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16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 08:17
Finalement la gauche aura eu de la chance. Sans cette histoire et cette polémique ridicule de TVA sociale (qu'elle envisageait également soit dit en passant, si l'on en croit certains transfuges du PS) , on aurait surtout parlé de sa déroute historique, du feuilleton Royal-Bayrou , du désaveu de Ségolène par le bureau national du PS à propos d'une alliance avec le Modem, et du ballotage parfois défavorable de certains éléphants du PS, voire de certains soutiens de Royal.

Mais , les socialistes n'étant pas si idiots, ils ont trouvé ce superbe écran de fumée et ont lancé le rouleau compresseur de la désinformation, amenant 60% des français à être contre un changement de l'assiette des recettes de financement . Il est vrai qu'avec le superbe slogan "avec la TVA sociale, les pauvres payeront les cadeaux fiscaux pour les riches" (du grand n'importe quoi socialistes mais les journalistes n'aimant pas trop penser, cela leur convient parfaitement), le PS a renoué avec sa démagogie habituelle. Et les gens se laissent prendre.

Passons.

Exit donc les questions qui fâchent : pourquoi un tel désaveu ? pourquoi la gauche est incapable de proposer un autre projet ou de faire autre chose que du "on est contre" ? Là aussi, la seule action du candidat PS dans ma circonscription cette semaine a été de mettre sur ses affiches "Votez contre la TVA à 24,6%". Son programme ? Y en a pas !! De toutes façons, l'UMP Jean Jacques Gaultier ayant recueilli 49,78% des voix, je ne m'inquiète pas vraiment.

Pourquoi une vague bleue serait , à la différence des vagues roses de 97 ou 81, une atteinte à la démocratie ? Que le scrutin ne soit pas juste pour les petits partis, c'est certain. Mais en ce cas, le PS est un petit parti , désormais ?

On a fustigé l'invertion du calendrier électoral . Mais qui l'a décidé, si ce n'est Lionel Jospin ? Pourquoi personne ne le rappelle ? Oubli pudique ou volonté de désinformer ?

La droite aura peut être plus de 400 députés. Pour l'opposition, c'est un scandale. Mais aurait-elle dit la même chose si elle se trouvait dans cette situation ? Sans doute que non, mais c'est , après tout, le jeu de la politique.

Aucun programme, pas de propositions, un refus flagrant de se réformer ou au minimum de faire un début d'autocritique, une Royal toujours aussi arrogante et cassante (les journalistes de France 2 ont désormais compris, on l'espère, qu'ils ont eu affaire à une ingrate, eux qu'ils l'ont tellement cajolé durant la campagne) , un PS qui croit encore être une force politique majeure alors qu'il est devenu une sorte de club de démagogues...Il faut donc une vraie vague bleue pour les obliger à réfléchir. C'est au pied du mur que l'on voit le maçon !!
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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 12:47
Après la débacle du premier tour des législatives, Royal est prête à tour pour sauver les meubles, y compris draguer Bayrou et son modem (pourtant moribond à 7%).
`
Invitée à dire si sur RTL si elle était prête à prendre contact avec François Bayrou, le leader du Mouvement démocrate, avant le second tour, Ségolène Royal a répondu: "Oui, je vais le  faire".
 
 François Hollande,  sur France a écarté l'idée : "Je ne vais pas formaliser ce qu'il (François Bayrou,) n'a pas  voulu" a-t-il déclaré lundi matin.

Bref, la cacophonie habituelle !!

Bayrou lui a tout à perdre : s’il accepte , son Modem est fini et deviendra un croupion du PS. S’il refuse , il n’aura que 1 à 4 députés. Dur pour celui qui croyait être l’arbitre de la vie politique française. On rappelera qu'en 97, l'UDF avait plus de 110 députés et que le Nouveau Centre en aura au moins 22.

Quelques résultats : dans ma circonscription , l’UMP Jean Jacques Gaultier arrive largement devant avec 49,17% des voix, contre 31,5% pour le socialiste Christian Franqueville.

L’islamiste du Modem , Djamel Bouras a réuni 9,47% (tout de même) mais ne peut être au 2eme tour.

Azoug Begag n’a fait que 14% mais a  osé accuser l’UMP de racisme et d’antisémitisme !! De qui se moque-t-il quand dans son parti (le Modem), il y avait un candidat raciste et antisémite (Bouras !!) ? Dans les poubelles de la politique, Begag !!

Enfin, Strauss Kahn n’est que 2eme avec 37% contre 37,7% à l’UMP. Dur pour celui qui veut prendre la tête du PS !!

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10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 22:42
Avec 45,6% contre 36% pour le PS et ses alliés, un modem à 7%, un FN à 5% et une extrême gauche à moins de 3%, on peut dire que la droite a réussi une première non-défaite sans précédent.

La gauche pourra cependant crier à la non victoire puisque certains de ses leaders (Hollande, Emmanuelli, Fabius..) sont en ballottage très favorable. Par contre cela sera plus dur pour Montebourg et Bianco.

