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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 10:17

desastre-Obama-448x293.gifL'attitude récente d'Obama à propos de la décapitation de James Foley , quand il repartit jouer au golf après 5 minutes d'un vague hommage ou sa façon honteuse de souffler sur les braises d'un fait divers tragique (la mort d'un jeune voyou par la police qui venait de commettre un braquage et d'agresser un policier) vient à point pour se rappeler que le président américain est un véritable désastre pour le monde libre.

 

Il y a 2 ans, Guy Millière avait déjà tiré la sonnette d'alarme avec son livre Le désastre Obama. Et le moins que l'on puisse dire c'est que tout ce qu'il a écrit dans cette ouvrage s'est réalisé, s'est amplifié.

 

Paru avant la Présidentielle américaine, l'auteur s'inquiétait de la possible ré-élection de celui qui, en 2008, s'était appuyé sur les organisations les plus à gauche de l'Amérique, avait fait jouer à fond l'anti-racisme et la diabolisation du camp adverse.

 

De manière prémonitoire, Guy Millière écrivait qu'Obama ferait exactement la même chose en 2012, qu'il attaquerait violemment les Tea Parties, qu'il se servirait du moindre fait divers "raciste" pour lyncher ses adversaires, qu'il s'appuierait sur les médias américains totalement dévoués à sa "cause" et qu'il pourrait bien rempiler pour un 2e mandat.

 

Mais pour parvenir à cette conclusion, il fait une analyse sans concession des quatre premières années d'Obama. Une analyse documentée !! Chaque fait énoncé s'appuie sur une source, dument notée en bas de page. On est loin des pamphlets anti-Bush qui se contentent de reprendre les lieux communs sans jamais rien citer.

 

Ainsi l'attitude actuelle d'Obama envers l'Irak , la Syrie , Israël ou le Moyen Orient se comprend parfaitement quand on regarde la première présidence. De 2008 à 2012, Obama n'a fait que des concessions à l'Islam radical, sabotant systématiquement tous les états "arabes" qui luttaient contre comme en Tunisie ou en Egypte. A l'inverse, il a , en retirant ls troupes d'Irak, laissé le champ libre à I'état islamiste du Levant. Arrivée d'une femme voilée dans l'organigramme de la Maison Blanche ou d'ex-frères musulmans, , discussions avec des Talibans "modérés" (sans doute ceux qui ne lapident leur femme qu'avec des petits cailloux), courbettes devant les monarques arabes les plus radicaux et lâchage progressif d'Israël, tout ceci s'est produit entre 2008 et 2012.

 

Guy Millière évoque également les multiples assaut contre le capitalisme (bien que les "amis" d'Obama se soient bien enrichis durant ces 4 ans), la multiplication des chômeurs, des pauvres, des assistés (qui votent pour qui leur envoie leur chèque en fin de mois), la création de poste de Tsars, personnages non élus mais disposant d'un pouvoir réel, les violations de la constitution, bref une destruction systématique de l'Amérique des pionniers avec la mise en place d'un "croony capitalism" !

 

Mais , bien éduqué par William Ayers, le salopard qui se fit prendre en photo s'essuyant les pieds sur un drapeau américain après le 11 septembre, Obama a agi de manière feutré, sans révolution voyante, mais en utilisant une évolution pas à pas. L'une des meilleures analogies que l'on pourrait trouver est l'ascension du Sénateur Palpatine dans la saga Star Wars qui, petit à petit, concentre les pouvoirs dans ses mains.

 

La première présidence Obama c'est la mise sous tutelle de la Nasa : exit la nouvelle course à la Lune et place aux recherches sur le "global warming".

 

C'est la mise sous tutelle de tout le secteur financier, c'est l'explosion des déficits, c'est l'afaiblissement de l'Amérique dans le monde.

 

Le désastre Obama était déjà palpable en 2012 ! Il le sera encore plus en 2016. Et il sera total en 2020 si Hillary Clinton prend la suite !!

 

Lire Le désastre Obama, ce n'est pas seulement disposer de dizaines de pages d'exemples de la nocivité d'Obama, c'est surtout comprendre à quel point les médias français vous mentent. A quel point ils vous ont menti en 2008 quand il présentait Obama comme l'ami de l'Europe, alors que depuis 6 ans, il s'en contrefout.

 

A l'heure de l'information globale et mondiale, on peut savoir.

 

On peut lire Le désastre Obama.

 

On peut ouvrir les yeux.

 

Les miens le sont depuis des lustres.

