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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 08:30

Au terme d'une campagne indigne, 20 millions de Français (soit moins de la moitié des gens inscrits sur les liste électorales) ont choisi de faire confiance à Emmanuel Macron tandis que 11 millions d'autres choisissaient Marine Le Pen. 

 

Dit comme cela, la victoire de l'un et la défaite de l'autre est sans appel. Sauf que Le Pen a doublé le score de son père et nul doute que si le FN avait choisi un candidat un peu moins agressif, le rapport de force aurait été moins favorable à Macron. Mais le FN veut rester un parti d'opposition, c'est plus confortable et plus facile.

 

Cette campagne a vu la disparition de toute une génération d'hommes politiques, mais pour être remplacée par quoi ? Par un homme qui a bénéficié de l'apport écrasant de la totalité des médias, dont le projet flou comporte des pans entiers que combattaient les Français dans la rue il y a encore un an.

 

Macron n'est pas un homme neuf vu qu'il a été ministre, conseiller d'Hollande et a fait partie de la  commission Attali.  Mais il a réussi ce tour de force à faire oublier tout cela, bien aidé il est vrai par la presse, les télévisions et l'amnésie des Français. Sans oublier des relais très agressifs sur les réseaux sociaux. 

 

On nous a bassiné des semaines avec le fait que Trump ne serait pas légitime car il n'avait pas gagné le vote populaire, que son adversaire avait plus de voix que lui. Mais Macron est-il légitime en ne captant, au final, que 44% de l'électorat.

 

Et comme les Français ne sont pas à un paradoxe près, une majorité (56%) ne souhaite pas qu'il ait une majorité pour gouverner. 

 

De toutes façons, il a déjà trouvé la parade : alors qu'hier une partie de la vieille classe politique se contorsionnait pour expliquer que "tout petits déjà, ils croyaient en Macron" (le pompon revient à Le Maire qui a clairement expliqué qu'il fallait aider le candidat qu'il rejetait il y a encore 3 semaines), Macron a dit que, finalement, les candidats à la députation qu'il investirait ne seraient pas obligés de quitter leur parti. Premier accroc dans les promesses qui ne seront pas tenues.

 

Stupidité française ! Le titre n'est pas trop fort. 5 ans après avoir élu un incapable, les Français ont donné blanc-seing à un arriviste dont le premier acte de président aura été de virer la Marseillaise pour la remplacer par l'hymne européen lors de son premier discours post-élection.

 

Tout est dit ! On en reprend pour 5 ans et je gage qu'il réussira à avoir sa majorité, les traitres ne manquant pas dans notre pays.

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 07:08

Quel était l'intérêt de ce débat ? 

 

2H30 d'investives, de coups bas et de comparaisons foireuses, de propositions démagogiques et d'insultes, le tout supervisées par deux journalistes d'une rare médiocrité.

 

Entre une Marine Le Pen insupportable et agressive , totalement déconnectée de la réalité par moment (le passage sur le retour au franc fut un grand moment de n'importe quoi) et un Emmanuel Macron, bien plus posé, mais alignant des propositions franchement inquiétantes que j'ai déjà dénoncées, et ne refusant aucun de ses soutiens les plus sulfureux (contrairement à ses dire, l'UOIF a bel et bien appelé à voter pour lui).

 

Soyons clair : MLP était là pour casser son adversaire et pas pour exposer son programme. Un bordel sans nom où surnageaient de temps en temps une proposition d'un deux candidats, mais vite noyée dans les insultes de part et d'autres.

 

Car Macron , plus policé, n'a pas non plus était avare de critiques bien senties. Sa force a été de ne pas rentrer dans le jeu de son adversaire. Au moins, s'il devient président (ce qui à mes yeux est quasi certain) , il saura maîtriser ses nerfs.

 

Mais pour le reste, les indécis sont sans doute affligés de ce débat et je ne suis pas sûr qu'ils sachent vraiment ce qu'ils vont faire dimanche !

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 18:37

Le tombereau d'insultes qui est tombé sur Nicolas Dupont Aignan m'a quelque peu surpris. Pas pour la forme (après tout, n'importe quel personnage politique qui s'alliera avec Marine Le Pen sera forcément ostracisé), mais plutôt sur le fond !

