Remercions d'abord Verda qui, par ses commentaires , m'a amené à réfléchir à ma position sur Lionel Jospin . Passons sur les attaques faciles (je suis sectaire, je n'ai pas de crédibilité, je suis un pilier de bistrot, je suis bête, il n'y a pas de fond dans mes commentaires, mes arguments sont gratuits...) , j'y suis habitué et , contrairement à cette personne, je pense respecter les autres , surtout s'ils pensent différement. Cependant, une attaque m'est restée en travers de la gorge mais j'y reviendrai tout à l'heure.
On m'accuse d'avoir choisi Chirac à Jospin en 1995 sous le prétexte que Chirac fut longtemps un ami de Saddam (ce que j'ai souvent dénoncé, soit dit en passant) alors que Jospin avait qualifié , en 2000, le Hezbollah de "terrorisme" (sans doute, un de ses rares moments de lucidité) .
Comme je l'ai dit dans mon post Souvenirs de Campagne, en 95, je militais pour Balladur et je n'ai voté Chirac qu'au 2e tour, bien à mon corps défendant. En 88, j'avais déjà subi la même mésaventure : mon candidat du premier tour , Barre , n'était pas retenu. Au deuxième, un voyage hors de France m'avait épargné un choix que je trouvais, de toutes façons, cornelien.
Donc en 95, je vote Chirac pour ne pas avoir un président trotskyste.
Pour ceux qui l'ignorent, Jospin fut longtemps membre de l'OCI sous le nom de camarade Michel . Pour sa défense, l'ex-premier ministre argumentait qu'on le confondait avec son frère Olivier, membre de l'OCI jusque dans les années 80. Pas de bol, un astronome de 56 ans Patrick Dierich affirmait le contraire ainsi que Boris Fraenkel, un juif allemand de Danzing qui avait fuit son pays pour la Suisse et avait fondé , avec d'autres, l'OCI. Or , Fraenkel se souvient très bien de Jospin , membre de l'OCI dès 1964. C'est lui qui le forma, clandestinement , car se destinant à la haute fonction publique, Jospin ne devait pas faire part de son engagement révoltionnaire. Pour le journal Le Monde, que l'on peut suspecter de droitisme aigüe, Jospin n'aurait vraiment rompu avec l'OCI qu'en 1987. Pour info, Mitterand était au courant de cette "double-vie" mais il appréciait l'homme. Et puis, Tonton s'y connaissait pas mal dans la stratégie du retournement de veste (maréchaliste puis résistant, partisan de l'Algérie française puis contre, anti-européen puis partisan acharné, refuseur de grâce de 31 insurgés algériens puis abolitioniste (hou là, ça existe ce mot) de la peine de mort...)
Or le trotskysme est une extension du marxisme-léninisme. L'aura de martyr de Léon Trotsky(Lev Davidovitch Bronstein de son vrai nom) , assassiné à Mexico en 1940 sur ordre de Staline, ne doit pas tromper. Trotsky c'est l'homme qui a mis au point l'Armée Rouge et le CMRP, un comité chargé de la prise de pouvoir selon l'art de l'insurrection militaire (et afin d'éviter un soulevement populaire, difficile à canaliser). Trotsky qui affirmait le 13 décembre "Dans moins d'un mois, la terreur va prendre des formes très violentes... Ce ne sera plus seulement la prison, mais la guillotine, cette remarquable inventionde la Grande Révolution française , qui a pour avantage reconnu celui de raccourcir un homme d'une tête, qui sera prête pour nos ennemis". Trotsky qui se disait "pour la guerre civile. La guerre civile c'est la lutte pour le pain." Enfin, pour finir ce très bref tour d'horizon, c'est encore Trostky qui prescrivit, avec l'ide de Dzerjinski, l'enfermement des otages dans des "camps de concentration" où l'on pouvait emprisonner "les éléments douteux", sans procès si nécessaire : par exemple, les responsables de l'opposition comme Martov , Dan ou Potressov, membres du parti menchevik.
