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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 17:11

Quand on l'entend, on n'y croit pas.

 

Puis on relit la phrase : On ne peut pas lutter contre le terrorisme sans lutter contre le réchauffement climatique.

 

Et on est bien obligé d'y croire !

 

Mais croire quoi exactement ! Qu'Emmanuel Macron n'a rien dans le ciboulot (c'est lui qui a prononcé la phrase) ? Qu'au contraire, son cynisme le pousse à faire croire n'importe quoi aux gogos qui l'ont élus ? ou alors qu'il nous prend pour des cons !

 

J'ai déjà étalé mon scepticisme sur le réchauffement climatique dû à l'homme. Je n'y reviens pas.

 

Mais le lier au terrorisme est une honte absolue ! Les invasions arabes des VIIe et VIIIe siècle, la destruction de l'Espagne wisigothique, la conquête de l'Afrique chrétienne, les avancées jusqu'à Vienne à l'époque moderne, tout ceci était donc une conséquence du réchauffement climatique et de l'optimum médiéval !

 

En fait, comme la plupart des dirigeants estampillés politiquement correct, Macron refuse la réalité. Non, le terrorisme n'a rien à voir avec l'Islam, même si le Coran est bourré d'appels au meurtre d'infidèles , au djihad, à la conquête armée, même si Mahomet est mort en attaquant l'empire byzantin.

 

Alors, sachez le ! le 11 septembre, c'est parce qu'il faisait chaud ! Le massacre de Nice le 14 juillet dernier, là aussi, c'est la chaleur (en été qui plus est !) ! Le bataclan ? Rappelez vous, on a tiré aussi sur les terrasses des cafés ? Et puis, il fait chaud dans une salle de concert ! Tout est logique.

 

Sérieusement, si Macron n'a rien  d'autres de plus con à dire, qu'il la ferme et laisse les adultes s'occuper de la menace islamiste. Il a d'autres chats à fouetter comme, au hasard, expliquer aux gogos qui l'ont élu pourquoi il a omis de leur expliquer qu'un trou de 8 milliards dans le budget (alors qu'il fut ministre) empêchera les baisses d'impôts.

 

En attendant, Daesh peut dormir tranquille : les idiots européens légitiment encore plus leurs actions mortifères ! 

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 23:26

Et encore je reste poli !

 

Alors que les premières mesures du ministre de l'éducation tombent, on a une nouvelle fois le triste visage d'abrutis déconnectés du réel et qui dont la capacité de nuisance me donne vraiment envie qu'on rétablisse la peine de mort !

 

J'exagère ? A peine !!

 

Alors que Blanquer vient enfin de revenir sur cette mesure stupide de la semaine de 4,5 jours, "réforme" qui a ruiné certaines communes, épuisé les enfants et contribuer à détruire un peu plus l'EN, les syndicats qui avaient voté pour il y a 5 ans, sans réfléchir une seule seconde aux conséquences néfastes de ces rythmes sont, pour la plupart (SGEN CFDT, FSU, SNUIPP) vent debout contre ce retour en arrière !

 

Il est vrai que les enseignants élus de ces syndicats sont, pour une bonne majorité, souvent déchargés de classe ! Alors qu'ils viennent faire leur propagande 4 jours ou 4,5 jours, cela ne change pas grand chose pour eux ! Que plus de 80% des enseignants du primaire rejettent ces rythmes ne leur fait ni chaud ni froid ! Epaulés par les gauchos de la FCPE, secte qui ne représente que 2-3% des parents d'élèves (mais tous bien encartés au PS !), les syndicats refusent de voir la vérité en face : les rythmes Peillon-Hamon sont une calamité dont les communes et les parents ne veulent plus. Dans l'école que je dirige, le vote a été sans équivoque : 100% pour le retour à la semaine de 4 jours ! Dans les communes autour de chez moi, idem ! Tous veulent un retour en arrière ! Mais certaines ne le pourront pas à cause des transports entre RPI ! 