 

Fallait-il  être naïf pour ne pas comprendre que NDA n'était là que pour empêcher la présence de Fillon au deuxième tour ? Son refus de participer à la primaire de la droite était déjà un bel indice , non ? Prendre quelques points précieux à l'ancien premier ministre (les 4,7% de votants aurait permis d'avoir un duel Fillon/Macron) et permettre à MLP d'accéder au 2e tour.

 

De plus, ce ralliement était quasi acté avant le premier tour car, en filigrane, par petite touche, NDA avait fait bien comprendre qu'en aucun cas il ne ferait voter Macron. Et comme le vote blanc n'est pas son "truc", je suis franchement mort de rire en voyant une partie de la classe politique s'étonner de cet accord. Mine de rien, le président de Debout la France a bien joué, pour le moment, sa partition. Si Marine gagne (ce que je continue à penser comme impossible, mais bon, je pensais l'élection de Fillon très probable), il sera premier ministre (et pourra infléchir la politique de cette dernière). Si Marine perd, il passera peut être un mauvais quart d'heure de la part des militants de son parti en désaccord avec lui, mais il récupérerait sans doute les déçus des Républicains. 

 

Dans la future recomposition de la droite, il peut tirer son épingle du jeu, se posant comme celui qui a refusé de céder au chantage des médias et du "front républicain". Car il ne fait pas de doute qu'une partie des électeurs de Fillon rejette en bloc Macron et ne comprennent pas que l'ennemi d'hier puisse être la solution de demain. Et la menace Le Pen n'agit plus comme il y a 15 ans.

 

Au passage, je note que le non appel de Mélanchon à voter Macron fait nettement moins de vague. Il est vrai que les médias ont horreur d'avoir tort. Et après avoir fait passé Mélanchon pour un mec sympa, difficile de dire aux gens qu'en fait c'est un salopard qui fait passer ses intérêts avant celles de ses idées. Comme NDA !

 

Sauf que NDA, pour détestable que soit sa position, a au moins le courage de l'assumer.

 

Pour le reste, on a eu le droit depuis le milieu de la semaine à la traditionnel rentrée des résistants de la 25e heure. Ainsi, Borloo s'est déclaré prêt à bosser avec Macron. Cela faisait longtemps que le pochtron du nord n'avait pas décuvé et il se réveille des fois qu'il reste une petite place.

 

Mais je pense que Macron, dont le programme n'est toujours pas vraiment mis en avant par la presse, ne prendra que , parmi les "vieux" politiques que ceux qui ont trahi leur camp, heu pardon l'ont rallié avant qu'il ne devienne à la mode.

 

 

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 17:35
La Rothonde ? Symbole de l'arrogance d'un arriviste

La "polémique" de la Rotonde n'en aurait pas été une si la gauche n'avait pas inventé celle du Fouquet's en 2007. A cela près que Sarkozy était allé fêter sa victoire finale , pas celle du premier tour avec un FN en 2e position. Au passage, rappelez vous qu'il y a 10 ans, le FN était à 10% et que le discours musclé de Sarkozy l'avait bien fait dégringoler.

 

Revenons sur le dîner. Que Macron aille fêter ses 23% au Mac Do, chez Flunch ou à La tour d'agent, je n'en ai strictement rien à foutre. Par contre sa réponse faite aux journalistes est d'une arrogance rare ! Et un premier avertissement à tous les médias qui le lèchent depuis des mois.

 

En parlant du "petit milieu parisien", Macron se rend-il compte qu'il insulte les gens mêmes qui ont manipulé les masses pour qu'il devienne président ?

 

Comprend-il que sans des médias complices, il ne pourra strictement rien faire ! Nicolas Sarkozy avait cru caresser la gauche dans le sens du poil avec l'ouverture : il a récolté insultes et trahisons. Dommage car l'idée était une vraie démarche de président au-dessus des partis, pas un truc partisan. Mais bon, en France, il faut rester dans les cases définies, ne surtout pas en sortir.

 

Macron sans des médias aux ordres, c'est la chute assurée. Et il est là le vrai message : ne me faites pas chier, je fais ce que je veux.

 

Dociles, la plupart des médias de gauche (pléonasme) ont discrètement fait disparaître la "polémique" de leur ligne éditoriale. Et comme les soutiens de Macron sur le Web sont de véritables petits Goebels numérique, gare à celui qui ose tweeter contre leur saint homme !

