilleuse, intelligente, progressiste et si remarquable Hillary Clinton (j’ai écourté délibérément la liste des adjectifs louangeurs), la vogue se porte sur Barack Obama, qui se trouve lui-même paré de toutes les qualités imaginées et de l’ensemble de celles qui restent à inventer.

On pourrait croire que les États-Unis sont un pays de parti unique où tout le monde vote démocrate, ou, au moins, tous les gens raffinés, éduqués, tous ceux dont le quotient intellectuel est supérieur à celui d’un débile profond.

Lorsqu’une émission sur le sujet est pluraliste, elle ressemble à l’une de celles, rares, très rares, auxquelles j’ai été convié. J’étais en compagnie d’un assortiment de gens qui pensaient à gauche, très à gauche, ou extrêmement à gauche, soit un assez large éventail. J’ai entendu, de la part d’un saxophoniste de jazz que je respecte en tant qu’artiste, mais pas en tant que politologue, une litanie sur le racisme anti-Noirs qui continuerait, me disait mon interlocuteur, à pourrir de l’intérieur la société américaine.

Un professeur de sciences politiques qu’on m’avait présenté comme « centriste » a exprimé toute son aversion pour les gens de l’Amérique profonde, confits d’ignorance, de bigoterie et de préjugés. J’aurais pu imaginer compter sur l’appui d’Édouard Balladur, présent au début de l’émission, et qui venait prôner le rapprochement et la synergie Europe-Amérique, mais il se montra incorrigiblement gaulliste, donc teinté d’antiaméricanisme, de préjugés et d’une fatuité très française qui consiste à sembler penser que la France a des leçons à donner à la planète entière.

Mon ami Ted Stanger, qui participait lui-même à l’émission, et qui est un démocrate modéré (ce qui le classe aux États-Unis au centre-gauche, mais le placerait en France à la droite de l’UMP), a résumé le contexte en une formule lapidaire, glissant à la cantonade : « Vous êtes tous tellement à gauche que vos positions seraient incompréhensibles de l’autre côté de l’Atlantique ». L’émission est ce qui se fait de mieux en France aujourd’hui en matière de pluralisme. Ce qui en dit long sur la situation du pays. Dans d’autres émissions, c’est pire : voici quelques jours, lors de la primaire démocrate, un « débat contradictoire » était organisé sur France 2 avec des gens qui étaient en profond désaccord, certains étaient des démocrates comme on en trouve à New York, d’autres des démocrates comme on en trouve à Boston : un écart fondamental.

Pendant ce temps, les vrais débats, les seuls qui comptent, ont lieu de Washington à Los Angeles. La plus puissante et la plus ancienne démocratie du monde occidental choisit celui ou celle qui aura pour quatre ans entre ses mains le sort économique et géopolitique de la planète.

Si cela se jouera entre Hillary et Obama côté démocrate (le seul côté qui semble compréhensible et déchiffrable en France), du côté républicain, la balance penche de plus en plus en direction de John McCain. Qui osera expliquer aux Français que McCain est en position de favori républicain parce qu’il a toujours parlé clairement de la guerre contre le terrorisme islamiste, parce qu’il a été favorable d’emblée à la libération de l’Irak et parce qu’il a défendu dès le départ la stratégie mise en œuvre avec efficacité et pertinence par le général Petraeus ?

Si on me donne davantage la parole, je le ferai, mais parler clairement de la différence entre démocratie et totalitarisme et de la nécessité de lutter par tous les moyens contre le totalitarisme et le terrorisme est devenu en ce pays très politiquement incorrect, voire scandaleux.

(La page originale sur Les4vérités.com)
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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 09:57
undefinedComme chaque année, je ferai ici un tour d’horizon de la situation planétaire.

• Les États-Unis sont fort loin de se porter aussi mal que leurs ennemis et faux amis se plaisent à le dire : la croissance fléchira peut-être un peu, mais il n’y aura vraisemblablement pas de « krach », juste une correction boursière.

L’année 2008 y sera une année électorale importante puisque le premier mardi de novembre se trouvera élu le successeur de George Walker Bush. Contrairement à ce que d’aucuns disaient et disent encore, rien n’est joué. Hillary Clinton, côté démocrate, ne semble plus incarner un élan irrésistible, et Barack Obama est parvenu à déstabiliser la machine de son adversaire. Du côté républicain, c’est plus serré encore : l’avance dont Giuliani jouissait s’est effondrée. Le courant conservateur religieux se porte vers Mike Huckabee. Mitt Romney semble en difficulté, John McCain reprend des allures de favori, mais nous ne serons fixés que le 5 février.

Il est passionnant de voir une vraie démocratie fonctionner et donner à chacun sa chance de se faire entendre. Comme en 2006, je pense que si les Républicains perdent, c’est qu’ils auront laissé échapper la victoire, car leurs adversaires ne sont pas délivrés de la dérive bobo qui leur a fait tant de tort au cours des récentes décennies.

• En Amérique latine, la vague gauchiste semble s’essouffler, ce qui est une excellente nouvelle, même si la région reste en proie à une confiance délétère en des solutions étatistes qui la condamnent à un moindre développement. Le « chavisme », semble, en tout cas, appartenir au passé bien davantage qu’au futur.

Comme l’illustre la situation au Kenya, peu d’espoirs se dessinent du côté de l’Afrique subsaharienne qui continuera à être un lieu dont on extrait des matières premières et d’où les habitants s’enfuient.

Il n’y a pas de sauveur

• En Asie orientale, la Chine va continuer à croître et se présenter bien aux Jeux Olympiques, mais derrière le masque, les problèmes d’environnement s’accentueront, les effets d’une fuite en avant qui fait l’impasse sur la vie de centaines de millions de gens se feront davantage sentir. Toutes les aventures sont possibles pour les années à venir, et je fais partie de ceux qui, comme Thierry Wolton dans son livre « Le grand bluff chinois », pensent que cela ne se passera pas bien, et que l’euphorie laissera place à la douleur. La stratégie la plus sage restera celle de l’endiguement pratiquée par les États-Unis, et qui consiste à s’appuyer sur l’Inde et le Japon. La ligne à ne pas franchir restera le détroit de Taïwan.

La Russie poursuivra une dérive autocratique qui pourra s’appuyer sur les revenus du gaz et du pétrole, mais qui ne pourra remédier à l’effondrement démographique et sanitaire du pays.

• Reste le Moyen-Orient. Le seul point positif, là, est la stabilisation de l’Irak où l’après-guerre est en voie d’être gagné. Un rapport très politisé des agences de renseignement américaines est venu donner des arguments aux adversaires d’une action contre le régime des mollahs qui restera, donc, très vraisemblablement en place. Malgré la situation positive en Irak, les dictatures de la région sont parvenues à éviter ce qui, pour elle, aurait été le pire : une démocratisation qui ferait tache d’huile. Le retour au statu quo n’annoncera là rien de fécond. Israël devra se battre dos au mur, et se retrouvera dans une situation pas très différente de celle qui prévalait avant Bush.