 

Le dédoublement des CP (en REP, une classe de CP ne pourra compter que 12 élèves) ne leur plait pas plus ! La  raison ? le (soi-disant) manque de locaux ! Hé oui, parce que si on fait deux classes de CP au lieu d'une, il faut deux salles !

 

La remarque maladroite d'une candidate En Marche qui parlait de mettre un paravent dans les  classe (idée inconcevable et qui rajouterait surtout de la cacophonie) leur a servi d'argument choc ! Oubliant que la plupart des écoles en REP possèdent pas mal de salles en plus (au hasard, la grosse école REP près de chez moi a 19 salles pour 16 classes, sans compter des salles plus petites) donc le côté "y a pas de place", c'est bidon. Et quand j'entends un membre du Snuipp oser dire "on va donc sacrifier la salle d'Arts Plastiques pour les CP", j'ai envie de lui répondre "hé ducon, c'est quoi le plus important, que tous les CP maîtrisent la lecture et réussissent leur scolarité ou que l'on puisse faire dessin ou peinture autre part que dans sa classe ?".

 

Cette idée de dédoublement des CP existait déjà sous Chatel (donc Sarkozy). Cela a donné de bons résultats , ce qui est parfaitement logique : 12 élèves sont bien plus simple à instruire que 24 . On appelle cela du bon sens. Mais les syndiqués n'en ont pas ! Seuls compte leur carrière, leur petite personne.

 

Enfin, plus anecdotique mais tout aussi révélateur, l'idée de Blanquer d'apprendre un chant aux enfants un chant avant la fin de l'année, de leur demander de le réviser pendant les vacances et de le chanter le jour de la rentrée. Idée rigolote et qui ne demande pas un investissement énorme.

 

Hé bien sans doute trop pour les syndicats qui estiment que "il n'est pas possible de mettre en place cette mesure" !! De qui se moque-t-on ? Si un enseignant n'est pas capable d'apprendre une chanson à ses élèves, surtout avec les moyens que l'on a (le net regorge de chanson en karaoké par exemple), qu'il change de travail !

 

Oui, les syndicats sont des connards, des gens à la courte vue qui veulent que rien ne change, sauf quand cela va avec leurs idées gauchisantes , style introduire la théorie du genre (même si ils le nient de manière éhontée)

 

Et franchement, cela devient vraiment pénible de voir cette gangrène détruire l'Education Nationale !!

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 07:10

François Bayrou, Richard Ferrand, Sylvie Goulard !! Un petit tour comme ministre et puis s'en va !

 

Ca démissionne à tout va chez Macron, une fois les 4 tours de l'élection passée ! 

 

Ca se posait en chevalier blanc de la politique, ça hurlait sur Fillon dont les casseroles allaient détruire la  France, faire tomber la Ve République, mais au final, ça démissionne parce qu'on a aussi été pris (enfin, présumé pris) la main dans le sac.

 

Bayrou qui présentait une loi sur la moralisation est actuellement en train de justifier les emplois parlementaire au Modem par une "mauvaise passe financière". 

 

Ferrand lui est droit dans ses bottes ! Et il aurait tort de se gêner vu que les électeurs de sa circonscription l'ont réélu ! Mais bon, Macron l'a quand même contraint à dégager.

 

La presse découvre avec une candeur toute naïve ce que certains disaient depuis des mois, mais en vain. Il est vrai qu'il n'y a plus aucun risque. La Présidentielle puis les législatives sont passées : Macron a été élu et il a une majorité.

 

On peut donc lâcher au bon peuple quelques suspects, histoire de se faire bien voir.

 

Même l'escapade à Las Vegas du président ressort du placard où elle fut enfermée pendant plusieurs mois.

 

Notez que Fillon profite aussi de cet "état de grâce" puisque depuis le 24 avril, plus aucune révélation le concernant n'est sortie dans le Canard enchaîné. 

 

Bref, on savait qu'on s'était fait manipuler par les médias et le staff de Macron. Le mal étant fait, il fait faire avec.