 

L'arrogance de Macron a transparu lors de son discours de fin de premier tour. Alors qu'il n'est pas encore intronisé (après tout, on ne sait jamais, Le Pen fera peut être plus que prévu), il pense déjà législatives et majorité. Tellement sûr de sa victoire, il ne fait même pas semblant de s'inquiéter. Imaginez Fillon agir ainsi , on aurait eu droit à des éditos enflammés, des talk shows dénonçant l'arrogance du candidat des Républicains et à des blagues satiriques de la part de tous les humoristes.

 

Cet exemple montre bien ce que sera la présidence Macron : une présidence M'as-tu vu qui fera passer celle de Sarkozy pour un catalogue de promo chez Lidl. Et une France où le politiquement correct sera encore plus roi !!

 

Deux petites choses pour finir, mais je les développerai plus tard !

 

Le score incroyablement bas de Benoît Hamon n'intéresse pas la presse qui se régale de la "future explosion" des Républicains. Il me semble tout de même qu'un parti politique à 6% aura un peu plus de mal à tenir qu'un autre à 19%, non ?

 

Où sont passés les manifestations anti-Le Pen de 2002 ? On a même pas eu droit à des milliers de lycéens encouragés par leurs profs (en toute illégalité au passage : ne pas respecter la neutralité sur son lieu de travail quand on est enseignant est un manquement grave à l'éthique du métier). 

 

2 sujets de plus à approfondir !

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 06:28
Hélas sans surprise !

L'élection présidentielle 2017 se sera arrêtée en janvier quand le Canard Enchaîné a ressorti une affaire d'emplois fictifs concernant François Fillon. A partir de là, on n'a plus parlé de programme mais uniquement de casseroles.

 

On peut dire ce que l'on veut de Macron, mais le fait d'avoir dans ses soutiens milliardaires et industriels de l'information aide énormément. Et comme Obama en 2008, il a su vendre du rêve, à défaut d'un véritable programme. Et les Français aiment rêver. Ils aiment les paillettes. Ils aiment les belles histoires.

 

Ils ne veulent pas entendre parler de rigueur, de crise, de terrorisme islamiste, de chômage, d'efforts. Pas de chance, le programme de Fillon n'était pas des plus glamour et des plus joyeux !

 

Alors évidemment, on peut se poser la question : et si Fillon avait abandonné ?

 

J'ai la réponse : le résultat aurait été le même.

 

Juppé avait été rejeté massivement lors de la primaire ! Sa nomination aurait été le top départ pour une partie de l'électorat de droite vers le FN. Et puis, la presse aux ordres n'aurait eu qu'à rappeler sa condamnation pour deux ans d'inéligibilité et , ne vous inquiétez pas, aurait bien trouvé quelques "affaires" le concernant. Quand à son âge, Macron en aurait fait le même usage que Obama face à McCain.

 

Tout autre candidat de droite aurait subi un martelage médiatique de la part des BFM TV et cie et le duel final serait le même.

 

A partir du moment où la campagne s'est focalisée sur le passé, elle était perdue pour la droite. La mise en examen ultra rapide du candidat (du jamais vu sous la Ve République) aura été dévastatrice. Notons aussi que la présence d'un Dupont-Aignan qui a refusé de se prêter au jeu de la primaire a également été déterminante : ses 5% sont ceux qui empêche Fillon d'être au 2e tour. La droite n'a toujours pas compris que ses divisions faisaient toujours gagner la gauche.

 

Les Français ont donc choisi pour futur président un type qui incarne la continuité de 5 ans de socialisme, dont le programme économique épouse celui qu'il soufflait à Hollande, en tant que conseiller puis ministre jusqu'en septembre dernier. Chapeau l'artiste !! Arriver à un tel niveau de manipulation de peuple de veaux qu'est le peuple de France est un tour de force.

 

François Fillon paye le fait d'avoir voulu faire de la politique  "à l'ancienne". Il porte la responsabilité de son échec a-t-il dit hier. Sa sortie fut d'ailleurs très digne (on n'en dira pas autant de Mélanchon qui, logique à sa mégalomanie, a fait croire toute la nuit que c'était lui le 2e homme) mais on sentait bien la blessure et la tristesse d'un homme qui n'a pas réussi à inverser le cours du destin.