Fillon, Borloo, Morin, Woerth, Bertrand, Accoyer sont réélus dès le premier tour. Mam est en ballottage favorable (cela fera plaisir à Jeremy que je salue au passage) ainsi que Juppé et Bachelot.

Quand au Modem, c'est la berezina : avec à peine 7% (soit 11 de moins qu'aux présidentielles), l'avenir s'annonce sombre pour le parti de Bayrou qui pourrait n'être que le seul député du Modem.

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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 06:54
Fenêtres sur cours, le bulletin gratuit du SNUipp , que nous recevons à l'école , a publié un sondage très intéressant sur le vote des enseignants pour le premier tour de la présidentielle. Même si les effectifs sondés ne sont pas forcément représentatifs de tout le corps enseignant (une distinction enseignants du public/enseignants du privé aurait été interessante) , il permet de tirer quelques conclusions.

(Fenêtres sur Cours n° 299 - 04 juin 2007 - Sondage CSA-CISCO)

La première colonne concerne tous les enseignants , y compris les non syndiqués. La colonne bleue concerne les adhérents à la FSU , la colonne verte les adhérents à l'UNSA.

Il apparaît clairement que les sondés ont voté plus à gauche qu'à droite, le score de Royal chez les adhérents FSU atteignant même 65%. Pour informations, certains syndicats nous ont envoyé des mails où ils indiquaient clairement leur intention de voter et de faire voter Royal au 2eme tour.

Par contre, le vote enseignant s'effondre à l'extrême gauche (il était nettement plus fort en 2002) et seul Besancenot tire son épingle du jeu. Le vote "gauche" reflète d'ailleurs le reste de la population : forte score chez Royal, laminage chez les autres (si des candidats comme Laguiller n'apparaissent pas sur ce sondage, c'est qu'il n'ont pas atteint les 1% dans les 3 catégories)

On avait écrit que Bayrou avait pas mal grapillé sur les terres enseignantes. Ce sondage le confirme puisque dans l'ensemble près de 25% de l'ensemble des enseignants ont voté pour lui. Ce qui a mathématiquement fait baisser le score de Royal (35%, contre 41% pour Jospin en 2002).

Nicolas Sarkozy arrive à 15% dans l'ensemble mais 0% à la FSU !! Plus surprenant, les enseignants syndiqués UNSA ont voté pour lui à presque 20%.

La gauche subit donc une érosion puisque même Le Pen a dépassé la barre des 5% tandis que De Villiers a séduit presque 10% des syndiqués USNA.

Pour Bruno Cautrès , chercheur au centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF), le vote des enseignants se rapproche de celui des classe moyenne. Il estime aussi que la stratégie Tout sauf Sarkozy a nettement mieux marché à l'Education Nationale que dans le reste de la population.

Ce type de sondage est intéressant à double titre : il montre d'une part que les adhérents FSU , souvent en première ligne dans les "combats" contre le ministère de l'Education Nationale, votent toujours à gauche, ce qui n'est pas vraiment un gage de paix sociale dans l'enseignement pour les années à venir.

Il montre aussi que le vote utile a joué chez les enseignants, échaudés par l'expérience de 2002.

Maintenant, il est opportun de rappeler qu'un enseignant ne doit JAMAIS étaler ses opinions politiques, religieuses ou autres devant ses élèves.
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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 08:30


Une fois de plus, la gauche s'est trompée. Et en beauté. En refusant de reconnaître l'ouverture de Nicolas Sarkozy pour ce qu'elle est, à savoir un signal fort de rupture, elle a loupé le renouvellement de la pensée politique. Pire encore, en ostracisant Bernard Kouchner et en l'excluant du PS, François Hollande a montré son vrai visage : celui d'un archaïque, arcbouté sur le passé et revanchard, qui plus est !!

On peut d'ailleurs se demander ce qu'aurait été un gouvernement Royal !! Certes on aurait eu droit à la vieille lune de la gauche plurielle mais aurait-elle élargi au delà de son camp ? On peut en douter.

Les esprits chagrins me font remarquer les réticences de certains barons de l'UMP. C'est vrai mais au final, l'ouverture s'est faite.

On m'objectera aussi que l'UMP a parfois exclu des membres car ils refusaient de se plier à la discipline lors d'élections. Le PS l'a fait aussi et être nommé ministre par un camp opposé n'a jamais empeché son parti de gagner ou perdre un siège de député.

Non, la gauche a tort : elle refuse de voir que la politique peut évoluer. Elle se drappe dans des théories qu'elle n'applique pas au final. Elle s'est trompée parce que les Français ne pensent pas du tout comme elle. Comme pour le débat sur la gare du nord où le PS a fustigé les propos de Nicolas Sarkozy à propos des fraudeurs, la gauche a cru être en phase avec l'opinion avant que les études et les sondages lui disent le contraire.

