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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 06:31
Ce jeudi 18 octobre , la force rétrograde syndicale va se mettre en route. Désavoués le 6 mai dernier dans leur rêve de statu quo , les syndicats veulent désormais « riposter » aux projets du gouvernement sur les retraites . Qu’importe pour eux que le système soit à bout de souffle, qu’importe qu’il soit en état de faillite, qu’importe si les Français ne sont plus égaux devant la loi !! Qu’importe tout cela du moment qu’ils gardent LEURS avantages, leur petit pré carré. Le mot Egalité de notre devise, ils s’en moquent comme de leur première carte d’adhérent !!

Qu’on juge ces mots, trouvés dans un mail du SnudiFO Vosges, le syndicat FO de l’enseignement :

Chers collègues,
 
Quand on essaye de nous faire croire que la journée de mobilisation du 18 octobre ne nous concerne pas, on nous trompe !
 
En 2003, la loi Fillon sur les retraites a aggravé nos conditions de départ à la retraite. Aujourd’hui, pour partir à la retraite avec une pension de 75 %, il faut avoir 40 années de cotisations dans la fonction publique. Mais cela ne suffit plus au gouvernement. Il nous parle maintenant de faire le calcul de la pension, non pas sur les 6 derniers mois, mais sur les 25 meilleures années.
 
Les spécialistes de tous poils, Sarkozy et son gouvernement, relayés par la plupart des médias veulent nous faire croire que l’allongement du temps de travail est inéluctable.
 
Les choses sont claires, leur  objectif est de décider en 2008 d’allonger pour tous les salariés, du public comme du privé, la durée de cotisation pour pouvoir prétendre à une retraite à taux plein : ni 37,5, ni 40 mais 41,42,43….annuités pour tout le monde.
 
Mais avant, il y a un préalable et c’est pour tout de suite : faire disparaître les régimes spéciaux et surtout faire disparaître toute référence aux 37,5 annuités.
 
Les objectifs de ce gouvernement sont clairs et notre réponse doit l’être aussi.


On croit donc rêver !! Alors que les régimes spéciaux ne concernent pas l'éducation nationale, certains syndicats d’enseignants veulent faire croire à une association de convenance , illogique. En soutenant les quelques privilégiés et en exigeant la survivance d’un système inégalitaire, ces syndicats ne font que chercher des prétextes. Prétextes à une grève archaïque. Prétextes à toujours bafouer le mot inégalités. Prétextes à rejeter le scrutin du 6 mai !!

On notera que , comme d’habitude, les médias, pourtant bien complaisants à l’égard de ce 18 octobre  sont rangés dans le camp du gouvernement, même si FO se protège en employant le mot "plupart". Sans doute voulait-il dire "quelque" !!

Peut être apprendrez vous que , dans la fonction publique, le calcul se fait sur les 6 derniers mois et non les 25 meilleures années comme dans le privé. Encore une belle inégalité que veulent garder, coûte que coûte, les rétrogrades syndiqués. Vous êtes dans le privé, don't worry, vous travaillerez pour les autres. Soyez heureux.

« Notre réponse doit l’être aussi » . Oui, la réponse on la connaît : ne rien changer, laisser une partie des Français travailler pour les autres, continuer dans un système égoïste qui excluent une partie des travailleurs et qui ne produit que chômage, déficits chroniques et croissance nulle.

Les enseignants ont tout à perdre s’ils s’associent à cette journée du 18 octobre. Ils ne feront que prouver que , contrairement à leur propos, ils se moquent bien de la solidarité et que seuls leurs intérêts comptent. Ils ne feront qu’entériner les vieux clichés sur la fonction publique.

En 95, la mobilisation forcenée des cheminots et d’une grosse partie de la fonction publique avait mis à bas l’entreprise de réforme de Juppé et mis au grand jour la méthode de gouvernement de Chirac : on recule et tant pis pour l’égalité devant la loi.

Bien entendu, et pour faire passer la chose, FO exige le retour à 37,5 annuités pour tous, sachant très bien que c'est impossible !! On tente de redorer son blason comme on peut. La vérité est que la plupart des syndicats se moquent de l'égalité, ne veulent qu'une chose : qu'on ne touche pas à leurs petits privilèges. C'est ce message qu'ils faut faire passer !!