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 06:54

zemmour.gifEric Zemmour est l'une des rares personnalités médiatiques à refuser le politiquement correct, ce qui lui vaut d'ailleurs régulièrement volée de bois verts, plaintes en tout genre ou stigmatisation par ses paires, devenus subitement très intolérants.

Il n'empêche que le chroniqueur de RTL ou de chez Ruquier a une sacré plume et surtout, une culture historique impressionnante ! Et franchement, dans un monde où l'amnésie est devenue un phénomène de mode, la performance n'est pas anodine.

Mélancolie française est en fait une réflexion sur nos 3 derniers siècles d'histoire à travers une constance : une France qui cherche à devenir un empire mais qui trébuche à chaque fois au dernier moment, victime des autres (Angleterre, Allemagne) et d'elle même (Napoléon, Louis-Phlilippe...). On est vraiment dans une analyse poussée de ce qui a fait notre grandeur passée et nos plus grandes chutes.

Se référant sans cesse à Rome, le mythique centre de l'univers qui, la première, façonna l'Europe, Eric Zemmour calque la France sur l'Empire des Césars, tout en montrant que pour Rome existe, il lui faut une ou plusieurs Carthage. Et c'est ainsi qu'il va revisiter l'histoire, parfois en s'autorisant d'audacieux retours dans le temps et en refusant une certaine pédagogie (Zemmour fait partie des gens qui estiment qu'un Français doit connaître son histoire) et , chemin faisant, la juxtaposer petit à petit sur notre époque. 

D'où un ultime chapitre (La chute de Rome) qui a fait couler beaucoup d'encre ! L'auteur ose en effet briser le tabou actuel du politiquement correct sur l'échec de l'intégration à la française et fait parallèle avec la lente agonie romaine. Il emploie à dessein le mot barbare et c'est sans aucun doute ce qui a choqué tous ceux qui sont prêts  à s'emballer pour la moindre pétition, tout en se retranchant derrière leur statut, leur argent, leur monde protégé, laissant la petite gens aux prises avec la délinquance, le racket, la misère et la haine.

Tout le livre tend vers ce chapitre : la France a tenté d'être Rome, elle y a parfois réussi de manière temporaire, mais pour Eric Zemmour, c'est surtout dans sa chute et son échec final qu'elle risque d'avoir imité le mieux son grand modèle.

Triste destin en vérité que le chroniqueur nous tend comme un miroir, même pas déformant !! A vous de vous faire votre opinion, mais le constat lucide entamé ne peut qu'effrayer celui qui ose un minimum ouvrir les yeux !

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 01:55

Avec cet ouvrage Jacques Heers (auteur des excellents La première croisade et Les négriers en terre d’Islam) se propose d’expurger tous les clichés qui entourent encore le Moyen Age.

 

On pensait, que le livre de Régine Pernoud (Pour en finir avec le Moyen Age) avait justement permis de tordre le cou à toutes les idées fausses qui entourent la période médiévale, mais force est de reconnaître que le travail reste en fait immense. Pour nombres de contemporains, la période qui s’étale de la chute de Rome à la chute de Constantinople, soit quasiment un millénaire reste une période barbare, de faible culture et d’oppressions.

 

Jacques Heers remet les compteurs à zéro.

 

Fiscalité délirante ? il la compare avec la nôtre, bien plus importante en rappelant, au hasard, que nous acceptons bien de payer pour aller sur une autoroute.

 

Droits seigneuriaux exorbitants ? il prouve que la plupart furent « inventés » à la Révolution française puis lors de la création de l’école publique pour justifier la suprématie de la République sur ces « temps arbitraires ». L’argument sera repris par les marxistes.

 

Abandon de la culture antique ? dans la lignée d’un Sylvain Gouguenheim, il prouve l’exact contraire de cette affirmation stupide. L’on sait désormais que les manuscrits grecs ont circulé dans toute l’Europe, que si l’on parle de Renaissance carolingienne, c’est bien parce que la culture n’était pas morte.

 

Mais Heers va plus loin encore, il rappelle que la Renaissance italienne, c’est aussi des conflits bien plus meurtriers entre les villes comme Florence ou Venise que les guerres féodales. Il rappelle que dans chaque ville, les grandes familles se livraient à des vendettas incessantes. Il rappelle que la Révolution Française a inventé les massacres de masse, la Terreur.

 

Le livre s’occupe aussi de tordre le cou de la légende de la papesse Jeanne, du droit qu’avait le seigneur d’éventrer un serf pour y réchauffer ses pieds, de l’interdiction de l’usure. Il donne également une lecture bien plus complexe de la traditionnelle opposition entre des campagnes oppressées par de vilains féodaux et des villes où la liberté était la norme.