Ainsi, (et je cite le Figaro) :

L’ « ouverture » et la parité recueillent les suffrages des Français, selon un sondage.
69% des Français sont satisfaits de la composition du gouvernement Fillon, selon un sondage OpinionWay pour lejdd.fr. Un score qui atteint 42% chez les électeurs de Ségolène Royal. La nouvelle équipe ministérielle est jugée dynamique (78%), jeune (73%) et compétente (71%).
L’institut de sondage a également demandé aux sondés leurs trois ministres préférés. Leurs réponses font émerger un trio de tête composé de Jean-Louis Borloo (55%), Bernard Kouchner (51%, et même 60% chez les sympathisants socialistes), et Rachida Dati (46%). Viennent ensuite Michèle Alliot-Marie (32%), Alain Juppé (21%), Roselyne Bachelot (18%) et Xavier Bertrand (14%). Au final, trois femmes et quatre hommes se disputent les premières places en matière de popularité.

Le constat là aussi est très clair !! 69% c'est énorme. Et 42% chez les électeurs de Royal cela montre également un décalage important entre les hommes et femmes politiques de gauche et leur électorat. Celle qui pense avoir remporté une non-victoire (doux euphémisme pour ne pas reconnaître son échec) devrait méditer ses chiffres .

Le fait que ce soit un gouvernement de droite qui donne à une femme issue de l'immigration un vrai ministère (et non une caution), que ce soit un gouvernement de droite qui fasse appel à des gens compétents venant de l'autre bord comme Kouchner montrent bien où se situe la modernité.

Mr Hollande a dit que Mr Fillon était tout sauf un homme neuf. Mais qui entourait Mme Royal ? Lang, DSK , Bartolone , Freche ? Des hommes neufs , ça ? Et qui tenait la corde pour être premier ministre ? DSK ? Un homme neuf ? Reconnaissons lui d'avoir osé analyser finement l'échec de la candidate PS . Mais osera-t-il aller au delà, désormais ?

Nicolas Sarkozy a gagné l'élection sur un projet et une vision . Il est en train de l'appliquer. Ségolène Royal a perdu car elle ne disait pas où elle voulait emmener les Français. Il serait temps qu'elle s'en rende compte.
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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 10:06
 Le secrétaire général de l'Élysée Claude Guéant a proclamé vendredi matin la liste des quinze ministres du gouvernement de François Fillon. Un premier conseil des ministres se déroulera dans l'après-midi.
 
 C'est la fin du suspense. Le nouveau secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, a dévoilé à 9h45 la listre des ministres et des secrétaires d'Etat du gouvernement de François Fillon, élaborée avec Nicolas Sarkozy.
 

 
 - Alain Juppé : Ministre d'Etat, chargé de l'Ecologie, du développement durable, de l'énergie et des transports)
 
 - Jean-Louis Borloo, ministre de l'Economie et des Finances et le l'Emploi
 
 - Xavier Bertrand, (ministre Affaires sociales, travail, solidarité)
 
 - Brice Hortefeux ministre du l'Immigration, intégration, identité nationale)
 
 - Xavier Darcos (Education)
 
 - Bernard Kouchner, (Affaires étrangères et européennes)
 
 - Hervé Morin (Défense)
 
 - Eric Woerth (Budget, Comptes publics, Fonction publique)
 
 - Christine Boutin, ministre du Logement et )
 
 - Rachida Dati (Justice)
 
 - Michèle Alliot-Marie (Intérieur et Outre Mer)
 
 - Valérie Pécresse (Recherche, enseignement supérieur)
 
 - Christine Lagarde (Agriculture et Pêche)
 
 - Christine Albanel (Culture, Communication et porte parole du gouvernement)
 
 - Roselyne Bachelot (Santé, Jeunesse et sports)
 
 SECRÉTAIRES D'ETAT :
 
 - Roger Karoutchi (relations avec le Parlement)
 
 - Eric Besson, ancien socialiste (prospective économique et évaluation des politiques publiques)
 
 - Jean-Pierre Jouyet, proche de Hollande (Affaires européennes)
 
 - Dominique Busserau (Transports)

Qu'en pensez vous ? Moi cela me convient pas mal .
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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 08:32

Chirac Dernière intervention
envoyé par lefigaro

Ca y est : Jacques Chirac s'est exprimé pour la dernière fois à la télévision devant le peuple Français. Celui qui aura toujours voulu être président et qui l'a atteint en 95 nous quitte.

Si j'étais méchant, je dirais bon débarras. Mais comme je veux être positif, je dirais juste : ouf, c'est fini.

Que restera-t-il de ces 12 ans ? Ou plutôt que restera-t-il de positif ? Pas grand chose : peut être la prise de conscience de la responsabilité de la France dans le drame des années 40-44. Il était temps que Vichy soit vraiment jugée.

Mais même là, Mr Chirac s'est ensuite lancé dans de la repentance tout azimuth : colonisation, proche orient, ONU, écologie..... La France est devenue une patrie de pleureuses qui a honte de son histoire.

Bilan intérieur ? maigre, très maigre. La nécessaire baisse des morts sur la route a été faite par Sarkozy, les premières réformes sur les retraites l'ont été par Fillon. Pour le reste, si l'on excepte la fin du service militaire, aucun boulversement de la société n'est intervenu. Même Jospin aura osé les 35 heures (une sacré erreur mais bon). Il avait été élu sur le thème de la fracture sociale ? Rien n'a été fait pendant 12 ans.