Trotsky est donc à l'origine des goulags , de l'armée rouge, fut un partisan de la guerre civile et des exécutions massives. Logique que j'ai refusé , en 1995, de donner ma voix à un type qui refusait de reconnaître qu'à un long moment de sa vie, il avait adhéré à une telle idéologie. C'est d'ailleurs ma connaissance du Trotskysme et de sa propagande qui me font avoir en horreur les Besancenot et autre Laguiller. D'ailleurs les comités de vigilance que Besancenot veut instaurer me font furieusement penser aux CMRP .
De plus, avoir un type comme président qui ment de manière aussi évidente ("non, je n'ai jamais été de l'OCI !! C'est mon frère !! etc...) n'était pas pour me séduire non plus.
Dans son post, Verda m'accuse d'avoir voté Chirac en 1995 (comme 52% des français d'ailleurs) alors que tout le monde savait qu'il avait été un grand ami de Saddam !!
Premièrement, je le savais parfaitement tout comme je savais que c'est grace à Chirac que Saddam avait pu accéder à sa centrale nucléaire, détruite par les israéliens en 1981. Mais comme je l'ai dit, entre la peste et le choléra, le choix est hardu. J'ai choisi Chirac car, étant de droite, j'ai préféré un collabo avec un régime que l'on croyait moribond en 95 plutôt qu'un menteur trotskyste. Je suis sans doute un "chien" aux yeux d'un Sartre mais après tout, on vote aussi avec ses compromis.
Concernant le Hezbollah, j'avoue que l'éclair de lucidité de Jospin était inconnu en 95 puisqu'il a déclaré que le parti de dieu chiite était une organisation terroriste en 2000 , soit 5 ans plus tard. N'étant pas mme Soleil et ne disposant pas de boule de cristal, on peut difficilement me reprocher le fait de ne pas avoir pris cette déclaration en compte dans mon vote du 7 mai 1995.
J'avoue d'ailleurs que j'avais franchement oublié cette affaire de jet de pierre. En 2000, j'avais une classe assez problématique et je n'avais sans doute pas le temps de m'intéresser aux déclarations de politique étrangère de Jospin. Je me suis donc rafraîchi la mémoire en furetant sur le web. Il est donc vrai que cette déclaration fut très mal accueillie en France, y compris par un PPDA qui, sur le plateau du 20 heures lui demandait s'il n'y avait pas différences entre le hezbollah des années 80 et celui de l'an 2000. Jospin répondait alors finement qu'il ne fallait pas oublier le passé. En Palestine, il avait cependant reconnu que le mot "terrorisme" n'était peut être pas le meilleur et qu'il condamnait tout autant les opérations de Tsahal dans le sud Liban, revenant bien vite au concept du "tous coupable" qui a été cher à la France pendant des années.
Les critiques en France et la volée de pierre sur le premier ministre à l'université de Bir Zeit (venant surtout de palestiniens opposés au processus de paix, soit dit en passant) furent les conséquences de cette franchise. Mais qui critiqua en France ? Hervé de Charette , la Fondation pour la recherche stratégique , Chirac, Mam, Juppé (voir ici le rappel dans le Nouvel Obs)... à savoir toute une clique pro-arabe, pro-arafat, et anti-sioniste que je n'ai de cesse de combattre !!
Cependant , même l'Humanité inscrivait le mot "faux pas" dans son article tandis que Le monde diplomatique parlait d'une "France affaiblie au Proche-Orient". Là aussi pas de surprise, puisque ces deux organes de presse ont toujours affiché haut et fort leur soutien au terrorisme proche-oriental !! Les critiques ne venaient donc pas que de la droite mais bel et bien de la gauche aussi. J'en ai profité pour interroger une de mes amies , membre du PS et fabiusienne qui m'a affirmé qu'en 2000, ces déclarations avaient jeté un trouble énorme dans le PS, car les socialistes n'avaient pas pour habitude de soutenir Israël (ce que les palestiniens et les sud-libanais avaient interprété de la sorte). L'argument sur ma partialité tombe de lui même.
Si dans cette affaire, Jospin a eu le courage de dire ce que beaucoup de gens pensent, cela ne l'exonerait pas du nombre important d'erreurs de ses 5 ans de gouvernance , erreurs qui lui ont d'ailleur valu de ne pas se qualifier pour le 2e tour en 2002, les Français lui préférant le très démagogue et également ami de Saddam, Le Pen !!