 

En bref, les 330 pages, augmentées de centaines de notes, sont un sésame indispensable pour celui qui veut vraiment savoir ce que fut le Moyen Age.

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 09:28

9782809802313.gifL’affaire du petit Grégory passionne depuis 25 ans la France entière et la Lorraine en particulier, même si la région se serait bien passée de cette publicité.

 

L’ouvrage que je vous propose d’analyser est le dernier d’une très longue liste qui a vu quasiment tous les protagonistes s’exprimer. Après les gendarmes (Les deux affaires Grégory), les policiers du SRPJ de Nancy (Le secret de la Vologne), les journalistes comme Laurence Delcourt (Le bûcher des innocents, qui a servi de base à la mini série de France télévisions), les parents, les magistrats, les avocats (L’affaire Grégory, par Paul Promt), c’est donc la veuve de Bernard Laroche, accusé dans un premier temps du meurtre de l’enfant puis relâché avant d’être abattu par Jean Marie Villemin qui s’exprime.

 

Marie-Ange Laroche ne croit pas à la culpabilité de son mari. Elle le dit tout au long de ces 200 et quelques pages, manifestement écrites avec l’aide d’un tiers non-cité. La structure du livre n’est pas chronologique mais plutôt thématique : elle aborde les circonstances du meurtre, préparé de longue date selon elle par Jean Marie Villemin, revient sur le début de l’enquête, repart sur sa vie après le drame, consacre un chapitre à sa sœur Muriel (la principale accusatrice de Bernard), à son fils, au corbeau… On le voit, une structure déroutante qui apporte quelques redites, mais qui rompt avec une monotone chronologie. Le style, très fleur bleue, est, lui,  souvent à la limite du ridicule.

 

Si elle estime que son mari est innocent, elle ne donne pas de coupable. Elle réserve sa charge aux gendarmes, coupables selon elle de s’être acharné sur son mari puis d’avoir encouragé Jean-Marie dans ses idées vengeresses. Elle accuse également, mais de manière moins brutale, le juge Lambert de ne pas avoir fait son travail, le journaliste Jean Ker, au courant des intentions de Jean-Marie, de ne pas avoir alerté la police. Elle s’en prend surtout, et c’est tout à fait logique, à Jean Marie Villemin qu’elle considère comme un assassin épargné par une justice bien clémente à ses yeux. Elle affirme aussi que Laurence Delcourt et le juge Simon auraient partagé plus qu’une estime réciproque.

 

Que penser d’un tel témoignage ? D’une part, Marie Ange Laroche est aveuglée par l’amour qu’elle porte à son mari et le ratage des deux liaisons qui suivront tardivement (son 2e mari ne supportera pas le procès de Villemain, la quittera et mettra fin à ses jours) ne fait que renforcer l’admiration qu’elle a pour Bernard. Mais d’autre part, elle balaie d’un revers de main tous les indices qui convergeaient vers son mari. Les témoins qui l’auraient vu le soir du drame ne sont, pour elle, que des menteurs. Même sa sœur n’est pas épargnée car, sous un vernis de plainte envers elle, on sent une haine rentrée pour celle qui aura été l’instrument de la mise en examen de Laroche. À aucun moment, elle ne sort de cette défense un peu stérile, voire puérile. Aucune preuve n’est avancée si ce n’est l’histoire de l’achat des bouteilles de vin le soir du meurtre, alibi qui s’est révélé fragile.

 

Il est clair que Marie Ange Laroche a vécu un enfer sur Terre, que ses enfants n’ont pas mérité le sort qui s’est acharné sur eux. Mais en réfutant toute accusation, en rejetant la faute uniquement sur les gendarmes et sur Villemin, elle ne fait pas vraiment avancer la vérité. Toute la complexité de l’affaire est là : si Villemin n’avait pas tué son cousin, la vérité aurait peut-être éclaté et l’on aurait pu savoir si, oui ou non, Laroche était coupable et avec quel complice.

 

Comme tous les Lorrains, j’ai, bien entendu, mon idée sur la question. Qu’il me soit permis de ne pas la livrer ici car elle ne repose que sur des choses subjectives, sur ce que j’ai entendu étant gamin, sur ce que j’ai lu sur l’affaire (et j’en ai lu pas mal, quasiment toutes les versions possibles). Mais une chose est certaine , le livre sur l’affaire Grégory reste à écrire. Un livre impartial, qui se baserait sur les faits et rien que les faits, un livre écrit par une personne qui n’aurait aucun lien avec l’affaire. Un travail d’historien donc, et non de journalistes ou de juges ou de victimes voire de Lorrains.

