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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 06:48
Il ne reste donc que deux jours de cette campagne pas vraiment à la hauteur, la faute à une presse qui a préféré se focaliser sur les délires d'un 3eme homme virtuel et qui à une candidate qui s'est livré à l'escalade verbale, aidée en cela par tout un staff de spécialistes du lynchage verbal !!

A ce propos, on peut s'étonner de voir qu'elle n'a pas traité Sarkozy de "berlusconien" lors du débat de mercredi soir, comme elle l'avait fait dans une chronique du  Nouvel Obs !! Il est vrai que sa "colère" sur les handicapés faisait déjà bien démago dans le débat . Colère à laquelle ne croit pas du tout Claude Allègre, qui en profite pour démonter les mensonges éhontés de la candidate PS sur le sujet . Surprise, une bonne partie de la presse a repris le sujet, y compris France Télévision qui a consacré un petit reportage sur la scolarisation des enfants handicapés, montrant que la situation était nettement meilleure depuis 2004 qu'avant 2002 !!

Pour clore le sujet, en tant qu'enseignant du 1er degré (du primaire), je suis tenu , depuis 2004 , d'accueillir OBLIGATOIREMENT un enfant handicapé dans ma classe d'abord puis de trouver une solution ensuite avec le Réseau d'Aide (RASED), la maison du Handicap, les parents... Avant 2002, c'était une incitation. Les mairies, propriétaires des écoles, ont également l'obligation de procéder aux aménagements necessaires pour, par exemple, qu'une porte puisse laisser passer un fauteuil roulant.

Pour être tout à fait complet, certains syndicats étaient contre le plan handicap de 2004/05 , arguant du "manque de moyen" !! Voilà qui est dit.

J'ai déjà expliqué pourquoi je ne voterai pas Royal, le débat de mercredi soir m'a conforté dans mon choix. Sans trouver Sarkozy exceptionnel (je l'aurai aimé plus "pugnace", puisque tel est l'adjectif que la presse bobo a reservé pour l'agressivité de Royal, mais cette "pugnacité" aurait été alors descendu en flèche !!) , j'ai surtout vu une candidate agressive, impolie, floue, mythomane et surtout peu convaincante sur les grands dossiers. Un problème ? on renvoie à plus tard via le referendum, les partenaires sociaux, une conférence...

Vision partisane ? Bien sûr : nous avons tous cette capacité à voir uniquement ce qui nous arrange. Cela dit, elle a montré qu'elle n'était pas là par hasard et , reflexions faites, je ne suis pas sûr qu'un DSK s'en serait mieux tiré au final.

Je vote Sarkozy bien sûr, même si certains points de sa politique étrangère me chagrine et que son programme n'est pas si libéral que cela.

Mais entre une candidate qui feint de s'enerver pour faire pleurer margot dans les chaumières et un candidat que l'on nous décrit comme super dangereux, liberticide et qui au final, a su garder son calme, le choix est facile. D'autant que Sarkozy a donné un cap, des chiffres, des orientations et n'a esquivé aucun sujet difficile (les retraites, la Turquie, les sans papiers...)

Dernière ligne droite pour amplifier le formidable engouement du premier tour. Ne pas se relacher. Continuer de convaincre jusqu'à la dernière minute et dimanche, peut être, alors nous pourrons savourer notre victoire.
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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 19:51
Un ami a créé cette vidéo !! Je la poste ici en espérant booster son audience !!
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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 08:20
(L'Institut de l'Europe Libre est un institut dirigé, entre autres, par Yves Roucaute, l'un des néoconservateurs français les plus actifs, et un de mes maîtres à penser. Il est donc logique que je relaie son appel)

NICOLAS SARKOZY, NOTRE CANDIDAT


Message de la direction politique de l'Institut de l'Europe Libre.

Nous appelons tous les amis de la liberté à soutenir Nicolas Sarkozy. Pour la plupart d'entre nous, ce fut le cas dés le premier tour. Pour les autres, il leur revient à présent de prendre la mesure du choix clair qui s'impose.