 

Marine Le Pen ne sera jamais présidente. C'est une évidence. Elle ne pourra jamais rattraper son retard à moins bien sûr que les votants de Mélanchon, avec qui elle partage une grande partie de son programme, ne soient logique. Mais gageons qu'ils se fondront dans la "discipline républicaine" , tout comme en 2012 ils avaient voté Hollande , avant de lui cracher dessus pendant 5 ans.

 

La seule raison d'espérer reste les législatives. Il faut impérativement que la droite relève la tête et empêche Macron d'avoir une majorité. Mais là aussi, ne soyons pas trop optimiste. Le PS se rangera comme un seul homme derrière le conseiller économique de Hollande, ne serait-ce que pour sauver son siège. Le scrutin à 2 tours fera que le FN et le Front de gauche ne pèseront quasiment rien. Quand à la droite, elle n'a plus de leader. Elle paye le fait de ne pas avoir voulu préparer l'avenir et de s'être laissé voler une élection soi disant imperdable. Au moment où il fallait faire front, certains ont préféré jouer leur carte personnelle, ce qui est toujours une erreur. D'ailleurs dès hier soir, Fillon se faisait tailler en pièce par ses "amis".

 

Macron ne doit pas avoir de majorité claire, mais ne rêvons pas. Il y aura suffisamment d'opportuniste pour que cela marche quand même pour lui. 

 

D'ici quelques mois, l'imposture tombera et les Français seront tout étonnés de s'être faits une nouvelle fois bernés. Mais il sera trop tard. Comme toujours.

 

A titre personnel, dans 15 jours, je glisserai un bulletin blanc dans l'enveloppe. Comme je l'ai déjà dit, je ne choisis pas entre la peste et le choléra. Et de toutes façons, Macron n'a pas besoin de ma voix pour être élu.

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 19:43

Aucun article publié sur le blog depuis 21 jours ! Pas par manque de temps, mais par ras le bol et écoeurement ! Plusieurs articles ont été commencés (9 brouillons dans mon dossiers), mais aucun n'est allé au bout. Parce que j'en ai ras le bol !

 

Ras le bol de voir les médias faire monter du Macron ou du Mélanchon, de faire des courbettes à Poutou, de trouver Arthaud sympa comme une vulgaire Arlette !

 

Ras le bol de voir qu'aucun programme n'a vraiment été détaillé ni livré aux Français. Bien sûr, ces programmes existent , mais il faut aller les chercher (dans les professions de foi, sur le net...). La presse n'a pas fait son travail, elle a autre chose à foutre.

 

Comme analyser la moindre parole de Fillon, quitte à les déformer (hier  il se serait donc conduit comme un goujat envers une jeune maman journaliste et menti à propos de l'attentat des Champs Elysées - sauf que, bien entendu, tout est bidon, mais diffamez, il en restera toujours quelque chose !). Ou bien ne pas nous parler des casseroles de Macron ou Mélanchon.

 

Ras le bol de voir ce bal de faux-cul, de Valls qui, après avoir juré qu'il soutiendrait le vainqueur de la primaire, demande aux habitants de sa ville de voter Macron à Dupont-Aignan qui veut faire croire que le méchant journal Le Figaro le censure, alors que tout prouve le contraire.

 

Ras le bol aussi de voir des électeurs manipulés , endoctrinés même m'expliquer que "non, le communisme n'a jamais été appliqué en Russie, Chine, Pologne, Cambodge, Vietnam, Cuba", me dire que quitter l'Europe n'aurait aucune, mais alors aucune conséquence !

 

Ras le bol de voir que ces élections ont été volées par une caste médiation-judiciaire, avec la complicité de l'Elysée et du clown qui estime que le pays va mieux en 2017 qu'en 2012 !

 

Ras le bol de voir des gens que je connais depuis 30 ans aller voter Asselineau ou Poutou parce que, déçus par le système, ils veulent tout foutre par terre. L'honnêteté me pousse à dire que certains de mes amis ont surtout fichu leur vie en l'air avec des choix douteux et que les ressentiments qu'ils ont, ils les doivent surtout à eux-mêmes !

 

Bref, vivement que ce cirque se termine. Vivement que l'on sache si les sondages ont eu raison ou tort, si les Français sont assez cons pour voter à plus de 40% pour des extrêmes.

 

De toutes façons, le 8 mai, est ce que notre vie va vraiment changer ? Depuis que j'ai 17 ans, je vais régulièrement à l'étranger. J'y ai pu voir qu'on y vivait parfois mieux, que la liberté y était un bien précieux. J'ai pu voir aussi les dégâts d'une idéologie mortifère et je constaste amèrement que presque 20% de neuneus auraient mieux fait de m'accompagner en Pologne, en Allemagne de l'Est, en Russie, en Tchécoslovaquie...