 

En attendant, la lecture de Les larmes oubliées de la Vologne permet de confronter un témoignage contradictoire : il ne changera pas votre vision de l’affaire, mais permettra de confirmer ou d’infirmer vos doutes. Ce n’est pas le moindre de ses mérites.

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 06:31
undefinedGuy Millière n’aime pas Michael Moore. Normal !! Tous ceux qui ont une once de jugeotte et de réflexion ne peuvent que détester Moore, pseudo-cinéaste, journaliste d’opérette, faux-défendeur des pauvres mais vrai menteur, vrai manipulateur, vrai gauchiste et surtout, surtout, le seul descendant de Leni rienfenstahl , c’est-à-dire, un type qui utilise l’art de la désinformation mondiale comme les nazis le firent avec Les Dieux du Stade.

Guy Millière n’aime donc pas l’obèse gaucho qui se fait distribuer par le Hezbollah et financé par Castro. Il n’aime pas celui qui se proclame anti-raciste mais qui n’engage que des blancs. Il n’aime pas celui qui dit être contre le capitalisme mais possède plusieurs résidences secondaires, spécule avec des actions d’Halliburton et demande plusieurs dizaines de milliers de dollars pour des « conférences » d’une heure.

Mais après tout, la gauche caviar , on en a quantité d’exemples en France : Fabius, Royal, Dray…

En fait, le livre de Guy Millière, Michael Moore au-delà du miroir est salutaire car il dénonce POINT PAR POINT tous les MENSONGES de ce gros sac !! N’en déplaise aux journaleux du Nouvel Obs et de Libé, voire des Années Laser, Moore est un menteur, pas un justicier. C’est un truqueur, pas un redresseur de tort. Il travaille pour lui et son compte en banque, pas pour les autres. C’est un escroc, pas un idéaliste. En clair, Moore est exactement le contraire de ce qu’il prétend être.

Certes, les journalistes du Nouvel Obs, de Libé, voire des Années Laser ne liront sans doute pas le livre. Dommage, car ils pourraient voir leur idole tomber de très haut : manipulation des chronologies, interview tronquée ou déformée, mensonges, effets de montages putassiers que renieraient le plus tâcherons des réalisateurs de Roger Corman, et surtout, surtout, une propension effarante à appliquer le dicton « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ».

Moore n’est pas né où il prétend (Flint, une ville ouvrière) mais dans une petite ville sans histoire et bien bourgeoise. Il n’a travaillé qu’une journée comme ouvrier, n’a fait qu’un an de fac, s’est fait viré d’un des journaux les plus gauchos des USA (et a demandé 2 millions de dollars d’indemnités). Rien que cela écorne sérieusement son image.

Mais c’est avec l’analyse des films que Millière frappe fort. Il les a tous vu, y compris son film de fiction Canadian Bacon et il les décortique. La somme de mensonges, de manipulations, de contrevérités y est proprement ahurissante et seul un journaliste ignare (espèce très répandue en France) peut croire que Moore dit la vérité. Où alors, l’aveuglement idéologique dudit journaliste l’empêche de voir où est la vérité.

Car Moore donne offre ce que tous les racistes anti-US sont prêts à croire. Dans l’Amérique selon Moore, de vilains capitalistes exploitent sans vergogne de ouvriers incultes et cul terreux. L’Amérique est une dictature où une poignée de crétins règnent avec l’argent des Saoud, où chacun est prêt à massacrer son voisin à l’arme à feu, où les membres du congrès n’ont aucun enfant engagé en Irak, où le terrorisme islamiste n’existe pas (c’est une invention de la CIA et des Bush) et où seul Moore est honnête, pas corrompu, généreux…

Pire encore, Moore explique que le système de santé de Cuba est un paradis, qu’un couple français gagne 8 000 euros en moyenne, que l’Irak avec Saddam, c’était Disneyland ou que le 11 septembre, Mohamed Atta a filé un coup de main à Bush en tuant des Américains démocrates…

Tout cela, Millière le dit, le dissèque, preuve à l’appui, liens à l’appui, articles et livres à l’appui. Toutes les preuves sont là, toutes les informations sont là et le journaliste honnête et courageux (espèce très rare chez nous) peut y puiser.