Ce 18 octobre, si ce funeste scénario se répétait, j’espère que les Français auront au moins le cran de dire « NON » à tous ceux qui veulent rester dans la nuit syndicale.
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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 07:07
cecilia.jpgLa gauche n’a décidément honte de rien. On se rappelle qu’une partie de ses dirigeants avait refusé le score du 6 mai 2007, appelant à manifester contre la décision souveraine du peuple de France et l’élection de Nicolas Sarkozy.

On n’oubliera pas de sitôt l’attitude insultante envers ceux qui ont accepté l’ouverture , les « traîtres », ceux qui osent pactiser avec l’ennemi. L’intolérance du PS envers Kouchner, Bockel et cie a bel et bien montré de quel côté se trouvait le conservatisme pur et dur.

Ces deux dernières semaines ont donc été marquées par deux nouveaux exemples de la façon dont une partie de la gauche voit les choses.

La première est l’affaire du « détail ». Pour avoir osé employé le mot détail (à propos de la loi sur l’immigration et de l’ADN), François Fillon se voit désormais assimilé à un sous fifre du Front National. S’il est vrai que Le Pen a utilisé ce mot en son temps, on cherchera vaguement l’équivalent dans le discours de Fillon. Le Pen voulait choquer, Fillon ne faisait que remettre les choses en perspective. Mais pour la gauche, qui veut désormais s’ériger en police de la pensée et mettre certains mots à l’index , reprenant en cela une longue tradition totalitaire, il faut frapper fort !! Le mot détail doit donc être banni des mémoires, on ne peut plus l’utiliser. Toute tentative pour le mettre en bouche ne peut faire de vous qu’un facho de première ! Ridicule mais bon ça marche, vu que la presse de gauche s’en fait un large écho.

La deuxième est la création d’une commission d’enquête sur la Libye. Si le principe peut, à la limite se comprendre, le fait de vouloir absolument faire témoigner Mme Sarkozy montre là aussi une volonté forte de nuire et en aucune manière un désir de transparence. La gauche oublie qu’elle n’a strictement rien fait pour libérer les infirmières bulgares. Il lui est donc plus facile de réclamer des explications à la première dame de France que de se bouger le cul pour être en accord avec ses idées (l’humanisme, la tolérance, la liberté…) A moins bien sûr que ces fameuses valeurs de gauche ne soient à géométrie variable. Elles sont dignes quand elle émane du PS, elles sont suspectes quand elles viennent du camp adverse !!

Les donneurs de leçons , décidément, nous gonfle !!
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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 12:12
jospin.jpgDécidément , la taupe troskyste n'est pas beau joueur. Ni très fair play. Et surtout bien amnésique. Après avoir boudé pendant toute la campagne parce que les militants lui avaient clairement fait comprendre qu'ils n'en voulaient même pas comme  candidat à la candidature , Tristus 1er casse Royal dans un livre assassin mais  s'expose aussi à de petites comparaisons.

Improvisations incessantes, propos de touristes sur la justice chinoise, Royal "pas taillée pour le rôle", "illusion qui doit se terminer"... n'en jetez plus la cour est pleine. C'est ce qu'on pourra lire la semaine prochaine dans L'impasse (rien que le titre) , le dernier livre en date d'un membre du PS contre Ségolène Royal.

Pour lui Ségolène Royal est tout simplement une «figure secondaire de la vie publique», qui n’est parvenue à prendre la tête de la bataille présidentielle qu’à la faveur d’une «illusion», alors qu’elle était la «candidate qui était la moins capable de gagner». 

Sans doute, pense-t-il que lui , il était le plus capable de gagner.

Sauf que en 95, il a été proprement battu par Jacques Chirac.

Sauf que en 2002, il n'a même pas été capable d'aller au 2e tour , laissant cette "chance" à Le pen et  couvrant ainsi la France de ridicule. Pourtant, l'élection était donnée imperdable , comme en 2007. On sait ce qu'il en a été.

Sauf que sa campagne de 2002 fut aussi marquée par quelques gaffes (moins , je le reconnais) comme celle sur l'âge du capitaine Chirac, son refus d'avoir une orientation à gauche claire et une volonté de se passer d'une partie du PS.