• L’Europe, continuera à vivre sur son passé. L’économie de la connaissance, huit ans après Lisbonne, reste enlisée sous trop de rigidités étatiques. L’Allemagne survit en faisant de la sous-traitance en Europe centrale. Londres est, avec New York, la place financière primordiale. Il reste de la richesse, mais les peuples vieillissent, comme en Russie.
Des changements de population s’opèrent. Le capital intellectuel s’en va doucement. Le déclin se poursuit à un rythme qui reste, semble-t-il, tolérable pour les populations.

• La France ? Elle ressemble à l’Europe : comme l’a noté Hubert Védrine dans son rapport aseptisé sur la mondialisation (remis au président de la République le 4 octobre), le futur y fait peur. On a rêvé d’un sauveur. On risque de découvrir qu’il n’existe pas.

(La page originale)
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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 13:10
20080128-13_d-0561-515h.jpgPuisque les médias français , dans leur grande majorité, ont décidé de faire l'impasse sur cet évènement, La pensée néoconservatrice , associé au Blog Drzz , à Baptiste vous  en propose un large extrait !!

Notre politique étrangère se fonde sur un principe bien clair : la conviction que les peuples choisiront un avenir de liberté et de paix pour peu qu'on leur en donne la chance. Au cours des sept dernières années, nous avons observé des moments émouvants dans l'histoire de la liberté. Nous avons vu des Géorgiens et des Ukrainiens défendre leur droit de participer à des élections libres et honnêtes. Nous avons vu des Libanais descendre dans la rue pour réclamer l'indépendance de leur pays. Nous avons vu des Afghans s'affranchir de la tyrannie des talibans pour choisir un nouveau président et un nouveau Parlement. Nous avons vu des Irakiens en liesse montrer leurs doigts tachés d'encre et célébrer leur liberté. Toutes ces images de liberté nous ont inspirés.

Au cours des sept dernières années, nous avons aussi vu des images qui nous ont dégrisés. Nous avons observé des foules de Libanais et de Pakistanais transporter le cercueil de dirigeants populaires qui avaient été assassinés. Nous avons vu les invités d'un mariage sortir d'un hôtel leurs beaux habits tachés de sang en Jordanie, des Afghans et des Irakiens tués par des bombes dans des mosquées et dans des marchés ainsi que des trains détruits également par des bombes à Londres et à Madrid. Et par un beau jour de septembre, nous avons vu des milliers de nos compatriotes perdre la vie en un instant. Ces images horribles servent à nous rappeler d'une façon cruelle que le progrès de la liberté est entravé par des terroristes et par des extrémistes, par des hommes malfaisants qui méprisent la liberté, qui méprisent les États-Unis et qui cherchent à soumettre des millions de personnes à leur autorité caractérisée par la violence.

Depuis le 11 septembre (2001), nous luttons contre ces terroristes et ces extrémistes. Nous poursuivrons notre offensive, nous maintiendrons la pression et nous soumettrons à la justice les ennemis des États-Unis.

Nous sommes engagés dans la lutte idéologique déterminante du XXIe siècle. Les terroristes sont opposés à tous les principes d'humanité et de savoir-vivre qui nous sont chers. Pourtant dans cette guerre contre le terrorisme, nous et nos ennemis sommes du même avis sur le fait que les hommes et les femmes qui sont libres de déterminer leur destin rejetteront le terrorisme et qu'ils refuseront de vivre sous une tyrannie. C'est pourquoi les terroristes luttent afin de priver de ce choix les habitants du Liban, de l'Irak, de l'Afghanistan, du Pakistan et des territoires palestiniens. C'est aussi pourquoi nous répandons l'espoir de la liberté de manière à assurer la sécurité des États-Unis et la paix dans le monde.

En Afghanistan, les États-Unis, leurs alliés au sein de l'OTAN, qui sont au nombre de 25, et 15 pays partenaires aident les Afghans à défendre leur liberté et à reconstruire leur pays. Grâce au courage de ces militaires et de ces civils, un pays qui servait autrefois d'asile au réseau Al-Qaïda est maintenant une jeune démocratie où les garçons et les filles vont à l'école, où l'on construit des routes et des hôpitaux et où la population envisage l'avenir avec un nouvel espoir. Ces progrès doivent se poursuivre. C'est pourquoi nous envoyons 3.200 marines pour renforcer nos forces en Afghanistan, où ils lutteront contre les terroristes et entraîneront l'armée et la police afghanes. La défaite des talibans et d'Al-Qaïda est essentielle à notre sécurité, et je remercie le Congrès d'appuyer la mission vitale des États-Unis en Afghanistan.

En Irak, les terroristes et les extrémistes luttent pour priver un peuple fier de sa liberté et pour établir des refuges destinés à lancer des attaques à travers le monde. Il y a un an, nos ennemis voyaient leurs efforts visant à plonger l'Irak dans le chaos être couronnés de succès. Nous avons alors examiné notre stratégie et changé la voie que nous suivions. Nous avons renforcé les forces américaines en Irak et nous avons donné à nos soldats une nouvelle mission : œuvrer de concert avec les forces irakiennes pour protéger la population irakienne, poursuivre l'ennemi dans ses retranchements et priver les terroristes de refuges partout dans le pays.

Les Irakiens se sont vite rendu compte que quelque chose de très important s'était produit. Ceux qui craignaient que les États-Unis s'apprêtent à les abandonner ont vu au contraire des dizaines de milliers de soldats américains arriver dans leur pays. Ils ont vu nos forces aller dans les quartiers, en chasser les terroristes et y rester pour veiller à ce que l'ennemi n'y retourne pas. Ils ont aussi vu nos soldats, ainsi que les équipes provinciales de reconstruction qui comprennent des diplomates et d'autres fonctionnaires compétents, arriver pour garantir que l'amélioration de la sécurité s'accompagnait d'améliorations dans leur vie quotidienne. Nos militaires et nos civils en Irak s'acquittent de leur tâche avec courage et avec distinction et ils ont la gratitude de tout notre pays.