Battre Ségolène royal, candidate de la REACTION..
Battre Ségolène Royal, c'est en finir avec une gauche républicaine qui persiste dans ses projets archaïques et ses alliances inadmissibles.
Il est inadmissible d'avoir pour alliés des altermondialistes, des communistes, des trotskystes, tout en se fardant de vertu et en prétendant mettre en difficulté une droite républicaine pouir des alliances avec l'extrême-droite qu'elle n'a JAMAIS passées.
Inadmissible de ne pas dénoncer ces gourpes anti-républicains à idéologie totalitaire, et de courir après leurs voix alors que la plupart de ces groupes manifestent avec des islamistes, brûlent des drapeaux de la république alliée américaine dont les soldats meurent avec les nôtres en Afghanistan sur le front anti-islamiste.
Inadmissible de s'acoquiner sans sourciller avec des dirigeants qui laissent fuser des slogans antisémites dans les manifestations, au nom d'une prétendue lutte communue "anti-libréale" et "anti-impérialiste".

Il nous revient, moralement, de donner une leçon définitive à ces socialistes cyniques qui troquent leur âme contre des voix, et s'allient avec les plus antirépublicaines des forces de la nation. Et de les renvoyer chez eux, aux présidentielles, puis aux législatives.

Soutenir Sarkozy, candidat du meilleur possible.

Néoconservateurs, nous sommes patriotes, or le refus de Ségolène Royal des réformes radicales, aussi bien de l'Etat que des appareils culturels dominés par les billevesées "anti-capitalistes" et étatistes du XIXème siècle, et les comportements dignes de la guerre froide ("anti-impérialisme", "anti-libéralisme",) ou de la période populiste faciste (culte gauchiste des "mouvements sociaux"...). De telles ocnceptions ne peuvent conduire qu'à poursuivre la politique de déclin de la France. Retrouver son rang de grande puissance, c'est, pour la France, retrouver le chemin des idées et des comportements justes. Et battre Ségolène Royal.

Patriotes, , nous sommes pour un Etat fort assurant avec détermination ses missions régaliennes, afin de garantir le jeu des libertés. . Avec Ségolène royal, c'est le retour du laxisme : dur pour les faibles, incapables de se protéger, mais sans danger pour les forts, toujours aptes à trouver des solutions de sécurité privée. Le comportement de cette candidate lors des événements de la Gare du Nord, qui virent un travailleur de la RATP se faire frapper par un voyou, fut irresponsable. En prétendant voir dans ce voyou le symbole de la jeunesse, et dans son arrestation, celui du décallage entre jeunesse et police, elle montra que sa démagogie n'avait aucune limite. Qu'elle préfère être du côté du lunpenproletariat, avec ses amis gauchistes, que du côté du monde du travail, est pathétique. Quant à la jeunesse, au lieu de la juger, par mépris, à l'aune de la voyoucratie, elle a montré qu'elle était capable de moralité malgré ses difficultés.
Avec Nicolas Sarkozy, le laxisme peut n'avoir plus cours et la sécurité des humbles est possible.

Patriotes, nous voulons la puissance économique de la France, ils sont donc aussi favorables au libéralisme économique, . Ségolène Royal, après avoir hésité entre des postures différentes, a maintenu les positions de fond étatistes socialistes. Son anti-libéralisme s'est affiché de plus en plus fortement durant cette campagne. Et sa propositon d'alliance tactique avec les centristes, ne change en rien sa détermination à conserver une vision dont plus aucun socialiste ne veut en Europe. Nous le savons : la clef de la solution à la misère privée est la croissance et l'intitiative ; la clef de la solution à une concurrence qui nous assurera emplois et prospérité, est la libération de l'initiative et de la créativité. A l'heure de la mondialisain et d'Internet, une révolution de l'Etat s'impose, avec un toilettage sensible sans qu'aucune question ne soit plus tabou, de l'ISF aux 35 heures, de la flat tax à l'ouverture des secteurs protégés à la concurrence. au lieu de préparer la rénovation des modes d'organisaiton du travail, la candidate socialiste tergiverse. Avec Ségolène Royal, demain sera comme aussi gris qu'hier. Faute d'une seule idée cohérente, sous la pression d'un parti qu'elle ne contrôle pas, d'élus qui ne lui sont pas fidèles et d'alliés qui, près de 10%, joueront la rue contre elle, l'espace politique deviendra brouillon, voire chaotique, donc plus bureaucratique, liberticide et tâtillon.
Avec Nicolas Sarkozy, la liberté économique,donc la réforme de l'Etat et de la fiscalité, est possible.