 

Le 8 mai, Hollande aura enfin dégagé. Mais si c'est pour avoir Macron à la place, aura-t-on vraiment gagné au change ? Dans 6 mois, 9 maxi, il sera impossible de trouver quelqu'un qui aura voté pour lui.

 

Parce que, et je finis là dessus, ras le bol des cons qui n'assument pas leur vote !!

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 06:49

En voulant instaurer des primaires, et en poussant les Républicains à faire de même, le PS s'est, mine de rien, tiré une sacrée balle dans le pied. Car si la stratégie du rassemblement avait marché en 2012, pour cette élection rien ne va plus !

 

On se rend compte que les primaires fabriquent surtout de l'aigreur et du ressentiment. Ainsi, chez les Républicains, dès que la justice et les médias ont commencé à lyncher Fillon, avec l'aide de l'Elysée et d'un cabinet noir qui, soi disant n'existe pas mais dont Hollande se vantait en 2014, on a vu une partie de ses "soutiens" se barrer à vitesse grand V et demander qu'un autre candidat soit désigné. Et comme par hasard cet autre candidat était Juppé, le grand perdant de la primaire.

 

Dans un sursaut d'honneur qu'on ne lui connaissait pas, Juppé n'a pas saisi la perche au vol, malgré des sondages qui, comme par hasard, le donnait gagnant. Mais cette fracture laissera des traces et Fillon, si il était élu, aura su garder, on l'espère, le nom de tous ces traitres qui ont déserté le navire à la première alerte.

 

A gauche, c'est Benoît Hamon qui a gagné la primaire et les candidats perdants s'étaient engagés par écrit à soutenir le vainqueur. Parmi eux, Valls ! Mais en refusant de parrainer Hamon puis en allant soutenir Macron, dans l'espoir d'un macaron évidemment, Valls se parjure. Et il n'est pas le seul : certains ministres PS se détournent d'Hamon pour aller soutenir l'illusionniste d'En Marche.

 

On pourrait penser qu'Hollande fustigerait ces traitres. Que nenni ! Et qui ne dit rien consent ! Ce qui est logique vu que Macron, qui se présente comme un homme neuf vu le conseiller d'Hollande puis l'un de ses ministres les plus puissants de 2012 à septembre 2016, soit la plus de 80% du quinquennat ! Hollande que l'on peut prendre pour un crétin fini n'en est pas moins un fin politicien. Sachant très bien qu'une nouvelle candidature est impossible, il pousse en coulisse son protégé et son cabinet - qui n'existe pas mais qui aligne quand même pas mal de coïncidences - se charge de flinguer Fillon. Ne reste plus qu'à faire monter le FN et le tour est joué ! D'un revers cuisant qui se profilait, la gauche peut sortir vainqueur dans 6 semaines ! Un sacré tour de force, sans doute inédit dans l'histoire de la Ve République.

 

En attendant, Macron continue à aligner les promesses intenables comme son service militaire d'un mois, coûteux et totalement inutile, sa volonté de gouverner selon les diktats de l'Europe que les gens ne veulent plus (impôts  à la source par exemple) et rivalise de politiquement correct, brossant tout le monde dans le sens du poil et faisant mine d'ignorer la situation actuelle. La tactique avait marché en 2012 (La crise ? Hollande disait qu'elle n'existait pas ! La menace islamiste sur la France ? Hollande parlait de pur fantasme sécuritaire ! ) et elle peut encore marcher en 2017.

 

Reste un espoir, que la macronite aigüe entretenue par les médias et l'Elysée soit une baudruche amenée à se dégonfler le jour du vote, comme pour le Brexit - qui ne devait pas passer - ou Trump - qui ne devait pas être élu. 

 

Mais plus le temps passe, moins j'ai d'espoir. J'ai plutôt la crainte que nous replongions pour 5 ans de socialisme "new look", même si l'attrape tout Macron ne pourra jamais avoir de majorité. Le pays serait alors vraiment ingouvernable et on se dirigerait tout droit vers une catastrophe majeure, à l'heure où le monde est de plus en plus dangereux.