Je finirai par cette remarque. Verda m'accuse de préférer les collabos puisque j'ai voté Chirac. Si cette personne était en face de moi, je lui ferai ravaler cette insulte infâme. Au nom des membres de ma famille qui , durant le dernier conflit mondial, se sont battus contre les allemands en 40 puis contre l'occupant, et ce bien avant la conversion d'un Mitterand, un vrai collabo, membre de la cagoule et qui ne vira résistant que lorsque le Reich était en très mauvaise posture !! Moi, qui enseigne aux enfants ce que fut l'horreur de l'occupation, je refuse qu'on ose m'associer à toute cette fange . "Verda, rendez vous demain à l'aube" aurais-je pu écrire dans la France de l'Ancien Régime.
Chirac malgré son soutien à Saddam n'a jamais été membre d'un gouvernement Pétain, il n'a pas trempé dans cette fange infâme que fut l'Etat Français. Jospin non plus d'ailleurs.
Quand aux remarques de Verda sur mon état intellectuel , je lui en laisse l'entière responsabilité et me garderais bien de lui faire les mêmes reproches, ne la connaissant qu'à partir de ses quelques lignes déposées sur mon blog.
J'avais écrit "Il n'y a que les crétins qui ne changent pas d'avis". Bien entendu, Verda me conteste cette formule. Je continue à la prendre au sérieux . Admettre ses torts, c'est admettre son humanité. Je ne suis pas un crétin. Je peux me tromper. Je sais l'admettre. Je pensais que c'était à la portée de tous. Peut être , là, suis-je dans l'erreur.
(L'article ayant été tapé rapidement, et sans relecture, pour ne pas perdre de spontanéité, je m'excuse par avance pour les coquilles et autres disfonctionnements orthographiques)
Hé bien, venez Tim, du côté d'Ambacourt. L'école se trouve en dessous de la mairie. On est ouvert le lundi, mardi, jeudi, vendredi (semaine de 4 jours) de 8h20 à 11h30 et de 13h20 à 16h30. En dehors de ces heures, le mieux est de venir de 7h30 à 8h15, le vendredi et le lundi entre 11h30 et 13h20, et tous les soirs jusqu'à 17h30-18h00 , sauf le mardi (où j'ai solfège).<br />
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Non seulement je ne rougirai pas de honte car j'assume mes idées et mes propos que je tiens sur ce blog, mais en plus je vous prouverai que, sans le moindre pseudo, je suis foncièrement honnête et que je suis ce que je prétends être, à savoir directeur de l'école depuis l'année scolaire 2003/04 , ayant passé mon accréditation de direction en janvier 2003 devant un jury de l'inspection d'Académie d'Epinal.<br />
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Libre à vous ne pas me croire. Il est vrai que dans le cynisme actuel, le mot "confiance" est devenu tellement rare...
Je ne comprends pas le rapport entre Jospin et Hitler, quelqu'un pourrait-il expliquer à Lestat qu'il mériterait une bonne psychanalyse?Si on obligeait Lestat à tenir les propos qu'il tient, caché derrière son ordi, en public et à découvert, il serait rouge de honte...Comme beaucoup d'internautes qui cachent bien à leurs proches ou à leurs amis toutes les saloperies qu'ils peuvent écrire sur le Web.Et si on allait du côté d'Ambacourt demander des comptes à un certain directeur d'école (du moins, c'est ce qu'il affirme être...), je pense aussi qu'il rougirait de honte.
Verda, l'anorexique cérébrale qui desepère tellement à l'idée d'être incomprise et d'avoir le dessous qu'elle ne peut s'empecher de poster en série. "Il ne m' à pas fallut beaucoup pour te mettre en difficulté". Cette blague ! juste radoter à répétition pour se mettre en difficulté elle même. Pathétique.....Cela dit, il est très interessant (et hilarant) de contaster que des "Verda" se promène sur un site néo-cons. L'art de combler le doute consistant essentiellement à tenter de concaincre les autres pour se convaincre soi même, on aura parfaitement comprit que le sol tremble chez nos héritiers de la terreur successivement amoureux de Robespierre, Pol Pot, Staline, Mao, Chavez, Arafat, Hitler, Castro.Profitez bien de ce système. Profitez bien des moments actuels. Vous ne pouvez même pas imaginer à quel point vous êtes hais....