La moindre manif de rue l'a fait reculer : CPE, université, pentecôte, régimes spéciaux, réforme de la sécu de 95... Tout a été abandonné en rase campagne devant des syndicats démagogues et manipulateurs. Ses premiers ministres n'ont été au final que des fusibles bien pratiques. Juppé et Raffarin n'ont jamais eu les moyens de leur politique.

Pire, les émeutes de 95 ont montré un président laissant s'envenimer la situation en espérant qu'un dérapage plombe Sarkozy. Il a fallu 12 jours pour qu'il parle à la nation !!

Bilan extérieur ? Catastrophique !! Brouille avec les USA, avec Israël, soutien aux dictatures arabes et africaines, funérailles nationales d'Arafat, reprise sans concertations des essais nucléaires en 95, menace de véto à l'ONU, aucune critique de l'action de Poutine en Tchétchénie, Mme Bettancourt toujours aux mains des Farcs, flirts à peine voilés avec Chavez ou Castro, délires écologiques... La France a cessé d'être un phare de la liberté pour devenir une république quasi bananière.

Une page se tourne. Enfin !! Mr Chirac n'aura pas été un président de combat. Il n'aura été qu'un président qui , dès le 9 mai 95, ne pensait qu'à sa réelection.

Vivement demain !!
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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 06:46
Le nouveau président a décidé de faire une ouverture sur sa gauche, et cela malgré sa victoire nette et éclatante . On peut s'en irriter (c'est d'ailleurs ce que fait Patrick Devedjian) ou s'en réjouir.

Durant la campagne, Mr Sarkozy a toujours dit qu'il ne se limiterait pas à son propre camp. Si certains noms annoncés comme Hubert Védrine sont franchement étonnants voire énervants, d'autres comme Kouchner ou Allègre sont déjà nettement plus réjouissants. Aller au delà de ses frontières politiques en se basant sur la qualité des  hommes et non leur appartenance à un clan est une qualité rare. C'est la preuve d'une ouverture d'esprit mais aussi une volonté de rompre avec le passé.

Hélas, tout le monde ne peut pas en dire autant. Ainsi ces quelques réactions :

Bertrand Delanoë : "On ne peut pas être de gauche et dans ce gouvernement (...) C'est une erreur de penser que ce gouvernement peut mener une politique économique et sociale de gauche"

Dominique Strauss-Kahn : "une trahison de soi-même", visant notamment Hubert Védrine et Bernard Kouchner. "Ce n'est pas obligatoirement la meilleure solution pour quelqu'un qui a été ministre de la gauche, de François Mitterrand, de Lionel Jospin de servir aujourd'hui une politique qui ne peut pas être la même (...) ou bien on a des convictions - et les deux personnes évoquées en ont - et c'est très difficile de dire qu'avec ces convictions là on va faire le contraire de ce qu'on a dit avant. Ou bien on faisait de la politique sans convictions, et ce serait un peu dérisoire, je ne crois pas que ce soit le cas"

Claude Bartolone : "les personnalités de gauche qui accepteraient d'entrer dans le gouvernement auraient à assumer les politiques sociales, les politiques économiques de la nouvelle majorité. S'ils acceptent, c'est qu'ils arrivent à gérer des contradictions et ont la colonne vertébrale très souple"


Jean-Christophe Cambadelis : "s'ils entrent au gouvernement, ils passent à droite. Une droite, qui, sous le masque de l'ouverture, reste dure. Ils auront à assumer une politique qu'ils ont eux-mêmes combattue".

Benoît Hamon : "l'entrée d'hommes de gauche au gouvernement porterait un sale coup au Parti socialiste. S'ils le font, cela les amènerait à quitter la gauche (...) l'objectif de Nicolas Sarkozy est simplement de réussir au débauchage d'un ancien ministre de gauche".

Comment interpréter ces réactions ? Jalousie ? Repli sur soi ? Refus de voir que la droite aussi peut pratiquer l'ouverture ? Je ne me rappelle pas avoir entendu des critiques en 88.

On peut se poser également la question suivante : Si Ségolène Royale avait été élue, aurait-elle été chercher des talents à gauche ? Et si elle l'avait fait , comment aurait réagi le microcosme ? Aurait-il trouvé là une preuve d'ouverture d'esprit ou bien, comme le font la plupart des médias , juste une idée cynique visant à assécher l'autre camp avant les législatives ?

L'ouverture de Nicolas Sarkozy me semble sincère , il veut désormais rassembler et aller au delà du  clivage gauche droite. Par ses déclarations frileuses, certains leaders de la gauche montrent que pour eux, rien ne doit changer, pas même dans l'interêt du pays.
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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 06:47
La campagne est finie. Nicolas Sarkozy a gagné. De manière nette et sans bavure, le tout dans une participation record !! Analyse :

Avec 85% de participation, les appels à l'abstention de Le Pen ou de Bayrou n'ont pas été entendu : seul 20% de leurs troupes sont partis à la pêche !! Ceux qui rêvaient d'un échec civique (et dont certains se présentent comme des champions de la démocratie) sont donc claqués par les Français. Cette mobilisation a , de même, limité la casse pour Royal. Les sondages 45/55 prenaient en compte une abstention à 20-22% !!