À l’heure où les médias français encensent ce gros tas de merde qu’est Moore, il est salutaire de savoir qui est vraiment le milliardaire rouge américain, de voir que derrière chaque plan de Farenlies 9/11 se cache un mensonge.

Reste à savoir si la presse osera dire à ses lecteurs qu’elle se fout d’eux depuis des années en présentant Moore comme un Croisé idéal contre cette odieuse Amérique.

Monsieur Millière, je vous remercie pour votre travail !!
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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 05:03
chatillon.gifEtant replongé dans les croisades (enfin , l'un de leur dérivés, à savoir les ordres militaires en Lorraine) pour 3 années, je remets en ligne cette chronique, histoire de faire connaître au plus grand nombre cet excellent ouvrage.
 
Renaud de Chatillon est un personnage ambigüe : d'un côté, la plupart des connaisseurs des croisades l'estiment responsable de l'échec de 1187 et critiquent fortement ses actions  dans les royaumes latins  d'Orient. De l'autres, il fut jugé  de manière nettement moins négative par ses contemporains car il répondait à un certain idéal de guerrier.
 
Pierre Aubé vient de sortir cette excellente biographie chez Fayard et, malgré des sources lacunaires (on ne sait rien des 30 premiers années de Renaud, ni de ses 15 ans où il fut emprisonné à Alep), parvient à retracer un destin exceptionnel, celui d'un cadet d'une grande famille noble de France qui trouva la fortune en Terre Sainte mais mourut de la main même de Saladin le soir de la défaite franque de Hattin en 1187.
 
Tirant parti de toutes les sources de l'époque, qu'elles soit latines ou arabes, l'auteur nous conte la vie de Renaud de Chatillon, sans doute arrivé  en Orient lors  de la 2e croisade de 1147. Rapidement, il épouse Constance, héritière de la principauté d'Antioche et devient , ipso facto, un  des leaders politiques de la région. Or, Renaud n'a pas vraiment la diplomatie nécessaire pour comprendre un orient compliqué. L'auteur peine d'ailleurs à démêler les alliances, complots, représailles entre  les latins, les fatimides, le sultan de Damas, celui de Mossoul.... René Grousset dans sa monumentale Histoire de la Croisade avait mieux réussi cet aspect mais il disposait de 5 fois plus de pages. On suit donc le chevalier dans ses démélés avec ses voisins et la haine grandissante qu'il va inspirer aux musulmans. Il est vrai que Renaud ne se prive pas de piller les caravanes qui passent à portée de son fief !!
 
Emprisonné en 1160 à Alep, sa biographie subit une nouvelle ellipse de 15 ans. Qu'à cela ne tienne, Pierre Aubé en profite pour s'intéresser aux autres protagonistes de cette histoire :  Raymond,  Nur ad Din, Baudoin IV le roi lépreux, Guy de Lusignan. Avec un style fort et malgré quelques anachronismes curieux (le spectre de la guerre d'Irak vient hanter plusieurs fois le livre sans que l'on comprenne vraiment pourquoi), c'est donc toute la deuxième moitié de XIIe siècle des royaumes latins qui défile sous nos yeux.
 
Le retour à la vie publique de Renaud, suite à sa libération, le voit se confronter à Saladin. Là  , le livre prend une tournure plus polémique. L'auteur d'une part ne croit pas que le chevalier soit le seul mauvais génie de l'époque, d'autre part, il remet en place une bonne partie de la légende de Saladin et ne lui reconnaît qu'une véritable victoire , celle de Hattîn. Armé des chroniques arabes, il montre que l'aura de celui qui unira les deux machoires musulmanes qui broyeront les royaumes latins est venu après mais que , sur le moment, ses contemporains l'ont jugé plus sévèrement, estimant que certaines de ses actions ont été des occasions manquées, voire des ratages. Ainsi, une chronique rapporte une analyse de Nur ad Din qui estime qu'il a "une certaine tiédeur à combattre les Francs". Il met également à  bas l'image chevaleresque qu'on a de lui en occident. Comme tous les chefs militaires de son temps, Saladin a pillé, massacré, étripé.... et les civils n'ont pas vraiment été épargnés. Ainsi, la prise de pouvoir sur les fatimides s'accompagne du massacre de la garde soudanaise de l'ancier régime : peut être 40 000 morts.
 
Pierre Aubé nous raconte ensuite les tentatives audacieuses mais totalement irresponsables de Chatillon pour s'emparer des richesses arabes. Il monte une expédition en mer rouge en faisant transporter des bateaux en  pièces détachés à dos de chameaux, il menace directement La Mecque, Médine. C'en est trop pour Saladin qui va l'affronter plusieurs fois mais sans jamais emporter le morceau.
 