Patriotes, nous sommes partisans d'un libéralisme éthique qui veut mettre l'homme et la générosité au coeur de la Cité. Avec Ségolène royal, l'assistanat ruine la liberté, et la bureaucratie d'Etat ronge l'assistanat. Nous le savons : il faut donner au contraire aux relations interhumaines une grande liberté pour assurer la croissance qui est le véritable chemin de la justice sociale. Et il faut assurer à la générosité les moyens fiscaux et juridiques de la compassion interindividuelle et interassociative, qui est le vrai chemin de la solidarité. L'assistanat doit rapidement devenir l'exception, réservée à ceux qui, restés sur le bord de la route par malchane ou mauvais calcul, ne peuvent être l'objet de la compssion caritative. Un Etat compassionnel mais non tutélaire.
Avec Nicolas Sarkozy, c'est possible.

Patriotes, nous sommes partisans d'une politique internationale favorable aux sociétés de liberté et traquant les tyrans, jusque dans l'espace francophone . Le comportement inadmissible de Ségolène Royal au Liban, où elle se permit d'abonder dans le sens d'un député du Hezbollah, son ignorance de la guerre que mène notre pays en Afghanistan contre les Talibans quand nos soldats y meurent pour notre république, sa volonté de poursuivre la même politique arabe de la France, son anti-américanisme ouvert, son ignorance des questions de défense et de sécurité...tout cela montre que par sa victoire la France ne retrouverait pas le chemin qui fut le sien, depuis le Général de Gaulle, celui de participer au concert des grandes nations libres.
Avec Nicolas Sarkozy, le changemetn est encore possible.

Possible? Avec Nicolas Sarkozy, il dépendra aussi de nous que la France retrouve le chemin de la vraie gandeur, de la grandeur morale, qui se conjugue aujurd'hui avec la puissance politique et économique. Ainsi, il est vrai de dire qu'avec Nicolas Sarkozy nous faisons le choix le meilleur possible. Et tout aussi vrai d'ajouter : avec Ségolène royal nous rendons impossible tout choix.

Chers compagnons de la liberté, pour ceux qui hésitaient hier, voter et faire voter Nicolas Sarkozy, telle est bien la plus sage décision.


Fin du message.

(Le site : http://www.instituteurope.org/)

(à voir aussi, la superbe chanson d'Enrico Macias au meeting de Dijon : http://www.sarkozy.fr/home/  Ca change de Diams !!)

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 06:19


Mes chers compatriotes,

Ce soir, le peuple français s'est exprimé. Il l'a fait avec clarté.

Après tant de scrutins marqués par la montée de l'abstention, ce premier tour de l'élection présidentielle est une victoire pour notre démocratie. En se rendant massivement aux urnes, les Français ont exprimé leur volonté de ne laisser personne décider à leur place.

En me plaçant en tête de ce premier tour et en plaçant Madame Royal en deuxième position, ils ont marqué clairement leur souhait d'aller au bout du débat entre deux idées de la nation, deux projets de société, deux systèmes de valeurs, deux conceptions de la politique.

Ce débat, nous avons la responsabilité, Madame Royal et moi, de faire en sorte qu'il se déroule dans la clarté, dans la sincérité et dans le respect des personnes. Nous avons le devoir de donner à travers ce débat une image de dignité qui soit à la hauteur de la dignité de la fonction présidentielle. Pour ma part je ne changerai pas de ligne de conduite. Je veux dire à Madame Royal que je la respecte et que je respecte ses convictions et que je souhaite que le débat de ce second tour soit véritablement un débat d'idées. Les Français l'attendent depuis trop longtemps, le réclament avec trop de force pour qu'il soit dénaturé.

Aux 11 millions d'électeurs qui ont voté pour moi au premier tour parce qu'ils se sont reconnus dans les idées que j'ai exprimées, je veux dire merci du fond du coeur. Ils m'ont fait confiance. Je ferai tout pour être digne de cette confiance.

Tout au long de la campagne, j'ai souhaité m'adresser à tous les Français au-delà des partis. J'ai voulu parler à ceux auxquels on ne parlait plus, aux travailleurs, aux ouvriers, aux employés, aux artisans, aux agriculteurs, à la France qui donne beaucoup et qui ne reçoit jamais rien, à la France qui est exaspérée et qui souffre, celle des banlieues en difficulté, des bassins industriels en déclin, des cantons ruraux abandonnés.

J'ai voulu mettre au coeur de la politique des valeurs comme l'identité nationale, l'autorité, le travail, le mérite. J'ai voulu parler de morale. J'ai proposé la revalorisation du travail, l'école de l'excellence, la moralisation du capitalisme financier, la révolution du développement durable. J'ai dit que ma priorité était de donner à chacun le moyen d'accomplir ses rêves, de réaliser ses ambitions, de réussir sa vie.