Les Irakiens ont lancé de leur côté un mouvement puissant. Pendant l'automne de 2006, les chefs de tribus sunnites se sont lassés de la brutalité d'Al-Qaïda et ils ont créé un mouvement populaire dénommé « Le réveil de l'Anbar ». Au cours de l'année écoulée, des mouvements similaires ont vu le jour dans tout le pays. À l'heure actuelle, ce mouvement au niveau local compte plus de 80.000 Irakiens qui luttent contre les terroristes. Le gouvernement de Bagdad a également agi, en ajoutant plus de 100.000 soldats et policiers pendant l'année écoulée.
Certes, l'ennemi est toujours dangereux et la tâche n'est pas encore finie, mais le renforcement des effectifs américains et irakiens a produit des résultats que peu parmi nous auraient pu imaginer il y a tout juste un an :

La dernière fois que nous étions réunis dans cet hémicycle, nombreux étaient ceux qui croyaient impossible d'endiguer la violence. Un an plus tard, les attaques terroristes spectaculaires sont en baisse, le nombre de morts parmi les civils diminue et les meurtres sectaires aussi.

La dernière fois que nous étions réunis dans cet hémicycle, les milices extrémistes - certaines armées et entraînées par l'Iran - semaient la destruction sur de larges portions du territoire irakien. Un an plus tard, les forces de la coalition et celles de l'Irak ont tué ou fait prisonniers des centaines de miliciens. Et les Irakiens de tous les milieux sont de plus en plus nombreux à se rendre compte que la défaite de ces combattants constitue un élément essentiel pour l'avenir de leur pays.

La dernière fois que nous étions réunis dans cet hémicycle, Al-Qaïda trouvait refuge dans bien des endroits en Irak, et ses chefs avaient proposé de laisser les forces américaines quitter le pays en toute sécurité. Aujourd'hui, c'est Al-Qaïda qui aimerait bien partir dans la sécurité. Ses militants ont été contraints d'abandonner un grand nombre des places fortes qu'ils détenaient naguère et, au cours de l'année passée, nous avons capturé ou tué des milliers d'extrémistes en Irak, y compris des centaines de dirigeants et d'agents clés d'Al-Qaïda. Le mois dernier, Oussama ben Laden a diffusé une vidéo dans laquelle il s'en prend aux chefs tribaux irakiens qui se sont retournés contre Al-Qaïda et il a admis que les forces de la coalition avaient gagné en force. Mesdames et Messieurs, certaines personnes peuvent nier que le renforcement des effectifs fait ses preuves, mais parmi les terroristes le doute n'est pas permis. Al-Qaïda est en déroute en Irak, et cet ennemi sera vaincu.

La dernière fois que nous étions réunis dans cet hémicycle, le niveau de nos effectifs en Irak commençait à augmenter. Aujourd'hui, en raison des progrès que je viens de décrire, nous mettons en place une politique de « dividendes du succès », et les forces que nous avons envoyées en Irak dans le cadre du renforcement des effectifs commencent à revenir.

Ces progrès, on les doit à la valeur de nos soldats et au haut niveau d'excellence de leurs commandants. Ce soir, je tiens à m'adresser directement à nos hommes et à nos femmes sur les lignes de front. Que vous apparteniez à l'armée de terre, à l'armée de l'air, aux « marines » ou à la garde-côte : au cours de l'année passée,vous avez fait tout ce que nous vous avons demandé, et plus encore. Notre pays vous est reconnaissant de votre courage. Nous sommes fiers de vos accomplissements. Et ce soir, dans cette noble enceinte, prenant le peuple américain pour témoin, nous vous faisons cette promesse solennelle : dans le combat à venir, vous recevrez tout ce dont vous avez besoin pour protéger notre pays. Et je demande au Congrès d'honorer ses responsabilités à l'égard de ces hommes et des femmes de courage en finançant pleinement nos forces armées.

Nos ennemis en Irak ont été durement frappés. Ils ne sont pas encore vaincus, et nous pouvons nous attendre encore à des combats farouches. Notre objectif pour l'année à venir consiste à consolider les acquis de 2007 et à les mettre à profit tout en effectuant la transition vers la phase suivante de notre stratégie. Les soldats américains cèdent progressivement aux forces irakiennes la conduite des opérations, agissant en partenaires, pour se consacrer, à terme, à une mission de protection et d'encadrement. Dans le cadre de cette transition, une équipe de combat d'une brigade de l'armée de terre et une unité du corps expéditionnaire des marines sont déjà rentrées et elles ne seront pas remplacées. Dans les mois à venir, ce sera le tour de quatre brigades supplémentaires et de deux bataillons des marines. Au total, cela signifie que plus de 20.000 de nos soldats rentrent aux États-Unis.

Toute réduction supplémentaire des effectifs des États-Unis sera fonction de la situation en Irak et des recommandations de nos commandants. Le général Petraeus nous a prévenus qu'un retrait trop rapide pourrait entraîner la « désintégration des forces irakiennes de sécurité, le regain d'Al-Qaïda qui reprendrait du terrain perdu [et] une nette augmentation de la violence. » Mesdames et Messieurs membres du Congrès : ayant fait un tel chemin et ayant tant accompli, nous ne devons pas permettre qu'il en soit ainsi.

Au cours de l'année à venir, nous agirons de concert avec les dirigeants irakiens tandis qu'ils capitalisent sur les progrès dans la voie de la réconciliation politique. Au niveau local, sunnis, chiites et Kurdes commencent à se rejoindre pour reprendre leurs communautés en mains et reconstruire leur vie. Les progrès faits dans les provinces doivent trouver un écho à Bagdad. À cet égard, nous voyons des signes encourageants. Le gouvernement national partage les recettes tirées du pétrole avec les provinces. Le parlement vient de passer une loi sur les retraites ainsi qu'une réforme relative au parti baas. En ce moment, il débat une loi relative aux pouvoirs des provinces. Les Irakiens ont encore du chemin à parcourir. Mais après des décennies de dictature et la douleur de la violence sectaire, la réconciliation a lieu - et le peuple irakien devient l'artisan de son avenir.

La mission en Irak a été difficile, douloureuse même pour notre pays. Mais il est dans l'intérêt vital des États-Unis que nous soyons vainqueurs. Un Irak libre ne donnera pas refuge à Al-Qaïda. Un Irak libre montrera à des millions de gens à travers le Moyen-Orient qu'un avenir de liberté tient du possible. Et un Irak libre sera un ami de l'Amérique, un partenaire dans la lutte contre le terrorisme et une source de stabilité dans une région dangereuse du monde.

Par contre, l'échec en Irak enhardirait les extrémistes, renforcerait l'Iran et donnerait aux terroristes une base depuis laquelle ils pourraient lancer de nouvelles attaques contre nos amis, nos alliés et notre territoire. À une époque où la situation semblait tourner en leur faveur, le principal commandant d'Al-Qaïda en Irak avait déclaré qu'il n'aurait de cesse qu'il ne nous ait attaqué ici à Washington. Mes chers concitoyens : nous n'allons pas attendre les bras croisés. Nous n'aurons de cesse que l'ennemi ne soit vaincu. Nous devons accomplir aujourd'hui les tâches difficiles afin que, plus tard, lorsqu'on se penchera sur notre époque, on dira que notre génération s'est montrée à la hauteur, qu'elle a remporté une lutte difficile et qu'elle a laissé derrière elle une région plus confiante dans l'avenir et une Amérique plus sûre.