 

Mais comme il y a 5 ans, on ne peut que pester devant tous ces électeurs, stupides au point de refuser de voir ce qui était gros comme le nez au milieu de la figure ! Et on se dit qu'on est vraiment un peuple de losers !! 

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 07:03

Bien sûr, il y a déjà eu des parlements avec une majorité écrasante. 1981 et la vague rose. 1993 et la droite écrasant le PS et amenant la 2e cohabitation. 2002 également dans la foulée de la ré-élection de Jacques Chirac.

 

Mais depuis 10 ans, on assistait à un certain ré-équilibrage. En 2007, Nicolas Sarkozy ne remerciait  pas Borloo pour sa "bourde" sur la TVA sociale qui fit perdre une cinquantaine de députés à l'UMP, au profit du PS, et l'empêchait d'avoir une majorité des 2/3. Et en 2012, Hollande , malgré sa victoire, n'eut pas non plus un raz de marée, tout son quinquennat fut même sous le signe d'une certaine "menace" d'une perte de sa majorité, celle-ci n'étant que très faible.

 

Hier , avec une abstention délirante et record, montrant que les Français ont totalement perdu la tête, République en marche, le parti attrape-tout du président Macron, est en passe d'avoir entre 400 et 440 députés ! 16% des électeurs (32 fois 50% d'abstention, cela donne un français sur 6) vont offrir , si la tendance ne s'inverse pas, une assemblée où le premier parti d'opposition, les Républicains, pourrait avoir moins de 100 députés ! 

 

Le système de suffrage majoritaire à deux tours explique ceci. Partout où REM est arrivé en tête, elle est soit face à un candidat FN soit face à un candidat LR. En fait, les seuls cas où la gauche peut l'emporter, c'est quand elle n'avait pas de REM en face d'elle. Quand aux Républicains, ils auront des députés uniquement les fois où ils sont en tête (ce qui est très rares) ou quand ils sont face à un député FN.

 

Le PS n'est pas sûr d'avoir un groupe, ainsi que l'extrême gauche. Quand au FN, malgré ses 13% (en recul de 9 points par rapport à la Présidentielle), s'il arrive à en avoir 5, ce sera un exploit.

 

La proportionnelle aurait pu ré-équilibrer les choses, mais la dernière fois qu'elle fut utilisée, en 1986, ce fut surtout pour éviter à la gauche une branlée historique. La manoeuvre fonctionna parfaitement et le FN fit entrer 36 députés à l'Assemblée, privant la droite des coudées franches et permettant à Mitterrand d'oeuvrer en sous main pour sa ré-élection.

 

Si la proportionnelle avait été appliquée hier, Macron serait tout de même premier, mais sans majorité, ce qui aurait obligé à plus de compromis et d'écoute. Les résultats prévisibles de dimanche prochain lui donneront tous les pouvoirs politiques et législatifs, sans oublier les très importants pouvoirs médiatiques.

 

Les Français qui ne sont pas allés voter sont peut être déçus de la politique, mais dans ce cas, qu'ils ne viennent pas pleurer si on leur casse le code du travail ou si la réforme des impôts ne leur profitera pas.

 

En donnant une majorité soviétique à Macron, ils s'offrent 5 ans de parti unique ! Et on a beau nous expliquer que REM est divers, constitué de nouveaux visages, de transfuges des Républicains ou du PS qui ont su trahir à temps, de gens du Modem dont l'aspect girouette n'est plus à démontrer, en cas de "grogne" de son parlement, Macron légiférera par ordonnance !

 

Bref, les 5 années qui arrivent ne vont pas être très rigolotes !

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 07:22

La moralisation de la vie politique est en marche nous dit-on. Mais aux vues des couacs qui émaillent la mise en place du nouveau gouvernement (dont on ne pas dire que l’efficacité, pour le moment, soit là, l’exécutif semblant attendre le résultat des législatives pour agir, peu d’annonces ayant été faites, à la différence des précédents mandats), il est clair que changer la politique n’est pas si simple que cela.