 

J'ose juste espérer que les Français vont réfléchir un minimum, comprendre l'énormité de la manipulation et balancer le duo Macron/Le Pen aux poubelles de l'histoire ! 

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 17:20

La campagne étant ce qu'elle est, la collusion médias-justice va sans doute permettre l'élimination de Fillon pour le 2e tour, à moins bien sûr que les Français ouvrent les yeux sur les "coïncidences" aussi grosses qu'un arbitrage pro-Barça en retour de ligue des champions !

 

Le 7 mai, on aurait donc le choix entre Macron et Le Pen ! Choix difficile en diable entre un  socialiste masqué, sous-marin de Holland, promettant tout et son contraire et désirant continuer avec la politique actuelle d'un côté, et l'héritière d'un mouvement d'extrême droite dont le programme économique ferait rire un élève de 4e et dont les délires isolationnistes font passer Donald Trump pour un joyeux mondialiste !

 

Macron, c'est le candidat tel que l'aiment les médias : propre sur lui, pseudo-moderne, politiquement correct et non clivant (il peut dans la même phrase dire que l'Algérie française fut un génocide et déclarer sa flamme aux harkis), attrape tout et surtout bien décidé à ne rien changer dans le système. Macron président, c'est la certitude de voir les 5 ans que nous venons de subir être de retour pour 5 autres années.

 

Le nouveau monsieur propre de la politique (toutes les affaires le concernant sont, étonnamment évacuées par la presse. Et quand elles font surface, on s'empresse de dire qu'il n'y est pour rien) ne voit pas le danger de l'islamisme radical et estime que l'on exagère la déliquescence morale du pays. Macron, c'est 5 ans de "Tout va très bien Madame la marquise" supplémentaires ! Ce sera la politique bisounours type Hollande puissance 10 !

Son discours est creux, veut attraper tout le monde et faire croire qu'il n'est ni de gauche ni de droite, ce qui est une farce en soi. Même s'il n'a pas sa carte du PS, il a bossé pendant tout le quinquennat pour Hollande, lui soufflant son programme économique (rires) et l'appliquant carrément en tant que ministre.

 

Il a réussi à faire croire à une horde de bovins qu'il n'était pour rien dans le désastre depuis 5 ans. C'est évidemment tout le contraire, mais tant que les fachos de En Marche, des mecs qui te menacent sur Twitter dès que tu oses critiquer leur champion, feront la pluie et le beau temps sur les nombreux médias acquis à  sa cause , tout ira bien. Comme en 2012, les Français comprendront trop tôt, mais hélas trop tard, qu'ils se sont fait mettre bien profond une fois de plus !

 

De l'autre côté, on a donc Marine Le Pen qui espère être la première femme à régner sur le pays. Son programme économique est inepte, elle est également dans le déni style "sortons de l'Europe , de l'Euro, de l'Otan" oubliant juste qu'un Frexit serait bien plus dévastateur pour notre pays qu'il le sera pour l'Angleterre. Mais là aussi, ce genre de discours simplistes plaît aux neuneus qui ne réfléchissent pas et ne lisent pas les programmes !

 

Marine Le Pen est soi-disant une opposante . On ne l'a pas entendu sur les rythmes scolaires, le mariage pour tous, les réformes néfastes de la justice. Elle a bien trop peur de fâcher son électorat potentiel. Niveau morale, on ne rappellera pas les déclarations douteuses du parti qu'elle préside ou celles de son père. 

 

Macron/Le Pen, le duel qui fait bien dans les rédactions chics ! On vous vendra du "Front républicain" dès le 24 avril si ce schéma se confirme ! 

 

Personnellement, le 7 mai, si cet affrontement se confirme, j'irai à la pêche !

 

(PS : cet article est le premier depuis presque 4 semaines. Une surcharge de travail importante en est la cause)

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 09:54
Bayrou ? traitre, girouette, incapable...à vous de choisir !

En 1995, quelques jours avant le premier tour de la Présidentielle, Bayrou comprend que Edouard Balladur sera sans doute devancé par Chirac et ne se qualifiera pas pour le 2e tour. Bayrou est ministre de l'éducation de Balladur depuis 1993. Ce dernier lui a mis le pied à l'étrier, cherchant à s'entourer d'hommes neufs.