Nous nous opposons également aux forces de l'extrémisme en Terre sainte, où nous avons de nouvelles raisons d'espérer. Les Palestiniens ont élu un président qui reconnaît que la lutte contre le terrorisme est essentielle à la création d'un État qui permettra à son peuple de vivre dans la dignité et en paix avec Israël. Les Israéliens ont des dirigeants qui reconnaissent qu'un État palestinien pacifique et démocratique serait une source durable de stabilité. Ce mois-ci, à Ramallah et à Jérusalem, j'ai promis aux responsables des deux parties que les États-Unis, et moi-même, ferions tout ce que nous pourrions pour les aider à négocier un accord de paix portant création d'un État palestinien d'ici à la fin de cette année. Il est temps qu'un Israël et une Palestine démocratiques vivent côte-à-côte dans la paix en Terre sainte.

Nous nous opposons également aux forces de l'extrémisme qu'incarne le régime de Téhéran. Les dirigeants iraniens oppriment un peuple bon et talentueux. Partout où la liberté progresse au Moyen-Orient, il semble que le régime iranien soit là pour s'y opposer. L'Iran finance et entraîne des milices en Irak, soutient les terroristes du Hezbollah au Liban, et appuie les efforts que déploie le Hamas pour saper la paix en Terre sainte. Téhéran est également en train de mettre au point des missiles balistiques de portée croissante, et continue de développer ses capacités d'enrichissement d'uranium qui pourrait servir à fabriquer une arme nucléaire. Notre message au peuple iranien est clair : nous n'avons rien contre vous, nous respectons vos traditions et votre histoire, et nous attendons avec impatience le jour où vous serez libre. Notre message aux dirigeants iraniens est tout aussi clair : suspendez de façon vérifiable votre programme d'enrichissement nucléaire, afin que les négociations puissent commencer. Si vous souhaitez rejoindre la communauté des nations, admettez vos intentions nucléaires et vos actions passées, et cessez d'opprimer votre peuple et de soutenir le terrorisme à l'étranger. Mais par-dessus tout, sachez ceci : l'Amérique affrontera ceux qui menacent ses troupes, elle soutiendra ses alliés, et elle défendra ses intérêts vitaux dans le golfe Persique.

Sur le plan national, nous allons continuer de prendre toutes les mesures légales et efficaces pour protéger notre pays. C'est notre devoir le plus solennel. Nous sommes heureux qu'il n'y ait pas eu d'autre attaque sur notre sol depuis le 11 septembre 2001. Ce n'est pas faute de désir ou d'efforts de nos ennemis. Au cours des six dernières années, nous avons déjoué de nombreuses attaques, y compris un plan visant à écraser un avion sur la plus haute tour de Los Angeles, et un autre visant à faire exploser au-dessus de l'océan Atlantique des avions de ligne se dirigeant vers les États-Unis. Des hommes et des femmes dévoués de notre gouvernement s'acharnent nuit et jour à empêcher les terroristes de mener à bien leurs plans. Ces bons citoyens sauvent des vies américaines, et tout le monde dans cet hémicycle devrait leur dire merci. Et nous leur devons quelque chose de plus : nous devons leur donner les outils dont ils ont besoin pour maintenir la sécurité de nos citoyens.

L'un des outils les plus importants que nous pouvons leur donner est la capacité de surveiller les communications des terroristes. Afin de protéger l'Amérique, nous devons savoir à qui parlent les terroristes, ce qu'ils disent, et ce qu'ils complotent. L'année dernière, le Congrès a adopté une loi pour nous aider dans ce sens. Malheureusement, il a prévu que cette loi expire le 1er février. Cela signifie que si vous n'agissez pas d'ici à vendredi, notre capacité de suivre les menaces terroristes sera affaiblie et que nos citoyens seront en plus grand danger. Le Congrès doit s'assurer que la circulation de renseignements vitaux n'est pas perturbée. Le Congrès doit adopter une loi protégeant de toute responsabilité civile les entreprises soupçonnées d'avoir appuyé les mesures visant à défendre l'Amérique. Nous avons eu assez de temps pour discuter. Il est maintenant temps d'agir.

Protéger notre nation des dangers du nouveau siècle ne nécessite pas seulement de bons services de renseignement et une armée puissante. Il fait également modifier les conditions qui alimentent le ressentiment et qui permettent aux terroristes de tirer parti du désespoir. C'est pourquoi l'Amérique use de son influence pour bâtir un monde plus libre, plus confiant et plus compatissant. C'est le reflet de notre intérêt national et de notre conscience.

L'Amérique s'oppose au génocide au Soudan. Elle soutient la liberté dans de nombreux pays, allant de Cuba au Zimbabwé, en passant par la Biélorussie et la Birmanie.

Les États-Unis se situent au premier rang de la lutte contre la pauvreté, qu'ils mènent au moyen de solides initiatives en matière d'éducation et d'aide humanitaire. Nous avons également modifié la façon dont nous livrons cette aide lorsque nous avons lancé le Compte du millénaire. Ce programme renforce la démocratie, la transparence et l'État de droit dans le monde en développement, et je vous demande de financer pleinement cette initiative capitale.

Les États-Unis se situent au premier rang de la lutte contre la faim dans le monde. À l'heure actuelle, plus de la moitié de l'aide alimentaire mondiale provient de notre pays. Ce soir, je demande au Congrès d'appuyer une proposition novatrice consistant à distribuer notre aide alimentaire en achÉtant les denrées directement aux agriculteurs du monde en développement, de manière à stimuler l'agriculture locale et à contribuer ainsi à rompre le cycle de la famine.

Les États-Unis se situent au premier plan de la lutte contre la maladie. Grâce à votre soutien, nous nous employons à réduire de moitié le nombre de décès dus au paludisme dans 15 pays d'Afrique. Notre Plan d'aide d'urgence à la lutte contre le sida assure un traitement à 1,4 million de personnes. Nous pouvons apporter des soins et de l'espoir à beaucoup d'autres personnes encore. C'est pourquoi je vous demande de maintenir les principes qui ont changé les comportements et qui ont assuré la réussite de ce programme. Je vous demande de doubler notre engagement initial relatif à la lutte contre le sida en approuvant une enveloppe supplémentaire de 30 milliards de dollars pour les 5 prochaines années.