Ces principes sont le fondement de mon projet politique. Quels que soient les obstacles, je n'y renoncerai pas, je ne les renierai pas parce que je suis profondément convaincu que l'avenir de notre pays, sa prospérité, sa place dans le monde en dépendent. Comme en dépend le bonheur des Français.

Dans les 15 jours qui restent avant le second tour, je veux dire à tous les Français qui ont peur de l'avenir, qui se sentent fragiles, vulnérables, qui trouvent la vie de plus en plus lourde, de plus en plus dure, que je veux les protéger.

Je veux les protéger contre la violence, contre la délinquance, mais aussi contre la concurrence déloyale et les délocalisations, contre la dégradation de leurs conditions de travail, contre l'exclusion. Je veux leur redonner le goût d'entreprendre, d'innover, le goût de l'aventure et du risque. Je veux pouvoir leur parler de protection sans être accusé de protectionnisme, comme je veux pouvoir leur parler de la nation sans être accusé de nationalisme.

Je veux parler à tous ceux que la vie a brisés, aux accidentés de la vie, à ceux qu'elle a usés, à ceux qui sont dans la détresse. Je veux parler aux malades, aux handicapés, aux personnes âgées, à ceux qu'une pression trop forte a épuisés, à ceux qui ont trop souffert. Je veux leur redonner de l'espérance. Je veux leur dire que la France dont je rêve est une France qui ne laisse tomber personne, une France qui est comme une famille où le plus faible, le plus vulnérable, le plus fragile a droit a autant d'amour, autant de respect, autant d'attention que le plus fort, une France où même dans celui qui n'a plus de force on reconnaît la dignité de l'homme et du citoyen.

Je veux m'adresser à tous les Français pour leur dire que la société du plein emploi est un moyen et que l'objectif c'est la société de la pleine citoyenneté. Je ne souhaite qu'une chose : rassembler le peuple français autour d'un nouveau rêve français, celui d'une République fraternelle où chacun trouvera sa place, où personne n'aura plus peur de l'autre, où la diversité sera vécue non comme une menace mais comme une richesse.

Cette France fraternelle, c'est celle qui m'a tout donné. Je lui dois tout. Et à mon tour je veux tout lui rendre. Cette France fraternelle j'invite tous les Français de bonne volonté quelles que soient leurs origines, leurs croyances, leurs partis à s'unir à moi pour qu'ensemble nous puissions la bâtir.

Vive la République !

Vive la France !

(Ps : Comparez cette déclaration avec celle de Marie-bobo et voyez chez qui souffle le vent de l'histoire)
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22 avril 2007 7 22 /04 /avril /2007 19:56


Entre 4 et 5% de plus !! 10% de plus que Chirac en 2002 !!

Nous tenons notre première VICTOIRE !!

Mais ce n'est pas fini !! Le Pen dans les choux !! L'extrême gauche laminée !! Bayrou qui rate son pari!!

Nous avons eu peur !! Nous avons rongé nos ongles !! Mais nous tenons notre première revanche !!

Dans deux semaines, amplifions la victoire de Nicolas !!

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18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 13:23
Guy Millière est l'un de nos sages. Son avis nous importe donc. Et il rejoint quelque peu le notre. Logique donc que je reproduise , tout en le commentant, son billet de ce mercredi 18 avril. Car , dans 5 jours , nous votons. Et il est impératif que la gauche , qu'elle soit royale ou béarnaise , ne revienne pas au pouvoir.

Il n'est incontestablement pas facile pour un libéral de faire son choix lors des élections présidentielles. Les candidats socialistes de diverses obédiences abondent, la défense de la liberté d'entreprendre, des droits de l'être humain, des opportunités offertes par la mondialisation est quasiment aux abonnés absents.

Les responsables de cette situation sont nombreux : on pourrait évoquer ces entrepreneurs qui ne soutiennent pas le combat des idées, et qui ne doivent pas s'étonner, en ces conditions, si entreprendre en France est de plus en plus difficile. On pourrait évoquer la sous-information de la population par des journalistes dont seule une minorité comprend quelque chose à l'économie.

On pourrait parler du fait que l'enseignement, l'édition, la culture ont été abandonnés aux ennemis de la liberté. Si Pascal Salin vient de publier un excellent livre sur lequel je reviendrai, les livres de qualité ne sont pas légion dans les librairies. Claude Allègre vient de publier lui-même un ouvrage courageux sur l'environnement, et j'en traiterai aussi, mais son ouvrage sera noyé sous le torrent des imbécillités écologistes.