D'autant que Jospin  estime offensant que Royal ait passé sous silence la période 97-2002. On peut la comprendre quand on voit ce que les 35 heures ont fait comme dégâts dans le monde du travail, dans l'opinion... S'il voulait tellement défendre son bilan, il pouvait se présenter ne serait-ce qu'à la candidature.

Jospin a  été un mauvais premier ministre, moins que De Villepin il est vrai mais est-ce que cela l'autorise à cracher aussi ouvertement sur sa rivale ?

N'a-t-il pas dit le 21 avril 2002 qu'il abandonnait la vie politique ? Ou bien prend-il exemple sur Noah, autre  briseur de serment quand cela l'arrange (Si Sarko passe, je me casse !! Il est toujours là !!) ?

On peut également se poser la question sur la succession de livres contre Royal. Même si cela ne peut que réjouir ses adversaires de droite (j'en suis), on peut se dire que le PS aurait été avisé d'en écrire autant en 2002. Et quand Royal parle d'attaques sexistes, on peut penser qu'elle n'a pas entièrement tort.

A moins que,  en politique, il y ait également des intouchables. Comme sa suffisance Jospin !! Un type qui refuse de reconnaître sa défaite et qui se ridiculise en insultant les autres.

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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 09:00
allegre.jpgDécidément, Claude Allègre a décidé de prendre réellement le contrepied de 34 ans de vie politique. Après avoir brocardé les écologistes dans son livre "Ma vérité sur la planète", le voilà qui flingue le PS à tout va dans "La défaite en chantant", un livre d'entretiens. L'ex-ministre de l'Education n'épargne personne même si, surprise, il se montre un peu moins brutal avec Segolène Royale. Mais pour le reste, le franc parler d'Allègre va sans doute faire grincer des dents.

François Hollande tout d'abord : "Il est le responsable principal de toute cette pagaille. Il a joué au plus fin avec tout le monde et il a perdu. Il est allé chercher Jospin, il a encouragé sa campagne (...) Il pensait que plus le marigot était rempli de crocodiles, plus il avait de chances. Il a foutu un bordel noir".  Utilisant le terme "magouilleur", Allègre compare le premier secrétaire à Guy Mollet qui fut le fossoyeur de la SFIO durant l'agonie de la IVe République. Et quand on sait que la politique de Mollet vis à vis de son parti contribua très largement au retour de De Gaulle et à la "mainmise" de la droite sur les affaires publiques pendant 23 ans, on se dit que ce n'est pas un compliment. Mollet qui restera , pour la gauche, comme celui qui , le premier , a envoyé des appelés en Algérie (avec l'aide, il est vrai, d'un certain François Mitterand).

En fait, Hollande aurait multiplié les candidatures en espérant apparaître comme le champion, le rempart, l'ultime atout. Il n'avait évidemment pas prévu la montée en puissance de son ex-campagne. Et surtout pas sa chute.

Montebourg, Valls  ? Des chacals et des hyènes sans la moindre idée. "Il n'y a rien, le vide. La rénovation du PS, ce n'est pas eux". Et pan sur les jeunes "loups" qui montent mais qui , en fait, ont largement contribué à la défaite du 6 mai dernier en faisant une campagne virtuelle et déconnectée de la réalité. En se réfugiant dans le Tout Sauf Sarkozy mais en refusant un vrai débat, ils ont déboussoulé les électeurs de gauche.

A propos de Royal, Allègre qui ne l'avait pas loupé  et à juste titre durant la campagne, se radoucit un peu :
"Je ne la prends pas pour une imbécile et je ne la crois pas dénuée de qualités, notamment de volonté. C’est quelqu’un de courageux, ce qui ne court pas les rues dans ce parti». Il estime d’ailleurs qu’elle «va reprendre l’offensive au PS», voire «les manger tout crus». " On notera tout de même que pour lui les gens courageux ne sont pas en masse au PS !! Cependant, il ne manque pas d'ajouter "Elle ne s'intéresse pas aux dossiers, uniquement à son promotion". Ce qui n'est pas faux !!