Si l'Amérique est une force d'espoir dans le monde, c'est parce que nous formons un peuple compatissant, et certains de nos concitoyens les plus compatissants sont ceux qui se sont levés pour nous protéger. Nous devons tenir nos promesses envers tous ceux qui ont risqué leur vie et leurs membres afin que nous puissions vivre dans la liberté et dans la paix. Au cours des 7 dernières années, nous avons augmenté de plus de 95 % le montant de notre aide aux anciens combattants. Tout en accroissant ce financement, nous devons dans le même temps réformer nos programmes afin de répondre aux besoins d'une nouvelle guerre et d'une nouvelle génération. Je demande au Congrès d'adopter les réformes recommandées par l'(ancien) sénateur Bob Dole et l'(ancienne) ministre (de la santé) Donna Shalala, de manière à rénover notre système de soins pour nos soldats blessés et à les aider à mener une vie pleine d'espoir, de promesse et de dignité.

Les familles de nos militaires ont également consenti des sacrifices pour leur pays. Elles passent des nuits blanches et mènent une lutte quotidienne difficile pour élever leurs enfants tandis qu'un être cher sert son pays dans une terre lointaine. Nous avons la responsabilité de leur assurer un soutien. Aussi je vous demande de vous joindre à moi pour élargir leur accès aux soins préscolaires, pour créer de nouvelles préférences d'embauche en faveur des conjoints de militaires dans l'ensemble de l'administration fédérale, et pour autoriser nos soldats à transférer leurs avantages éducatifs non utilisés à leur conjoint ou à leurs enfants. Nos familles de militaires servent notre nation, elles inspirent notre nation, et ce soir notre nation leur rend hommage.

Le secret de notre force, le miracle de l'Amérique, c'est que notre grandeur ne réside pas dans notre gouvernement, mais dans l'esprit et la détermination de notre peuple. Lorsque le Congrès fédéral de Philadelphie fut convoqué en 1787, notre pays se trouvait uni par les Articles de la confédération, qui commençaient par les mots suivants : « Nous les délégués soussignés... » Puis, lorsque Gouverneur Morris reçut la charge de rédiger la préface de notre nouvelle Constitution, il proposa une révision importante et commença son texte par des mots qui transformèrent le destin de notre pays et l'histoire du monde : « Nous le peuple... »

Par cette foi dans le peuple, nos fondateurs firent le pari qu'une grande et noble nation pouvait se bâtir sur la liberté qui demeure ancrée au cœur de tout homme et de toute femme. Par cette foi dans le peuple, les générations successives transformèrent notre jeune et fragile démocratie en la nation la plus puissante de la terre et en un flambeau d'espoir pour des millions d'êtres humains. Tant que nous continuerons à faire confiance au peuple, notre pays prospérera, notre liberté sera assurée et notre nation restera solidement unie. Ce soir, sûrs du pouvoir de la liberté et forts de notre confiance dans le peuple, engageons-nous résolument sur les voies qu'il attend de nous.
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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 18:06
8661fef6-c038-11dc-ac60-45ac94dda8d2.jpgDécidément, il ne peut nous décevoir : après avoir refusé de se recueillir devant la tombe d'Arafat, après avoir osé rappelé que la paix serait possible le jour où les Palestiniens le voudront vraiment, W s'est recueilli devant le mémorial de la Shoah , ému aux larmes.

Les cyniques et les racistes anti-US (comme ceux qui pullulent sur le site du Figaro) peuvent se gausser : cette visite exceptionnelle (sa 2e au proche-Orient soit en passant, après son passage en Irak en 2003) montre à quel point Georges W Bush représente ce que nous chérissons le plus : la liberté, la simplicité, l'engagement moral !!


En Bonus : l'article du Figaro (et me commentaires)

Pour le dernier jour de sa visite en Israël, le président américain s'est recueilli devant le mémorial de la Shoah.
La tête baissée et les yeux embués, la tête couverte d'une kippa, George Bush s'est recueilli vendredi au mémorial de l'Holocauste, Yad Vashem, à Jérusalem, à la fin de sa visite en Israël et en Cisjordanie. Puis il a écouté une chorale d'enfants chantant un poème écrit par Hanna Senech, victime des nazis : «Mon Dieu, Mon Dieu, que cette chanson ne finisse jamais...». Il a ensuite ravivé la flamme qui brûle dans le «hall du souvenir» à la mémoire des six millions de juifs exterminés durant la Seconde guerre mondiale.

«C'est un sombre rappel que le mal existe et un appel à lui résister lorsque nous le rencontrons», a-t-il affirmé à la fin de sa visite. «C'est un honneur d'être ici, c'est une expérience émouvante, c'est un important souvenir vivant», a ajouté le président américain. (Il faudrait passer l'info aux De Villepin et autres Bové, symboles vivant de l'antisémitisme à la française)

Devant les photos aériennes du camp d'Auschwitz, pris par l'armée américaine pendant la guerre, le président américain a demandé à Condoleezza Rice pourquoi les Etats-Unis n'avaient pas bombardé le site. Les Alliés étaient en effet au courant de l'existence des camps de concentration, mais ils avaient choisi de concentrer leurs forces sur le front militaire. Une décision par la suite très critiquée.
(Enfin, très critiquée depuis deux ou trois ans seulement, Mr du Figaro. D'ailleurs personne ne pose la question : Et les Russes ? Il est vrai que Staline avait livré ses juifs à l'Allemagne dès septembre 39)

Avant de repartir, le président américain a écrit dans le livre d'or des visiteurs : «Que Dieu bénisse Israël, George Bush».

Le mémorial, qui documente l'histoire des juifs et de leur extermination,est un passage obligé pour tous les dignitaires étrangers visitant Israël.
(En gros, Mr du Figaro nous dit que , sans cette obligation, il n'y serait peut être pas allé)

George W. Bush a annoncé qu'il reviendrait en Israël en mai prochain pour encourager Israéliens et Palestiniens dans les négociations de paix et participer au 60e anniversaire de l'Etat hébreu. «La paix a de fortes chances, et je veux vous aider», a déclaré le président américain.
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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 11:54
eab70484-af10-11dc-b071-12a43af1622c.jpgOn le sait, la France est un pays laïque !!  On nous le répète à l'envie à l'Ecole Normale ,  on nous le dit à longueur de journée dans les médias.

Alors forcément, quand un président rend visite au  pape de manière ostentatoire, quand il parle de racines essentiellement chrétiennes de l'Europe (ce qui est vrai, au moins depuis 313 et l'Edit de Milan),  quand il estime que la République doit prendre en compte les aspirations spirituelles ou qu'il parle de laïcité positive, ça gène.

