Que l'on apprécie ou pas l'homme d'affaire italien, on ne peut pas nier que le bestiaux a de la ressource. Battu il y a deux ans par 24 000 voix par la coalition de Romano Prodi, Berlusconi a su profiter des erreurs de ce dernier pour précipiter sa chute et gagner les élections législatives après une campagne agressive.
Pour la 3e fois, il cavaliere va donc s'asseoir dans le fauteuil de président du conseil. De quoi faire s'étouffer de rage tous ceux qui en France le considère comme un dangereux ennemi de la démocratie . Pourtant , les italiens lui font confiance par les urnes et , chose amusante mais impossible à envisager en France, l'opposition accepte sa défaite.
Avec 45,7% des voix, sa coalition Le peuple de la liberté (là aussi, un truc impossible à faire chez nous, à savoir appeler un chat un chat !!) est largement devant la coalition de centre gauche de Walter Petroni (40,16%).
Berlusconi reprend donc les rênes d'un pays en crise (baisse de la croissance, affaire Airitalia...) dans une Europe qui ne l'est pas moins. Mais si on excepte l'Espagne, les grands pays de la zone euro sont désormais dirigés par la droite. De quoi faire réfléchir certains.
Le nouveau patron italien est un atlantiste, pas vraiment adepte de certaines théories écologiques. Il a promis des heures sombres aux italiens et s'est fait élire ainsi. Comme quoi..