Et ce n'est que lors de la bataille de Hattin, quand Guy de Lusignan, mal conseillé et mal préparé, se jettera dans la nasse de Saladin, que prend fin l'épopée de  Renaud de Chatillon. Sa mort nous est racontée de plusieurs manières différentes. Dans l'une d'elle, il aurait bravé Saladin jusqu'au bout, refusant de se convertir.
 
Quoiqu'il en soit, cette biographie, qui se conclut par une  copieuse bibliographie, incluant même le film de Ridley Scott, Kingdom of Heaven, ne pourra que ravir les amateurs d'histoire et les specialistes de cette époque que le politiquement correct a désormais relégué aux poubelles de la chronologie !!
(Un croisé contre Saladin . Pierre AUBE, Fayard, 20€)
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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 06:28

C’est avec grand plaisir que je rédige la chronique de ce livre. Pas seulement parce qu’il se lit à vitesse grand V tellement il est passionnant. Pas seulement non plus parce qu’il est tellement documenté et tellement bourré de notes de bas de page qu’on a matière à en lire des dizaines d’autres, à s’intéresser à un tas d’affaires criminelles. Non, le plaisir que l’on ressent à dire du bien du livre d’une de ses connaissances est sans commune mesure, surtout quand la qualité rime alors avec amitié.

 

Justice mise en examen est un essai brillant de 180 pages, complétées par 80 autres pages d’annexes. Pas de photos, une mise en page simple, aucune fioriture, tout est au service de l’essai. Et quel essai !! Frédéric Valandré (auteur de France Intox, hélas épuisé) décortique la façon dont la justice est mise en pièce par les médias, les associations, le politiquement correct. À travers des affaires célèbres du XXe siècle (Seznec, Dominici, Villemin, Dils, Roman, Outreau…) ,mais aussi plus anciennes (le cas Lacenaire), l’auteur nous plonge dans un univers pas toujours reluisant, où tous les coups sont permis pour déstabiliser une institution, où l’on classe forcément les individus en deux catégories : les bons et les méchants. Ces derniers ne sont pas d’ailleurs forcément ceux que l’on penserait, lorsqu’on a une certaine idée de la vie. Et où l’on n’hésite pas à distordre la vérité pour arriver à ses fins, c’est-à-dire traîner la justice dans la boue avec toute la puissante médiatique dont on dispose.

 

Ici, Frédéric Valandré ne fait pas que montrer comment on fabrique de nouvelles affaires Dreyfus, le plus souvent instrumentalisées par une certaine gauche, il en démonte les mécanismes.

 

L’un des meilleurs exemples est l’affaire Luc Tangorre. Cet homme accusé de plusieurs viols a bénéficié d’une campagne de soutien incroyable qui a abouti à sa libération et à sa grâce. Or, Tangorre replongea rapidement dans ses travers et fut de nouveau impliqué dans deux nouveaux viols. Son comité de soutien du alors avouer qu’il avait fait une sacrée erreur.

 

L’une des approches du livre est de montrer que l’on retrouve toujours le même type de personne et les mêmes noms, les Gilles Perrault, les Lang, les Emmanuelli, les Desforges à savoir une belle brochette gauche caviar pour qui un juge est forcément un salaud, un juré est forcément une cohorte de réactionnaires. Bien entendu, si l’accusé a le bon goût d’être communiste, alors là, bingo !!

 

Les 180 pages s’inscrivent donc comme une dénonciation des travers des « anti-justices » : leur apologie d’une certaine violence, surtout si elle est dirigée contre la police (Mesrine), leur contestation de la chose jugée, la critique systématique de la justice, considérée comme un larbin à la botte des puissants, leur préférence pour les assassins de « gauche », tellement plus classes que ceux de droite... En fait, Justice Mise en Examen est la suite logique de France Intox, qui dénonçait déjà cet état de fait

 

Bien entendu, le livre ne fera pas que des heureux, d’autant que l’auteur n’hésite pas, par exemple, à trouver quelques circonstances atténuantes à Fabrice Burgaud, le magistrat qui a endossé le désastre d’Outreau (Frédéric Valandré ne fait que rappeler que Burgaud n’était pas le seul  à juger, que certains accusés étaient vraiment coupables, que certains acquittés avaient déjà eu affaire à la justice). Les gens persuadés que Seznec est innocent ou que la peine de mort est une abomination n’aimeront pas ce livre. Les fans de Mesrine non plus, pas plus que ceux qui considèrent la pédophile comme une pratique normale (hé oui, il y en a, comme le prouve l’annexe II).