Notre nouveau Tartuffe, François Bayrou, s'offusque bien entendu. L'ex n°3 de la Présidentielle veut jouer son rôle d'opposant éternel, reprenant le truc classique des socialistes qui consiste agir de manière frontale et sectaire, quitte à renier ce que l'on a dit naguère.

Car Bayrou se réclamait du catholicisme durant la campagne, ne cachait pas ses convictions. De là  à dire qu'il les mettait en avant pour attirer le vote des démocrates chrétiens...

Bayrou cite Jules Ferry, apôtre de la laïcité dans les années 1880. Il fait mine d'oublier que Ferry disait que le devoir de la France était de civiliser les races inférieures, il oublie que derrière le laïc se cachait surtout un intégriste athée et raciste. Mais Bayrou n'est pas à une contradiction près, lui qui a mis Djamel Bouras sur ses listes afin de draguer l'électorat islamiste !!

Et bien entendu, notre Henri IV de pacotille de fustiger les néoconservateurs américains , Bush en tête, ces obscurantistes qui osent affirmer leur religion en public. Sacré François, toujours aussi intolérant avec les idées des autres. Et ça se voulait président !!!

Mais bien entendu, Bayrou n'est pas le seul que cela agace. Tout ce que la France compte de laïcs purs et durs crachent sur la visite deu Président au Vatican. On nous ressort toutes les erreurs de l'Eglise , l'inquisition, la chasse aux sorcières,  les guerres de religion.... mais on oublie que la Révolution de 1789, laïque, a engendré la Terreur, que les communismes et les socialismes athées ont engendré des millions de morts, que le nazisme athée a fait plus de 50 millions de victimes.

Les plus meurtriers ne sont pas forcément ce que l'on croit.

A l'heure où un Président ose rappeler que l'Europe ne s'est pas forcément construite sur les idées de 1789, la meute aboie. La majorité silencieuse approuve.

Et c'est cela l'essentiel.
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16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 01:45

 guy-milliere.jpgAprès avoir émis des réserves profondes concernant la politique environnementale de Nicolas Sarkozy, je me dois de louer sa politique étrangère. La visite qu’il vient d’effectuer à Washington en constitue, à ce jour, le symbole le plus marquant. Dans le discours qu’il a prononcé devant le Congrès, dans les propos qu’il a tenu lors d’une conférence de presse commune avec George Bush, dans ses autres déclarations, Sarkozy a montré bien davantage qu’une amitié envers les États-Unis d’Amérique : une compréhension de ce qui fait l’âme américaine, et, surtout, une lucidité réelle vis-à-vis des enjeux du présent. Le message s’adressait au peuple américain et aussi au peuple français et, au-delà, au reste du monde.

 Sarkozy n’a pas simplement proclamé de l’amour pour l’Amérique, il a aussi mis des mots sur cet amour : opiniâtreté, possibilité pour chacun de recommencer sa vie, d’échouer et de recommencer jusqu’à ce que le succès puisse venir. Il a dit ce que nous devons tous à l’Amérique qui nous a sauvés trois fois au cours du XXe siècle, et il a prononcé un mot simple, qu’on n’entendait plus et qu’on pouvait désespérer d’entendre d’un dignitaire français : gratitude. Il a rappelé qu’il fut un temps où la gratitude avait fonctionné non pas de la France vers l’Amérique, mais en sens inverse, lorsque Lafayette était venu au nom de ses idéaux se battre au côté des insurgés et de George Washington. Et il a rappelé ainsi que les idéaux de droit et de liberté faisaient partie de notre patrimoine commun, quels qu’aient été les vicissitudes et les aléas de l’histoire. Il a souligné que la lutte essentielle de ce temps restait celle opposant la liberté au totalitarisme et au fanatisme, et que nous devions mener ensemble ce combat.

 La presse et le peuple américains retiendront que la page de l’odieuse arrogance chiraco-villepinienne est tournée, que la France retrouve le sens de l’honneur et qu’en ces temps de guerre, l’Amérique n’est pas seule. En France, des grincements de dents se font entendre, qui devront laisser place peu à peu à une évidence : ce n’est pas seulement Chirac et Villepin qui sont jetés dans les oubliettes de l’histoire, c’est l’ensemble des rêves mégalomaniaques et des calculs cyniques incarnés par le gaullisme et par une haine de la liberté repeinte aux couleurs de l’« antiaméricanisme » où se rejoignaient extrême droite et extrême gauche. On entendra des mots bilieux et pleins de ressentiment : « alignement », par exemple.

 Et puis quand la bile et le ressentiment seront évacués, on commencera à déchiffrer ce que Sarkozy vient de faire : sortir la France d’obsessions archaïques et étriquées pour lui permettre de réintégrer le monde tel qu’il est : celui où les nationalismes obsessionnels de puissances déclinantes n’est plus de mise et où la survie et le dynamisme ne sont possibles qu’en ouvrant les bras aux synergies de la mondialisation. L’Europe verra que la France n’est plus la vieille Europe grincheuse, mais qu’elle est porteuse d’un renouveau où l’Europe travaillera avec et non contre l’Amérique. Dans le monde arabe, en Chine, en Russie, on discernera qu’un Occident uni peut constituer une force irrépressible, et on respectera davantage la France que lorsqu’elle jouait, indignement et de manière méprisable, la prostituée auprès de diverses dictatures.

 L’économie planétaire se recompose à grande vitesse. Sarkozy comprend que les États-Unis sont au cœur de cette recomposition : s’il laisse les utopies vertes aux utopistes, il pourra incarner l’ultime chance de la France de ne pas succomber. La guerre planétaire est en cours. Sarkozy comprend que, face au fanatisme islamiste, la France a plus à gagner, sur tous les plans, et d’abord sur le plan moral, en étant du côté de la liberté. C’est très bien. Quant à ceux qui disent hâtivement que Nicolas Sarkozy aurait dû attendre un « changement d’administration » à Washington, je leur dirai, en reprenant les mots de George Bush lui-même, que la place d’une présidence américaine dans l’histoire s’écrit lorsque le bruit et le tumulte de l’immédiat ont laissé place à la moyenne durée.

 Et j’ajouterai à leur intention que le remplacement de Bush par Hillary Clinton dans quinze mois est très loin d’être assuré. Je leur conseillerais, même, de s’intéresser bien davantage à la candidature de Rudy Giuliani.
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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 09:57
Mine de rien , l'interview du président américain par PPDA montre une évolution de la mentalité journalistique en France , perceptible depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.

Il est clair que l'Amérique a cessé d'être l'ennemi de toutes les rédactions et si certains journalistes continuent d'afficher leur antiaméricanisme  au grand jour (ce qui est leur droit le plus strict, et qui nous donnent le droit de critiquer cet antiaméricanisme), petit à petit, on sent une évolution , que la page de l'ère chiraquienne est en train de se tourner, et ce des deux côtés de l'Atlantique.

