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Le sergent Crowley répond aux accusations de racisme d'Obama

L'histoire est en train de prendre des proportions importantes et, mine de rien, prouve à quel point la "tolérance" du saint homme de la Maison Blanche n'est qu'une attitude de façade. 

Petit rappel des faits : un policier, le sergent Crowley, est accusé de racisme par le président Obama. Pourquoi ? parce qu'il a osé arrêté un éminent professeur dont le seul crime était d'être noir. Dit comme cela, on peut comprendre l'amertume du président.

Sauf que, comme souvent chez Obama, la réalité est légèrement différente.

La semaine dernière, Crowley est appelé pour ce qui pourrait être une tentative de cambriolage au domicile de Henry Louis Gates. Arrivé sur les lieux, il voit effectivement deux hommes tentant de forcer la porte. Le sergent demande leur identité aux deux hommes , ignorant qu'il a face à lui le propriétaire des lieux, un universitaire noir. Celui ci refuse de répondre et accuse le sergent de racisme. C'est bien connu, quand un policier demande à une personne de couleur son identité, c'est qu'il est raciste !! Gates en rajoute dans l'accusation et s'en prend à la mère de Crowley.

Le sergent va alors lui intimer une charge de refus d'obtempérer . La charge sera abandonnée mardi, tandis que Gates exige des excuses de la part de Crowley.

Ce dernier a décidé de mettre les choses au clair et refuse de s'excuser, n'estimant n'avoir fait que son travail. Il balaie également les accusations de racisme, rappelant qu'il a tenté de sauver la vie de Reggie Lewis, un sportif noir des Boston Celtic, une équipe de basket.

Bien entendu, Obama n'allait pas passer une occasion pareil : il a commencé par déclarer que "la police a agi de façon stupide" puis nous a sorti le couplet sur "la race qui reste un facteur important aux USA". 

Manque de chance pour lui, des sondages faits auprès de la population montre qu'elle soutient massivement le policier. Un invité d'ABC estime lui que les propos calomnieux d'Obama porte atteinte à la police du pays.

Comme à son habitude, Obama ne s'excusera pas. Il n'en est pas à sa première insulte publique. L'an dernier, il avait traité Sarah Palin de "porc avec  du rouge à lèvre", ne soulevant d'ailleurs que de maigres condamnations de la part des grands médias. Là, l'affaire semble passer un peu moins bien car, contrairement à chez nous, la police est populaire aux USA.

Honnête, Crowley a dit qu'il n'avait pas voté pour obama mais qu'il le soutenait à 110%. Il a ajouté que si le président avait été dans la situation , il aurait fait la même chose que lui. Il a cependant regretté la tournure des événements , la pression de certains médias sur sa famille et le fait que Gates aurait dû réagir de manière plus posée plutôt que de le traiter de raciste.

Cette affaire montre que sous les habits du grand rassembleur se cache en fait une personne qui a fait de la question raciale une stratégie. Durant la campagne électorale, toute accusation contre Obama était forcément "raciste" et cette attitude lui a permis d'éluder toutes les questions gênantes, notamment sur ses relations avec un pasteur ultra raciste ou un activiste prônant le terrorisme comme mode de combat.

Obama ne fait que continuer au sommet de l'état ce qui lui a si bien réussi pour le conquérir !!

 
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C
Le toupet d'Obama !!<br /> S'exprimant sur ABC News, Obama est revenu sur l'affaire de l'interpellation de l'universitaire Henry Louis Gates au cours de laquelle la police a, selon lui, "agi de façon stupide".<br /> Le président américain s'est dit "surpris par la controverse entourant" sa remarque. "Je pense qu'il s'agissait d'un commentaire franc que de dire qu'il n'était probablement pas nécessaire de passer des menottes à un homme d'âge mûr, qui se sert d'une canne et qui se trouve chez lui."<br /> "J'ai un extraordinaire respect pour le difficile travail accompli par les officiers de police", a précisé Obama. "Mon idée est que des mots ont été échangés entre l'officier de police et M. Gates et que tout le monde aurait dû se calmer et qu'il aurait fallu garder la tête froide."<br /> Obama, qui a reconnu ne pas être au courant de "tous les faits", avait estimé mercredi dans une conférence de presse que la police de Cambridge avait "agi de façon stupide", prenant fait et cause pour Gates au détriment du sergent James Crowley qui a procédé à l'interpellation.<br /> Gates, contre lequel aucune charge n'a été finalement retenue, accusait les policiers d'avoir fait preuve de racisme.<br /> ÉMOTION CHEZ LES POLICIERS<br /> En intervenant dans cette affaire, Obama a provoqué l'émotion et s'est aliéné les officiers de police américains à travers tout le pays, a estimé David Howlay, président de la Fraternité internationale des officiers de police qui compte 15.000 membres.<br /> "Non seulement vous avez fait preuve d'un manque de jugement dans le choix de vos mots, mais vous avez mis en cause tous les membres de la police de Cambridge et tous les officiers de sécurité publique à travers le pays", écrit Howlay dans une lettre adressée à Obama.<br /> Le chef du département de la police de Cambridge, Robert Haas, est lui aussi intervenu dans le débat jeudi.<br /> "En me fondant sur ce que j'ai vu et entendu de la part d'autres policiers, il (Crowley) a respecté la bienséance professionnelle pendant tout le déroulement de l'intervention et s'est conduit d'une manière professionnelle", a déclaré Haas.<br /> Le chef de la police a précisé que les policiers de la ville ont été abasourdis par les propos du président américain.<br /> "Ils sont vraiment affectés. Cela a durement blessé la fierté de ce département", a encore ajouté Haas.<br /> Il a annoncé qu'il formait une commission chargée d'examiner les conditions de l'arrestation.<br /> D'autres estiment qu'Obama a pris fait et cause pour Gates, un ami de plusieurs années, sans connaître précisément les conditions de l'interpellation.<br /> "Le mieux est de ne pas intervenir si vous ne connaissez pas tous les détails", a estimé Patricia Lynch, consultante à la Harvard's Kennedy School of Government. "Pour chaque cas particulier, vous devez vous en tenir aux faits."<br /> "Je rejoins le président sur un point", a déclaré le sergent Crowley qui enseigne à l'académie de police. "Je pense qu'il est décevant qu'il se soit immiscé dans ce qui aurait dû rester une affaire locale." 
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