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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 19:50

Loin de moi de tomber dans la démagogie anti-migrants prônée par l’extrême droite (mais aussi relayée par Mélanchon qui, en des termes plus diplomatiques, a exprimé le fait que la France ne pouvait pas accueillir toute le monde), mais il me tenait à coeur de m’exprimer sur ce fait d’actualité brûlant où se mêlent bons sentiments dignes des Bisounours, désinformation médiatique et opportunisme politique écoeurant.

 

Commençons par un peu de sémantique : pourquoi dire migrant alors que le terme "réfugié" existe ? Pour rendre hommage au politiquement correct ? D’autant plus que celui qui effectue une migration a vocation que ce voyage soit avec retour. Un oiseau migrateur revient chaque année sur son lieu de nidification.

 

Mais passons. Après tout, on a bien des techniciennes de surfaces, des minorités visibles, des référentiels bondissants (terme employé par l’Education Nationale pour désigner un ballon) , alors pourquoi pas des migrants.

 

L’essentiel est ailleurs.

 

En ouvrant ses frontières sans réfléchir, sans vraiment en discuter avec ses collègues européens , avant de faire une volte-face spectaculaire, Mme Merkel a commis une erreur : elle a gouverné sous le coup de l’émotion, de la même façon qu’un parent va mettre une gifle , qu’il regrettera immédiatement, car il a réagi sous le coup de la colère. La photo de cet enfant mort sur une plage turc a joué un très grand rôle dans la « médiatisation » du problème. D’un coup d’un seul, les milliers de morts en Méditerranée de cette année (2500 fin août) avaient un visage. Que la photo ait été recadrée, que le père soit peut-être un passeur de clandestins ou, pire encore, que les rumeurs de mise en scène de l’image soient vraies (et personnellement, n’ayant aucune preuve dans ces 2 derniers cas, je me refuse à les mettre autrement qu’au conditionnel) n’a eu peu d’importance. L’émotion a rapidement gagné la population et il sera difficile de revenir en arrière , même si tout ce que j’énonçais ci-dessus était vrai.

 

Qu’on ne se trompe pas : parmi les milliers de personnes qui veulent entrer en Europe, il y a de vrais réfugiés, des gens qui fuient des guerres atroces, menées par des islamistes, des gens qui ont vu leurs famille massacrées, leurs femmes violées, leurs cités détruites. Mais si on a un peu de mémoire, on se rappelle la déclaration de Daesh qui, en début d’année disait vouloir envoyer des centaines de milliers de clandestins sur l’Europe. Et que parmi ces clandestins se cacheraient des soldats formés pour le Djihad !!

 

La menace est réelle ! Si l’Europe n’a rien à craindre des réfugiés chrétiens, persécutés en Syrie et en Irak, elle doit se poser des questions sur la motivation d’hommes musulmans qui débarquent sans femme ni enfant. 

 

D’où la nécessité de contrôler ceux qui arrivent.

 

D’où la nécessité de ne pas se laisser submerger par les flots.

 

D’où la nécessité de ne pas se laisser submerger par une émotion fabriquée par des gens qui n’auront jamais à supporter le poids de leurs erreurs.

 

La Hongrie, la Slovaquie ou la Pologne sont désormais des parias en Europe parce qu’ils refusent l’angélisme et d’ouvrir leurs frontières sans aucune condition. Ceux qui parlent de « quotas de migrants » parlent aussi de punir des pays souverains qui ont encore le droit de décider de leurs flux migratoires.

 

J’ajouterai une question supplémentaire : quand on massacrait à qui mieux mieux des Chrétiens, et ce depuis des lustres, personne ne se posait la question : faut-il les accueillir ? Pourquoi alors est-ce devenu si important ? aurait-on des bons migrants et des mauvais migrants ?

 

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