En fait, selon Allègre, le PS en a pour  10 à 15 ans avant de se rénover, se trouvant ainsi dans la position du parti conservateur en anglais de 1997 : une image en ruine, des cadres à l'agonie, plus de projets... et un boulevard pour ses adversaires.

Enfin, après son annonce de ne pas reprendre sa carte du PS, il avoue être séduit par Sarkozy et, pourquoi pas, de profiter de l'ouverture. "L'avenir n'est écrit nulle part" dit-il à Libération.

En attendant, après la campagne vue de l'intérieur de Femme Fatale, voici donc un nouvel ouvrage qui devrait permettre de comprendre ce que fut cette  pantalonade délirante que l'on connaissait sous le nom de "campagne électorale de Mme Royal" !!
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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 10:25
Des deux scandales qui polluent notre mois de juillet, il est clair que c'est le moins important qui est favorisé par la presse et "plébiscité" par les Français !!

Que les coureurs du tour de France soient dopés est un secret de polichinelle . Qui peut croire que des types en vélo puissent grimper des cols à 40 km/h ? Les organisateurs font mine de s'apercevoir qu'il y  a des tricheurs , les journalistes jouent les pères-la-pudeur alors qu'ils vivent dans les mêmes hôtels que les coureurs, le public continue de suivre cette course tout en pestant contre les "dopés" !!

Dans le même temps, l'affaire Clearstream est en train de prendre un tournant délirant et De Villepin va être mis en examen pour complicité de dénonciation calmonieuse. Et si l'on réfléchit un peu, il est clair qu'il n'est pas seul dans cette sordide affaire de listing truqué, de manipulation de l'opinion, de tentative de déstabilisation d'un ministre populaire. Qui se trouvait au sommet de l'état avec lui à l'époque ? Chirac !!

Les juges Henri Pons et Jean-Marie d'Huy n'ont d'ailleurs pas renoncé à entendre l'ancien président !!

On rappellera que l'affaire a éclaté en janvier 2004 quand un listing supposé d'une banque luxembourgeoise , Clearstream, donnerait la liste de personnalités ayant des comptes secrets. Dans le lot on trouve des industriels, des mafieux russes et des hommes politiques. Dont un certain Nagy-Bocsa. Pour les initiés, c'est le nom complet de Nicolas Sarkozy. Cette liste est remise par Jean Louis Gergogin à De Villepin.

Le général Rondot doit enquêter sur cette affaire. Mais rapidement , il s'étonne que De Villepin fasse une fixation sur Sarkozy et surtout il acquiert la certitude que le listing est bidon.

Dans le même temps, un informaticien, Imad Lahoud, prétend avoir découvert 12 nouveaux comptes dont ceux de ... Sarkozy et Brice Hortefeux.

Rapidement, la rumeur enfle et le futur Premier Ministre peut dire à Rafarin le 7 juillet 2004 : "Nicolas est cuit , il a une vilaine affaire aux basques". Plus tard, lors d'un entretien avec Franz Olivier Gisbert du Point , il enfonce le clou "Sarkozy,c'est fini. Si les journaux font leur travail, et qu'ils ont des couilles, il ne survivra pas à cette affaire là". Et on ose se demander à qui profite le crime ?

Pourtant, De Villepin a déjà été prévenu par Rondo de ses doutes sur la véracité du listing. De Villepin a même demandé à Rondot de détruire quatre notes qui laissaient entendre que Sarkozy était l'homme à abattre.

Nous avons donc d'un côté une banal affaire de dopage et de l'autre un scandale politique majeur !! Les Français préfèrent le dopage. Tant pis pour eux.

En attendant, rions un peu avec cette petite ritournelle (Merci à Drzz et Sqpr)
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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 20:38
Point positif : les infirmières bulgares sont libres ainsi que le médecin palestinien, après 8 ans de cauchemar !! Sarkozy l'avait promis !! C'est fait.

Point positif : le rôle de Cécilia montre que la femme du président n'entend pas se cantonner à un rôle de potiche !! Et tant pis pour la gauche qui ne s'est intéressée qu'à cet aspect des choses.

Point positif : la Libye pourrait enfin redevenir un pays fréquentable. Les accords que Mr Sarkozy va négocier avec le pays devraient enfin la sortir de son moyen-âge idéologique.