Bayrou lui a déjà une petite idée de son poids électoral : 40% de ses 18% sont retournés au PS, 41% à l'UMP (ou à l'ancienne UDF proche du RPR) et 19% a voté blanc. Il a donc 19% de ses 18% (je vous laisse faire les calculs). Et comme au PS, tout le monde n'a pas vraiment envie de faire alliance avec lui, son score sera peut être un feu de paille. En tout cas, il va lui falloir convaincre bien au delà désormais.

La victoire est nette : 6 points d'écarts, cela fait des centaines de milliers de voix, environ 2 millions !! Ce n'est pas rien. Mieux encore, 63% des votants Sarkozy l'ont dit avoir fait un choix de coeur. Pour Royal, ce choix n'est que 40% , le reste ayant voté contre le nouveau président . Immense ferveur populaire donc et attente importe qui va logiquement en découler.

Mais cette victoire ne fait pas le bonheur de tous. Hier, si on excepte Strauss Khan qui a clairement reconnu que la gauche allait dans une fausse direction depuis des années, qu'elle n'avait pas fait sa "révolution", le reste du PS continue à se bercer plus ou moins d'illusions. Hollande (qui a pointé des erreurs dans la campagne de sa compagne , on imagine les scènes de ménage) , Fabius ont tenté de minimiser la "grave défaite" exprimée par DSK !! Quand à Royal, après des félicitations à la va vite , entend continuer le combat. On a encore eu droit à un déluge de "je" !! La candidate est décidément bien mauvaise perdante !!

Mais le reste de la gauche aussi : hier, on a eu droit à un déluge de critiques envers les discours de Sarkozy , le PS a voulu nous refaire peur avec le coup de l'Etat UMP et appele déjà une nouvelle cohabitation. Les raisons de leur bide ? Y en  a pas !! Ce sont les français qui sont trop cons, si on lit bien entre les lignes .

Le pompon est revenu au facteur qui est venu se donner en spectacle sur TF1 et qui a continué son numéro de pseudo-révolutionnaire, nous donnant du "Sarkozy", du "Grand chef" . Cet abruti doit ignorer le mot monsieur, sauf quand il s'applatit devant son patron à la Poste. C'est bien connu, ce genre de brêle vient beugler à la télé pour faire croire qu'il est un vrai dur !! Pour infos , ce sont nos impôts qui ont payé ses congés pour campagne . Besancenot, hériter de l'idéologie à 100 millions de morts, veut un troisième tour social et a du se régaler en voyant la racaille et les fachos rouges (pléonasme) tenter de gâcher la victoire de Sarkozy.

Si il y en a qui n'ont toujours pas compris que l'extrême gauche est totalement anti-démocratique, ce genre de propos devraient leur ouvrir les yeux !! Quoique, quand on est bouché....

La presse devra également faire son examen de conscience : durant 5 mois, les journaux, les Mariane et autres Nouvel Obs, les Ruquiers, les bobos de Canal +... ont diabolisé Sarkozy. Dernier coup tordu en date , la soi-disant victoire de Royal lors du débat. Les sondages ont prouvé le contraire et le résultat dans les urnes est clair et net. Le peuple se tape désormais du microcosme médiatique et s'informe seul, vote seul, réfléchis seul !! Les journaleux vont devoir s'y habituer !!

Sarkozy devient donc , depuis longtemps, un élu de droite qui s'assume. Comme Bush en 2004, il a fait campagne à droite, il a laissé tomber les fractures sociales et autre formules chic mais qui cache un vide abyssal. Il a dit clairement ce qu'il ferait, et son programme est de droite. Pas assez libéral à mon goût mais nettement plus que celui de Marie Bobo. Le fait que les présidents australien, anglais, et surtout américain l'aient félicité et surtout se soient ravis de cette élection montre aussi qu'à l'étranger, on a compris qu'en France aussi, la révolution néoconservatrice pouvait être possible.

La gauche est en miette , la droite triomphe, Le Pen est hors circuit, les fachos rouges en sont réduits à vouloir une guerre civile, Bayrou va devoir reconstruire son appareil... Bref, ce 7 mai, tout va bien dans le meilleur des mondes.


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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 05:58
Rico, du blog La face cachée de Ségo a fait une excellente analyse du débat. Je vous la livre ici en sus de mes impressions personnelles :

21h00 : Début du débat, c'est Nicolas Sarkozy qui a été tiré au sort pour démarrer, c'est donc Mme Roayl qui aura l'avantage de conclure.

21h10 : Sarkozy profite d'une brèche pour mettre sur la table la réduction de la dette, Royal répond à coté de la plaque comme d'habitude ... elle annonce qu'il n'y a pas assez de policiers, Sarkozy lui demande pourquoi le groupe socialiste n'a pas voté l'augmentation de leur nombre à l'assemblée, encore une réponse à coté de la plaque ...