Preuve en est cette volonté affichée de renouer un dialogue mis à mal par les sieurs Villepin et Chirac qui , aidés par Poutine et Shroeder se sont opposés à la libération de l'Irak. Le journaliste  Alain Hertoghe avait d'ailleurs très bien décrit cette hystérie anti-US lors de la guerre de 2003 dans son livre "La guerre à Outrance : comment on nous a désinformés sur l'Irak" , montrant que  les grands journaux , y compris Le Figaro avaient manipulé leurs lecteurs afin de leur faire croire à un désastre dans les sables de l'ex -Babylone.

Certes,  tout n'est pas parfait . La situation réelle en Irak n'est que montrée partiellement par les médias. On continue à tresser des couronnes à des Al Gore ou des Bill Clinton. Les acteurs hollywoodiens gauchistes sont accueillis chez nous comme des messies mais on sent un frémissement, un changement. Bush n'est plus le diable décrit par Chavez (l'apprenti-dictateur vient d'ailleurs de se faire remettre en place de manière  ferme par le roi d'Espagne !!) mais un président qui, somme toute, a osé prendre les décisions indispensables à un moment crucial de l'Histoire quand la France, elle, continuait de vivre dans une bulle.

L'interview, que je mets ici en "pièce jointe" montre un président d'une classe impériale, qui n'élude pas les questions, qui ose dire que Saddam devait être éliminé et qui ne cache pas son admiration pour son nouvel homologue français. PPDA a beau ressortir quelques clichés de sa manche, son interlocuteur n'en reste pas moins d'une grande classe et montre  qu'il a marqué son temps.

Bien entendu, l'interview ne peut masquer la haine que certains ont encore de l'Amérique (il n'y a qu'à voir les commentaires que je reçois régulièrement) mais petit à petit , la mentalité évolue... Qui va piano....

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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 19:02
La pensée néoconservatrice est fière d'accueillir dans la blogosphère un nouvel allié : le blog  atlantiste !!

United we are strong !!

N'hésitez donc pas à le visiter, à le commenter, à discuter...

Ce n'est qu'en essaimant nos idées que nous parviendrons à les imposer.

L'auteur a déjà écrit une série d'articles sur Ahmadinejad et son intention (honteuse) d'aller à Ground Zero, sur la complaisance des médias à propos des communistes, sur l'intervention de Nicolas Sarkozy sur TF1 (avec fenêtre YouTube en prime) et a repris des articles de FFGop , de Miguel Garotté...

Bref, un nouveau lien à mettre dans vos favoris

Et franchement, rien que pour le bandeau d'accueil ci dessous !!
header-home-tmpphpbAvSjS.jpg
Allez donc le voir en taille réelle

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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 11:52
Ivan.jpgIvan Rioufol, toujours aussi lucide. Voici son bloc note de ce jour.

Voici ce qui se dit, six ans après le 11 Septembre : le président des États-Unis, en engageant en Irak la guerre contre le totalitarisme islamique, a radicalisé le monde musulman et affaibli l'Occident. D'ailleurs, la France l'avait prédit. Bien. Mais alors, pourquoi Jacques Chirac est-il déjà tombé dans l'oubli ? C'est Tony Blair, quittant le pouvoir peu après lui, que les grands dirigeants ont appelé pour être médiateur au Proche-Orient. Le « caniche de George Bush » aurait-il vu plus juste ?
 
 L'angélisme répète que le terrorisme est l'expression d'une pauvreté et d'une humiliation. Le cliché occulte le djihad mené contre l'Occident et son mode de vie, au nom d'une idéologie de conquête et de soumission. L'autre jour, Oussama Ben Laden a invité les Américains à « rejoindre l'islam », tandis qu'al-Qaida frappait deux fois l'Algérie indocile. La haine pousse des musulmans à assassiner d'autres musulmans.
 
 Mais, cette fois, les victimes se révoltent. Les Algériens sont descendus dans les rues, dimanche, pour dire « Non à la violence ». Le même jour, à Gaza, une grève générale a été décrétée pour protester contre les méthodes de la résistance islamique (Hamas), qui a pris le pouvoir. En Irak, un sondage publié lundi cite al-Qaida comme premier responsable de la violence (à 21 %) devant les États-Unis (19 %) et l'Iran (11 %).
 
 Le nazislamisme, combattu par Bush et Blair, est un repoussoir pour les musulmans qui s'estiment déshonorés par cette barbarie se réclamant de leur religion. Dans la province d'al-Anbar (Irak), ancien fief djihadiste, des milices sunnites collaborent désormais avec les Américains. En Iran, le président Ahmadinejad fait honte à une partie de son peuple. Au Maroc, lors des élections de dimanche, même les « islamistes modérés » ont été boudés.
 
 En aurait-il été ainsi si la France pacifiste avait été suivie, elle qui conseillait le statu quo en Irak et refusait de parler de guerre contre le terrorisme ? La stratégie des États-Unis ne peut se résumer au chaos que les médias se délectent à décrire. En désignant l'ennemi, Bush a réveillé la vigilance du monde libre. Des musulmans s'opposent davantage aux dérives sectaires nées d'une lecture littérale du Coran. Voilà ce qui ne se dit pas.
 

 
Confusion des esprits
 
 Un mépris pour le monde arabo-musulman laisse entendre que celui-ci ne comprendrait que la schlague de ses tyrans. C'est, au fond, l'argument de ceux qui reprochent à Bush d'avoir voulu délivrer l'Irak de sa dictature pseudo-laïque. À les écouter, il aurait fallu laisser Saddam Hussein terroriser en paix.
 
 En fait, même si les Américains ont saccagé l'occupation de l'Irak par leurs impréparations et leurs certitudes, ils ont néanmoins clarifié l'enjeu, en situant le choc des cultures non pas entre musulmans et occidentaux, mais entre soumission et libre arbitre.
 
 Il y a eu, oui, de la naïveté à croire que la démocratie s'imposerait à Bagdad, avant de gagner les pays voisins. Mais elle reste à portée de main, et bien des Irakiens espèrent la consolider. « Nous sommes en train de construire les bases d'une nouvelle démocratie », explique Hohyar Zebari, ministre des Affaires étrangères (Le Figaro, mercredi). Pourtant, alors que cet espoir devrait être encouragé, la majorité des commentateurs persistent à accabler les États-Unis et à rendre Ben Laden maître du jeu. Cette capitulation ne peut que satisfaire les islamistes.
 