 

Mais Bayrou n'en a cure. Il va donc faire un grossier appel du pied à Chirac. Bien lui en prendra puisqu'une fois l'élection passée, il sera le seul "balladurien" à garder son poste. Il vient donc d'apprendre qu'une bonne trahison peut toujours servir. Durant ces 4 ans comme ministre, on ne retiendra qu'une chose positive : son ordonnance sur le voile, l'interdisant clairement à l'école et au collège. Pour le reste, on a droit à une soupe tiède, des "nouveaux" programmes qui ne révolutionnent rien mais qui sont déjà soumis au pédagogisme qui fait tant de mal à notre école.

 

En 2002, un coup pour rien. Ses 6% à la présidentielle, il les offrira logiquement à Chirac pour contrecarrer Le Pen, comme tous les autres candidats. Mais cette élection montre que Bayrou s'imagine un destin présidentiel de premier ordre.

 

En 2007, il triple son score et arrive 3e ! De quoi faire l'arbitre entre Sarkozy et Royal. Et , beaucoup l'ont oublié, l'appel du pied de la candidate socialiste ne le laisse pas indifférent. Il hésite, pour finalement ne pas vraiment choisir. Et surtout, il comprend que 26+18 ne font pas 50. Mais il gardera de cette élection une haine de Sarkozy tellement délirante qu'il passera les 5 années suivantes à lui savonner la planche !

 

D'ailleurs, en 2012, alors que son score est en retrait, il franchit le Rubicon de la trahison et annonce qu'il votera Hollande. Seuls les naïfs croiront qu'il ne demande pas à ses troupes d'en faire de même. La suite, on la connait : une partie des centristes feront de même et on partira pour 5 années d'un règne pitoyable. Il y a cependant une justice et Hollande ne remerciera pas le traitre , opposant des candidats PS à ceux du Modem. Dans la nouvelle assemblée, le partie de Bayrou ne comptera qu'une poignée de députés !

 

Arrive donc 2017. Après avoir décrit Macron comme le "candidat des forces de l'argent" à plusieurs reprises, la girouette a donc décidé de le soutenir. Qu'a-t-il obtenu en échange ? On le saura plus tard. Ce qui est certain, c'est que Bayrou avait envisagé de se présenter, son site internet, momentanément mis en ligne, le prouve. Mais plutôt que de donner de l'oxygène à Fillon (une candidature Bayrou mordrait logiquement sur l'électorat Macron), il préfère donc se vendre une fois de plus. Comme en 95 ou 2012 !

 

Le mépris que l'on peut légitimement éprouver envers Bayrou montre une politique toujours aussi opportuniste. En choisissant de soutenir un candidat qui dit tout et son contraire (La colonisation fut un crime suivi de J'aime les Pieds-noirs), Bayrou ne fait rien d'autre que prolonger la politique politicienne qu'il dit dénoncer ! 

 

Et comme les médias adorent Macron, ils font mine d'oublier les diatribes du Béarnais envers le candidat des forces de l'agent ! Comme les médias qui veulent nous faire croire qu'un secrétaire de l'Elysée et ministre de Hollande n'est pas de gauche, ils veulent nous faire croire que le centre a rejoint Macron et que ce dernier prouve qu'il veut attirer tout le monde à lui.

 

En fait, Macron bouffe à tous les râteliers. En attirant Bayrou dans ses filets, il prend le risque de passer pour un opportuniste, mais vu que 99% de la presse ne le dira pas, il aurait tort de se gêner.

 

En 2002, Bayrou avait giflé un gamin qui lui faisait les poches. En 2017, c'est une grande partie des Français qui auraient bien envie de lui rendre la pareille. Enfin, ceux qui ne sont pas aveuglés par le cynisme puant de cette girouette !

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 09:34
L'imposture Macron, candidat des médias de gauche

L'affaire Pénélope Fillon montrant de jour en jour son caractère politique et outrancier (calendrier judiciaire très étonnant de rapidité, bidonnage des chiffres confondant brut et net, manipulation d'un reportage anglais de 2007 sorti de son contexte, voile pudique sur d'autres affaires bien plus graves touchant la gauche...), il est temps de se poser la seule question qui vaille : à qui profite le crime ?

 

Car ceux qui pousse Fillon à renoncer à la présidentielle oublient une chose très simple : à chaque fois qu'un parti a changé de tête au milieu du gué, il s'est planté. Ce fut le cas, par exemple en 1999, quand Séguin renonça à diriger la liste des Européennes quelques semaines avant les élections, refilant le bébé à N.Sarkozy. L'échec de la droite fut patent.