(Claude Allègre vient d'écrire Ma vérité sur la planète. Voici quelques thèmes abordés :Une fois encore, nécessité oblige, Claude Allègre remet les pendules à l'heure car, s'il est inopportun pour l'avenir de notre société d'accorder le moindre crédit aux marchands d'illusions, il est tout aussi urgent de mettre un frein aux pleurnicheries écologiques. En bon pédagogue, après avoir fustigé, il nous propose un calendrier de propositions. Parmi celles-ci: développons les OGM qui permettront aux plantes de résister à la pénurie d'eau et d'éviter les engrais ; reconquérons la biodiversité dans nos rivières et nos forêts ; encourageons une architecture économique combinant énergie solaire, pompe à chaleur et domotique ; imposons la voiture hybride ou électrique ; accélérons l'utilisation des piles à hydrogène. Vive l'écologie moteur de la croissance ! A bas l'écologie de la peur et du déclin ! Ca change du écologiquement correct, non ??)

Faute de pouvoir choisir le meilleur candidat, il reste à choisir le moins pire. C'est selon cette logique que j'ai dit que je voterai Sarkozy. Je voudrais ajouter ici un élément supplémentaire qui me conforte dans ma décision.
Dans un contexte de campagne électorale, les critiques, les invectives, les propos de mauvaise foi peuvent pleuvoir. Mais lorsqu'il s'agit de Nicolas Sarkozy, les limites de la décence se trouvent vite atteintes.

Sur un site « de gauche », on peut voir des bandes vidéo où alternent appels à la violence et à l'émeute, et fantasmes consternants sur les conséquences d'un supplément d'ouverture aux règles les plus élémentaires du marché : tous mis à la porte par de méchants patrons, tous chômeurs réduits à la misère.

(Rappelons que Royal fait miroiter la menace d'un soulèvement des banlieues si elle n'est pas élue )

Sur un autre site, censé être situé « très à droite », Sarkozy est présenté comme le candidat des États-Unis et d'Israël, et les allusions aux origines étrangères, pour partie juives, de l'intéressé ne manquent pas. On ne croirait revenu au temps vomitif de « Je suis partout ». Et, comme à l'époque de « Je suis partout », on peut voir se dessiner des liens derrière lesquels on devine aisément l'haleine puante du monstre rouge-brun. Une droite extrême s'allie aisément avec une gauche extrême, et il suffit d'un clic d'ordinateur pour passer de l'une à l'autre. Dis-moi qui tu hais, et je te dirai qui tu es, pourrais-je écrire, en reprenant une vieille phrase. Je vois là, c'est clair, une convergence d'exécrations envers ce que Karl Popper appelait la société ouverte.

(Jacques Attali a été le seul, sur son blog, a défendre Sarkozy face aux attaques racistes de Le Pen sur son origine hongroise. Aucun des 10 autres candidats ne l'a fait. De là à dire que les 10 autres candidats détestent les hongrois , il y a un pas que je franchis allègrement)

Je vois là les souvenances de ce qui a pu conduire des socialistes, il y a soixante ans, à se convertir au national-socialisme en ayant peu à changer dans leur discours. Je vois là une rancoeur antisémite qui autrefois a pu permettre à Hitler et Staline de se rapprocher et de se trouver des points communs. Je vois là, symboliquement, l'Amérique invoquée comme la figure emblématique de ce que ces gens-là détestent : le capitalisme, l'entreprise, le métissage, la souveraineté de l'individu sur sa propre vie.

Je vote Sarkozy par défaut, mais les ennemis de Sarkozy me renforcent dans ma décision, car ce sont aussi mes ennemis, et parce qu'ils incarnent tout ce qui me semble répugnant. Ils incarnent aussi ce qui me semble être, pour le coup, le pire absolu et l'absence d'avenir.

(Moi aussi, je vote par défaut. Tous se prononcent contre Sarko. Moi je suis contre les contre-Sarko)

Si la France doit survivre, ce sera en tournant le dos au racisme, à l'antisémitisme, à l'antiaméricanisme, à l'antilibéralisme. Ce sera en comprenant que le futur est à la création, à l'ouverture, au marché planétaire, à l'audace, à ce que la civilisation occidentale a produit de meilleur et a projeté vers l'universel telle une promesse pour tous les hommes, quelle que soit leur origine ethnique, leur couleur de peau, leur religion.