 

Mais tous ceux qui estiment que la justice mérite un peu plus de considération, qu’elle ne fait pas qu’envoyer des innocents en prison, qu’elle n’est pas systématiquement à la solde des « riches »liront avec profit cette magistrale démonstration !! Frédéric Valandré dessoude la justice médiatique, celle qui se complaît dans le cliché. Il était temps que quelqu’un mette le holà à cette justice issue de la pensée unique de gauche.

(Justice : Mise en Examen est disponible aux éditions Underbahn pour 12 euros, port compris) 

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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 16:29
Deux ans après sa sortie, le livre de Claude Allègre est toujours d'actualité et il est bien dommage que Sarkozy se soit privé de lui (à la place on a eu la taxe carbone !!). Logique donc de remettre en ligne cette chronique.

Qui aurait cru qu'un jour je lise un livre de Claude Allègre ? Si le ministre de l'éducation qu'il fut m'a laissé un souvenir assez bon sur certains points (mais très négatif sur d'autres, notamment son école du XXIe siècle !!), ses opinions politiques et son machisme n'étaient pas vraiment faits pour me plaire.

Surprise, depuis qu'il a quitté le PS et la vie politique, le scientifique est de retour . Et on se rend compte à quel point l'action politicienne peut étouffer les idées.

Claude Allègre est un géologue. Pas un animateur télé. Cela a son importance. Il a travaillé (et travaille) comme scientifique et comme professeur. Il a cottoyé des climatologues, des écologistes, des scientifiques mais aussi des décideurs , des hommes et des femmes politiques, des dirigeants. Il a donc une vue d'ensemble qui manque cruellement à certains acteurs du débat sur le Réchauffement Global .

Son livre aurait du faire l'effet d'une bombe. Pas seulement parce qu'il bat en brêche certaines théories à la mode ou parce qu'il prouve que l'on peut être de gauche et approuver le nucléaire ou les OGM. Mais tout simplement parce qu'il se pose comme un livre contradictoire !!

Au Moyen Age, l'une des activités des étudiants à l'université était la "dispute" : chacun devait convaincre l'autre de la justesse de ses arguments tout en démontant ceux de l'adversaire. Cela demandait une préparation sans faille, une très grande érudition et de la réthorique.

En 2007, la dispute a fait place au consensus : aucune tête ne doit dépasser. Les théories sont exposées en place publique et il est interdit de les contredire.

Claude Allègre a choisi de dire "sa" vérité. Cela ne veut pas dire qu'il a raison. Cela veut dire qu'il n'est pas d'accord avec celle des autres. C'est un procédé d'humilité qui tranche considérablement avec la façon dont la "secte verte" vend ses idées.

Son livre prend nettement position. Contre Nicolas Hulot d'abord qu'il accuse de "légèreté". Rien sur l'eau dans son pacte écologique, par exemple. L'animateur télé est passé au vitriol et certains arguments d'Allègre sont loin d'être idiots. Que penser par exemple, de quelqu'un qui parle de décroissance , qui veut imposer sans discussion ses solutions mais qui utilise l'hélicoptère de manière intensive ? A travers l'animateur d'Usuahia , Allègre pointe du doigt les méthodes éco-terroristes qui consistent à refuser le dialogue, à mettre devant le fait accompli et à asséner des vérités sans se soucier d'un débat. Et qui préfèrent culpabiliser le citoyen lambda plutôt que d'en faire quelqu'un de responsable.

Allègre dénonce les méthodes de la "secte verte", secte qui veut nous renvoyer des années en arrière, sans se préoccuper des vrais problèmes de la planète et dont les intentions nébuleuses cachent des arrières pensées gauchisantes dignes des pires totalitarismes. Allègre n'oublie pas de dire que pour eux, il n'y a pas de débat : il faut faire selon leurs méthodes sans discuter.

Il prend position pour le nucléaire civil et pour les OGM. Mais il prend position en donnant ses arguments scientifiques, pas en faisant dans "je suis pour parce que c'est bien" qui serait le pendant du "je suis contre parce que c'est pas bien" de certains écolos. Truffant son livre de diagrammes , renvoyant à des dizaines d'autres articles, livres, liens web... , il donne ainsi un éclairage différent de ce que l'on peut entendre.

