Ainsi va la vie. Gifler un élève coûtera désormais 800 euros !!
Qu'importe si le gamin en question vous traite de "connard" !! Qu'importe si le gamin en question refuse d'obéir !! Qu'importe si le père du gamin, plutôt que d'expliquer à son fils qu'on insulte pas un adulte, profite de son pouvoir coercitif pour vous mettre en garde à vue 24 heures !!!
Il fallait garder son sang froid, son calme. Accepter que l'élève ne range pas sa table. Accepter l'insulte. Bref, laisser faire.
Qu'on s'entende bien, Bernard Beffy n'avait pas à gifler l'élève. Cela ne sert strictement à rien. Mais cette affaire n'aurait jamais dû aller devant un tribunal.
Dans un monde parfait, les élèves écoutent leur professeur. Ceux ci n'ont pas besoin de hausser la voix. Ils n'ont pas à subir des "connard" à tout bout de champ. D'ailleurs, dans ce monde, on s'excuse quand on commet une faute et on n'use pas de son pouvoir de gendarme pour absoudre ses défauts d'éducation.
Mais ce monde n'existe pas. On peut s'emporter pour une insulte et se retrouver clouer au pilori par une certaine opinion qui, au nom de la défense de l'enfant estime que l'on peut tout laisser passer.
Et on peut lire le délire suivant "Berlaimont n'est pas une classe de 40 élèves de terminale à Bobigny qui ont de 17 à 20 ans et mesurent 1,90 m et qui s'en prennent à une jeune professeur qui vient d'obtenir son Capes" de la part du procureur. Sous entendu, dans un collège de banlieue, cela aurait été tout à fait normal.
Que l'enseignant soit sanctionné par ses paires, d'accord. Mais que le gamin impoli et indiscipliné s'en sorte comme une fleur, non !!
Ou alors, cela donnera des idées à pas mal.
Combien de fois ai-je entendu un môme qui, pris sur le fait d'indiscipline, me disait "t'as pas le droit de me taper !!".
Croyez moi, c'est très dur de ne pas le contredire !!
Le jugement a été mis en délibéré. Espérons que la raison reprendra ses droits.