 La place du monde libre n'est pas au côté de ses ennemis. Or, l'islam radical profite de cette confusion des esprits pour tenter de s'implanter en Europe. En Allemagne, deux convertis se préparaient à commettre des attentats à la voiture piégée. La communauté juive de ce pays peut s'inquiéter de la montée d'un nouvel antisémitisme, attisé par des prêcheurs. Il s'est traduit, vendredi à Francfort, par l'agression au couteau d'un rabbin. Faudrait-il se résoudre à ces actes ?
 
 Mardi, aux Pays-Bas, d'anciens musulmans ont décidé de dénoncer l'islam politique. « Nous brisons le tabou qui accompagne l'abjuration de l'islam, mais prenons aussi parti pour la raison, les droits et valeurs universelles et le sécularisme », écrivent-ils dans leur « Déclaration européenne pour la tolérance». En France, de nombreux musulmans laïcs ont aussi adopté les règles et les moeurs de la société occidentale, en choisissant de vivre leur religion et ses rites dans l'intimité. Ce sont ces démocrates qu'il faut soutenir.
 

L'exemple belge
 
 Observer, ces jours-ci, la Belgique se déchirer entre Flamands néerlandophones et Wallons francophones rappelle combien une nation est fragile, quand elle n'est plus soudée par une identité commune ou un même sentiment d'appartenance. Au coeur de l'Europe, ce pays peut éclater parce que deux communautés, pourtant issues d'une même culture chrétienne, ne se sentent plus solidaires. Autant dire qu'il est urgent pour la France de s'assurer de la solidité du sentiment national qui maintient son unité, alors qu'une immigration de peuplement bouleverse sa démographie. L'Ile-de-France, qui regroupe 19 % de la population, contribue à 43 % de l'accroissement naturel du pays (Population et Avenir, septembre 2007), notamment sous l'effet de la fécondité d'une immigration africaine et nord-africaine. La France saura-t-elle toujours faire partager ses valeurs à cette population majoritairement musulmane et géographiquement concentrée ? Elle ne le pourra qu'en résistant aux pressions de l'islam radical, inconciliable avec l'universalisme des Lumières.
 

Retour dans l'Otan ?
 
 Un retour de la France dans l'Otan ? Il consoliderait une union occidentale qui n'a pas à rougir de se rapprocher des États-Unis, alliés depuis deux cent cinquante ans.
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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 05:16
guy-milliere.jpgLes analyses de la presse française sur la présidence Bush sont toujours aussi myopes. Elles s’accompagnent d’un discours asthénique sur les perspectives de l’élection présidentielle de 2008, et sur le statut de la guerre en Irak.

Commençons par Bush, qu’on présente comme « en échec » ou « en fin de parcours » : on oublie, en France, que, depuis longtemps, tous les présidents des États-Unis, au cours de leur second mandat, connaissent des difficultés diverses, liées le plus souvent au fait qu’ils ne peuvent se représenter, et que se prépare leur succession. Le parti d’opposition fait feu de tous bois parce qu’il espère provoquer une alternance. Les membres du parti au pouvoir se donnent les moyens de souligner leurs différences. Cela s’accompagne de manœuvres, de recours spécieux à la justice et de commentaires sans merci. Il en a été ainsi, par exemple, pour Reagan. Il en est ainsi pour Bush aujourd’hui.

Les démocrates étaient hostiles à Reagan à la fin des années 1980. Ils sont très hostiles à Bush vingt ans plus tard. C’est logique. Les républicains, à la même époque, cherchaient à se différencier de Reagan : ils cherchent aujourd’hui à se démarquer de Bush. C’est logique, encore. Des conseillers de Reagan se sont retrouvés devant la justice. Des gens de l’entourage de Bush se sont, eux aussi, retrouvés devant la justice. C’est logique, toujours, hélas. La presse américaine, penchant à gauche à l’époque, a été féroce avec Reagan et l’a traité d’idiot. Encore plus à gauche aujourd’hui, elle est odieuse avec Bush et le traite de crétin. C’est tristement « normal ». La fin des années Clinton correspond au même scénario : la différence tient seulement à ce que Clinton était de gauche, et avait donc les faveurs des journaux américains et français. Le temps de l’histoire pour les présidents américains, vient plus tard, après qu’ils aient quitté le pouvoir : seuls ceux qui savaient se détacher de l’immédiateté pouvaient discerner d’emblée au temps de Reagan que celui-ci était un grand homme. Seuls ceux qui savent aujourd’hui se détacher de l’immédiateté peuvent déchiffrer ce qui fera la marque véritable de la présidence Bush. Ceux qui sont dans l’immédiateté, et qui bêlent avec les moutons de Panurge, ne peuvent rien voir, bien sûr.

Ils ne voient pas grand-chose non plus concernant les perspectives de 2008. Après s’être entichés de Barack Obama (il est beau, il est noir, il parle comme un Européen mou) sans s’apercevoir qu’il était incompétent, mettent désormais tous leurs espoirs dans Hillary Clinton et ne discernent pas qu’elle est loin d’avoir partie gagnée : parce qu’elle n’est pas aimable, parce qu’elle et son parti sont trop à gauche pour la classe moyenne américaine. Ils ne discernent pas non plus qu’il existe, au sein du parti républicain, plusieurs candidats qui, avec des nuances qui leur sont propres, prolongent la stratégie de guerre contre l’islamo-terrorisme et le « conservatisme compassionnel » élaborés par Bush. Et ils semblent ne pas prêter attention au fait que le mieux placé de ces candidats, Rudy Giuliani, apparaît en mesure de battre Hillary Clinton.

Ceux qui sont dans l’immédiateté n’ont, cela va de soi, toujours rien compris à la guerre d’Irak : j’y reviendrai pour ceux qui ont l’esprit ouvert (les autres m’indiffèrent). Ce que j’en dirai ici est que

1. la libération du peuple irakien et le changement de régime en Irak ont été et restent de bonnes choses,
2. des erreurs ont été faites pendant la réorganisation du pays, et seuls les stratèges de bistro ne font pas d’erreurs,
3. Le terrorisme a eu des accalmies et des retours de flamme, mais il est un terrorisme, pas une « résistance », et il fait partie intégrante du terrorisme islamiste avec lequel nous sommes en guerre
3. la stratégie du général Petraeus mise en œuvre depuis janvier, porte ses fruits,
4. une guerre se juge quand elle est arrivée à son terme et quand, comme pour les présidences des États-Unis, vient le moment de l’histoire. La pacification de l’Irak nouveau n’est pas achevée. La guerre contre l’islamo-terrorisme non plus. Cela se trouve largement compris aux États-Unis, où même la gauche commence à percevoir que le défaitisme et le dénigrement sont suicidaires et ne paient pas électoralement. La France reste marquée par le défaitisme et le dénigrement, et on y compte nombre de stratèges de bistro.

(Original sur Les 4 vérités . Le débat qui suit le post est très intéressant)
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