21h25 : Royal estime que si la croissance dépasse 2,5%, elle affectera le surplus à la diminution de la dette, si la croissance est au dessous ??? et bien la dette ne diminuera pas ... il fallait y penser !

21h30 : Sarkozy demande à Royal de ne pas aborder tous les sujets en même temps, au risque de tous les survoler ... Mme Royal n'apprécie pas du tout la remarque ...

21h35 : rateau magistral : Sarkozy parle de l'analyse de Rexecode qui classe son programme comme le meilleur économiquement et au niveau de la création d'emploi. Royal lui répond que c'est l'organisme du MEDEF (ce qui est faux d'ailleurs...) et Sarkozy lui réplique que le directeur de Rexecode a été nommé par Lionel Jospin. Visiblement, elle n'était pas au courant ... dommage pour elle !!!

21h50 : les 35h, Sarkozy propose de garder les la durée à 35h mais en permettant des heures supplémentaires payées à +25% au delà de 35h et +50% au delà de 39h. Royal popose des négotiations avec les partenaires sociaux, sans savoir surement, que pour signer un tel accord, il faut l'unanimité, donc quasiment impossible ...

21h52 :  "Je veux être la présidente de ce qui marche", dit Ségolène Royal, "Eh bien moi, je veux être le président qui fera marcher ce qui ne marche pas", répond Nicolas Sarkozy

21h55 : Les pôles de compétitivité, Sarkozy demande à Royal pourquoi si ça ne marchait pas comme elle l'affirme, elle en parle si souvent au niveau de sa région.

22h00 : Le retraites, Royal affirme qu'elle créera une taxe boursière pour les financer, mais quand Sarkozy lui demande le montant de cette taxe, elle répond qu'elle sera du niveau de ce qui est souhaitable .... (sic) et que ce sera discuté avec les partenaires sociaux ...

22h05 : Royal affirme qu'elle "va remettre à plat les lois Fillon". Nicolas Sarkozy l'interrompt pour lui demander de préciser."Cessez de m'interrompre", lâche-t-elle.

22h10 : Elle ne se dit pas engagée par les promesses de François Hollande sur une nouvelle CSG, comme l'y invite M. Sarkozy. Sympa pour lui !

22h24 : "C'est très bien, vous me rejoignez", ironise Mme Royal, après que Sarkozy a cité sa proposition de donner la présidence de la commission des finances de l'Assemblée nationale à un membre de l'opposition. "Alleluia", répond Sarkozy.

22h25 : Ségolène Royal défend une baisse de la fiscalité sur tout ce qui concerne l'écologie. "Nous pouvons si nous avons une fiscalité encourageant développer des centaines de milliers d'emplois" dans ce domaine. Sur le logement. Elle en profite pour dénoncer les communes qui ne respectent pas la loi sur le quota de logements sociaux, "telles que la votre", lance-t-elle au candidat UMP. Toujours à l'attaque plutôt que de faire des propositions concrètes.

22h30 : Bouclier fiscal, Royal reprend Sarkozy sur le thème de la riche dame qui a touché un chèque. "Vous connaissez mieux les riches, répond-il. Je sais que M. Hollande a dit qu'il n'aimait pas les riches... Une phrase bizarre...". "Ne sortez pas les phrases de leur contexte", répond-elle. Non, il ne la sort pas de son contexte, c'est bien ce qu'il a affirmé, et il l'a même répété.

22h35 : Les logements sociaux, Nicolas Sarkozy ne répond pas aux attaques sur sa ville de Neuilly. Il estime que pour lui, le plus important, c'est l'accès à la propriété. "Il faut avoir de l'ambition, Mme Royal"

22h42 : Les deux candidats s'invectivent sur le nucléaire. "Le nucléaire c'est une énergie propre", défend Nicolas Sarkozy, estimant que la moitié de notre électricité est d'origine nucléaire. "Non, c'est 17 % !", lui rétorque Mme Royal. Ils polémiquent sur l'EPR : "L'EPR n'est pas une centrale, vous mélangez tout", reprend Ségolène Royal, qui accuse le candidat UMP d'avoir "une approche très approximative", dénonçant une série d'"erreurs" de sa part : il ne s'agit en effet pas de la quatrième mais de la troisième génération de réacteur pour l'EPR, et la Finlande a déjà un prototype, précise-t-elle. "Je ne connais peut-être pas le dossier, mais je suis assez cohérent", répond Nicolas Sarkozy.

22h55 : sur l'éducation, M. Sarkozy plaide pour "une école dans laquelle on a de l'ambition pour les élèves", citant, le "civisme" et le "respect des professeurs". Il veut aussi des parcours "adaptés", soulignant "les limites du collège unique". "Je propose aussi une révolution pour toutes les femmes de France : la possibilité pour les élèves de rester en étude surveillée apres la fin des cours pour rentrer à la maison les devoirs faits" . Nicolas Sarkozy propose aussi "davantage d'autonomie" aux établissements et plus de "liberté pédagogique". "Aujourd'hui, un enseignant est noté sur sa capacité à appliquer la dernière circulaire du dernier ministre", ironise-t-il, proposant une évaluation sur la capacité à enseigner à lire et à écrire.

