
(Milicien de Fatah-al- Islam à Tripoli)
La crise de l'été dernier au Liban ne semble pas avoir appelé de leçons probantes. Alors que la France a les yeux rivés sur sa politique intérieure, le proche Orient s'enflamme de nouveau !!
Au Liban, des extrémistes islamistes (pléonasme) ont déclenché des combats extrêmement violents . 40 personnes ont été tuées, dont deux civils, dans la région de Tripoli. L'armée libanaise a dû intervenir. La tension monte et il est clair que la brutalité de ses affrontements n'est qu'un prélude à une action plus violente des factions telles le Fatah-al-Islam voire du Hezbollah qui entend toujours pousser son avantage de l'été dernier.
Pourtant le déclenchement des combats semble dérisoire : une perquisition de la police dans un appartement de Tripoli pour retrouver le butin d'un cambriolage. Il n'en fallait pas plus aux islamistes pour déclencher les combats. Le fait que les habitants à majorité sunnite est soutenue l'armée démontrent aussi que le conflit classique chiites contre sunnites n'est jamais bien loin.
Dans les territoires palestiniens, le Hamas et le Fatah se livrent à une véritable guerre civile , faisant là aussi des dizaines de morts de tout côté. Tous les coups sont permis , y compris les meurtres politiques, et là aussi les civils trinquent.
Mais là aussi, les raisons ne sont pas uniquement politiques : les civils palestiniens relatent de plus en plus des meurtres crapuleux, des chantages, des extorsions de fonds... le banditisme se mêle à la "politique" et la situation devient explosive. L'autorité palestinienne est toujours déchirée.
Et pour compliquer la donne, le Hamas tire de nouveau à la roquette sur Israël, histoire de resserer les liens autour d'un ennemi commun. La riposte de l'état hébreux ne s'est pas fait attendre même si Jérusalem essaye de ne pas tomber dans le piège de la provocation.
En attendant, médiatiquement, le coup est en train de prendre. Les médias parlent bien plus des raids de représailles que des attaques à la roquette qui en sont à l'origine.
Quoiqu'il en soit, on s'aperçoit qu'une situation mal réglée , comme celle du Liban l'an dernier ou l'évacuation de Gaza sans avoir désarmé le Hezbollah , ne peut que conduire à une catastrophe future.