Si la France doit survivre, ce sera en tournant le dos au socialisme, au nationalisme étroit, à l'esprit d'envie et de rigidité.
Une victoire de Sarkozy sera une victoire face au pire. Il restera à voir, ensuite, comment avancer vers le meilleur. Il y aura, pour cela des livres, tels ceux de Salin ou d'Allègre.
Il y aura le travail des instituts tels que l'Aleps de Jacques Garello ou l'Institut Turgot. Il restera à faire comprendre aux entrepreneurs, plus largement, l'importance du travail des idées. Je ne veux pas désespérer.

(Qu'ajouter à tout ce bon sens ? Merci Mr Millière)

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11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 11:44
Non, ce n'est pas le titre du dernier Titeuf mais les réactions politiquement correct de la gauche caviar et de l'essuie glace béarnais au discours de Sarkozy à Caen.

Rappelons que Sarkozy a proposé de créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Il n'en fallait pas plus pour que la gauche, en panne de projets et d'idées , réduits à ronger n'importe que os, sortent les grands mots.

Pour Bayrou, Sarkozy a "franchi une frontière" (laquelle ?). Il demande même à Simone Veil, rescapée des camps de la mort de réagir.

Pour Royal, Sarkozy fait preuve "d'un almalgame ignoble".

Pour Buffet , les propos de Sarkozy sont "xénophobes". Amusant pour la présidente d'un parti qui négocia avec les nazis afin que L'Humanité soit autorisé à être publié durant l'occupation.

Quand au MRAP qui fit preuve d'un grand soutien à la liberté d'expression en traînant Charlie Hebdo en justice, c'est "l'idéologie de Vichy qui revient en force !!".

La ligue des droits de l'homme (enfin, des hommes de gauche) parle de "lépinisation"...

Bref, le florilège habituelle de la litanie politiquement correct du soi disant anti-racisme !! A pleurer de rire si cela n'était pas aussi grave.

Car la gauche caviar emploie un truc vieux comme le monde : diaboliser l'adversaire par des procédés d'amalgame. Ainsi dans les années 60, les gauchistes produisaient des tracts où sous le visage de De Gaulle , on voyait le masque d'Hitler. Aujourd'hui fleurissent sur les sites internet gaucho des affiches de Sarkozy avec le slogan "Votez Le Pen".

La gauche qui, rappelons le , n'a pas à appeler à défiler contre le FN en 2004 car la présence de ce parti xénophobe lui permettait de gagner les élections.

Si la gauche n'a rien à se reprocher (rappelons que le slogan "La France aux Français" date des années 30 et fut mis au point par l'extrème gauche, que le PC fustigeait le "juif Mendel"...) , alors qu'elle explique quelle sera sa stratégie pour contrer la montée des votes FN en France.

En attendant, je laisse le mot de la fin à Sarkozy et à son staff :

"L'intégration et l'identité nationale, ce ne sont pas des gros mots, ça existe. Ce sont de bien petites polémiques. Mais si on veut m'interdire de parler de l'identité nationale, faisons le débat avec les Français", a-t-il déclaré aux journalistes. "Je ne vois pas comment on peut faire de l'intégration sans parler de ce que nous sommes"

"Affirmer que la France ne doit accueillir que les migrants qui parlent et écrivent le Français, aiment la France, respectent ses valeurs est aussi fondamental que de reconnaître que l'identité française s'enrichit avec l'arrivée de nouveaux migrants" expliquent Xavier Bertrand et Rachida Dati.

Rachida Dati  ? Amusant de voir un nom "étranger" dans la campagne de Sarkozy tandis que les p'tits blancs de Royal, Buffet et Bayrou poussent des cris d'effroi. Le racisme n'est pas là où ces cons le croient !!

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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 21:50
On sait que la campagne électorale oblige à mettre un peu d'eau dans son vin. C'est la loi du genre , hélas.

Cette semaine , Sarkozy s'est lancé dans une campagne de séduction de Chirac. Le président le plus à gauche de la Veme République ne lui a toujours pas donné l'absolution. Or, elle lui est nécessaire selon lui.

Pour ma part, je ne le pense pas mais après tout, je ne brigue pas la magistrature suprème.

Pourtant, il y a quelques années, voilà ce que disait Sarkozy sur Chirac :

on croit que Chirac est très con et très gentil. En fait, il est très intelligent et très méchant

Dans son extraordinaire livre "La tragédie du Président" , Franz Olivier Gisbert a mis en valeur cette petite phrase. Elle n'en a que plus de valeur aujourd'hui.

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