Néocon ? Of course, man !!
Une frustration s’installe chez ceux qui voudraient voir la droite tirer les leçons de la faillite d’un système inspiré par la gauche. Ce n’est plus à l’État de s’immiscer, comme à Gandrange (Moselle), dans une affaire privée. Ce n’est plus à lui de protéger un mécanisme qui ponctionne 42,3% du salaire brut au titre descotisations sociales, contre 10,5% en Angleterre . À chaque fois, un goût de trop peu reste en bouche. À commencer par les 35 heures non abolies ou la miniréforme des universités. Le gouvernement annonce la suppression de la publicité sur les chaînes publiques: des spots resteront en définitive sur certaines tranches horaires. Les introuvables taxis parisiens contestent le rapport Attali: la réforme est repoussée à plus tard. Les lycéens d’Ile-de-France, qui veulent en découdre, ont vu la faille.
Certes, le gouvernement a promis, juré de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux (le quart des employés dépend de l’État, contre environ 15 % chez nos voisins). Mais quand Sarkozy annonce, vendredi, 166 mesures pour rationaliser les dépenses (272 milliards d’euros), les 8 milliards d’économies qui en ressortent à l’horizon 2011 paraissent dérisoires. Les Français, qui à 79% réclament de serrer la vis, sont plus téméraires que leurs dirigeants.
Ce n’est pas en déremboursant d’autres médicaments que les économies durables seront faites. L’heure est venue de changer de système de santé et de retraite et d’en finir avec l’État régulateur. Mardi, le chef de l’État a admis que les politiques sociales alimentaient le déficit et la dette. Pourquoi ne pas ouvrir ces secteurs, et bien d’autres, à la concurrence? Les mots appellent les actes.
La gauche immobile ne voit pas le monde changer. Elle ne discerne pas davantage les réalités qui contredisent ce qu’elle défend depuis quarante ans en matière éducative, familiale, économique. Tandis que l’Iran installe 6000 autres centrifugeuses, la bien-pensance dénigre ceux qui mettent en garde contre le risque d’embrasement attisé par l’islam radical, le 11 septembre 2001 et qui s’inquiètent du choc des cultures. Pierre Moscovici (PS) sur France 5, dimanche, relayantMoati et Guetta: "La thèse de M. Rioufol sur la guerre des civilisations est bidon" (voir mon blog). Trop d’honneur, Messeigneurs.
Cet aveuglement a conduit le PS à défendre, mardi, sa motion de censure contre l’ "atlantisme" du chef de l’État et sa décision de renforcer de 700 hommes la présence militaire en Afghanistan. Un parti défaitiste et pusillanime est alors apparu. "Nous allons perdre en indépendance ce que nous ne gagnerons pas en sécurité", explique François Hollande. Faudrait-il que le monde libre renonce à s’unir et se défendre face au totalitarisme islamiste qui veut sa perte? L’apaisement amorce la reddition.
L’Occident et ses valeurs, qui dépassent les races et les religions, sont contestés par un obscurantisme qui attise les haines des extrémistes de tout bord. L’abjecte profanation, près d’Arras, de 148 tombes de tirailleurs musulmans morts pour la France vient insulter la civilisation. Or, comme le remarque Roger-Pol Droit(L’Occident expliqué à tout le monde, Seuil): "Ce qui est préoccupant, c’est qu’il (l’Occident) soit aujourd’hui en train de douter gravement de son universalité, à un moment où il est attaqué par des adversaires résolus qui veulent sa destruction."