MAIS

point négatif : Kadhafi est toujours au pouvoir. Ce salopard a , tel un bandit de grand chemin, obtenu une rançon après avoir fait un enlèvement. Il se refait une virginité après avoir assassiné au dessus de Lockerbie, après avoir soutenu le terrorisme islamisme...

Kadhafi est tout sauf stupide. En 2003, il a vu ce qui était arrivé à Saddam. Il s'est alors délesté de son arsenal à temps, a totalement retourné sa veste et s'est même offert de lutter contre le terrorisme. On croit rêver.

Bien sûr, la realpolitik ne s'embarrasse pas de moralité . Et l'on peut toujours croire à la sincérité de Kadhafi. De même , que l'on peut espérer que, enfin, les accords signés hier (notamment sur la fourniture d'un réacteur nucléaire afin de dessaler de l'eau de mer) profiteront au peuple de Libye, aucunement responsable des délires de son dirigeant.

Oui, on peut croire , espérer...

Mais l'on doit toujours se montrer critique quand on accorde un satisfecit à un (ex)terroriste. On doit toujours se poser des questions quand on voit qu'un truand international parvient à ses fins. On doit toujours se dire : Est-ce une solution que de tendre la main à une telle ordure ?

Alors, verre à moitié plein, verre à moitié vide ? Le débat est à la hauteur de l'embarras. Certes, les USA aussi ont renoué avec la Libye. Certes, il vaut mieux pour l'Europe avoir une Libye démilitarisée et qui n'offre plus de sanctuaire aux terroristes. Mais le prix à payer n'est-il pas trop élevé ?

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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 07:25
Par Stéphane Marchand
Puisque la politique est l'art du possible, le pragmatisme est une vertu politique. Pour gérer un pays, il faut s'adapter aux conditions du moment. Il n'est pas toujours possible, une fois au pouvoir, de tenir toutes les promesses faites pendant une campagne électorale. Dans le domaine fiscal ou social, par exemple, il arrive que la croissance se dérobe. Le sens des responsabilités d'un dirigeant se mesure alors à sa capacité de renoncer à certains engagements. Au nom des intérêts supérieurs du pays, il doit être prêt à décevoir ses électeurs. Prendre ce virage sans perdre leur confiance, voilà toute la difficulté de la politique. La vérité d'un moment se heurte à la réalité d'un autre et seule la cohérence d'ensemble d'une action politique peut résoudre cette contradiction. Sans cet axe, le pragmatisme porte un autre nom : le cynisme.

Ségolène Royal, « probable » candidate socialiste à la présidentielle de 2012, vient d'avouer posément avoir truffé son programme présidentiel 2007 d'engagements avec lesquels elle était au fond en total désaccord. Les électeurs et les électrices qui l'avaient crue quand elle proposait un smic à 1 500 euros brut ou une généralisation des 35 heures seront heureux d'apprendre de la bouche même de la présidente de la Région Poitou-Charentes que ces idées n'étaient « pas du tout crédibles ». Pour ces cas d'amnésie, Edgar Faure avait une boutade : « Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent. »

L'argument selon lequel Ségolène Royal avait été contrainte à ces mensonges tactiques par la discipline partisane est évidemment irrecevable de la part d'une femme qui briguait, et brigue encore, la présidence de la République. Si elle est incapable de s'affranchir des archaïsmes du programme socialiste pendant une campagne électorale, on prend peur à l'idée de ce qu'aurait été, si elle s'était installée à l'Élysée, son action à la tête de l'État, avec les innombrables pressions intérieures et extérieures qu'attire cette fonction. On finit par croire qu'à ses yeux l'affirmation et son contraire sont équivalents. Le 6 mai dernier, les Français ne s'y sont pas trompés.

Tout se passe comme si la vérité était, à un instant donné, ce qui sert les intérêts de la candidate socialiste dans sa course au contrôle du parti. Lors du débat télévisé précédant le second tour de l'élection présidentielle, elle avait affirmé que le nombre d'enfants handicapés scolarisés par l'Éducation nationale avait chuté de 50 % et que 7 000 postes d'aides éducateurs spécialisés avaient été supprimés. Les deux chiffres sont faux et l'ancien ministre délégué à l'Enseignement scolaire le savait très bien.

