Décidément, il devient complexe de comprendre la politique américaine. il y a deux jours le congrès annonçait qu'il refusait les crédits pour la fermeture de Guantanamo, cette prison américaine à Cuba où l'administration Bush a enfermé des dizaines de djihadistes et de terroristes. Les élus démocrates et républicains refusent également que l'on transfère des détenus dangereux sur le sol américain dans des prisons fédérales.
Soit dit en passant, les avocats des détenus ne le veulent pas trop non plus, estimant que la sécurité de leur client ne serait plus assurée correctement. Comme quoi, le soit disant enfer de Guantanamo n'est peut être pas le pire endroit de la planète.
Après avoir laissé faire , Obama vient d'annoncer que si, il fermera Guantanamo. Il veut donc aller contre la volonté du congrès , ce qui n'est pas vraiment un gage de démocratie, d'autant que le congrès est à majorité démocrate.
Pourquoi un tel revirement ? Tout simplement parce que son silence était désastreux pour son image. Or Obama ne gouverne que pour son image. Après l'avoir terni en disant qu'il remettait en place les tribunaux d'exception et en refusant que l'on publie les photos des "sévices" des prisonniers, un acquiescement , même contraint sur Guantanamo de la volonté du Congrès aurait encore assombri l'aura du saint homme. Rien ne vaut alors un bon discours où il fustige, comme à son habitude , Bush et qualifie la politique de son prédécesseur de "beau bazar" . Il est vrai qu'avoir empêché des attentats durant 8 ans et d'avoir retiré du monde des individus dangereux, ce n'est qu'un beau bazar !!
Dans le même temps, il refuse d'engager des enquêtes sur la gestion anti-terrorisme républicaine. Logique, une bonne partie des démocrates l'a approuvée et certains ont même fait partie prenante !! Dur de tirer sur son propre camp.
L'affaire de Guantanamo montre une fois de plus l'amateurisme de l'idéologue Obama. Il veut appliquer ses idées coûte que coûte, même s'il faut aller contre la volonté du congrès. Obama feint d'oublier qu'il n'est pas le seul maître à bord. Ajoutée à d'autres preuves patentes d'autoritarisme, l'idée qu'il se fait de la démocratie commence à devenir de plus en plus inquiétante !!