10 soldats français tués en Afghanistan, cela aurait pu amener les politiques français vers une union sacrée, vers une prise de conscience que la lutte contre le nazislamisme est bel et bien le combat de ce XXIe siècle.
Mais pour le PS , et pour Pierre Moscovici en particulier, ces décès devraient impliquer une « réorganisation de la stratégie en Afghanistan ». En clair, et même s’il s’en défend, de commencer à penser retrait !!!
Décidément, Munich ne mourra jamais en France, sans cesse abreuvé par le lait des défaitistes. 10 soldats tués et la gauche commence à évoquer le retrait. On comprend mieux pourquoi l’assemblée du Front Populaire vota les pleins pouvoirs à Pétain.
Moscovici veut convoquer les commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l'Assemblée nationale et du Sénat, à la suite de ce drame. Il souhaite que soient entendus les ministres compétents (Bernard Kouchner, Hervé Morin) ainsi que le premier ministre François Fillon. C’est cela la France, quand un drame survient, on convoque une commission. Dans d’autres pays, on riposte, tout simplement.
Plus amusant, Pierre Moscovici vient de se rendre compte que son poulain, Obama, voulait renforcer la présence US en Afghanistan. Il y aura « désaccord » estime-t-il !! On touche là la plaie du gauchisme en France : soutenir quelqu’un non pas sur ses programmes voire sur ses idées mais sur son appartenance supposée à la même secte. Moscovici croit, tout comme le PS, qu’Obama sera un anti-Bush primaire , voire un antiaméricain de base mais la réalité est bien plus complexe.
Mais pour le comprendre, il faut avoir un peu plus qu’une carte du PS !!
Heureusement, le chef de l’état, qui s’est rendu à Kaboul a relevé le débat :
«On n'oubliera jamais vos camarades»
«Même si le bilan est très lourd, ce que vous faites ici soyez-en fiers. Il faut tirer les conséquences de ce qui c'est passé, il faut adapter nos protocoles. C'est difficile. Eh bien! on va prendre les moyens que cela ne se reproduise pas»
«Pourquoi on est ici ? Parce qu'ici se joue une partie de la liberté du monde»
«Ici se mène le combat contre le terrorisme. Nous sommes ici non pas contre les Afghans, mais avec les Afghans, pour ne pas les laisser seuls face à la barbarie»
«Je n'ai pas de doute, il faut être là».
Prends en de la graine, Moscovici !!!