
Des deux scandales qui polluent notre mois de juillet, il est clair que c'est le moins important qui est favorisé par la presse et "plébiscité" par les Français !!
Que les coureurs du tour de France soient dopés est un secret de polichinelle . Qui peut croire que des types en vélo puissent grimper des cols à 40 km/h ? Les organisateurs font mine de s'apercevoir qu'il y a des tricheurs , les journalistes jouent les pères-la-pudeur alors qu'ils vivent dans les mêmes hôtels que les coureurs, le public continue de suivre cette course tout en pestant contre les "dopés" !!
Dans le même temps, l'affaire Clearstream est en train de prendre un tournant délirant et De Villepin va être mis en examen pour complicité de dénonciation calmonieuse. Et si l'on réfléchit un peu, il est clair qu'il n'est pas seul dans cette sordide affaire de listing truqué, de manipulation de l'opinion, de tentative de déstabilisation d'un ministre populaire. Qui se trouvait au sommet de l'état avec lui à l'époque ? Chirac !!
Les juges Henri Pons et Jean-Marie d'Huy n'ont d'ailleurs pas renoncé à entendre l'ancien président !!
On rappellera que l'affaire a éclaté en janvier 2004 quand un listing supposé d'une banque luxembourgeoise , Clearstream, donnerait la liste de personnalités ayant des comptes secrets. Dans le lot on trouve des industriels, des mafieux russes et des hommes politiques. Dont un certain Nagy-Bocsa. Pour les initiés, c'est le nom complet de Nicolas Sarkozy. Cette liste est remise par Jean Louis Gergogin à De Villepin.
Le général Rondot doit enquêter sur cette affaire. Mais rapidement , il s'étonne que De Villepin fasse une fixation sur Sarkozy et surtout il acquiert la certitude que le listing est bidon.
Dans le même temps, un informaticien, Imad Lahoud, prétend avoir découvert 12 nouveaux comptes dont ceux de ... Sarkozy et Brice Hortefeux.
Rapidement, la rumeur enfle et le futur Premier Ministre peut dire à Rafarin le 7 juillet 2004 : "
Nicolas est cuit , il a une vilaine affaire aux basques". Plus tard, lors d'un entretien avec Franz Olivier Gisbert du Point , il enfonce le clou "
Sarkozy,c'est fini. Si les journaux font leur travail, et qu'ils ont des couilles, il ne survivra pas à cette affaire là". Et on ose se demander à qui profite le crime ?
Pourtant, De Villepin a déjà été prévenu par Rondo de ses doutes sur la véracité du listing. De Villepin a même demandé à Rondot de détruire quatre notes qui laissaient entendre que Sarkozy était l'homme à abattre.
Nous avons donc d'un côté une banal affaire de dopage et de l'autre un scandale politique majeur !! Les Français préfèrent le dopage. Tant pis pour eux.
En attendant, rions un peu avec cette petite ritournelle (Merci à Drzz et Sqpr)