Ségolène Royal a même choisi de plier sa vie privée à cette logique des vérités successives, et d'une manière si délibérément publique qu'elle nous oblige à en faire état. En quelques mois, les Français ont entendu des allusions appuyées à un possible mariage tropical avec son compagnon quand il fallait que le premier secrétaire du parti la soutienne. Ils viennent d'assister à une brutale déclaration de rupture par voie de presse maintenant qu'elle convoite pour elle-même le poste de François Hollande. Est-ce là du pragmatisme ?

Mon avis sur cet édito : Stéphane Marchand a bien analysé le "cas" Royal , celui de quelqu'un prêt à tout pour arriver à ses fins. On aimerait bien avoir maintenant la réaction de militants PS. Avez vous eu l'impression de vous être fait flouer ? Regrettez vous de lui avoir voté une investisture massive ? Pensez vous (comme moi) qu'elle doit quitter le PS ?
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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 12:59
Je sais, le jeu de mot est débile.

Voici la composition du nouveau gouvernement Fillon :

Jean-Louis Borloo (Parti radical) : ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagements durables.
 
Michèle Alliot-Marie : ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des collectivités territoriales.
 
Bernard Kouchner (PS) : ministre des Affaires étrangères et européennes.
 
Christine Lagarde : ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi.
 
Brice Hortefeux : ministre de l'Immigration, Intégration, Identité nationale et du Codéveloppement.
 
Rachida Dati : Garde des Sceaux, ministre de la Justice.
 
Michel Barnier : ministre de l'Agriculture.
 
Xavier Bertrand : ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité.
 
Xavier Darcos : ministre de l'Education nationale.
 
Valérie Pécresse : ministre de l'Enseignement supérieur et Recherche.
 
Hervé Morin (Nouveau Centre) : ministre de la Défense.
 
Roselyne Bachelot-Narquin : ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports.
 
Christine Boutin : ministre du Logement et de la Ville.
 
 Christine Albanel : ministre de la Culture et de la Communication
 
Eric Woerth : ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique.
 

 
Secrétaires d'Etat :
 

 
 Roger Karoutchi : secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement.
 
Jean-Pierre Jouyet (PS) : secrétaire d'Etat aux Affaires européennes.
 
Laurent Wauquiez : secrétaire d'Etat auprès du premier ministre, porte-parole du gouvernement.
 
Eric Besson : secrétaire d'Etat, chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques.
 
Valérie Létard (Nouveau Centre) : secrétaire d'Etat auprès du ministre du Travail, chargée de la solidarité.
 
Dominique Bussereau : secrétaire d'Etat aux Transports.
 
Nathalie Kosciusko-Morizet : secrétaire d'Etat auprès du ministre français de l'Ecologie, chargée de l'Ecologie.
 
Christian Estrosi : secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer.
 
André Santini : secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique.
 
Jean-Marie Bockel (PS) : secrétaire d'Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie auprès du ministre des Affaires étrangères.
 
Hervé Novelli : secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, chargé des entreprises et du Commerce extérieur.
 
Fadela Amara : secrétaire d'Etat à la politique de la Ville.
 
Alain Marleix : secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Défense, chargé des anciens combattants.
 
Rama Yade : secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des affaires étrangères et des droits de l'Homme.
 
Luc Chatel : secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, chargé de la consommation et du tourisme.
 
Bernard Laporte :  secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux sports (après la Coupe du Monde de rugby).
 

 
Hors-gouvernement : Martin Hirsch, Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté .

Donc, hormi le remplacement de Juppé, le cap se poursuit.
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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 06:28
Ainsi si donc, ils étaient séparés !! Les petits bisous lors des meetings, les cris d'orfaie quand quelqu'un osait dire le contraire, le côté "vie de famille parfaite" pour justifier certaines positions lors de la campagne, les demandes de dommages et intérêts envers un livre qui osait invoquer des tensions dans le couple, tout ça c'était pour la frime !!

Depuis au moins deux ans, le couple Royal-Hollande n'existait plus que pour la façade, le temps d'une campagne électorale donc. Pire encore, c'est par déception conjugale que Madame se serait lancée dans la course : pas pour son pays, pas par conviction mais pour faire payer à Monsieur le fait d'aller voir ailleurs.