 

Donc, les soi-disant responsables de droite qui appellent à un retrait alors que la justice n'a pas encore rendu le moindre jugement (seuls les médias, érigés en justiciers, l'ont fait) devraient mesurer les conséquences de leurs actes : si la droite n'a pas le candidat qu'elle s'est choisie, elle perdra.

 

Et le vainqueur sera Macron. Pas Marine Le Pen vu qu'en cas de duel, on sait très bien qu'on aura droit au front républicain. Et si par malheur, ce devait être la blonde héritière bretonne, croyez-vous vraiment que l'on y gagnerait au change ?

 

Le soucis est que Macron peut séduire les centristes. Or, Macron est un type de gauche.

 

Ce n'est pas un homme  "neuf". Certes, il est arrivé plus tard en politique que Fillon, mais il a exercé des responsabilités ministérielles importantes sous Hollande. Il est également co-responsable, comme tout les ministres de Moumou 1er du bilan calamiteux de ces cinq dernières années. Et ce n'est pas non plus un lapereau de l'année. Il vit dans la sphère publique depuis de nombreuses années. Et son passage à la banque Rotshild ne témoigne pas vraiment d'un côté "damné de la terre".

 

Ces idées sont des idées de gauche. Ceux qui voient en lui un "ultra-libéral" me font hurler de rire vu que l'ultralibéralisme voire le libéralisme n'existe pas en France. Depuis plus de 40 ans, nous vivons dans une société où l'état se mêle de tout, parfois avec l'aide d'une Europe tatillonne et réglementant à outrance, une société qui subventionne la presse, y compris le Canard Enchaîné (800 000 euros par an. C'est moins que Le monde, Le Figaro ou Libération, mais c'est la preuve que ce palmipède est moins indépendant qu'il ne veut bien le faire croire), qui impose les programmes, les rythmes scolaires sans aucun souci de diversité. Un état qui entend éduquer dès le berceau dans le sens qu'il entend.

 

En France, tout est étatique mais rien n'est efficace : la santé où malgré des dépenses sociales énormes, vous pouvez attendre deux jours avec un bras cassé aux urgences (véridique), l'éducation où malgré des dépenses sans précédent des milliers de jeunes quittent le système sans maîtriser les savoirs fondamentaux, la justice , souvent à deux vitesses et qui est incapable d'empêcher que de la racaille vienne narguer des forces de l'ordre dépassées qui les ont arrêté la veille.

 

L'Etat s'occupe de mal transporter des gens par le train, affiche des prix plus élevés sur ses compagnies aériennes que ses concurrents pour un service moindre, intervient partout dans le monde avec une armée de moins en moins performante tout en étant incapable de faire régner la paix sur son territoire.

 

Quand à la télévision, il suffit de savoir que la quasi-totalité de France télévision (grassement payée, mais c'est un autre débat que Envoyé Spécial n'ouvrira jamais) trouve que Hamon est quand même un peu trop à droite pour comprendre qu'il n'y a rien à attendre d'eux !

 

Marron n'est pas un ultra-libéral, c'est un socialiste bon ton remaquillé à la hâte par ceux qui le veulent déjà au pouvoir afin que rien ne change, que le Français soit toujours autant infantilisé. 

 

L'imposture Macron peut devenir président. Après tout Obama l'a été alors que les quelques Cassandres qui avaient vu dans son jeu prévenaient du désastre. 

 

Après tout Hollande l'a été, surfant sur un rejet bien orchestré de Nicolas Sarkozy, lui même coupable d'errance durant son mandat, mais loin d'imaginer que la presse , mais aussi les électeurs de gauche, choisiraient le plus mauvais pour l'affronter. Hollande avait tout d'une farce, il fait quasi-ruiné son département, massacré le PS, était incapable de diriger un parti politique et les Français lui ont donné les clés du pays. On connaît la suite.

 

Tant que le Français ne cherchera pas à aller plus loin que le bout de son TPMP, qu'il se refusera de s'informer un peu longtemps que les 5 minutes journalières que lui offrent les médias de gauche, il foncera dans le mur.

 

Mais après tout, c'est peut être ce qu'il cherche : un mec sympa, capable de lui dire pendant 5 ans "dormez tranquille" et qui continuera la politique d'assistanat  mise en place depuis les années 70.

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