Discours de George BushDans un discours consacré au Proche-Orient, le président américain, George Bush, a appelé hier à la tenue d’une conférence internationale à l’automne prochain à laquelle participeront Israël, les Palestiniens et des pays arabes. Cette conférence, écrit le Haaretz, sera présidée par le Secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, et aura pour objectif de promouvoir la création d’un Etat palestinien.George Bush a appelé dans son allocution les Palestiniens à choisir entre « un avenir d’honnêteté et d’espoir » et « un avenir de terrorisme et de mort », entre la vision du Hamas et celle du président Mahmud Abbas et de son Premier ministre Salam Fayyad qui mène à « un Etat pacifique appelé Palestine qui sera la patrie du peuple palestinien ».« Avec les bases appropriées, nous pourrons entamer prochainement des négociations sérieuses en vue de la création d’un Etat palestinien », a déclaré le président américain, ajoutant que les frontières devront être fixées sur la base « des frontières passées et de la réalité présente, avec des corrections effectuées d’un commun accord ».George Bush a réclamé des Palestiniens qu’ils arrêtent les terroristes, démantèlent leurs réseaux, confisquent les armes illégales, cessent les attaques contre Israël et libèrent Gilad Shalit. Il leur a également demandé d’éradiquer la corruption, « afin de gagner la confiance du peuple et celle du monde ».M. Bush a appelé Israël à poursuivre les transferts du fonds à l’Autorité palestinienne, à démanteler les colonies sauvages, à cesser d’élargir les colonies et de réduire sa présence en Cisjordanie « sans que cela nuise à sa sécurité ».Dans l’entourage du Premier ministre, écrit le Maariv, on se déclarait hier satisfait de ce discours : « il n’y a aucun changement dans la politique américaine. Comme le président l’a souligné, les Palestiniens doivent d’abord combattre le terrorisme et, ensuite seulement, il y aura un processus de paix diplomatique », a déclaré un membre du cabinet d’Ehud Olmert.D’autres proches du Premier ministre espèrent que cette allocution aura des répercussions sur le terrain : « nous sommes tout à fait d’accord avec la vision du président Bush et, effectivement, le moment est venu de démanteler des colonies sauvages », ont-ils affirmé.(Article visible sur :
http://fr.ambafrance-il.org/popup.asp?t=newsletter2&h=Newsletter2&ind=584 avec les réactions qu'a engendrées ce discours.)
Une fois de plus, on est bien loin de l'angélisme européen. Bush a toujours eu une vision claire du problème : C'est bel et bien l'islamisme palestinien qui rend le problème insoluble. L'Europe aura-t-elle enfin le courage de le suivre ?