
Décidément , la taupe troskyste n'est pas beau joueur. Ni très fair play. Et surtout bien amnésique. Après avoir boudé pendant toute la campagne parce que les militants lui avaient clairement fait comprendre qu'ils n'en voulaient même pas comme candidat à la candidature , Tristus 1er casse Royal dans un livre assassin mais s'expose aussi à de petites comparaisons.
Improvisations incessantes, propos de touristes sur la justice chinoise, Royal "pas taillée pour le rôle", "illusion qui doit se terminer"... n'en jetez plus la cour est pleine. C'est ce qu'on pourra lire la semaine prochaine dans L'impasse (rien que le titre) , le dernier livre en date d'un membre du PS contre Ségolène Royal.
Pour lui Ségolène Royal est tout simplement une «figure secondaire de la vie publique», qui n’est parvenue à prendre la tête de la bataille présidentielle qu’à la faveur d’une «illusion», alors qu’elle était la «candidate qui était la moins capable de gagner».
Sans doute, pense-t-il que lui , il était le plus capable de gagner.
Sauf que en 95, il a été proprement battu par Jacques Chirac.
Sauf que en 2002, il n'a même pas été capable d'aller au 2e tour , laissant cette "chance" à Le pen et couvrant ainsi la France de ridicule. Pourtant, l'élection était donnée imperdable , comme en 2007. On sait ce qu'il en a été.
Sauf que sa campagne de 2002 fut aussi marquée par quelques gaffes (moins , je le reconnais) comme celle sur l'âge du capitaine Chirac, son refus d'avoir une orientation à gauche claire et une volonté de se passer d'une partie du PS.
D'autant que Jospin estime offensant que Royal ait passé sous silence la période 97-2002. On peut la comprendre quand on voit ce que les 35 heures ont fait comme dégâts dans le monde du travail, dans l'opinion... S'il voulait tellement défendre son bilan, il pouvait se présenter ne serait-ce qu'à la candidature.
Jospin a été un mauvais premier ministre, moins que De Villepin il est vrai mais est-ce que cela l'autorise à cracher aussi ouvertement sur sa rivale ?
N'a-t-il pas dit le 21 avril 2002 qu'il abandonnait la vie politique ? Ou bien prend-il exemple sur Noah, autre briseur de serment quand cela l'arrange (Si Sarko passe, je me casse !! Il est toujours là !!) ?
On peut également se poser la question sur la succession de livres contre Royal. Même si cela ne peut que réjouir ses adversaires de droite (j'en suis), on peut se dire que le PS aurait été avisé d'en écrire autant en 2002. Et quand Royal parle d'attaques sexistes, on peut penser qu'elle n'a pas entièrement tort.
A moins que, en politique, il y ait également des intouchables. Comme sa suffisance Jospin !! Un type qui refuse de reconnaître sa défaite et qui se ridiculise en insultant les autres.