 

On pourra s’interroger sur le traitement médiatique de ces nouvelles « affaires » . Alors qu’un Ferrand n’avait pas de mots assez durs envers Fillon, le fait que lui aussi soit soupçonné donne subitement des pudeurs à la presse. Pas de gros titre du canard, pas d’appel à la démission de la part de nos ténors médiatiques (je ne parle pas de l’opposition qui, et c’est de bonne guerre, n’a pas manqué de le faire) et bien entendu, une cohorte de bien pensant nous explique que « oui, mais là, c’est différent. Les sommes sont moins importantes, la durée moindre, et puis c’est un vrai travail, et puis Ferrand il est gentil et n’a pas de gros sourcils »… L’adage « Qui vole un oeuf vole un boeuf » ne s’applique qu’à la droite. A gauche, tout est excusable, c’est bien connu.

 

Etonnement aussi devant la discrétion de l’enquête envers Marielle de Sarnez. L’enquête qui la vise (une affaire d’abus de bien social présumé d’embauche d’adjoint parlementaire européen) a été lancée en mars dernier. Mais elle n’aurait été prévenue de l’ouverture de l’enquête que très récemment. Et par ricochet, la presse aussi. On est loin des procès verbaux jetés en pâture à la presse de l’affaire Fillon. Certes, de Sarnez n’est pas candidate à la présidentielle, mais là aussi, la différence de traitement étonne.

 

Lors du mandat de Hollande, ce dernier nous avait promis une république irréprochable. On sait ce qu’il en a été, même si, hasard sans doute, la majorité des scandales ont été ignorés ou minorés. Rien que le salaire de son coiffeur aurait été une énorme déflagration s’il avait été celui de Sarkozy. Mais ce brave artisan du ciseau a eu la chance de travailler pour un président de gauche.

 

On pourrait aussi parler des conseils de la secrétaire d’état , Marlène Shiappa, pour obtenir un arrêt maladie qu’elle avait exposés dans un livre il y a quelques années. De merveilleuses recettes pour frauder la sécu sans en avoir l’air et se déculpabilisant totalement. Je ne pense pas que cela soit répréhensible pénalement (quoique), mais d’un point de vue « moralité », cela se discute !

 

Sans oublier Bayrou sous le coup d’une mise en examen, dont il ne s’était absolument pas vanté quand il tapait à bras raccourci sur Fillon. Il est vrai que la devise du Modem c’est « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ». D’ailleurs, ne nous avait-on pas dit que tout ministre devait renoncer à ses fonctions exécutives ? Bayrou a du oublier car il est toujours maire de Pau.

 

Emmanuel Macron a beau le claironner : à moins de choisir des gens absolument irréprochables depuis au moins 5 générations (vu qu’on continue à critiquer , par exemple, les choix du grand père de W.Bush durant la dernière guerre mondiale), il aura forcément des canards boiteux dans son entourage.

 

Mais s’il fait comme Hollande, c’est à dire ne pas s’en séparer, alors on pourra dire que sa moralisation de la politique n’aura été qu’une mascarade de plus, une promesse non tenue supplémentaire. Il aurait cependant tort de se gêner vu que la presse, en pleine macromania ne fera rien pour mettre en avant ces « petits » soucis d’intendance.

 

En attendant, la campagne des législatives est bien molle. Comme si tout le monde s’était déjà résigné. Baroin nous a ressorti le front républicain qui a toujours fait perdre la droite (mais pas la gauche, rappelez vous 1997), Mélanchon se prend toujours pour un révolutionnaire mais cherche surtout à avoir un groupe à l’assemblée pour « peser », ce qu’il ne fera évidemment pas. Quand au Front National, le scrutin à 2 tours lui étant défavorable, on aura droit pendant 5 ans de plus à une opposition frontiste de pacotille (rappelons que Marine Le Pen n’a rien dit sur les rythmes scolaires ou le mariage pour tous).

 

Le PS ? A part chercher à limiter la casse, on ne voit pas non plus ce qu’il pourra faire après le 18 juin.