De qui se moque-t-on ? Des français qui ont fait confiance à Royal ? Des militants PS qui lui ont voté massivement une investiture ? De tout le monde en fait !!

Politique et vie privée sont des choses que l'on doit séparer. Personnellement, j'ai trouvé assez dommageable que par un moment Nicolas Sarkozy se serve de sa vie de couple comme d'un tremplin . Il a sans doute compris son erreur quand la presse s'est jetée avec délectation sur ses ennuis conjugaux et la fuite de Cécilia. Mais au moins, on était dans une certaine franchise.

Là, on a eu un couple qui s'est servi du sommet de la politique pour étaler ses divisions, un couple qui a pris le risque d'en faire élire l'un d'entre eux pour servir une basse vengeance familliale.

La demande de mariage de 2006, c'était quoi alors ? De la stratégie ou bien une dernière tentative de sauver un couple à la dérive ? Comment croire à la sincérité désormais de Mme Royal qui profiter une fois de plus du débat public pour laver son linge sale ?

Et que penser de cette déclaration ? "J'ai demandé à François de quitter la maison" !! Toujours ce je, toujours cette manie de s'auto-déclarer. Un communiqué neutre n'aurait-il pas suffit ? Ou bien entend-elle montrer que c'est elle qui mène le jeu ? Ainsi , après l'aspect "vie de famille parfait" mis en avant durant la campagne, ce serait désormais le côté "femme libre" qui serait mis en avant pour pouvoir briguer la tête du PS. On a l'impression de voir un patron se séparer de son employé.

Quand aux médias, on a là une belle leçon de "faux-cuerie" !! Si l'on lit entre les lignes, tous les commentateurs politiques le savaient. Ils n'en n'ont rien dit mais ils savaient que l'unité n'était que de façade , ils savaient que le couple mentait, ils savait comme lorsque Mitterand publiait des bulletins de santé falsifiés. Une fois de plus, les gens vont être tentés par les idées du style "ils sont de connivence avec les politiques" ou "ils se couvrent entre eux" !! Le scrutin aurait-il été changé si cette annonce avait été faite samedi soir ? On ne le saura jamais.

Pour info, Royal déclarait en mars : (merci à Rico qui a retrouvé la déclaration exacte)

"Oui, nous sommes toujours ensemble et oui, nous vivons toujours ensemble. Si cela n'était pas le cas, je peux vous dire qu'avec le nombre de paparazzi qui nous suivent, cela se saurait! (...) Au moins, quand on est une femme, on ne peut pas vous inventer un enfant caché!," soupire-t-elle, voyant dans les rumeurs "la rançon de la notoriété (...) Je ne m'y attache pas tant que cela ne sera pas dégradant pour moi (...) Je trouve mes enfants absolument formidables. Ils me soutiennent, chacun à sa façon. François aussi"

Alors, toujours aussi sincère , Marie-Ségolène Royal ? Personnellement, je pense qu'elle s'est vraiment foutue de nous et qu'elle doit vraiment, vraiment disparaître de l'horizon politique.
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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 20:28


Désolé, messieurs des médias mais l'UMP a gagné les élections !!

Désolé, messiers et mesdames du PS, vous avez perdu !!

Certes, le PS gagne une cinquantaine de siège. Il est vrai que la polémique démagogique sur la TVA sociale les a bien aidé. Il est vrai aussi que l'abstention a desservi l'UMP.

Mais au final, la victoire de l'UMP est claire. Dommage qu'elle ne soit pas si net car elle aurait obligé le PS à se remettre en question. Là, une fois de plus, ils ne feront rien, ils ne changeront rien, ils refuseront de faire une necessaire remise à plat.

Tant pis , les électeurs de gauche ont perdu ce soir une excellente occasion de changer les cadres de leur parti. Ils garderont donc les Royal, les Fabius, les DSK, ect...

Pour le reste, la victoire de la droite nous ouvre enfin un espace de réforme important. Les chantiers sont nombreux , très nombreux. Après tout, qu'il y a ait 150 ou 206 députés PS (et RPG) n'a pas d'importance : ils ont perdu. Ils pourront claironner le contraire : seuls les naïfs vont les croire.
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