Bien entendu, il s'attaque au réchauffement climatique, rappelant quelques vérités sur les périodes médiévales plus chaudes , comme autour de l'an mil. S'il ne nie pas ce réchauffement, il s'interroge sur son origine : humaine, naturelle, solaire... Il en profite pour faire quelques mise au point sur le GIEC, rappelant que certains scientifiques en furent exclus car ils refusaient de cautionner le rapport final. Et nous apprend que ce fameux rapport que les médias nous ont vendu est en fait le digest d'un travail nettement plus volumineux. Un excellent travail de réinformation bien salutaire.

Son exposé sur les OGM est également interessant et lui permet de tailler un costad à Bové (qu'il appelle la brute voire le délinquant). Allègre déplore que la France prenne un tel retard dans l'étude de ses organismes, rappelant au passage que la selection génétique existe depuis le néolitihique. Allègre détruit également d'autres légendes sur les OGM (style les maïs transgéniques qui modifieraient la luzerne du champ voisin) tout en mettant en avant ce qu'ils pourraient améliorer dans notre vie futur . Certes, les convaincus du contraire ne changeront pas d'avis mais il serait interessant qu'ils étudient un autre avis. On appelle cela débattre !!

Autre victime de ce livre, Al Gore (qualifié de truand) : Allègre, perfide, n'omet pas de dire que celui qui se veut la bonne conscience de la planète dépense plus de 200 000 $ d'electricité par an. L'ancien ministre l'a rencontré et il ne lui a pas laissé de bons souvenirs.

Les racistes anti-américains seront surpris de voir que l'ancien ministre socialiste est bien loin de les vouer aux enfers. S'il critique certaines de leurs méthodes (comme enfouir les ordures au fond des mers), il met également en avant leurs avancées écologiques (OGM, voitures hybrides...)

Mais ce livre n'est pas qu'un livre de polémiques. Allègre fait le tour des solutions (éoliennes, solaire, voitures hybrides...) en énumérant leurs avantages et leurs inconvénients. Il s'interesse aux pièges à CO2, rappelle que le chauffage au bois n'a rien d'écologique (il faut 1 jour pour brûler un arbre, 15 ans pour le faire croître)....

Il met également sur la place d'autres aspects négligés totalement par les écolos style Hulot comme  le problème de l'eau, pour lui , nettement plus grave qu'un réchauffement climatique , et surtout, surtout, propose une écologie qui ne soit pas une écologie de décroissance mais génératrice d'emploi.

Car qu'on se le dise, entrer dans la ruputure de notre pacte économique sera bien dommageable que de l'améliorer. Refuser aux pays en voie de développement l'accès à une technologie propre en leur demandant d'arrêter leur croissance, c'est tout simplement les enfoncer encore plus dans la misère. On pourrait même se demander qui se cache derrière ce nouveau racisme.

Le livre devrait être une bombe. Il ne l'est , hélas pas !! Il aurait du faire débat : le débat peine à s'imposer. Il aurait pu être l'amorce d'une vraie révolution écologiste, il ne sera , au final, qu'un livre de plus sur un sujet qui a été confisqué par des groupes de pressions bien peu démocratiques.
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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 05:04
Franchement, si Frédéric ne me l'avait pas dit, je n'aurai jamais su que son livre "Justice mise en examen" avait bénéficié d'une pub avec Cindy de Secret Story. La pub, je l'avais vu à l'époque mais de là à savoir que la jeune dame deviendrait une star de la télé réalité...

Y a pas à dire, Frédéric a eu du flair !! D'autant que les extraits de son livre (dont j'attends toujours hélas que son éditeur m'en envoie une copie) sont franchement alléchant. Espérons que cette pub fera enfin venir le livre dans les Fnac de province.

 
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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 06:27
Malgré une agaçante tendance à l'anti-américanisme, la NRH reste une revue historique fondamentalement intéressante car se refusant au Politiquement Correct. La NRH est d'ailleurs villipendée par tous les Ras'le front et autres organisations soi disant "anti fascistes" (mais qui ne s'attaquent jamais au communisme) et l'article qui lui est consacré sur Wikipédia vaut son pesant d'âneries !!

Raison de plus pour parler du sommaire du dernier numéro qui comporte un copieux dossier sur les racines de l'Europe. Inutile de dire que les admirateurs de Chirac et sa phrase "Les racines de l'Europe sont autant chrétiennes que musulmanes" seront forcément déçus !! L'un des articles est signé de Sylvain Gouguenheim, le talentueux auteur de Aristote au Mont St Michel.

Achat indispensable !!

 
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