 

En fait, seul En Marche semble avoir un semblant de dynamique, mais à 10 jours du premier tour, on ne pas vraiment dire que la campagne ait commencé !

 

Le problème est que si Macron a une majorité franche, il mettra en oeuvre son programme, celui que les Français n’ont pas lu et qui, lorsqu’ils l’auront expérimenté, risque fort de leur déplaire !

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 06:28

Macron avait promis des nouvelles têtes ! Il  a (presque) tenu sa promesse pour le premier ministre. Car si Edouard Philippe n'est pas un perdreau de l'année, on ne peut pas dire qu'il soit un visage ultra connu ou un vieux routier de la politique. Maire du Havre depuis 2010 (ville qu'il prend à 39 ans), Philippe a commencé sa carrière à gauche avant de se découvrir une âme de Juppéiste, ce qui, en passant, ne constitue pas un énorme grand écart.

 

Mais le principal n'est pas là. Après avoir siphonné le PS et réduit le parti majoritaire des 5 derniers années à sa portion congrue (6,5% à une présidentielle, du jamais vu depuis les années 60), et mis le Modem sous sa coupe, Macron s'attaque à la droite.

 

Evidemment, il n'a pas pris une tête de liste , un Juppé ou un Lemaire. Le procédé aurait été trop gros et cela n'aurait pas cadré avec sa volonté de renouvellement. Mais en prenant Philippe, il jette un gros pavé dans la mare, s'inspirant de l'ouverture de Nicolas Sarkozy.

 

Coup de maître ? oui, parce que les Républicains vont avoir du mal à s'opposer frontalement à un homme issu de leur rang. Alors bien sur, on peut facilement ressortir les propos de Philippe qui critiquait Macron de manière très vindicative en janvier. Mais vu que tout le monde a tout dit sur le nouveau président, on ne peut pas dire que cela soit vraiment un scoop. 

 

Du coup, une partie de la droite se crispe, crie à la trahison, au scandale, menace d'exclure. Il est vrai que Macron a choisi un homme plus proche du centre que de la ligne Fillon. Ouverture , mais trop quand même. Ses électeurs ne l'auraient pas accepté, même s'ils ont déjà du avaler quelques couleuvres.

 

La composition du premier gouvernement verra si Macron continue son offensive tout azimut de reconstruction du paysage politique. Et les législatives pourraient bien lui donner une majorité si les Français décident de le suivre sur cette voie. Les partis traditionnels n'existeraient plus, la droite se recomposerait sans doute en agglomérant des éléments du FN et la gauche se radicaliserait sous l'impulsion d'un Mélanchon. 

Après, la réussite ou pas de Macron passera par les mesures dont il a parlé durant la campagne. S'il redresse le pays, on pourra acter la naissance d'une nouvelle ère politique à la nomination de Philippe. S'il échoue, on reviendra sans aucun doute aux anciennes méthodes, la nature ayant horreur du vide.

 

En attendant, nul ne sait si Macron sera le sauveur que la presse nous vend depuis des mois, mais pour ce qui est de dynamiter un paysage figé depuis presque 30 ans, chapeau l'artiste !

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 08:09

L'élection étant passée, la politique a donc repris ses droits, au grand dam des "marcheurs" qui commencent, pour certains, à se dire qu'ils se sont quelque peu faits rouler dans la farine par leur gourou.

 

Mais avant de regarder cela, intéressons nous aux tensions qui ajoutent le FN. 

 

Tensions ? Oui, parce que pas mal de cadres du parti d'extrême droite estiment, à raison, que la campagne du 2e tour a été incroyablement mauvaise. On peut d'ailleurs se poser de vraies questions sur la stratégie de Marine Le Pen qui savait très bien qu'elle serait au 2e tour mais qui l'a abordé avec un amateurisme sidérant. Outre le débat dont l'agressivité n'avait strictement aucun intérêt, sinon conforter dans l'opinion de ses adversaires l'image d'une femme sectaire, contradictoire et pas franchement au point sur ses sujets, on a pu être surpris par la succession d'erreurs comme cette volonté de ne pas céder sur un retour au franc totalement irréaliste. L'interview de Robert Ménard  à Sud Radio explique très bien ceci.