22h56 : Ségolène Royal prend la parole : "Il nous faut un nouveau pacte éducatif", citant la "promesse égalitaire". "Les enseignants veulent la reconnaissance de leur travail, poursuit-elle, citant notamment l'augmentation de la violence à l'école. " "La violence a augmenté parce que 100 000 emplois ont été supprimés dans l'éducation", reproche-t-elle. "Faux", coupe M. Sarkozy. "50 000 emplois jeunes ont été supprimés", dit-elle. Tiens ce n'est plus 100 000 ?

22h57 : M. Sarkozy rétorque que les suppressions dont Mme Royal parle, ce sont des "personnels TOS passés du budget de l'éducation nationale au budget des régions". Mme Royal lui rétorque : "Je ne vous parle pas de TOS mais d'enjeux d'éducation. Je la remettrai en avant de tout. Les enfants sont 150 000 à sortir de l'école sans qualification." Elle plaide pour l'école obligatoire à partir de l'âge de 3 ans, et "pour le soutien scolaire personnalisé, par les enseignants, s'ils le veulent, ou par un nouveau métier, de répétiteur." Elle promet plus de "présence humaine" dans les écoles.

23h06 : Sur les enfant handicapés : c'est le pic de l'affrontement qui résume à lui seul toute la tactique des candidats : faire que l'autre s'énerve. Ségolène Royal accuse M. Sarkozy d'être au 'sommum de l'immoralié politique' avant de lancer une phrase, celle-là visiblement préparée : 'Non M. Sarkozy tout n'est pas possible'. « Je suis scandalisée de ce que je viens d’entendre, c’est un summum d'immoralité politique », déplore celle qui a lancé en tant que ministre de l’Enseignement scolaire «le plan Handiscol». «Et c’est votre gouvernement qui a supprimé ce plan et supprimé les aide éducateurs».
Elle poursuit : «Cet écart entre discours et les actes n’est pas acceptable, et je suis très en colère».
«Calmez-vous», répond Sarkozy, qui insiste : «madame Royal a perdu ses nerfs».
« Tout n’est pas possible dans la politique, monsieur Sarkozy »
Sarkozy : « Pour être président de la république il fait être calme »
Royal : « Non, pas quand il y a des injustices »
Sarkozy : « Je ne sais pas pourquoi Madame royal a perdu ses nerfs… »
Royal : « Je ne suis pas en colère, je suis en colère, c’est tout » ... (sic)
Sarkozy : «Je ne me serai jamais permis de parler de vous comme cela. J’ai le droit de parler du handicap, ce n’est pas un monopole que vous avez»

23h07 : «La Turquie, ce n’est pas l’Europe». L’Europe «peut réussir à avancer» contre les délocalisations et pour un protocole social, estime Ségolène Royal, qui veut une Union qui réalise «l’alignement vers le haut». Pour Nicolas Sarkozy, la Constitution repoussée par référendum en 2005 «n’entrera pas en vigueur». «Les Français ont dit non, on ne va pas recommencer un nouveau référendum», explique-t-il. Second point : «si je suis président, je m’opposerai à l’entrée de la Turquie en Europe, car la Turquie, c’est l’Asie Mineure». «Quelle est votre position ?», demande le candidat de l’UMP à son adversaire. «Je suis pour une pause», répond-elle, «mais un processus a été engagé, et la France doit tenir ses promesses». «Si la Turquie remplit les conditions et que le peuple Français dit oui», c’est possible, estime Royal. «Vous risquez de faire une seule chose : renforcer l’islamisme», estime Nicolas Sarkozy. «N’utilisez pas ce sujet de façon si brutale, ne claquez pas la porte», lui répond la candidate socialiste..

23h10 : "L'Iran est-il dangereux ?", demande Patrick Poivre d'Arvor. "Le pays n'est pas dangereux", répond M. Sarkozy, pointant la politique de Téhéran sur le nucléaire. "Il faut fermer pour eux, toute voie vers la technologie nucléaire militaire", dit-il. Mme Royal répond qu'elle a déjà parlé sur ce sujet et que sa "prise de position avait été contestée". "Il faut aller au-delà", lance-t-elle. "Il faut interdire l'enrichissement de l'uranium. Il faut être extrêmement ferme", dit-elle.

23h12 : Les candidats évoquent les autres questions internationales et l'immigration. Sur le Darfour, d'abord : "C'est un scandale absolu", affirme M. Sarkozy. "Il faut que les dirigeants aient à rendre compte", dit-il. "Par ailleurs, il y a 450 millions de jeunes Africains, qui ne peuvent pas tous venir en Europe." "La question du développement est cruciale", souligne-t-il plaidant pour une "immigration choisie". "Les étrangers devront avoir un logement, des revenus de son travail, et apprendre le francais avant de venir en France", énumère-t-il.

23h14 : "Il faut faire pression sur la Chine, y compris sur la menace de boycott des Jeux olympiques.", dit Ségolène Royal. M. Sarkozy la coupe : "Je suis favorable aux JO en Chine."

