Que devient la gauche en ces temps de crises ? Elle continue à vivre dans un autre monde !! Certes, elle s’est réjouie comme la majorité des Français (sous-informés il est vrai) de la victoire d’Obama, même si, ça et là, certaines voix rappellent que le candidat démocrate est plutôt pour la peine de mort , qu’il ne veut pas toucher au 2e amendement et qu’il risque de faire une politique isolationiste. Mais pour le reste, la gauche offre un spectacle curieux, voire désolant. Petit florilège à travers deux exemples. Le combat des chefs :
A l’heure actuelle,il semblerait que Martine Aubry ait gagné avec 42 voix d'avance sur Ségolène Royale (et 50,02% des voix). Dans les deux cas, je pense que le choix était cornélien : l’une est responsable des 35H, l’autre a montré comment la démagogie était une arme lors de la dernière présidentielle. Mais ce qui a frappé, c’est l’étalage de coup bas, de discours déconnecté de la réalité, du sentiment que l’on ignorait la crise financière et que, finalement, élire un premier secrétaire était bien plus important que relancer l’économie mondiale. Le congrès de Reims a été un fiasco retentissant et le parti est en train d’exploser. Pour information, Mélanchon a quitté le PS emportant avec lui un bon bout de l’aile gauche afin de créer un nouveau parti politique. Aux vues de la réaction de Royal (nous n'allons pas nous laisser faire, il faut un nouveau scrutin), difficile de croire que l’on pourra éviter un clash mais surtout, est-ce vraiment si important en ces temps où la récession guette et où la future présidence américaine risque surtout de fragiliser les démocraties ? La grève à l’Education Nationale :
Après une énième grève unitaire, très suivie, on aura remarqué que le service d’accueil minimum est possible dans les villes de droite mais impossible dans les villes de gauche !! A part cela, les maires ne font pas de politique politicienne. Bien entendu, les syndicats rejettent la faute sur le vilain Darcos, coupable de refuser de négocier. Ce que ne disent pas les syndicats, c’est que pour eux, une négociation revient à refuser ce que propose le ministre : non au soutien scolaire, non à la réorganisation du lycée, non aux nouveaux programmes, non aux suppressions de poste, non à la réforme du CAPES… Ajoutez à cela quelques gros mensonges du style « tous les parents nous soutiennent », « il n’y a pas eu de concertation sur les SMA » et vous obtenez un combat d’arrière-garde, certes impressionnant, mais totalement déconnecté de la réalité.
Et pour continuer dans cette voie, la SNCF ne sera pas en reste la semaine prochaine !
Qu’on se le dise, la gauche française est toujours aussi à côté des pompes de la société. Pour la plus grande joie d’un certain Nicolas.