 

Du coup, alors que les premiers sondages réalisés le soir du premier tour lui donnaient 40-41%, MLP a terminé à 33%, soit 7 à 8 points de moins que prévu. Elle n'a pas réussi à séduire plus que cela l'électorat  de droite classique et par la même a offert une victoire plus importante qu'espérée à Macron. Alors oui, elle double le score de son père (10 millions de voix, ce n'est pas rien) mais beaucoup au FN regrette cette mauvaise campagne qui ne les place pas en position de force pour les législatives. Et le retrait (provisoire ?) de Marion Le Pen n'arrangera pas les choses, le parti perdant une de ses icônes.

 

De ce fait, la "recomposition" de la droite risque de ne pas vraiment aboutir sauf si certains membres dles Républicains ET du FN, plus pragmatiques et sourds aux cris de vierges effarouchées qui ne manqueront pas, s'entendent sur un programme commun de droite, écartant de chaque côté les mous style Juppé et les extrêmes (le clan Le Pen). Mais c'est sans doute un voeu pieux.

 

En attendant, la campagne des législatives a bel et bien commencé. Et force est de constater que la politique a vite repris le dessus. L'épisode Valls, assez rocambolesque, a montré que les vieilles habitudes ont la vie dure et qu'on n'opposant pas de candidat face à l'ancien premier ministre, En Marche récompensait (un peu) ceux qui ont trahi leur camp pour faire élire Macron.

 

On a eu aussi droit à la "colère" de Bayrou ! Il est vrai qu'il s'était bien fait mettre en 2012 quand, après avoir appelé à voter Hollande, il avait vu le PS balancer dans les pattes des candidats Modem tout un tas de parlementaires socialistes, y compris dans son propre fief. Là, le traitre a réussi à obtenir ce qu'il avait sans aucun doute exigé pour le prix de son ralliement au candidat des "forces de l'argent" (Bayrou, septembre 2016) à savoir bien plus que les 40 circonscriptions promises au départ. Reste à voir si les électeurs vont suivre des opportunistes prêts à balancer leurs engagements pour faire de la politique "autrement".

 

A Lyon, ce sont les "marcheurs" qui l'ont mauvaise vu que les 4 candidats de République en marche sont de vieux routards socialistes, proche de Collomb. Du coup, ceux qui ont soutenu Macron depuis le début ont l'impression de s'être fait flouer ! Bienvenue dans le monde réel, les gars, un monde où les combats législatifs se gagnent avec de l'expérience et pas forcément du  renouvellement . Je ne cautionne pas, j'énonce juste un fait !

 

On a aussi droit à l'annonce puis au retrait de la candidature du conseiller en communication de Hollande ! Déjà, le scoop était de savoir que Flamby 1er avait un conseiller ! Soit il ne l'écoutait pas si le dit-conseiller était particulièrement mauvais, mais passons. En attendant, les supporters de Macron ont du sacrément rétro-pédaler pour expliquer ce couac. Car si le conseiller explique qu'il n'avait pas sollicité d'investiture (à l'insu de son plein gré donc), la réalité est plus basique : sur le terrain , personne en voulait d'un mec parachuté.

 

Le PS fait aussi la gueule : 80 élus ont sollicité la marque "République en marche" et 24 ont été retenus. Ceux-là n'ont à craindre que la droite. Les autres qui avaient pourtant rejoint le train plus ou moins en marche savent que pour sauver leur peau, ils devront faire face à plus de candidats que prévu...

 

Alors que les tractations ne font que commencer, on s'aperçoit qu'il y a un certain nombres de vieux chevaux de la politique, de droite comme de gauche, dans le "renouvellement". Bref, les futurs dindons et déçus vont vite émerger.

 

Cela dit, si cela peut empêcher Macron d'avoir une majorité... On verra si son "ouverture d'esprit" (à laquelle je ne crois pas trop) lui permettra de gouverner avec ses "ennemis".

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