23h16 : elle défend sa visite en Chine "car un chef d'Etat doit y aller, pour voir les entreprises française, rencontrer les dirigeants chinois". Elle rappelle "avoir fait sur place des démarches pour la libération d'avocats et journalistes emprisonnés". Elle estime que si au moment des Jeux olympiques, "plusieurs pays intervenaient auprès de la Chine, alors cela pourrait bouger" au Darfour.

23h20 : Les candidats débattent de la régularisation des sans-papiers. "Je ne ferai pas de régularisation globale", car "c'est un signal envoyé à tous les réseaux de trafiquants du monde entier", lance l'ancien ministre de l'intérieur. Il attaque Mme Royal sur la questions des parents d'enfants sans papiers. Il plaide pour "un règlement au cas pas cas". "La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde", dit-il.

23h21 : "Aller arrêter un grand-père devant une école devant son petit-fils, ce n'est pas acceptable dans la République française", dit Ségolène Royal. "Je n'ai jamais demandé de régularisation globale", se défend-elle, plaidant aussi pour le "cas par cas". Mais "je ferai les choses humainement". Nicolas Sarkozy l'attaque estimant que c'est la même chose si "on l'arrête dans la rue d'à côté". "Ne jouez pas sur la misère des gens", répond la candidate socialiste.

23h24 : Mme Royal rappelle que Nicolas Sakozy a "promis à toutes les femmes battues sans papiers d'avoir des papiers..." "C'est un sujet bien particulier, répond-il, racontant sa visite à l'assocation Cœurs de femmes, dont il connaît la présidente.

23h27 : Faut-il passer à la VIe République ?, demandent les animateurs du débat. M. Sarkozy dénonce "la tragi-comédie du vrai-faux débat entre M. Bayrou et Mme Royal". Il plaide contre une VIe République, citant "la stabilité apportée" par la Ve. "C'est curieux de demander cela au moment où la démocratie est de retour, avec 85 % de participation", dit-il. "Je suis opposé à ce changement", répète-t-il.


CONCLUSION : Royal mise tout le financement de son progamme sur la croissance, s'il n'y en a pas, pas de financement !!! incompétence flagrante sur les chiffres de la plupart des dossiers. Elle a aussi fait preuve d'un manque certain de sang-froid sur le sujet des handicapés (surement à cause d'une attaque préméditée ratée). Sarkozy a lui été très clair, très respectueux de son adversaire et très réaliste dans les réformes qu'il a décidé.

J'ajoute ceci : Pour moi, il y avait un vrai danger pour Sarkozy, celui d'apparaître comme le dangereux que toute la droite dénonce alors que Royal avait tout à gagner.

Sarkozy est resté calme, il n'a pas hésité à répondre de manière techique et précise, il n'a pas été agressive. On notera à l'inverse, en sus du clash sur les handicapés, cette échange surréaliste :

Mr Sarkozy : est ce que je peux répondre ?
Mme Royal : non !!
Mr Sarkozy : bon.

Sur les handicapés, Mr Sarkozy aurait pu répondre ceci :

 Les associations ont  manifesté leur mécontentement en 2005 car les écoles n'étaient pas prêtes à les accueillir. Mais, dès la rentrée 2006, elles ont constaté un net progrès : quelque 160 000 enfants ont pu intégrer une classe en milieu ordinaire, soit 6 % de plus que l'année précédente et 20 % de plus qu'en 2004.
De son côté, Ségolène Royal peut se targuer d'avoir, en 2001, lorsqu'elle a pris en charge le dossier du handicap, organisé son plan handiscole. Le principe était de créer des postes d'auxiliaires dans les écoles pour aider les enseignants à accueillir des enfants handicapés dans leurs classes. Mais les associations ont beaucoup critiqué ce système, pas assez contraignant et progressivement, les postes des auxiliaires ont été supprimés.

Mme Royal ne s'est pas fait piler, comme elle pouvait le craindre. Il est vrai qu'elle ne partait pas favorite et arrive donc au final dans la position de l'outsider qui a tenu.

C'est d'ailleurs ce qui était expliqué hier soir, après le débat, par un panel de journalistes sur France Télévision : Mme Royal a gagné au point, elle a fait mieux que se défendre, elle a été pugnace, sa colère était une colère honnête....

C'est d'ailleurs ce que j'écrivais depuis une semaine, notamment dans les commentaires de blog amis . La presse va nous expliquer que Royal est la grande gagnante de ce débat. On verra ce qu'il en sera dans les urnes.

Pour ma part, j'y ai surtout vu une femme qui refuse le dialogue, qui traite par le mépris son adversaire, qui renvoie les problèmes à plus tard, qui coupe de manière impolie la parole de l'adversaire, qui refuse de dire ce qu'elle pense de lui (son dernier commentaire sur "Je m'abstiens de tout jugement" et qui s'emporte facilement.

J'ajoute que je suis trés étonné de voir qu'elle n'a pas renouvellé les critiques styles "Sarkozy c'est Berlusconi" hier soir. Elle réserve cela au Nouvel Observateur qui publie aujourd'hui sa "letttre aux français" mais n'est pas capable de le dire en face à son adversaire.
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